Mois: janvier 2010

Delilah – Partie 2/2

Drugs_or_me_by_IwishIwasPretty

Les années passèrent. Arrivée au lycée elle pensait avoir trouvé une certaine stabilité. Ayant trouvé sa bande de potes -que tout être un minimum sociable se doit d’avoir- elle naviguait entre études, amis et famille comme si tout était redevenu comme avant. Sauf qu’on lui avait gâché quatre années de sa vie et sa rancune à l’égard de ses bourreaux ne faisait que croitre de jour en jour, intérieurement puisqu’elle ne les croisait plus. Chacun ayant fait sa vie de son côté et tant mieux pour elle.

Intérieurement certes mais il lui était impossible de faire table rase du passé.
Delilah a commencé à enchainer les mauvaises fréquentations, boire de plus en plus et commençant à fumer certaines substances illicites avant d’aller en cours, non pas pour se donner du courage mais pour tenter d’oublier ce passé qui recommençait subtilement à faire surface. Chaque année elle a ce qu’elle appelle ses coups de déprime. Pendant quelques semaines, voire parfois pendant quelques mois, elle redescend de son piédestal et pense à ses années parties en fumée. Bien qu’elle réussisse scolairement et socialement, ses zones d’ombres et ses mauvais démons ressurgissent par paquets, la jetant à chaque fois au fond du trou.

Quand Delilah commença à plaire aux hommes, ce fut une révolution. Elle les découvrit assez jeune au final mais avait l’impression d’ouvrir la boite de Pandore qui lui avait été ôtée au profit des autres pendant que ces derniers découvraient leurs premières amourettes.

Mais donner à manger à quelqu’un qui meurt de faim le fera mourir d’avoir trop mangé.
Delilah enchaina histoires sur histoires. Histoires sans lendemain sur histoires plus ou moins sérieuses auxquelles elle ne croyait au final pas. Elle se donnait aux hommes sans compter, profitant à loisir du temps dont elle n’avait pas eu l’occasion de profiter auparavant. Elle bifurquait à droite à gauche, sans avoir aucune notion du bien en matière de mâles.

Elle se surprit à ne plus ressentir aucun sentiment d’aucune sorte et ne plus vouloir en entendre parler, ayant eu jusqu’alors sa dose de comportements négatifs.

Publicités

Abonnée Absinthe

abs

De plus en plus d’articles à écrire et de moins en moins de temps. Mélou, tu vas me tuer si je ne fais pas d’article sur le concert de Depeche Mode (qui était grandiose soit dit en passant) mais qui pourrait mieux en parler que toi ?!

La semaine prochaine, programme chargé : partiels et festival d’Angoulême sur la même lancée. Mon ancien blog ayant pour ainsi dire rendu l’âme (mon dernier article dessus devant remonter à 6 mois … et en plus c’était un skyblog ! :p), je me suis décidée à concilier ici articles sacriledgiens (bimbo-land, société et compagnie – ceux que vous avez l’habitude de voir sur ce blog quoi) à d’autres plus personnels, synthétiques et réels (concerts, études, vie de tous les jours en somme ; à la Tata style). Ce sera à vous de faire la différence entre les deux (ok, vous serez grandement aidés par les changements lexicaux, les sujets concernés… et les tags).

Pas de nouveaux articles dans le courant de la semaine prochaine donc (pas trop le temps à vrai dire avec ma dizaine d’exams étalés du lundi au vendredi) mais sûrement la suite et fin de Delilah que je mettrai en ligne sous peu. Tapé il y a longtemps (en même temps que la première partie d’ailleurs ; trouvant l’article trop long je l’ai délibérément coupé en deux), et déjà mis en page, il n’attend plus qu’un mise en ligne qui ne saurait tarder.

J’ai aussi envie de parler du dernier album de Rammstein, de Oomph (groupe allemand précurseur de ce dernier), du dernier livre de Mathias Malzieu qui est une vraie merveille (La Mécanique du Cœur, lié à son album éponyme ; oui, il commence à dater mais j’aime ne rien faire comme tout le monde), de Carnivale (série américaine de deux saisons qui se doit d’être remarquée), de la prolifération des Starbucks un peu partout en mode viral marketing et du débat sur l’identité nationale … en fait non, je crois que je m’arrêterai avant, j’ai perdu le goût du troll =}

Suicidez-vous !

Car après il sera trop tard !

En effet, la RATP a commencé depuis quelques mois une rénovation totale de la quasi totalité de ses lignes de métro. Cette rénovation a pour unique but de préserver la sécurité des voyageurs du métro (et non pas rendre les stations un peu plus esthétiques comme ils tendent à le faire croire …), en d’autres termes éviter les suicides.

Les stations de Paris ont donc vu fleurir des sortes de baies vitrées comme celles présentes sur la ligne 14 (vous savez, la violette, celle qui est automatisée et ne subit donc jamais la grève), avec des portes, automatiques elles aussi, ne s’ouvrant qu’une fois la rame arrêtée en station.

De sorte qu’il deviendra bientôt impossible de se jeter sous les voies, et ce, par quelconque moyen. Il reste toutefois la solution RER : plus facile, plus rapide et donc à fort taux de réussite. N’hésitez plus une seconde et filez tout droit dans les sous-sols parisiens (évitez simplement la ligne A, je n’ai pas envie d’attendre une heure mon RER tous les matins à cause « d’incidents de voyageurs »).

Delilah – Partie 1/2

Pas_d__amour_heureux_2_by_cetrobo

Jusqu’à l’âge d’à peu près 10 ans, Delilah était une fille tout ce qu’il y a de plus normal. En soit, rien ne la distinguait alors des autres enfants de son âge. Ces dix années passées qu’elle considère à présent comme bénies représentaient alors toute l’insouciance de la jeunesse, sans les préoccupations morales qui ont tôt fait d’apparaître. Elle naviguait sans danger entre sa famille omniprésente et son cercle d’amis, comme n’importe quelle préadolescente sans être alors consciente de l’être vraiment.

10 ans, date marquante de la fin de sa première décennie de vie marquera aussi la fin de sa vie tranquille et insouciante.
Ce tournant radical se concrétise par son passage au collège. On dit souvent que les « enfants » sont stressés à l’approche d’une rentrée dans un nouvel établissement scolaire. Delilah ne l’était pas car elle était confiante, elle se sentait bien dans sa peau malgré ses rondeurs et affichait toujours un sourire radieux qui n’était à cette époque pas mensonger.

Delilah rentre maintenant dans un monde qui lui était alors inconnu. Un monde où seul le physique peut plaire, au détriment des facultés intellectuelles. Le monde des bimbos d’il y a une dizaine d’années, pourtant moins poussé à l’exagération qu’il peut l’être de nos jours. C’est dire. Elle qui ne s’était jamais souciée plus que ça de son physique, vestimentaire comme corporel, vient de se prendre une claque, et une belle.

Pendant quatre années, Delilah va subir brimades, mise à l’écart et humiliations. Belle claque car elle n’avait jamais imaginé de pareilles conduites et de pareils ressentiments dans lesquels elle vient de plonger à la manière d’une douche froide. Brusque et désagréable sous bien des aspects.

Prétextant que Delilah était une enfant « pas comme les autres » de par son goût pour les livres d’Agatha Christie quand les filles de son âge lisaient les magazines people en se panant sur les posters des LinkUp et par son corps quelque peu rondouillard, les filles de sa classe la dénigraient, ne la laissant jamais faire part de leurs groupes sauf quand elles y gagnaient et les garçons la pointant du doigt le jour et la frappant à la tombée de la nuit lorsqu’ils rentraient de cours.

Elle ne s’en remettra jamais. Son sourire était toujours là mais avait perdu de son éclat. Il ne voulait plus rien dire mais servait à afficher une certaine candeur qu’elle avait l’impression d’avoir perdue à jamais.

La suite ici

Website Story

C’est désormais officiel, Sacriledge.wordpress.blabla vous connaissez la chanson peut désormais être accessible depuis l’url un peu plus simple Sacriledge.net.

Dans les faits il n’y a pas grand changement.

Sauf que.
Je vais dans le même temps changer d’hébergeur (Adieu WordPress qui m’a si bien épaulée lors de mes moments d’hésitation et surtout d’incompréhension totale face au net). Ce changement d’hébergement me permettra de me faire une belle déco totalement personnalisée cette fois-ci, et non un bête (mais toutefois joli) thème de wordpress non modifiable.

Il est donc possible que le noir soit de retour. Moet Hennessy. Wait & See.

Un blog tout beau tout propre

Another_Under_Snow_by_Sedeto

Un grand merci à Sedeto pour l’image

Voilà, j’ai pour ainsi dire fini de tripatouiller les multiples pages et les multiples options qui s’offraient à moi.

En effet, la charte graphique change quelque peu du tout au tout mais l’hiver n’est-il pas seulement sombre mais dans le même temps aussi voluptueux qu’une boule de neige ? Nouvelle année, nouveau design, nouveaux départs en tous points. Pas de résolutions intenables mais des résolutions crédibles (ne pas s’énerver, ne pas dénigrer les cons, prendre sur soi avec parcimonie et se remettre en question quand il le faut).

Sur ce, je vous souhaite à tous une très belle année 2K10, qu’elle vous rende heureux, et plus que de vous rendre plein d’espoir, qu’elle rende cet espoir réalité. Je vous souhaite de vous sentir bien dans votre vie, ce qui me semble être la base de tout si l’on ne veut pas que le serpent de notre existence se morde le bout de la queue.
Sincèrement, mes meilleurs voeux. Que nous puissions nous rendre compte du bonheur qui est le plus souvent à notre portée et ne pas envier à tout va ce que nous n’avons pas ; mode de pensée qui rend le plus souvent bien malheureux, faisant de l’ombre à toutes les richesses que chacun possède déjà au profit de celles qu’il n’a pas.

Que ceux qui font des études les réussissent, que ceux qui travaillent continuent d’aimer ce qu’ils font de leur vie et puissent-il rester dans cet état d’esprit, que ceux qui sont en couple fassent fi de leur jalousie qui peut le plus souvent les bouffer jusqu’à l’os et profitent des moments présents avec l’être aimé. Que ceux qui sont célibataires ne baissent pas les bras et, si besoin est, cherchent à combattre leurs défauts et s’ouvrir sur le monde comme sur les autres. Que ceux qui ont perdu des êtres proches pensent simplement aux êtres proches qui leur sont encore en vie plutôt que de les regretter une fois qu’il sera trop tard.

A tous ceux là mais aussi à tout le monde sans exception, je souhaite une très bonne nouvelle année sur laquelle je fonde beaucoup d’espoir, beaucoup d’envie et de changements.