société

La Normalité n’existe pas

« Si tu étais un homme, tu serais un sacré connard ! »

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Cette phrase, dite à mon intention, me fit doucement sourire. Car je m’étais déjà fait la même réflexion à mon égard. J’apprécie les différences, la multitude d’aspects, de caractères, de sensations, reflétés dans l’être humain. Je regarde souvent les gens dans la rue. Non pour les juger, mais pour rencontrer de nouvelles personnes, voir de quoi chaque individu est fait. J’aime découvrir l’humanité à son maximum, sans être humaniste pour autant. J’ai connu des prétentieux, des faux prétentieux, des timides, des faux timides, des personnes enveloppées, des maigrichonnes, des grandes, des plus petites, des poilues, des imberbes, et parmi tout cela également des personnes plus moyennes. Moyen non dans le sens bof, mais dans le sens « normal », dans la moyenne, car pour moi la normalité n’existe pas, je pencherais plutôt vers une tendance générale, exceptions mises à part. Je me moque souvent de moi-même car cette curiosité instinctive, souvent même non voulue et fruit du hasard, ne me rend pas plus heureuse pour autant. J’aurais pu connaître un dixième de toutes ces personnes et être consciente que je me porterais tout aussi bien, voire mieux. La différence apporte la comparaison, parfois le mal-être, souvent l’admiration. Serait-ce ma mysoginie pas si latente que cela qui me pousse à côtoyer des personnes du sexe opposé, chez qui aucune comparaison vis-à-vis de moi n’est valable ?

Si j’étais un homme, je ne serais pas capitaine mais je ne pense pas que j’aurais changé pour autant mes limites. J’aurais peut-être mieux assumé mes moments de célibat. J’aurais vécu plus facilement les ruptures ou j’aurais été plus souvent à l’origine desdites ruptures. Ma mère m’aurait laissé plus facilement jouer aux jeux vidéo. J’aime tellement les hommes que j’aurais peut-être été gay. Je pleurerais peut-être beaucoup moins. Je n’aurais probablement pas été passée à tabac dans la rue pour qu’on me vole mon sac. Impossible de s’imaginer dans la peau d’un autre soi-même quand il est déjà difficile de s’interpréter et de s’assumer tel que l’on est réellement.

Je suis Sacrilège.

On m’a très justement fait remarquer que je n’avais pas fait d’article sur les faits tragiques de cette semaine. Comment ?! J’ai un blog et je n’ai pas fait d’article dessus ? J’ai Facebook mais je n’ai pas changé ma photo de profil ? Quelle infamie ! Mea-culpa, mon article sur les soldes était déjà rédigé avant lesdits événements.

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Hé bien non, enfin si puisque cet article est là. Je ne vais pas jouer au jeu de l’hypocrisie qui est de manifester post-trauma, de me déclarer fan d’un journal que je n’ai jamais lu ou encore de m’engager dans des problématiques néo-politiques où même les mots me dérangent de par leur fond grammaticalement incorrect (le mot « islamophobie » est aussi gênant à mes yeux que le terme xénophobie à la place de racisme, car on doit condamner la haine mais on ne peut condamner la peur). Donc non je n’irai pas manifester ou je ne changerai pas ma photo de couverture car c’est une histoire de forme qui sera oubliée la semaine prochaine. Les actes qui ont eu lieu sont ignobles et je partage bien évidemment l’indignation générale mais je ne me cacherai pas sous des faux-semblants pour me donner bonne conscience. Je souffre pour les familles, les amis, les connaissances, les inconnus, mais je ne m’en vante pas par le biais d’actions qui ne sont d’aucun intérêt, malheureusement.

Pourquoi [N°3] : Je ne veux pas d’enfants ?

Je vais tout de suite balayer le « Je ne veux pas d’enfant parce que notre planète est sur le déclin et je ne veux pas lui imposer un tel malheur ». Cette raison est fondée, je ne la nie pas, elle est même réaliste, sauf que ce n’est pas la mienne. Je partage ce point de vue mais il ne résume pas mes raisons personnelles qui font que je ne veux pas d’enfants dans ma vie présente et future. Vous trouverez pléthore de témoignages allant dans ce sens sur le world wide web qui justifient avec beaucoup plus de crédibilité et lucidité que moi cette raison spécifique. Je tiens à préciser que je ne soumets ici aucun jugement de valeur à l’intention des personnes souhaitant ou ayant une progéniture.

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En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’instinct maternel. Bien que cela soit à chaque fois un débat houleux lors des repas familles, où certains me disent que cela viendra avec le temps, je ne pense vraiment pas le ressentir un jour. L’instinct maternel doit être inné plus qu’acquis et jamais je n’ai été à l’aise en présence d’enfants. Je suis celle qui fuis les bébés que les collègues de travail viennent exhiber comme des trophées, je suis celle qui reste enfermée dans ma chambre quand ma mère garde des enfants à la maison quand j’y suis.

Abortion_by_Amelee De cette impression en a découlé beaucoup de questions et donc de réponses. Si les enfants me mettent à ce point mal à l’aise, je n’ai pas envie de donner la vie à quelqu’un que je n’apprécierais pas forcément. « Mais si c’est ton enfant ce n’est pas la même chose ». Je pense que cette phrase a été dite à maintes reprises aux mères dont les enfants ont fini au froid. C’est une peur que j’ai, celle de ne pas être capable d’aimer et de simplement enfanter pour « faire comme tout le monde » ou « faire plaisir à mes parents et ma famille ». Peur également qu’ils vivent la même enfance ou adolescence que la mienne mais je ne veux pas rentrer dans ces détails. De ce doute sont nées d’autres peurs, comme celle par exemple de trouver l’homme de ma vie et qu’il m’en veuille et me quitte de ne pas vouloir lui donner ce que toute femme est censée donner : la vie.

Bien qu’étant dans une société se voulant libérée, il est très dur de vivre en tant que femme ne souhaitant pas d’enfant. D’autant plus quand on voit se lever des boucliers de femmes tentant de convaincre du bien-fondé d’en avoir. Ce n’est pas un choix qui se fait à la légère et j’estime que c’est oublier le caractère de la personne que de vouloir la forcer à tomber enceinte. Beaucoup m’ont par exemple traitée d’égoïste. Pour moi, le véritable égoïsme sont les personnes qui veulent un enfant par caprice quand des années avant elles voulaient un chien. Je préfère en effet mettre ma propre vie en avant si je n’ai pas les fonds suffisants pour assurer une vie décente à mes enfants, et tant pis si personne ne vient me voir quand je serai en maison de retraite.

Je ne peux pas faire une liste exhaustive de toutes les raisons qui poussent de plus en plus de femmes à ne pas vouloir d’enfants mais je voulais aborder les miennes. Pour dans le même temps essayer de contrer ces vendettas quotidiennes envers les personnes qui ont le même point de vue que moi concernant une absence totale et choisie de descendance.

Pourquoi [N°1] : Les gens se font-ils du mal ?

Suite à de nombreuses réflexions, je sais qu’il y a beaucoup de questions que je me pose. Dans le même temps, j’ai peut-être des éléments de réponse face à des interrogations plus générales souvent demandées. Je crée donc une rubrique « Pourquoi ? » qui tentera de répondre à ces questions, en tordant le cou aux clichés ou en enfonçant les portes ouvertes. Tout article sera évidemment et scandaleusement objectif, car je ne détiens malheureusement pas encore ni la science infuse, ni la vérité absolue.

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Le premier article de cette série est dédiée aux personnes qui se font sciemment du mal, sur le plan physique. On parle d’automutilation en tant que globalité, mais cela est souvent réduit en tant que : scarification et coupage de veines. Cela en fait bien sûr partie, mais est bien loin d’en être la majorité. Exit donc les brûlures volontaires et la trichotillomanie par exemple, sur lesquels je reviendrai un peu plus loin. Dans le même temps réside une totale incompréhension face à ce genre de comportements, que je vais tenter d’élucider.


Déjà, rétablissons les vérités sur les formes d’automutilation de façon générale. Outre le fait de se scarifier (pratique médicale ou sociale dans un premier temps), beaucoup d’autres actions peuvent être faites par ces personnes, bien souvent à tendances suicidaires. En effet, près de la moitié des hommes et femmes se mutilant meurent. Non pas des suites de leurs blessures, qui sont le plus généralement superficielles (superficielles = non mortelles, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit), mais d’un acte de suicide commis par la suite.

L’automutilation va donc prendre plusieurs formes, dont il est difficile de faire une liste exhaustive. On peut parler des brûlures corporelles faites de façon intentionnelle, de griffures, de cognement (se frapper la tête contre les murs au sens premier du terme ou contre le marbre d’une table de chevet par exemple), d’ingestion de substances dangereuses (l’eau de Javel pour ne citer qu’elle) ou bien encore de trichotillomanie. Appelée également trichomanie, elle consiste en l’arrachage de cheveux de façon systématique et compulsive. Comme beaucoup des actes d’automutilation, elle est considéré comme un TOC, au même titre que l’onychophagie (le fait de se ronger les ongles).

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Les personnes procédant à ces actes inconsidérés vont également être confrontées à la phobie d’impulsion (ou obsession impulsive). C’est à dire être dans un climat de peur permanent de se faire du mal ou à autrui. Concrètement, l’individu incriminé éprouvera une répulsion à marcher dans la rue, par peur de se jeter sur un coup de tête sous une voiture. Ou bien évitera de se retrouver seul dans une cuisine, toujours par peur de se saisir d’un couteau de manière impulsive et de se trancher la gorge. J’utilise ici le mot peur, bien que l’obsession impulsive ne soit à proprement parler pas une phobie, mais bien un Trouble Obsessionnel Compulsif. On peut comparer cet état d’esprit à celui des femmes lors de la période post-partum, qui seront amenées à maltraiter leur nouveau né, ou a minima à le penser. On tombe alors dans la névrose obsessionnelle de Freud, où se mélangent l’envie et la peur de faire une action (grosso modo, car je n’ai jamais su interpréter la plupart des théories freudiennes de façon simple).


Retournons à l’automutilation donc et maintenant à ses explications, ses motivations. Je vais évidemment mettre de côté l’algolagnie, qui ne correspond pas vraiment au thème de ce billet. Même s’il est facile de faire des parallèles partout, je doute que le BDSM ou la volonté de se faire étrangler en faisant l’amour fassent partie des formes de mutilation liées à des tendances suicidaires. Egalement, je mets sciemment de côté la destruction corporelle qui passe par l’anorexie et son inverse (toutes les formes de troubles de la conduite alimentaire en fait), préférant me concentrer sur les actions qui engendrent directement de la douleur physique.

Pourquoi donc certaines personnes souhaitent-elles de leur plein gré s’infliger une souffrance physique ? Il y a plusieurs raisons à cela. Commençons par la plus terre-à-terre car la plus scientifique. Nous savons que beaucoup de facteurs psychologiques influent sur ce genre de comportements. Pour citer Wikipédia (mes plus plates excuses), nous pouvons déjà savoir que : « Un environnement dans lequel les parents punissent leurs enfants de leurs émotions, telles que l’expression de la tristesse ou de la douleur, peut contribuer à une difficulté d’exprimer certaines émotions et s’exposent à des risques élevés d’automutilation. Tout type d’abus ou de traumatisme durant l’enfance est considéré comme facteur de risque élevé, incluant le deuil et certains troubles des relations parentales ou avec un partenaire« . D’un point de vue psy, ce comportement a des bases solides et ne pourra être endigué que par un traitement sur le long terme ou, à défaut, par une très grande volonté. Pour l’explication scientifique dont je vous parlais plus haut, il faut comprendre que l’automutilation libère de l’endorphine. Chaque acte de mutilation corporelle, peu importe sa nature, va procurer du bien à la personne. Comme avec toute drogue qui libère de l’endorphine, va venir l’accoutumance et donc le besoin de se mutiler plus souvent et / ou plus fort. On peut alors parler d’une euphorie venant avec la douleur où ces actes deviennent un réel besoin.

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En outre, l’automutilation s’apparente sous bien des formes à une réelle punition. Une punition physique, comme beaucoup d’enfants ont pu le ressentir lorsqu’ils faisaient une bêtise. Une personne souhaitant se faire du mal, va par exemple se donner de fortes claques (souvent même en s’insultant) comme pour stopper le mal psychique qui l’occupe au moment M. Comme pour se punir d’être triste. La claque, ou la scarification profonde, ou le fait de rentrer dans un bain bien trop brûlant, a ici un rôle d’électrochoc dans l’idée de sortir de cet état de torpeur, de tristesse et de soumission face à ces émotions négatives. L’effet est la plupart du temps à court terme, ce qui implique une automutilation à répétition, comme dans le cas expliqué par l’endorphine.

Egalement, l’expression physique de cette douleur mentale est un vrai appel à l’aide. Qu’il s’additionne ou remplace les deux tentatives d’explication précédentes, cet acte montre tout de même une envie de s’en sortir, grâce aux autres. L’individu présentant des bleus ou des marques de brûlures pour ne citer que ces exemples, souhaite montrer qu’il souffre et attend qu’on lui tende la main pour l’aider à s’en sortir. L’automutilation étant un trouble de la personnalité borderline, la personne concernée aura aussi bien une mauvaise image d’elle (repli sur soi, envie de se cacher), qu’une volonté de se montrer ainsi que ses blessures. Quand on se réfère aux caractéristiques de la TPB citée dans la phrase précédente, on comprend que l’automutilation, comme le suicide ou du moins ses tentatives, sont des manières de décharger l’angoisse de l’homme ou la femme.


Je vais m’arrêter là, car je sais pertinemment que je ne pourrais pas me stopper si je continue à parler des troubles cités par le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), dont l’automutilation fait évidemment partie. Je pense que c’est une réelle maladie et qu’elle se soigne. Il faut donc qu’elle soit traitée, le plus tôt possible si vous en avez l’occasion. J’ai l’impression de dramatiser le sujet mais il faut également savoir que c’est un état d’esprit en dents de scie. L’automutilation va survenir sur des périodes pouvant aller de quelques semaines à des années, selon les circonstances. Evidemment, plus les rechutes sont fréquentes (pour bien des raisons : mort d’une personne proche, déception amoureuse, mal-être général, etc.), plus la période de passage à l’acte sera longue. Si vous connaissez des personnes atteintes, ne les blâmez pas, rassurez-les, comprenez-les tout en les encourageant à exprimer leurs émotions par le biais d’autres supports : lecture, dessin, chant, etc. Les occupations les plus simples, qui se rapportent bien souvent à l’enfance, sont tout aussi efficaces. Soyez près d’elle mais ne les étouffez pas, car se sentant surveillées, elles auront tendance à expier plus facilement leur désespoir par la mutilation, synonyme également d’interdit, une fois seules.

Up and Down. And down. And down …

Jeff se déteste. Il déteste sa personnalité taciturne et son caractère impossible à gérer. Envers les autres il n’y a aucun problème, il est plus que cordial dans la vie de tous les jours, sourit aisément, a une bonne conversation et met à l’aise son entourage assez facilement. Bref, il est apprécié. Ce qu’il n’apprécie pas, c’est lui. Et c’est le seul à avoir ce ressentiment envers lui-même. Son caractère lui est impossible car il ne parvient pas à se définir. Jeff n’arrive pas à savoir quelle personne il est vraiment : est-il cet homme souriant et pétillant de vie aux yeux de tous, ou ce mec abattu qui passe son temps à maudire sa vie et ne réussit pas à se sentir heureux ? Car il est bel et bien là, ce perfide problème qui n’en est pas à ses balbutiements.

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Se confiant un jour à une amie proche, Jeff s’est entendu dire de sa propre bouche qu’il ne parvenait pas à être heureux, ou du moins qu’il n’y parvenait plus. Quand on a un rêve, on l’admire, on le statufie, car il représente le souhait incarné de toute espérance. Quand on est en plein rêve, mais en même temps en pleine réalité, quand tout ce qu’on souhaitait se déroule enfin, on ne se pose plus aucune question. On ne se demande pas si on en viendra à regretter nos actes par la suite, on vit pleinement, on profite tout simplement. Et puis vient le temps où le rêve s’arrête et où la fin de ce rêve se transforme en une vie cauchemardesque, où on ne rêvera plus qu’à s’endormir de nouveau pour se laisser flotter sur son petit nuage comme auparavant. En toute naïveté certes, mais avec un grand bonheur.

Jeff n’a pas l’impression de se forcer quand il est entouré. Il passe ses journées comme si de rien n’était, parlant à loisir, racontant des anecdotes, bref, ce que ferait tout un chacun. Il ne ressent nullement l’impression de se mentir. Etre entouré lui donne le sentiment d’être bien, de partager, en un mot : de vivre. Ce n’est que seul, les yeux penchés sur les lignes d’un livre, seul face à son ordinateur, ou encore écoutant de la musique allongé sur son lit, que se font ressentir les effets d’un tel changement d’environnement. Jeff passe d’une école où il semble connaître tout le monde, parle volontiers avec chaque personne qu’il croise, à une chambre où toutes les pensées les plus sombres qu’il puisse avoir l’emprisonnent et le ramènent à ses rêves dépassés.

Jeff se déteste car il s’en sent prisonnier. Il fait tout son possible pour les chasser mais elles reviennent aussi rapidement et aussi douloureusement qu’un boomerang bien lancé atterrirait dans le nez de quelqu’un ayant oublié son geste. Il se demande souvent s’il est normal. Et s’il est normal de changer d’état d’esprit comme de chemise, de se sentir rassuré et se transformer l’instant d’après en un homme qui n’a plus foi en la vie. En tout cas pas en la sienne.

Vivre et (se) laisser mourir

Faire les boutiques quand on a un coup de blues, c’est le nec plus ultra quand on veut avoir une belle et abondante garde-robe, et c’est encore plus facile d’y parvenir quand on est dans cet état d’esprit un jour sur deux. Voire deux jours sur deux. Les filles ne sont pas si compliquées que ça, dès qu’une a de nouvelles fringues (mis à part les périodes de soldes, Noël, anniversaires et toute autre rentrée d’argent), c’est qu’il y a anguille sous roche. Mais faire les boutiques quand on déprime, c’est bien quand on trouve quoi acheter, mais c’est encore pire quand on repart les mains vides. Rien ne me va. Il n’y a aucun vêtement en adéquation avec mes goûts. Je ne rentre dans aucune des fringues que j’aime. Non, les filles ne sont vraiment pas compliquées.

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Autre cas de figure, les filles (parce que quiconque me connaissant sait que j’adooore les généralisations, ahem) s’achètent aussi de nouveaux vêtements pour plaire. Et quand on y réfléchit, vouloir plaire et déprimer vont souvent de paire. Encore plus quand les séances shopping ne parviennent pas à amener l’effet escompté et qu’il n’en résulte que d’autres séances de shopping les autres jours de la semaine. Outre acheter des fringues qui plaisent, on achète bien souvent des fringues qui vont plaire et qui font la jonction entre ce qu’on aime et ce qu’on veut faire aimer. Acheter des vêtements qui nous plaisent, qui vont plaire et donc nous faire plaire par la même occasion, est le bon moyen de sortir d’un brutal état de léthargie. Mais c’est aussi le moyen de s’y enfoncer quand il n’en résulte aucune conséquence positive.