Mois: juillet 2015

A-t-on déjà vu été plus long ?

Réel article tranches de vie cette fois-ci, cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé franchement sans me cacher piteusement et avec naïveté derrière d’autres prénoms. Boudiou que cet été est loong. Faute à des vacances en septembre (j’ai hâte ~) qui vont quand même me permettre de partir quand tout le monde sera rentré et la tête dans le guidon. Niark.

Je suis affreusement dépitée par la dernière saison d’Hannibal qui passe en ce moment. Elle présente un univers assez décalé par rapport aux deux premières et je comprends malheureusement pourquoi la série ne sera pas poursuivie.

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Niveau travail je suis archie fatiguée, en train de courir entre plusieurs projets à la fois, plusieurs villes à la fois et en servant de back-up à mes collègues partis sur des plages lointaines. A charge de revanche donc. Bien que j’y mange plus ou moins bien, mes déplacements au Havre me fatiguent car la ville est tristoune, la mission est tristoune et je n’ai aucune espèce d’affinité avec mon client. Ah, et non, je ne suis pas une call girl.

Pour le reste, et je pense que c’est cela qui me pèse d’autant, j’ai le moral aussi changeant que le temps. Oscillant entre journées sympas où j’imagine mes prochains weekends et vacances et soirées archi déprimantes parce que je me sens bloquée sur bien des points qui me faisaient rêver. Ou peut-être juste des gens qui me faisaient rêver, et pour moi c’est énorme. Surtout quand je dois jouer au jeu du juste milieu entre dire ce que je pense et savoir garder pour moi ce qu’il ne faut pas particulièrement dire en société, ou aux personnes qu’on voudrait. « Voudrait » dans tous les sens du terme.

Je continue donc à manger des séries, manger des films (12h à regarder tous les Star Wars ce weekend, fiou) et manger tout court. Allez, bon été à vous !

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Mr. Robot

J’avais commencé cet article au visionnage du premier épisode de Mr. Robot, soit maintenant il y a plus d’un mois. J’attendais d’en avoir vu un peu plus et j’ai eu un déclic qui m’a décidée à aller plus loin dans la rédaction : Perfume Genius, mais j’y reviendrai.

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Je suis tombée raide dingue de cette série dès le premier épisode. Elliot Alderson [est] un jeune informaticien qui travaille le jour pour une entreprise de sécurité, Allsafe Security. La nuit il opère seul en tant que hacker justicier. Elliot rencontre un mystérieux activiste « Mr. Robot » qui cherche à le recruter pour rejoindre son équipe de hackers, « Fsociety » (« F » pour « Fuck »). Elliot, au caractère antisocial (genre, l’archétype des geeks qui me fait souvent hoqueter dans la vraie vie, junkie en plus de ça mais sans lunettes sur le nez, ouf), est intrigué et hésite à faire partie de ce groupe de hackers qui cherche à détruire Evil Corporation, le conglomérat qu’Allsafe Security est censé protéger.

Le personnage d’Elliot, joué par Rami Malek, qui n’est pas vraiment un inconnu non plus, est tout aussi central que les thèses disputées dans la série. L’anticonformisme des personnages principaux, proche de Matrix pour le thème abstrait, donne un souffle d’air frais car aux antipodes des séries rabâchées de ces derniers temps. La première saison se compose de dix épisodes et une deuxième est déjà en cours. Les épisodes sont denses et il faut souvent être bien concentré pour assimiler un grand nombre d’informations qui peut être lâché dans une seule scène. Quoiqu’il en soit, quitte à rester chez vous pour regarder des séries télé, autant sortir … des sentiers battus.

Je parlais de Perfume Genius également car c’est un groupe que j’ai vu il y a quelques semaines en concert tout en voulant me motiver pour en écrire un billet et … wait what … il fait partie de la bande-son du quatrième épisode avec la chanson Queen. Je ne vais pas vous faire la bio de l’artiste mais il gagne à être connu, donc je vous glisse ici le clip de l’une de ses chansons les plus réputées :

Orange Is the New Black

Je me suis décidée ce mois seulement à visionner les trois saisons d’Orange Is the New Black. Maintenant à jour, je peux m’exprimer sur le sujet.800px-Orange_is_the_new_Black

J’ai mis bien longtemps avant de me pencher sur cette série car le thème ne m’inspirait mais alors vraiment pas. Certains éléments auraient pourtant du m’attirer : produit par Lionsgate Television (Weeds, Nurse Jackie, Mad Men…) et surtout créé par Jenji Kohan à qui l’on doit Weeds, série qui a bercé mes années d’études.

Basée sur l’autobiographie Orange Is the New Black : My Year in a Women’s Prison de Piper Kerman, la série va évidemment prendre quelques libertés mais essentiellement se concentrer sur la vie de ces femmes prisonnières, toutes différentes les unes des autres mais également si semblables, bla blaaa… En fait le principe m’a très vite gonflée. Une saison aurait été un format idéal mais continuer ainsi est vraiment redondant. Les rebondissements sont souvent les mêmes, de même que les péripéties et l’omniprésente de sexe ne permet plus la pertinence de ces scènes.

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Le point positif de cette série est le jeu des acteurs, comme Michael J. Harney et le retour de Jason Biggs, et notamment actrices, comme Laura Prepon (Donna de That ’70s Show) ou Taryn Manning et la dizaine d’autres principales détenues. Les récompenses ont fleuri autour de la série et rejoignent mon avis dans le sens où ils récompensent principalement les acteurs. Pas de grande intrigue au niveau du scénario, pas de grands éclats de rires non plus, vous le comprenez j’ai été moyennement conquise par la série. Treize épisodes composent chaque saison, qui peuvent sans problème se regarder tout en jouant à Black Ops sur un autre écran …

Nuit Magique

img_6976_copy_by_andokadesbois-d6y5ghf Sortir pour le voir. Ou sortir pour boire, pour se donner le courage de lui parler. Ou ne pas sortir, mais boire tout de même. Chaque soir, comme une habitude qui est devenue un réflexe. Comme un besoin, une nécessité, une base supplémentaire ajoutée à la pyramide de Maslow. Sachant la période d’alcool triste passée, s’en servir comme d’une revanche. D’une revanche sur la tristesse qui s’est servie de l’alcool pour se multiplier, s’amplifier, dominer et tout renverser. L’utiliser maintenant pour provoquer l’inverse, l’ivresse. L’oubli, comme dans les clichés. Utiliser l’alcool pour se donner du courage, pour se persuader que rien de tout cela n’a d’importance, que je puisse avancer dans la vie ou pas.

Et puis attendre, entendre le tic tac régulier de l’horloge et savoir que les heures passent, trop rapidement, trop lentement à la fois. S’acharner à trouver la belle porte de sortie, par la grande porte, pas la sortie de secours. Passer le temps avec d’autres, avoir une estime personnelle en dents de scie, faire une croix sur chaque jour qui passe. Et encore entendre dire que le passé est un poids sur le présent et un frein au futur. Se sentir impure, marquée à vie, j’ai essayé, j’ai perdu et plus aucune autre chance ne pourrait m’être accordée. Et rester prisonnier de ses propres échecs sans pouvoir rebondir comme on le voudrait.

L’Intelligence Artificielle au Cinéma

Si vous me lisez souvent, vous savez que je suis une grande fan de science-fiction (notamment quand cela rejoint la vie réelle, avec mon soutien au projet Mars One). Aujourd’hui, je vais donc me pencher sur les films récents de science-fiction, traitant de l’intelligence artificielle. Je ne pourrai pas être exhaustive, mais je peux déjà vous dire que je ne parlerai pas des Terminator ainsi que le film A.I. Intelligence Artificielle, pour la simple et bonne raison que je les ai visionnés il y a longtemps et que je m’attache aux films sortis post 2010.

On ne peut pas parler d’électricité sans parler de Tesla, je ne vais donc pas parler d’IA sans mentionner Isaac Asimov. L’écrivain a mis en place les trois lois de la robotique, qui sont toujours plus ou moins traitées dans la quasi totalité des films d’IA. Ces lois sont :

  • Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  • Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
  • Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

Je disais « plus ou moins traitées » car même si ces fondements sont une constante, tout l’intérêt est de briser ces lois pour créer des rebondissements, ou même de les ignorer totalement, pour partir sur des bases neuves. Asimov tenant impérieusement à ce dictat, on peut dire qu’il a moyennement apprécié 2001, l’Odyssée de l’espace. Egalement, suite à diverses œuvres montrant les limites de ces lois, une autre a été apportée par Asimov, s’appelant la Loi Zéro : « Un robot ne peut pas faire de mal à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit blessée ». Cela apporte donc à la première loi une réserve, puisqu’un humain peut lui-même vouloir entraîner la perte de l’humanité. Vous suivez toujours ? Bien. On peut donc réaliser qu’I, Robot est le parfait exemple de la mise en application de la Loi Zéro, sans que je n’aille plus loin pour ne pas vous spoiler si vous ne l’avez pas vu.

Le sujet de l’Intelligence Artificielle est présent depuis des décennies dans l’art cinématographique. Pour autant, les films récents sont parvenus à ajouter des éléments sur lesquels personne ne s’était penché auparavant, ce qui est la raison de cet article. Je vais ici revenir sur les films m’ayant le plus marquée et ceux qui ont apporté une nouveauté au genre, de façon chronologique.

Sorti en 2009, Moon (également appelé « Moon : La Face Cachée« ) n’est pas un film qui se concentre sur l’IA. L’IA présente ici va plutôt servir le personnage principal comme cela est le cas par exemple du robot TARS dans Interstellar. Sam Bell est un salarié de la société Lunar, qui a pour but d’extraire de l’hélium 3 de la poussière lunaire afin de permettre à la vie d’exister sur Terre (grosso modo). Ayant un contrat de trois ans, il s’apprête à être récupéré pour retourner sur Terre, mais il commence à être victime d’hallucinations. Egalement, il co-habite depuis ces trois années avec Gerty, un ordinateur mobile doté d’une IA, d’une voix et apparemment de sentiments puisqu’ils sont représentés par un smiley affiché sur le devant, selon son état émotionnel.

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Comme je vous le disais, Moon n’est pas ciblé sur l’IA mais je l’ai choisi car celle-ci est le second personnage principal (et non juste un personnage secondaire) du film. On retrouve Clint Mansell sur la bande-son de ce film, qui m’a fait également penser à Elysium de par le traitement des images de la station lunaire. Moon n’est pas Iron Sky, mais on y voit des sentiments de la part de l’IA, sans forcément qu’il n’y ait de conscience pour autant. Pour cela, le traitement des émotions est également original car il n’est jamais évident de savoir si ce sont des sentiments factices, simulés, ou réels.

20024905 Eva est un film espagnol sorti en 2012 en France, situé dans les années 2040, qui nous raconte l’histoire d’Alex, un ingénieur en robotique tentant de fabriquer un robot enfant, avec évidemment une Intelligence Artificielle. Parti ailleurs pendant dix ans, il retrouve ici son frère David et son épouse Lana et découvre sa nièce, Eva, née durant son absence, qu’il prend pour modèle pour son projet. Ce film m’a bluffée en ce qui concerne la pertinence des tests et des évolutions d’IA montrées. Un enfant obéît généralement à ses propres règles, alors comment faire une IA d’un enfant sans prendre trop de risques ? C’est la thèse en toile de fond qui est posée dans le film. Un enfant n’ayant pas les mêmes normes en termes de bien et de mal, cela va induire évidemment des problématiques poussées discordantes face aux lois d’Asimov. Très peu médiatisé, ce film a le mérite de sortir des sentiers battus et je milite à mes moments perdus pour les films espagnols, qui sont très forts dans le domaine de l’horreur.

Sorti en mars 2014 dans les salles françaises, Her a bouleversé la donne en mêlant IA et histoire d’amour profonde et passionnelle. J’avais été quelque peu flouée quand on m’avait décrit le film car on m’avait dit, je cite : « C’est l’histoire d’un homme qui tombe amoureux d’une IA avec la voix de Scarlett Johansson« . En entendant ça, je pensais que le personnage était au courant que l’IA avait vraiment la voix de Scarlett Johansson. Non, ce n’en est que la doubleuse comme il aurait pu s’agir de n’importe autre femme à la voix aussi généreuse. Je ne savais que cela avant de voir le film car j’aime en général en savoir le moins possible quand je vais voir un film de SF. Her est un bon film car il fait preuve d’un scénario hors-normes et parvient à ne pas perdre le spectateur alors qu’il fait plus de deux heures et se concentre avant tout sur de la narration / des dialogues, plus que sur de réels rebondissements. Pour autant, je n’apprécie pas vraiment les films qui mettent en avant une romance, d’autant plus quand il s’agit de SF. Mon avis ne prend en revanche pas mon appréciation personnelle car il fallait bien qu’un réalisateur y pense un jour.

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Quelques mois après a surgi Transcendance, avec Johnny Depp en tête d’affiche. Transcendance c’est parler de l’IA sans réellement créer de toutes pièces une IA, puisque Will (Johnny Depp) étant mourant, sa femme va faire en sorte d’implanter sa conscience dans un ordinateur et très vite sur le WWW. Parlant évidemment de transcendance, ce film me fait surtout penser à l’idéologie de transhumanisme qui se développe de plus en plus depuis plusieurs années. Transcendance est un film à gros budget (100 millions de dollars) qui en met plein les yeux. Un peu trop d’ailleurs. J’ai beaucoup aimé la première partie de ce film, tandis que le seconde donne trop dans la surenchère au point d’annihiler la crédibilité des éléments avancés auparavant. Un film à voir, mais en faisant un gros effort d’imagination, c’est-à-dire en passant plus dans le domaine fantastique que celui de l’unique science-fiction.

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Présenté en septembre dernier dans son pays d’origine, l’Espagne, Autómata ne sortira chez nous qu’en octobre et directement en vidéo. Et ça me dépite vraiment. Avec Antonio Banderas en tant qu’acteur principal, Autómata ajoute une nouvelle variable aux sujets traités dans l’IA : la sexualité. Cela sera repris également dans Ex Machina, mais c’est ici montré sous la forme la plus esclavagiste qui soit. Les lois en vigueur dans ce film sont proches mais en même temps éloignés de celles d’Asimov :

  • Nul robot ne peut nuire à quelque forme de vie que ce soit
  • Nul robot ne peut se modifier lui-même ou modifier un autre robot

A une époque où chaque famille a un robot comme si elle avait un chien, c’est quand un agent se rend compte que les robots commencent à se modifier tout seul et dans le même temps modifier eux-mêmes leurs programmes que les problèmes commencent alors. Autómata m’a bouleversée au même titre que Chappie, en victimisant des robots qui ne parviennent pas à comprendre les motivations de l’humanité. Le scénario n’est pas le top qui soit mais les rebondissements ne sont pas toujours prévisibles et la modification des lois d’Asimov permet une meilleure flexibilité.

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Je ne vais pas rentrer dans les détails de Chappie puisque je l’ai déjà fait en long, large et travers ici, mais ce film est mon coup de cœur des films sortis récemment, avec Ex Machina dont je vais parler tout de suite. Ex Machina (non pas une adaptation du jeu vidéo quasi éponyme, ce que j’ai pensé pendant longtemps) est un film sorti cette année, réalisé par Alex Garland, à qui l’on doit les romans qui ont servi de base à La Plage et 28 Jours Plus Tard. Caleb, programmeur dans une entreprise qui ne s’appelle pas Google mais qui s’apparente très fortement à cette firme, gagne un concours pour participer à une expérience intimement liée au test de Turing pour juger de l’état de conscience ou non, d’une IA féminine créée par son boss : Ava. Déjà, il est intéressant d’avoir des notions du test de Turing pour visionner le film, sans pour autant voir besoin de regarder Imitation Game. Une IA réussit le test de Turing si elle parvient à faire croire à un être humain qu’elle en est également un. Là où le jeu se corse dans Ex Machina, c’est que le test se fait en face-à-face, et non par le biais d’un ordinateur. Caleb voit donc tout à fait qu’il s’agit d’une Intelligence Artificielle. Le but étant ici pour lui de déterminer si elle a une conscience, des émotions, des sentiments humains, ou s’ils ne sont que simulés. Ce n’est pas réellement le but du film mais je ne peux pas vous en dire plus, car cela gâcherait tout son intérêt scénaristique. Le long-métrage est très bien géré de bout en bout et se distingue grâce à une élégante sobriété.

Je vous l’ai dit, je ne peux pas être exhaustive, mais si vous appréciez le genre ou que je vous ai donné envie de vous y mettre, vous pouvez également visionner The Machine (2014), Blade Runner (1982), Ghost in the Shell (1995) ou encore L’Homme bicentenaire (1999), pour ne citer qu’eux.

Une Foodie au Havre [Casino Pasino]

Plus d’un an que je n’étais pas rentrée dans un casino, vous le croyez ça ? Comme j’étais habituée à toujours partir gagnante des casinos français, il faut croire que perdre l’équivalent de 200€ dans un casino suisse m’a un peu refroidie. En tout cas ce soir je n’étais pas – que – là pour jouer, mais pour déguster, dans le bon sens du terme, au casino Pasino. Le dîner ne m’a pas énormément convaincue mais il reste un rapport qualité / prix correct. Explications.

Je ne suis pas allée au casino par simple goût de luxe (notamment car je ne suis absolument pas fan du groupe Partouche) mais il s’avérait que la nourriture de l’Ibis commençait de plus en plus à me dépiter. Je ne vais pas revenir sur ce désastre gastronomique mais moi qui adore le poisson, j’ai encore eu droit à quelque chose qui s’apparentait plus ou moins à ça, comme si c’était une contrefaçon de poisson (sans goût, trop cuit…).

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Franchement, ça a du m’arriver un jour d’acheter des légumes en conserves un soir de famine où l’heure de marché était passée et tous les primeurs fermés, mais servir des haricots pareils dans un restaurant, d’un vert trop louche pour qu’il soit normal et croquants comme des surgelés, cela fait partie des choses qui me dépassent. Allez, on passe maintenant au restaurant du casino Pasino au Havre.

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Partie pour juste commander un plat, je me suis laissée tenter par le menu qui comprenait également une entrée (ou un dessert, ou les deux, au choix). Le menu composé de deux mets était à 16€, ce qui est relativement modeste. Le foie-gras que j’ai commandé n’était donc pas des plus délicats puisque 16€, c’est à peu près le prix d’un bon foie-gras en guise d’entrée. C’est là où je voulais en venir quand je disais que le restaurant était correct au niveau du rapport entre le prix et la qualité. Pour un menu à ce prix, je ne m’attendais certes pas à avoir des plats d’exception, mais tout dans le service et l’aménagement du restaurant laissait paraître un endroit de grand standing.

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Poursuivant dans mes envies de poisson, j’ai ensuite pris un filet de dorade royale avec sa sauce au beurre blanc. Et j’ai déconné grave, j’ai pris des frites. En effet, cela ne va absolument pas avec le poisson, mais cela fait partie des aliments qui permettent de juger très facilement un restaurant. Rien à redire au niveau du poisson, il était bien assaisonné et la cuisson était parfaite. En revanche, les frites donnaient vraiment l’impression de sortir d’un stand de restauration rapide. Ce décalage être les deux mets était assez déconcertant et reflétait finalement la poudre aux yeux envoyée au client à la lecture de la carte et lors de la découverte de la salle.

Le Pasino n’est toutefois pas un mauvais restaurant car j’y ai tout de même apprécié mon repas. Compte-tenu des prix affichés, la nourriture servie n’est pas décevante non plus, disons que je m’attendais à un cran au-dessus, comme bien souvent.