bouse

Célibataire, mode d’emploi

La voilà, la grosse bouse de l’année : Célibataire, mode d’emploi !

Je sais, la carte illimitée n’excuse pas tout. Mais étant habituée à aller au cinéma seule, je ne refuse quasiment jamais quand on me propose une séance (c’est dans ce même cas de figure que j’avais traîné ma carcasse pour voir 50 Nuances de Grey l’an passé, argh). Je ne vais pas m’étendre pour exprimer mon désarroi face à Célibataire, mode d’emploi car moins j’y pense, mieux je me porte. Regardez la bande-annonce et voyez les deux options qui s’offrent à vous. Soit, vous n’esquissez pas un sourire et il est donc inutile de vous déplacer en salle. Ou soit vous riez à gorge déployée, mais tous les gags du film sont dans la bande-annonce, donc il est également tout aussi inutile de vous déplacer en salle.

Déjà, la typologie des spectateurs me donnait des sueurs froides : 97% de femmes (dont 78% d’adolescentes) et 3% d’hommes accompagnant leur moitié, s’endormant déjà devant les publicités. Puis j’ai réalisé, que l’héroïne principale (Dakota Johnson) était justement la même que celle de 50 Nuances. Toujours aussi inexpressive, comme si elle faisait un concours de neutralité avec Kristen Stewart (que j’apprécie au demeurant).

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Bon, le film sinon (ça se voit que je n’ai vraiment pas le courage d’en parler ?). C’est niais, c’est censé être un hymne au célibat (comprenez = pas besoin des hommes pour vivre) et ce n’est qu’un film qui montre des femmes cherchant l’amour à tout prix et, le cas échéant, qui couchent à droite à gauche. Cette idée de résumer le célibat (et surtout l’appréciation du célibat) aux hommes qu’on va tenter de séduire, m’a dépitée. Je m’attendais naïvement à un Thelma et Louise ou quelque chose de plus philosophique que cela (ça se voit aussi que je n’avais pas regardé la bande-annonce), qui montrait que le fait d’être célibataire pouvait avoir de meilleures aspirations (et inspirations) que de passer son temps à vouloir le passer à pécho des mecs. Les gags prêtent à sourire mais je ne me suis pas roulée par terre pour autant et je ne me souviens même plus des noms des personnages.

La fin est le seul point positif du film (en plus du fait qu’il se finisse concrètement), mais hélas sous-exploitée. Là où on touche finalement au problème, tout est torché en une scène de fin d’une minute top chrono. Je ne vois pas l’intérêt de voir ce film si on est en couple, non plus si on est célibataire. En fait, je ne vois tout bonnement pas l’intérêt de ce film !

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