Mois: mars 2016

Baron Noir

Diffusée durant le mois de février 2016 sur Canal +, Baron Noir est la série française qui a fait flamber l’audimat de ce début d’année. Retour sur un succès bien mérité.

Série de huit épisodes, tous parus entre le 8 et le 29 février de cette année, Baron Noir est un thriller politique réaliste sous bien des aspects. Tout d’abord, les lieux principaux de l’intrigue sont Dunkerque, Paris et La Défense, des lieux dans lesquels il est facile de s’identifier quand on habite en France (et encore plus quand on est en région parisienne). Le pitch est bien simple, les rebondissements plus complexes : nous suivons les méandres politiques de Philippe Rickwaert, député-maire du Nord (joué par Kad Merad) et de son comparse Francis Laugier, candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle (Niels Arestrup). Du même bord politique, cela ne veut pas forcément dire que les deux vont s’entendre comme larrons en foire. Manoeuvres politiques (et fiscales), trahisons, mensonges … Les Echos ont bien raison de titrer « Baron Noir, plus fort que House of Cards« .

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D’autres acteurs français connus font bien entendu partie du casting. Je peux citer quelques noms (dont Alain Bouzigues et Anna Mouglalis), mais je ne vais pas tous les lister car bien souvent on ne sait pas forcément mettre un nom sur un acteur qu’on voit pourtant bien souvent dans des séries télévisées françaises.

Comme je le disais, seulement huit épisodes composent cette série, ce qui renforce l’aspect dynamique des événements. La réalisation de Ziad Doueiri bascule aisément entre cadrage intimiste et grandiloquent, ce qui ajoute à la tension narrative, au même titre que la bande-son de l’illustre Evgueni Galperine et Sacha Galperine. On ne sait pas si une deuxième saison verra le jour, mais Canal + nous a encore une fois prouvé que les séries françaises ont encore de l’avenir devant elles !

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10 Cloverfield Lane

Sorti en France le 16 mars 2016, 10 Cloverfield Lane fait partie des (trop) rares bons films d’horreur / thriller / SF de ces dernières années.

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Après un accident de la route, Michelle se réveille dans une sorte de bunker. Elle ne se rappelle rien. Perdue, elle pense avoir été enlevée. Son « gardien » tente cependant de la rassurer en lui expliquant qu’il l’a sauvée après une attaque chimique. Michelle a cependant du mal à y croire et décide de s’échapper…

Ayant lieu pendant les événements du film Cloverfield, celui-ci est un huis clos plus qu’un film d’horreur / catastrophe. Le film est stressant de bout en bout, sans nous imposer d’images désagréables. Cela représente 80% des raisons pour lesquelles j’ai apprécié ce film. N’ayant pas franchement aimé le premier, la tension se ressent ici bien plus, alors que pour ainsi dire l’ensemble du film se déroule dans un bunker coupé du monde. Quasiment pas de scènes d’action à retenir son souffle et aucun cadrage en mode caméra à l’épaule (et heureusement).

Alors au début je me suis ennuyée, car je ne comprenais pas vraiment où le film voulait en venir. Et puis on se prend au jeu, on se demande qui croire ou ce que l’on ferait dans une situation pareille. 10 Cloverfield Lane parvient à nous emmener dans l’histoire plus par suggestion que par ce qu’on peut bien nous montrer. Preuve qu’il en faut parfois peu pour faire un long-métrage de qualité, aussi bien en termes de moyens que de décors, car l’imagination reste le plus intelligent des éléments. Rassurez-vous pour autant, la fin permet d’apporter les réponses aux questions soulevées dans le film, car l’imagination a ses limites, et la frustration peut bien souvent en être une.

La Jument Verte [Une Foodie à Rueil-Malmaison]

Deuxième fois que je parle dans ce blog d’un restaurant de Rueil-Malmaison, mais aujourd’hui pour aborder La Jument Verte.

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Situé à proximité de Nanterre, dans l’un des nombreux quartiers résidentiels des Hauts-de-Seine, La Jument Verte est un restaurant gastronomique abordable, qui propose des plats français typiques et excellents, sans se mêler de ce que l’on appelle « la cuisine nouvelle » (au cas où vous ne l’auriez pas encore remarqué, je ne suis pas une fanatique de ce type de cuisine saugrenu).

J’ai envie de dire que, comme c’était mon anniversaire, je me suis lâchée. Mais « se lâcher » ici équivaut à payer un menu une trentaine d’euros, ce qui n’est absolument pas exhorbitant compte-tenu de la nourriture servie. J’ai opté (avec une coupe de champagne, autant faire les choses bien, et boire pour oublier que l’on vieillit) pour du foie gras en entrée. Cuit comme il convient, une seule tranche suffit pour apprécier le met à sa juste valeur et la part est bien assez copieuse pour savourer son assiette à loisir. Je mets en avant la bonne cuisson car il n’est jamais évident de cuire parfaitement un foie gras, d’autant plus quand les tranches ne sont pas fines.

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Adorant autant les poissons que les crustacés, je me suis ensuite dirigée vers des langoustines en plat de résistance. Proposées avec du riz, leur goût était bien relevé et la sauce n’était pas indigeste pour un sou.

J’ai botté en touche pour le dessert et me suis contentée de regarder celui de mon voisin, car j’étais déjà des plus rassasiées. Poires chaudes, pain d’épices et glace à la mandarine, voilà qui permettait de finir sur une aussi belle note que le reste du repas.

Vous trouverez peu de personnel en salle un soir de semaine, mais ce n’est en aucun cas un gage de lenteur. Au contraire, on s’y sent en toute quiétude, appréciant l’ambiance typique du lieu et du calme, grâce à l’agencement de la pièce principale. La Jument Verte est à mes yeux l’un des meilleurs restaurants gastronomiques de la ville de Rueil-Malmaison, et il sait viser juste grâce à son appréciable rapport qualité / prix.

Divergente 3 : Au-delà du mur

Suite au fiasco de Célibataire : mode d’emploi, je suis rapidement allée me réfugier voir un autre film pour décompresser de tant de dépit. Et quand je dis « rapidement », c’était moins d’une heure plus tard que je me suis assise devant Divergente 3 : Au-delà du mur.

J’avais commencé – puis abandonné – Hunger Games et je continue d’apprécier Le Labyrinthe. Divergente est pour moi l’entre deux qui peut facilement basculer entre « c’est vachement sympa » et « quelle horreur, arrêtez ça tout de suite ».

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Déjà ça commence mal, ils ont eu l’idée (vénale mais) inutile de couper le tome final en deux parties. Ce film n’est donc pas encore la fin de la série, puisque le dernier volet arrivera en 2017 : Divergente 4 : Ascendance.

Ce troisième film est assez disparate. Il oscille entre scènes haletantes (comme celle de la montée du mur, comme vous pouvez le voir sur la photo) et moments clairement ennuyeux. Le problème est que les moments longs et inutiles sont bien plus nombreux que ceux faisaient réellement avancer l’intrigue. Et puis ce syndrome des obstacles répétitifs (dans le sens où le problème est le même à chaque fois) est vraiment utilisé à outrance. A chaque fois que les personnages principaux font confiance à des gens ou à un environnement, on sait déjà qu’ils sont dans l’erreur et qu’ils vont se faire avoir. Une première fois c’est intéressant, une deuxième fois on est encore étonnés, mais au-delà cela devient ridicule. Hélas, c’est le problème de cette saga. On ne peut absolument pas se prendre au jeu en étant aussi stupéfaits que les protagonistes, cela serait faire preuve d’une naïveté sans borne.

Je dois toutefois dire que j’ai été impressionnée par les effets spéciaux et les décors futuristes (aussi bien en intérieur qu’en extérieur) qui parviennent sans problème à en mettre plein les yeux.

J’attends le dernier volet avant d’avoir un point de vue définitif mais le fait d’avoir coupé en deux le dernier tome nécessitera vraiment de mettre le paquet lors de l’opus final.

Célibataire, mode d’emploi

La voilà, la grosse bouse de l’année : Célibataire, mode d’emploi !

Je sais, la carte illimitée n’excuse pas tout. Mais étant habituée à aller au cinéma seule, je ne refuse quasiment jamais quand on me propose une séance (c’est dans ce même cas de figure que j’avais traîné ma carcasse pour voir 50 Nuances de Grey l’an passé, argh). Je ne vais pas m’étendre pour exprimer mon désarroi face à Célibataire, mode d’emploi car moins j’y pense, mieux je me porte. Regardez la bande-annonce et voyez les deux options qui s’offrent à vous. Soit, vous n’esquissez pas un sourire et il est donc inutile de vous déplacer en salle. Ou soit vous riez à gorge déployée, mais tous les gags du film sont dans la bande-annonce, donc il est également tout aussi inutile de vous déplacer en salle.

Déjà, la typologie des spectateurs me donnait des sueurs froides : 97% de femmes (dont 78% d’adolescentes) et 3% d’hommes accompagnant leur moitié, s’endormant déjà devant les publicités. Puis j’ai réalisé, que l’héroïne principale (Dakota Johnson) était justement la même que celle de 50 Nuances. Toujours aussi inexpressive, comme si elle faisait un concours de neutralité avec Kristen Stewart (que j’apprécie au demeurant).

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Bon, le film sinon (ça se voit que je n’ai vraiment pas le courage d’en parler ?). C’est niais, c’est censé être un hymne au célibat (comprenez = pas besoin des hommes pour vivre) et ce n’est qu’un film qui montre des femmes cherchant l’amour à tout prix et, le cas échéant, qui couchent à droite à gauche. Cette idée de résumer le célibat (et surtout l’appréciation du célibat) aux hommes qu’on va tenter de séduire, m’a dépitée. Je m’attendais naïvement à un Thelma et Louise ou quelque chose de plus philosophique que cela (ça se voit aussi que je n’avais pas regardé la bande-annonce), qui montrait que le fait d’être célibataire pouvait avoir de meilleures aspirations (et inspirations) que de passer son temps à vouloir le passer à pécho des mecs. Les gags prêtent à sourire mais je ne me suis pas roulée par terre pour autant et je ne me souviens même plus des noms des personnages.

La fin est le seul point positif du film (en plus du fait qu’il se finisse concrètement), mais hélas sous-exploitée. Là où on touche finalement au problème, tout est torché en une scène de fin d’une minute top chrono. Je ne vois pas l’intérêt de voir ce film si on est en couple, non plus si on est célibataire. En fait, je ne vois tout bonnement pas l’intérêt de ce film !

Adieu Clio !

Avec près de 150 000 kilomètres au compteur et beaucoup d’années de vie commune, je me dois de dire adieu à ma voiture, une fidèle Clio grise qui a fait les 400 coups en ma compagnie.

FullSizeRender Quand je t’ai eue, tu n’étais déjà pas de première main mais tu as su t’adapter à moi au même titre que la réciproque était vraie. Nous en avons fait des choses ensemble. Nous avons dormi, pris le bateau, mangé, bu, fumé, fait l’amour, aidé des auto-stroppeurs et même frôlé la mise en fourrière. Nous sommes allées à l’étranger, sommes tombées en panne en diagonale des deux voies du quai d’Austerlitz, nous avons fait des drifts dans la neige, chanté sur des albums des années 80, dépassé des Ferrari sur le périphérique parisien … Si tu avais su rire et pleurer, tu l’aurais fait avec moi.

Et puis tu as vieilli, ton système de ventilation (et donc de chauffage *sigh*) est tombé en panne, ainsi que tes essuie-glaces. Tu perdais bien souvent tes enjoliveurs mais je parvenais à t’en trouver de nouveaux. Et c’est alors que je t’ai fait des infidélités en tombant amoureuse d’une Mini Cooper jaune et noire comme un Pikachu. En pensée, j’étais volage depuis bien des mois déjà, mais ma nostalgie me maintenait à tes côtés. J’ai aujourd’hui franchi le pas – et approché de la banqueroute – en en choisissant une autre.

Nos routes se séparent à présent, mais je ne t’oublierai jamais, chère Clio, affectueusement surnommée Clito la plupart du temps. Tu seras à jamais dans mon coeur et dans mes relevés passés de paiement d’assurance.