foodie

Une Foodie à Saint-Jean-de-Luz

Qui dit vacances dit également l’occasion de goûter la cuisine locale. Fort heureusement à Saint-Jean-de-Luz, vous trouverez votre bonheur tous les matins au marché aux poissons si vous êtes aussi fans que moi de la nourriture de la mer. Sinon, il y a aussi les restaurants gastronomiques de la ville, dont le restaurant Les Lierres, situé dans l’établissement de l’Hôtel Parc Victoria, et référencé au guide Michelin. Et en fin d’article une petite mention spéciale au Brunch House, qui m’a donné une excellente raison de me lever de bonne heure le dimanche matin.

Pour une fois, je vais également mentionner ici le décor du restaurant, qui a sa place à part entière dans ma critique gastronomique. Situé au cœur du parc privé Victoria, où vous trouverez oiseaux et chats en liberté, le restaurant bénéficie de plusieurs salles, dont, celle que j’ai choisie, au bord de la piscine de l’hôtel.

La carte comprend des mets variés et met aussi bien à l’honneur la viande que les poissons. Vous y trouverez également des indications mentionnant les plats sans gluten, végétariens ou omnivores. Je ne fais pas un mystère des prix qui sont visibles en zoomant sur la carte que j’ai jointe, mais également sur leur site internet. Ils sont en accord avec le haut de gamme du lieu et de la cuisine et ne sont donc pas surprenants.

Les plats servis sont fins et innovants, tout en restant dans le style de la cuisine traditionnelle. Pour prendre un exemple, le foie gras qui m’a été présenté n’était pas accompagné de figues, comme cela est bien souvent le cas, mais de poires. Permettant ainsi un joyeux mélange sucré / salé mais changeant des habitudes. Le personnel est aux petits soins, malgré un temps d’attente un peu long à la prise des commandes pour ma part, et la gestion globale du repas est très bien réalisée. Un bel endroit où se ressourcer donc, dans un cadre des plus agréables.


Comme précisé en début d’article, je vous touche également quelques mots à propos du Brunch House situé en bord de mer, à tel point que vous l’avez directement en face de vous à quelques dizaines de mètres de la plage seulement.

J’ai découvert ce restaurant en passant devant et en zieutant sur les assiettes des clients attablés. Renseignements pris, j’ai donc décidé d’y passer le dimanche matin suivant, afin de tester leurs produits.

Proposant des accompagnements, boissons et plats variés, The Brunch House met en avant des mets locaux mais pas que, et permet d’avoir une assiette bien remplie et diversifiée. Un passage obligé pour profiter de la mer au petit matin, même si les brunches peuvent être pris jusqu’à 15 heures.

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Une Foodie en Martinique

Après les aventures d’une foodie en Guadeloupe et à La Réunion, escale professionnelle cet été en Martinique, à Fort-de-France principalement, mais pas que !

Ravie par ma virée culinaire de Guadeloupe (les sorbets coco bon sang, on y reviendra), un peu moins par celles de La Réunion où j’ai eu beaucoup de mal à manger « local », je me suis retrouvée pour deux semaines et demi, seule à Fort-de-France. Je précise le « seule » car je pense que j’aurais bougé plus si j’avais été accompagnée comme précédemment. Je me suis donc limitée à des lieux communs, représentant les restaurants et bars que j’ai préférés. On commence par le pire et on finit par le meilleur.


Le Dôme – Hôtel Karibea La Valmenière [Fort-de-France]

Oui désolée je commence direct et je mords la main qui me nourrit (ou tout du moins m’a logée) mais c’est un coup de gueule global. Entre le bar qui est fermé tout le weekend et le restaurant qui propose une carte où chaque plat a le même prix, ça ne va pas du tout. Et c’est le gros défaut des restaurants de la chaîne Karibea : proposer une formule avec des prix fixes, sans aucune flexibilité. Genre là c’est 23€ le plat, que vous preniez un succulent poisson ou une salade César. Si vous voulez seulement une entrée ou seulement un dessert (je ne blague pas, étant fan de dessert je fais souvent ça), hé bah vous pouvez aller retourner dans votre chambre pour grignoter des chips devant la télé. Je trouve ça véritablement déplaisant de me voir imposer un menu et un prix fixe aussi haut, tout le monde n’ayant pas des notes de frais illimitées.

J’ai dîné deux soirs au Dôme : le premier dimanche de mon arrivée où je n’avais pas envie d’aller bien loin, ne connaissant rien de la ville, et le second dimanche, où j’ai peiné à trouver un restaurant à Fort-de-France ouvert le dimanche (et les critiques de l’Hippopotamus ne me disaient rien qui vaillent). Les plats que j’ai pris étaient bons et bien présentés mais c’est hélas tout ce qu’il y avait autour qui m’a déçue. On ressent également beaucoup trop de zèle pour peu de choses au final, ce qui fait que je n’ai pas réussi à me sentir à l’aise au sein du restaurant, dans ces moments de calme entre chaque passage de la serveuse toutes les minutes pour savoir si j’allais bien. Next.

Boulangerie La Fée Sylda [Fort-de-France]

Mouais. Au début oui, puis en fait non. Presque 4 euros la part individuelle de pâtisserie, même à Paris (et archi fan de sucre) je paye rarement mes friandises aussi cher ! Je m’attendais donc à quelque chose de succulent. Hé bien non : trop sucré, peu de goût, très gras, cela me fait de la peine à dire mais j’avais l’impression de manger un dessert vendu dans le rayon pâtisserie d’un supermarché. Les sandwiches achetés à partir de 16 heures ne sont plus vraiment bons pour le dîner et doivent vraisemblablement être préparés très tôt pour toute la journée plutôt qu’au fil de l’eau.

Le Petibonum [Le Carbet]

 Expérience mitigée au Petitbonum car j’ai bu plus que je n’ai mangé. Ayant découvert et fortement apprécié le Babaorum (il viendra plus tard dans la liste, heureusement pour lui), j’ai eu envie de déjeuner dans un autre restaurant du même propriétaire. Avec sa plage réservée, ses transats et son look lounge destroy, je dois dire que le bar restaurant avait tout pour plaire. Sauf quand j’ai fini mon milkshake et que j’ai voulu déjeuner et qu’on m’a rétorqué que je n’avais qu’à le dire en arrivant, j’aurais eu de la place, là maintenant c’est complet. Sauf qu’aucun serveur ne m’a demandé si j’étais là pour boire un verre ou déjeuner. On m’a dit qu’on me mettait sur liste d’attente. Les cuisines étaient prêtes, j’avais faim, mais j’ai fini mon mojito et je suis repartie, ayant eu pendant ce temps-là trois fois le temps de manger puisqu’aucun client n’était encore arrivé pour déjeuner. Je suis ressortie passablement déçue et la larme à l’œil du peu de considération et d’esprit client dont a fait preuve l’enseigne, de quoi gâcher une journée de soleil. Je ne peux donc même pas critiquer la cuisine servie, qui restera pour moi un mystère. Boudiou que j’avais envie de ce burger.

Snack Élizé [Madiana]

Je ne pensais honnêtement pas qu’un fast-food arriverait si loin dans ma liste. Comparativement au Mac Goulou … Non raté, comme en Guadeloupe je n’ai pas succombé à l’appel de ce mets de choix. Bien qu’étant une enseigne de restauration rapide, le snack Elizé propose des plats typiques (lambis, poissons) et des accompagnements variés (lentilles, frites, riz …) : cela a suffi pour que j’aie une bonne image de l’enseigne. Je ne m’étendrai pas plus en détails sur la chaîne mais elle a le mérite de mettre en valeur les produits locaux, ce qui est un très bon point à mes yeux.


Et maintenant nous arrivons au trio de tête, à considérer comme les meilleurs restaurants où j’ai pu manger en Martinique.

Le Grand Bleu [Fort-de-France]

Guidée par mon client, j’ai découvert ce joli restaurant bien caché au fond de la carèneantilles à Fort de France. Le Grand Bleu est bien connu des habitués, moins des touristes, en raison de sa localisation discrète. On y mange bien, très bien même, des plats typiques et d’autres moins, comme le steak de kangourou bien tendre que j’ai choisi. Les accras pris en entrée étaient très bons, pas trop épicés comme c’est souvent le risque ici, et l’accueil ainsi que la prise en charge très honorable. Je ne me suis hélas pas plus attardée pour vous décrire en détails le restaurant et la carte mais je le mets dans le top de ma liste grâce à la qualité de la nourriture servie et à la vue qu’ont les clients lors de leur repas.

Le Hanoï [Fort-de-France]

J’ai découvert le Hanoï car il se trouvait être, avec le Babaorum, l’un des restaurants les plus proches de mon hôtel. Le Hanoï ayant en plus le bonus de posséder un parking pour les clients, ce qui est assez rare pour être souligné. Commençant mes journées très tôt, il m’était véritablement agréable de savoir que je pouvais y dîner dès 18 heures. Et ça ne traîne pas au Hanoï, à ma première visite : arrivée à 18h, prise de commande à 18h05 et servie à 18h10. Cette rapidité dans le service m’a fait douter quant à la qualité de la nourriture préparée mais j’ai été rassurée en commençant à manger.

J’avais lu sur les internets que les plats étaient copieux mais ayant vraisemblablement très faim je n’en avais pas tenu compte. Je me suis rendue compte de mon erreur en ayant pris des nems en entrée avant mon plat. Je n’ai pas réussi à finir le plat tellement j’avais à manger. Je me suis donc contentée les autres soirs de seulement un plat, ce qui était tout à fait suffisant pour moi. Le restaurant dispose d’une carte très variée avec des prix plus que corrects quand on compare avec les autres enseignes aux environs. Je confirme ce qui m’avait été dit de vive voix : sûrement le meilleur restaurant asiatique de la ville.

Le Babaorum [Fort-de-France]

Finalement mon coup de cœur de mon périple professionnel s’est fait pour le Babaorum. Proche de mon hôtel (ce qui a facilité ma découverte de l’endroit), j’ai également bénéficié de la coupe du monde et des événements organisés par le bar pour l’occasion pour aller voir de quoi il retournait. Le Babaorum est un bar / restaurant agréable et grand, qui propose une large variété de cocktails, très bien réalisés. Les prix peuvent être le point à améliorer (7€ le verre de vin hm) mais dans l’ensemble, on dispose ici d’un réel rapport qualité / prix et on sait pourquoi on doit payer un peu plus cher qu’ailleurs. La clientèle est un peu plus métropolisé que dans d’autres endroits, ce qui permet un vrai partage entre locaux et touristes.

J’avais quelques appréhensions avant d’y mettre les pieds car le restaurant interdit l’utilisation du téléphone portable en salle. Moi qui avais surtout besoin d’un endroit où je pouvais être bien pour travailler tout en me sentant en sécurité, j’ai heureusement réalisé que c’était une utilisation sonore (donc mails et textos ça passe). Et si vous souhaitez répondre à un appel, il vous suffit de vous rapprocher de la partie bar. Ici aussi les assiettes sont bien copieuses et vous en avez pour votre argent. Le personnel a toujours été des plus agréables avec moi, jusqu’à me prêter de l’anti-moustiques pour éviter que j’attrape une 47ème piqûre sur la jambe. Je recommande Le Baba, que cela soit pour venir prendre un verre ou pour déjeuner / dîner.


J’espère que cet article pourra vous être utile pour vos déplacements, personnels comme professionnels et que vous pourrez trouver, ce qui n’a pas été mon cas, sans doute en raison de la hors saison touristique et des sargasses, des sorbets coco faits directement à la sorbetière sur les plages, comme j’en mangeais tous les jours en Guadeloupe !

Une Foodie à Deauville [La Flambée]

Du Spinnaker au Ciro’s (prononcez cirrhose), je dois dire que j’ai déjà fait mon chemin (et mon estomac) parmi les restaurants de Deauville. Je n’ai pour autant jamais fait d’articles sur la ville, bien que mon tout premier article foodie ait été écrit sur un restaurant très proche, à Merville Franceville. Pour des raisons personnelles, je vais passer de plus en plus de temps à Deauville dans les années à venir, l’occasion donc de commencer à décortiquer les fruits de mer et les restaurants du XXIème arrondissement parisien, en commençant par La Flambée.

Avec 2 Fourchettes au Guide Michelin, il va sans dire que je partais déjà en terrain conquis. Malgré son appellation, La Flambée n’est en rien un restaurant alsacien mais typique du bord de mer. Je commence tout de suite par les prix : les menus sont pour tous les portefeuilles. Vous pouvez donc trouver votre bonheur dès 21€ avec à minima un plat, un dessert et une boisson, mais également des menus plus copieux avec différents types de mets.

J’ai pour ma part commencé par l’œuf mollet sur son nid et feuillantines d’escargots, émulsion de châtaignes (tout en lorgnant sur le plateau de fruits de mer de mon voisin de table) et continué sur un poisson, dont hélas je ne me rappelle plus le nom. Impossible de me référer à la carte présente sur le site puisqu’elle est mise à jour régulièrement, selon les saison et les arrivages.

La Flambée offre un cadre intimiste sans être austère et apporte une grande attention à la présentation de la table et des plats comme au service de la nourriture (vous ne serez jamais à court de pain ou d’eau plate). Les plats servis sont suffisamment nutritifs pour se sustenter convenablement, tout en ayant de la place pour le dessert. A quelques minutes à pied des Planches, le restaurant est un bel endroit où manger, où vous pouvez également profiter de la terrasse intérieure, à l’abri de la circulation et du passage.

Une Foodie en Floride [Miami et Orlando]

Cela fait déjà plusieurs semaines que je suis revenue et j’ai mis du temps à accoucher de cet article. Les raisons sont simples : orgie de burgers, je n’en peux plus. Autant dans les autres Etats où je suis allée (Nevada, Californie, Arizona, New York), j’ai toujours trouvé de quoi m’alimenter sans faire la tête, autant en Floride, j’ai du me faire violence pour trouver quelque chose qui me tentait, même lorsque je crevais de faim.

Tout commençait pourtant bien puisque c’est un Etat en bord de mer, ce qui veut donc dire crustacés et poissons à gogo. Chez nous peut-être, aux Etats-Unis un peu moins. Sur les trois jours que j’ai passés à Miami, j’ai réussi à manger une fois et demi de la nourriture issue de la pêche. La première au centre commercial Aventura Mall, chez Luke’s Lobster, où, comme son nom l’indique, j’ai pu déguster un homard. Ayant oublié l’espace d’un instant que j’étais en Floride, j’ai été étonnée de découvrir un sandwich de homard, un SANDWICH !

Mis à part la présentation, je dois avouer qu’il était bien présenté et servi avec des morceaux de pain brioché chaud. Cela ne m’a quand même pas bien calée très longtemps et j’ai fini au Shake Shack cinq minutes après. La seconde fois où j’ai mangé un simili poisson à Miami ne compte que pour moitié quand vous verrez la tête de mon plat. Je n’avais pas gardé un mauvais souvenir d’un déjeuner à San Francisco chez Bubba Gump et j’y suis retournée en vitesse avant de prendre un bateau pour une belle virée en mer. Sur la carte, beaucoup de fritures, beaucoup de plats en sauce, et au milieu, des crevettes en gratin. Banco !

 Le plat arrive à ma table et je vous donne une minute pour trouver les crevettes, c’est parti !
Hé oui, c’était un gratin de crevettes featuring des coquillettes et plus de fromage que je ne pourrais en manger en un mois. J’enterre définitivement l’enseigne où mon estomac a été meurtri par ce plat lourd, sans saveur et avec des crevettes caoutchouteuses.

Voilà pour mes aventures de mer à Miami. Evidemment, à côté de cela, j’ai mangé des burgers normaux, des burgers du chef, des burgers supplément bacon, oeuf, cheddar et tout ce qu’on peut mettre dessus ou dedans. Mon restaurant préféré a été le Norman’s Tavern sur Miami Beach (Collins Avenue plus précisément, si tant est que ce soit précis plus la longueur de l’avenue). Le bar fait de très bons happy hours où vous pourrait profiter des vins américains (habituellement très chers aux Etats-Unis) et d’un service agréable et rapide. Pour des burgers aux environs de 10 dollars, frites comprises évidemment, ce restaurant est le juste milieu entre le Miami tout doux du nord de l’île et tout fou du sud.

Avant de partir vers d’autres horizons, mentionnons également les brunches du matin (ou autres trucs que j’ai pu trouver car la proximité de mon hôtel (vu qu’il a plu des cordes pendant plusieurs jours c’était voiture ou bloc d’à côté) ne regorgeait pas de restaurants fastes ou qui ouvraient tôt). J’ai trouvé mon bonheur au Social Club, à deux pas de la plage.

Dans un environnement chic mais pas trop, j’ai pu remplir mon estomac comme il se doit, grâce à une carte variée et des prix modérés. Ouvert à partir de 7 heures du matin (à cause du décalage horaire il me fallait bien ça), l’endroit est une petite aubaine pour ceux qui souhaitent aller sur la plage de Miami avant les touristes et l’heure où il faut commencer à mettre des sous dans l’horodateur (9 heures).

Vint ensuite le départ pour Orlando, à bord de ma voiture rutilante, toujours sous des trombes d’eau, avec une grande escale dans les Everglades pour filer les alligators, et une pause curiosité-semi gustative dans un Taco Bell à Naples, histoire de me sustenter à petit prix pour tester l’enseigne. Cela reste tout de même un fast food mais plus sain que ce qu’on peut trouver dans les autres marques. Attention également aux cafés servis aux Etats-Unis, ils sont toujours extrêmement chauds. Le mien a mis une heure de route pour revenir à une température buvable, ne tombez donc pas dans le piège de vous jetez dessus sans avoir d’abord testé la température !

Arrivée à Orlando, j’ai trouvé un restaurant non loin de mon hôtel qui deviendra mon point d’ancrage pour les trois soirs que je passerai dans la ville, le Applebee’s. J’ai pu y déguster des bières et des burgers, mais pas que, car je commençais sérieusement à en faire une overdose. La carte est très variée et propose aussi bien des salades que des pâtes ou des grills. Pour des repas qui ne dépassaient pas 20 dollars, boisson comprise, avec un service agréable, j’étais contente de m’y réfugier après des kilomètres (genre une douzaine par jour) de marche. Car si j’étais à Orlando, c’était pour les parcs à thème principalement. La ville n’a pas d’attrait historique ou grands quartiers culturels mais tourne avant tout autour du cinéma et des parcs d’attraction.

Départ en fanfare pour mon premier jour (sur les deux) dédié aux parcs à thème, direction Universal Studios Florida. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des attractions ni vous dire à quel point elles étaient dingues (il faut vraiment dire qu’elles l’étaient), mais vais plutôt me consacrer, en lien avec l’intitulé de cet article, aux spécialités culinaires du parc, car il y en a. Organisé selon différents quartiers (un dédié à San Francisco par exemple, où l’on retrouve encore Bubba Gump), j’ai commencé par étancher ma soif avec … une bièraubeurre. Je suis vraiment désolée pour tous les fans d’Harry Potter, mais c’était le truc le plus infecte que j’ai jamais bu de ma vie. Et le problème c’est que tout le monde autour de moi avait l’air d’adorer. Mais une bière au beurre ça peut passer, limite tiède bon ok, mais avec du beurre de cacahuète ça n’allait vraiment pas du tout. Même si on m’avait dit que ce n’était pas bon je serais allée le goûter par moi-même, ça reste une bièraubeurre quand même, mais je ne vous conseille pas cette boisson. Rabattez-vous plutôt sur l’excellent glacier au pied de Gringotts ou encore sur les pâtisseries présentes dans le chemin de traverse ou à Pré-au-Lard.

Mon repas du midi a définitivement fâché mon corps avec toute la friture servie dans ce pays. Même quand on prend du simple poulet, il faut qu’il soit caché sous de la chapelure, rendant tout goût de viande indétectable. Malheureusement, vous trouverez une grande variété de ce type de restauration chez Universal, à moi de choisir les endroits les plus huppés, mais qui restent tout de même à but lucratif et non gustatif.

Le lendemain, direction Walt Disney World et le parc de Magic Kingdom (faut pas rêver, je ne vais pas passer l’intégralité de mes vacances dans des parcs à thème donc une seule journée à Disney me suffit). Evidemment, comme une quiche, j’ai choisi le parc … que nous avons à Marne La Vallée. Fort heureusement, il y avait quelques différentes, notamment dans le design des attractions (je préfère de loin notre Space Mountain) et à l’intérieur (les éléments de décor de la Maison Hantée n’étant pas tout à fait les mêmes). A cela s’ajoutent tout de même des attractions que nous n’avons pas en France. Assez dépitée de mes aventures culinaires chez Universal, je n’en attendais pas grand chose de Disney, d’autant plus qu’allant aux parcs de Paris plusieurs fois par an, je suis quand même assez au fait de ce qu’on propose dans ce type d’environnement.

 J’ai été fortement étonnée en trouvant un bon restaurant de fruits de mer, près du lac central, avec des prix plus que corrects considérant l’endroit, où j’ai pu à nouveau goûter un homard. Servi également en sandwich (et moins cher), mais AVEC DES CHIPS. Dans quel monde vit-on pour proposer des pinces de homard décortiquées et de la chair succulente, avec des chips ? Certes, elles semblaient être « faites maison » mais tout de même, je n’ai jamais mangé de homard de façon si sur le pouce. Comment rendre un plat raffiné en un truc mangé vite fait, comme si, le comble, c’était un aliment courant de la vie de tous les jours. Bon après, à côté de ça, on a des gens qui mangent des cuisses de dinde dans la rue, normal.

J’ai adoré mon séjour aux Etats-Unis et j’ai trouvé que je m’en suis particulièrement bien sortie concernant l’organisation succincte (j’ai décidé de partir deux mois avant) et la météo désastreuse. Pour autant, j’en retiens une véritable déception sur le plan gastronomique, où j’en attendais plus d’un Etat bien situé pour se nourrir des produits de la mer. En espérant vous avoir apporté mon aide et n’hésitez pas à me donner votre avis sur la bièraubeurre, ça m’intéresse …

Une Foodie chez Georges Blanc

Je poursuis ma tournée des restaurants avec une escale à Vonnas, à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, au sein de l’illustre enseigne de Georges Blanc, récompensé de 3 étoiles au Guide Michelin (et 4 toques au Gault-Millau s’il vous plaît).

Je ne vais pas revenir en détails sur tout l’historique de la ville de Vonnas et de la présence de la famille Blanc (et surtout de Georges), mais sachez que s’il y a une sortie d’autoroute directe sur le village, il n’y est pas pour rien. Blanc dans le pays de la Bresse, c’est un empire. Depuis la présence de Jean Louis Blanc, limonadier dès 1872 en plein centre-ville, jusqu’aux multiples récompenses de Georges dans le milieu gastronomique et la présence du complexe hôtelier et des différents restaurants de Vonnas, qu’on appelle aujourd’hui Le Village Blanc.

 J’ai choisi de déjeuner dans l’Ancienne Auberge, principalement pour des raisons de coût et de praticité. Je n’avais ni le temps ni les moyens de déjeuner dans le restaurant principal avec son menu à 7 plats et 295€ et me suis donc « rabattue » avec plaisir dans l’auberge mitoyenne que je connaissais déjà, plutôt style bistro, où l’on mange vite et bien. J’ai choisi de prendre la spécialité du pays (que j’adore) : la volaille de Bresse. Accompagnée de morilles, de riz pilaf et de sa sauce onctueuse, qui revient à moins de 40 euros, le supplément morilles compris. Les prix pratiqués dans l’auberge sont bien plus abordables que dans l’enseigne principale et la salle est pleine tous les jours, ce qui nous fait oublier que nous sommes quasiment en rase campagne.

L’autre bon plat que je me souviens avoir goûté chez lui étant la quenelle de brochet homardine, baignant également dans sa sauce, plutôt assaisonnée. La nourriture est d’une finesse que c’en est un plaisir indéfinissable. Les plats servis sont copieux sans être écœurants pour un sou, comme on pourrait l’imaginer en voyant la sauce.

J’ai terminé mon repas (je ne dois pas dire que j’avais encore faim mais j’ai surtout mis ça sur le dos de la gourmandise) par un moelleux au chocolat coulant, accompagné de sa glace au moka.

Je suis consciente que les enseignes de Georges Blanc restent au-dessus des restaurants de la vie de tous les jours en termes de prix, mais le jeu en vaut véritablement la chandelle. Comme à chaque fois où j’y suis allée, le chef de manque pas de venir nous saluer à la fin du repas pour prendre en compte nos remarques, ce qui ne se fait pas toujours dans les restaurants où les chefs où des enseignes partout en France. Cette promiscuité est liée au fait que tout l’univers Blanc soit concentré à Vonnas, véritable symbole de l’économie de la Bresse.

Une Foodie à Rome

Ce n’est pas la première fois que je vais en Italie mais à l’époque où j’avais parcouru les villes de Sienne, Milan, Florence, Turin ou encore Pise, je ne m’étais pas encore lancée dans mes articles foodie. Je rattrape donc le coup en me concentrant sur Rome, où je viens de passer une petite semaine. Restaurants, bars à cocktail ou à concert, de ces cinq jours, j’en retiendrai deux coups de cœur et beaucoup de « mouais », c’est parti pour un tour !

Jour 1

Mon premier coup de cœur du séjour a eu lieu lors de mon premier repas, chez Massenzio Ai Fori. Alors que je pensais me faire avoir comme une touriste dans un restaurant à une centaine de mètres du Colisée (toutefois sans la vue, car dans une petite ruelle pas très loin). Avec le recul, je peux dire que le plat que j’ai pris fait partie des meilleures pâtes alla carbonara que j’ai goûtées de ma vie. Je n’ai pas eu droit à de petits lardons, mais à des tranches de bacon poêlées et croquantes, tout simplement parfaites.

Massenzio Ai Fori

Les portions vont dépendre des plats (évitez les raviolis végétariens par exemple si vous souhaitez en avoir pour votre argent) mais les plats y sont vraiment très fins, pour des prix très abordables (une dizaine d’euros le plat). Même chose concernant les boissons, où le verre de prosecco peut en contenir trois de chez Vapiano.

En fin de journée, direction le Chakra-Cafè’ afin de boire un petit verre. Ambiance détente, moitié cave, moitié salon de couture. Ouvert de 16 heures à 2 heures du matin, le bar propose toutes sortes de cocktail et de boissons variées, pour des sommes modiques. En plein cœur de Trastevere (un peu notre Châtelet à nous), c’est un lieu atypique et agréable pour passer un bon moment.

Comme le mojito ouvre l’appétit, j’ai continué mon orgie de pâtes carbonara dans un restaurant non loin du Chakra, dans le même quartier, chez Ivo a Trastevere. Alors là ça n’était vraiment pas du tonnerre, mais je me suis rendue compte par la suite qu’il y avait pire, donc j’ai relativisé mon jugement. Ce que je reproche au plat que j’ai pris, je vais reprocher la même chose aux autres que je n’ai pas appréciés : trop de sauce, manque de finesse et lardons affreux (comprenez plus de gras que de viande). Ajoutons à cela le vin blanc en bouteille sur la carte qui se transforme en pichet pas bon et vous obtiendrez un repas assez médiocre, heureusement pour un petit budget.

Jour 2

Autant le premier jour était ensoleillé, autant les suivants ont tous été sous le signe de la pluie. Raison de plus (s’il en fallait une) pour se réfugier dès que possible à l’abri d’un restaurant ou d’un petit bar. Résidant dans un hôtel non loin de la gare centrale de Termini, le passage obligé était le marché situé dans la gare (mercato centrale), proposant des plats préparés au sein des différents stands et permettant de boire un verre provenant d’un stand, en même temps qu’un plat venant d’un autre, comme pour un dessert, le tout sur une seule et unique table. J’ai mangé deux fois à Termini, ce midi et le dernier jour (mon second coup de coeur, on y reviendra) et j’ai pu y voir de belles surprises. Toujours des pâtes alla carbonara comme vous pouvez le voir, mais avec trop de sauce là encore, même si la qualité restait toutefois présente. Et il est possible que je commençais à être écœurée par ce plat.

Pour le dîner, j’ai donc décidé de changer (enfin !) de mets de prédilection en optant pour une pizza, toujours dans le style italien quand même. C’est au restaurant Origano où j’ai cru pouvoir trouver mon bonheur. De style lounge / naturel, je me suis fait avoir par la devanture plutôt fraîche et l’ai réalisée dès que j’ai vu la carte : des plats de toutes origines et en bien trop grand nombre. C’est pour moi un adage aussi important que voir de beaux verres à vin sur la table pour en déterminer la qualité de la cuisine. A l’inverse, un restaurant qui propose trop de plats sur sa carte ne propose pas du bon, comme bien souvent dans les buffets illimités que j’évite au possible, m’voyez ?

La pizza était trop lourde, la pâte trop épaisse, une trop grande présence d’huile et beaucoup trop de fromage pour couvrir le tout. Mais un restaurant qui sert des pizzas hawaïennes, cela aurait du me mettre la puce à l’oreille…

Jour 3

11 heures le dimanche = brunch. C’est aussi simple que cela. Pour ce faire, direction Bakery House, qui est le plus côté des lieux où bruncher à Rome sur les internets. Arrivée comme une fleur au sein de l’enseigne, j’ai réalisé qu’il fallait réserver, car il n’y avait plus aucune disponibilité avant … 15 heures. Fort heureusement, j’ai aperçu des tables hautes qui semblaient moins réservées (genre deux places face à un mur) que les autres. Après avoir demandé à la serveuse, elle a confirmé qu’il était possible de s’y installer une fois la table libérée, ouf. Le seul bémol est qu’il a fallu demander alors qu’elle aurait pu le proposer d’elle-même voyant ma mine déconfite.

Je confirme donc que Bakery House est un très bon endroit où bruncher à Rome (je ne peux pas dire « le meilleur » puisqu’il est le seul que j’ai essayé). Proposant des plats à la carte, salés comme sucrés, et tout ce qui peut se manger le matin ou le midi, on en ressort le ventre plein et bien équilibré.

Avant que la faim ne se fasse entendre, la soif est arrivée. Petit passage à l’Alcazar pour palier au manque, au sein de ce bar qui est dans le même temps une salle de cinéma. Ancienne salle professionnelle, les sièges sont toujours là, mais disposées différemment quand c’est l’heure de prendre l’apéro, et remises dans un sens plus confortable à l’occasion des régulières séances organisées par la salle. C’était l’occasion d’assister à un DJ set agréable, tout en sirotant un mojito bien corsé, le tout dans un cadre original, je valide !

Grand écart entre le matin et le soir, puisque le restaurant où je suis allée pour dîner a été la pire rencontre culinaire de mon séjour. Tout commençait pourtant bien car j’ai pris un suppli en guise d’entrée et je l’ai trouvé bon, même si je n’avais aucun point de comparaison. Et quand j’ai goûté le plat suivant, j’ai pensé que je n’avais pas forcément trouvé le bon endroit pour tester des spécialités (ici La Fraschetta à Trastevere).

Je suis désolée pour les photos que je vous inflige mais autant pour le suppli (à gauche) tout va bien, autant pour les spaghettis carbonara (à droite) c’était un vrai désastre. Si vous regardez bien, vous pouvez voir des petits bouts blancs dans les pâtes. Hé bien voilà les lardons qui composaient la sauce. C’est à dire simplement du gras et à aucun moment de la viande véritable. Le contraste est d’autant plus flagrant quand je compare avec mon premier repas de ce voyage. J’ai véritablement eu du mal à venir à bout de mon assiette où je n’ai finalement mangé que les pâtes et non la garniture. Je vous déconseille fortement ce restaurant.

Jour 4

Changement radical de gastronomie dans un bar de la place Campo di Fiori au Taba Cafe. Ambiance cosy, serveurs jeunes, tout a l’air sympa tant que l’on n’est pas encore servi. Je m’attendais à des plats raffinés (et surtout je rêvais d’un risotto mais ils n’en avaient pas) mais on a surtout droit à de la nourriture rapide et qui remplit plus la panse qu’elle ne ravit les papilles.

Mon hamburger était relativement bon, mais servi sans frites et en guise de sauce tomate j’ai eu droit à du ketchup. Cela reste un troquet où manger rapidement et à toute heure, mais qui n’a pas à être remarquable dans les lieux où manger à Rome.

Ayant mangé ce burger à 16 heures, c’est peu dire que je n’avais pas faim à 19 heures. Après un apéro rooftop qui donnait sur la fontaine de Trevi, c’est en rentrant à l’hôtel que je suis tombée sur un magasin que je cherchais depuis quelques jours : une pâtisserie italienne. J’ai donc été ravie de tomber sur l’Antico Caffe Santamaria, qui propose des desserts typiques et délicieux à grignoter sur place ou à emporter. Le principal reproche fait à cette pâtisserie sur internet est ses prix. Mais je préfère manger plus cher et bon que l’inverse, chacun son choix !

Jour 5

Dernier jour, dernier repas. Après une dernière belle marche pour visiter les derniers endroits emblématiques de la ville (forum romain, Colisée…), le périple s’est fini pour la seconde fois à Termini, où il est possible de manger à quasiment toute heure. Parmi la vingtaine de stands que j’avais vus lors de mon premier passage, un en particulier m’avait tapé dans l’oeil : les pâtes parsemées de truffe blanche. J’ai finalement succombé, pour mon plus grand plaisir. Pour seulement 20€ (ce qui a été mon plat le plus cher à Rome, mais à relativiser quand on compare aux restaurants à Paris), j’ai eu droit à une portion bien copieuse de pâtes carbonara, avec une portion tout aussi généreuse de truffes, ce qui reste rare quand on en prend dans un restaurant.

Cinq jours, c’était bien assez pour goûter à tout mais comme vous l’avez vu j’ai souvent pris la même chose. Cela ne m’a pas permis de varier mais au moins de comparer les différents lieux où j’ai pu déjeuner et dîner, en espérant que cet article puisse vous servir dans vos escapades !