foodie

Foodie de Mars

En ces temps de confinement (télétravail à 100% pour moi, avec encore plus de choses à faire car beaucoup de problématiques à gérer, comme j’ai pu en parler brièvement dans mon précédent article), j’ai voulu m’échapper un peu en revenant sur les dernières semaines pré-assignation à résidence, qui m’ont permis de prendre un bon bol d’air avant de voir la fin de cette crise.

J’ai donc pu passer un petit weekend en Corse, principalement à Calvi (première photo) mais également dans d’autres villages dont malheureusement je confonds les noms. Etant en bonne compagnie je n’ai absolument pas pensé à prendre des photos de mes autres plats, mais il faut dire que la nourriture en Corse est bien copieuse et bien bonne. J’ai pris pour la blague en photo la « pizza Nutella » car sur la carte il était précisé que c’était une petite pizza au Nutella, sauf qu’au final j’ai eu l’impression de devoir manger une pizza entière, et j’avoue avoir abandonné avant la fin, tant c’était trop. Je suis évidemment repartie avec des valises pleines, notamment d’un saucisson, qui n’a pas échappé à mon petit rouquin.

Et le dernier weekend avant la fin du confinement, sans vouloir faire de rébellion mais parce que c’était un événement réservé de longue date pour un visiteur qui était sur Paris exceptionnellement, j’ai profité d’un dernier brunch du samedi chez Mariage Frères.

 J’avais déjà brunché une seule fois chez MF et, bien que le raffinement ait été au rendez-vous, j’étais restée un peu sur ma faim. J’ai donc ici choisi de prendre le plus gros brunch, comprenant une entrée sucrée (scones et muffins, accompagnés de la gelée extra de thé et de beurre d’Aquitaine), un plat salé (suprême de poulet rôti au thé rose Tudor), et un dessert, à choisir parmi le chariot des desserts. Hé bien là je vous avoue que je ne suis absolument pas restée sur ma faim, c’était raffiné et copieux à souhait ! La seule photo que j’ai prise est celle du dessert justement, qui était un cheesecake, au thé évidemment.

J’arrête de vous faire saliver avec mes photos et vous souhaite évidemment bon courage dans cette période de confinement. Je suis complètement seule dans un appartement en banlieue parisienne et je sais qu’il y a encore bien pire que moi. Je m’occupe en journée grâce au travail et j’essaye de faire beaucoup de yoga et de stepper pour éviter d’être trop rouillée. Toutes mes pensées vont vers vous, j’espère que vous êtes à l’abri, en sécurité et en bonne santé.

News Février 2020 + L’Acolyte de L’Insolite

Un mois sans post, cela faisait belle lurette que ça n’était pas arrivé.

En cause, du travail et une semaine de vacances, je n’ai que cette excuse-là. Il faut dire que j’ai particulièrement réussi à déconnecter lors de ma semaine à la montagne et que j’ai eu du mal à me remettre dans le bain à mon retour. Je n’ai même pas tant pris le temps que cela d’aller au cinéma ces dernières semaines, hormis pour voir des films d’horreur un peu moisis : le remake de The Grudge, Nightmare Island ou encore La Llorona.

Je profite de ce passage pour vous parler d’un restaurant parisien tout frais dans ma tête puisque j’y suis allée hier soir seulement, à proximité d’Oberkampf : L’Acolyte de L’Insolite. Au menu sur les photos :

  • Ravioles de chèvre, crème de butternut et noisettes du Piémont
  • Gnocchis maison et truffe noire
  • Canette de Barbarie, chutney de mangue et céleri branche

Dans un petit endroit qui ne paye pas de mine de l’extérieur, le restaurant propose un service rapide et aux petits oignons, ayant pu le constater par moi-même car j’avais une vue plongeante sur la cuisine. Les plats étaient fins, légers et les associations originales, comme vous pouvez le voir sur leur carte. Si vous souhaitez y aller, je vous conseille fortement de réserver et de prévoir un petit budget pour ce restaurant car, sans faire véritablement d’extra, cela nous a coûté plus de 110€ pour deux.

Fort manque de temps en ce moment mais comme j’ai toujours autant de choses à raconter je vais me faire violence pour les coucher par écrit. Seeya ~

Une Foodie à Berlin

Les vacances (dont le festival de Deauville) et la reprise du travail sont passés par là, ce qui fait que je ne parle que maintenant de mon séjour à Berlin, ayant eu lieu … début septembre. Pour moi, j’allais au-devant de bretzels, saucisses et bières. Finalement, beaucoup de bières, un bretzel et deux saucisses. Le reste étant un mélange de nourriture turque, indienne et américano-japonaise (!!). A savoir que le blog Refuse To Hibernate et l’article écrit par Audrey & Mickaël m’a été d’un grand conseil pour mes sorties gustatives, comme vous pourrez le voir.

Little Green Rabbit

Je vais être assez concise dans cet article, surtout car les souvenirs s’échappent rapidement de mon esprit, notamment par exemple le nom du premier restaurant où j’ai décidé de déjeuner, ce qui ne va servir à rien que j’en parle.

[Cinq minutes plus tard]

C’était le Little Green Rabbit ! Plats bien copieux, à tendance bio, pour un prix modique, je vous le recommande fortement. Les salades sont composées à la demande, comme les plats, et la variété de mets et de garnitures est assez large et les cuisiniers n’y vont pas de main morte. La possibilité de déjeuner à l’intérieur comme en terrasse est également un plus pour cet endroit détente et propice à la relaxation.

Je suis un peu confuse concernant la chronologie de ces trois jours à Berlin mais je suis à peu près sûre que c’est ce premier soir où je suis allée dans un restaurant indien, le Mira, qui m’a laissé un souvenir quelconque. Dans la moyenne, ni plus ni moins, il a fait le job.

Le lendemain, après un petit-déjeuner à l’hôtel et la suite de la visite de la ville (il ne faut pas croire que je suis un pilier de bar et de restaurant, tout le reste du temps je l’ai passé à arpenter Berlin), rendez-vous au Steel Vintage Bikes, magasin de cycles qui fait en même temps office de restaurant, dans une ambiance mi-vintage, mi-underground. Ce repas était un pur bonheur, salé comme sucré. Et pour l’aspect cuisine copieuse, le restaurant se pose aussi là. Orgie de pancakes et de vin dans ce repère de bikers à tendance lounge. Bien que lourde quand on voit ce que j’ai commandé, la nourriture était délicate et excellemment bien préparée. Je vous conseille d’éviter les heures de pointe car le restaurant / magasin étant petit, il sera vite complet.

Steel Vintage Bikes

Comme si tant de nourriture ne suffisait pas pour la journée, c’est le Shiso Burger qui m’a accueillie en début de soirée pour l’apéro et le dîner. Je ne le savais pas mais il y en a également un à Paris, vers Saint-Michel. Shiso Burger, c’est le mélange des mondes américains et asiatiques : en gros des burgers thon mariné, à la sauce teriyaki, etc. J’avoue n’avoir que moyennement apprécié. La cuisson de la viande, l’impression bourrative des frites, rien ne m’a véritablement convaincue. Si j’avais su, je l’aurais testé à Paris directement. Le côté fun, hormis l’originalité du mélange de ces deux cuisines, réside également dans les murs, recouverts d’écrits et de dessins des visiteurs, remerciant les hôtes. J’y ai laissé un petit Pikachu si vous passez par-là.

Shiso Burger

La dernière véritable escale gustative s’est faite le lendemain matin, à l’occasion d’un brunch chez Roamers Coffee & Booze, en plein cœur du quartier turc. Car brunchant à 11 heures, j’ai grignoté par-ci par-là le reste de la journée, dont mon fameux bretzel, acheté in extremis à l’aéroport avant le départ en soirée. L’un des plus bons brunchs que j’ai eu l’occasion de tester. Je pense que les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes, toutes évidemment sans filtre.

C’est ici que j’ai enfin pu goûter des saucisses allemandes, sachant que mon plat était constitué d’oeufs avec miel et herbes, que les saucisses étaient de sanglier, avec de l’avocat, de la feta, des haricots, le tout agrémenté de sauce chimichurri, beurre et pain. Rien que ça. Le plat en face du mien (avec lequel j’ai beaucoup hésité) comprenait du chèvre, du miel et encore plein de bonnes choses. Et pour bien finir, un grand thé chaï et un carrot cake, bam.

Roamers

Pour résumer, je ne m’attendais absolument pas à manger tout cela à Berlin. J’avais beaucoup d’idées préconçues et mes souvenirs de mon dernier séjour allemand, à Freiburg, me laissaient penser à une cuisine plus traditionnelle : bretzels et forêt noire. J’ai donc été ravie par la variété de nourriture proposée, même si le multiculturalisme fait qu’il est de plus en plus difficile de trouver des adresses typiques. Pour autant je ne regrette pas les restaurants où je suis allée, car n’étant sur place que trois jours, il fallait de toute façon faire des choix.

Une Foodie à Chantilly [Le Château De La Tour]

Chantilly, et plus précisément Gouvieux, où se situe Le Château De La Tour.

Dans un cadre idyllique, qui fait tout de suite penser à un bel endroit pour effectuer des réceptions de mariage, l’hôtel / restaurant se situe à quelques kilomètres de Chantilly, en plein cœur de la forêt. Changeant de carte à chaque saison, le restaurant propose des produits frais et des assiettes copieuses, à tel point que j’ai fini mes assiettes pour éviter le gâchis, bien que j’étais calée. Cela étant peut-être relatif à l’abus de morceaux de pain avec le foie gras, les feuilletés en apéritif ou bien l’amuse-bouche. Je ne vais pas reprocher à un restaurant de fournir de la nourriture en quantité substantielle, mais il serait préférable de commander le dessert en fin de repas, et non au début, afin de voir si l’on a toujours faim à ce moment-là.

Hormis ce point, Le Château De La Tour est un ravissement pour les papilles. Le chef parvient à assortir les plats comme il se doit, aussi bien viandes que poissons, et même avec son plat végétarien. J’ai choisi comme accompagnement la suggestion des vins biologiques (un blanc et un rouge), qui se sont mariés avec simplicité et élégance à mes plats.

De gauche à droite sur l’image au-dessus (cliquez pour l’agrandir) :
– L’amuse-bouche à la caille et aux champignons
– L’emietté de tourteau aux légumes croquants, moutarde à l’ancienne (goût du tourteau bien prononcé et frais à souhait, sur un lit de betteraves)
– Le foie gras de canard maison, fruits rouges et vinaigrette vanillée (j’ai été juste un peu déçue des fruits rouges vinaigrés, préférant en général une touche plus sucrée pour accompagner un foie gras)
– Le dos de turbot rôti, riz vénéré aux pointes d’asperge
– La tartelette aux framboises, citron et éclats aux fruits rouges (qui s’est surtout révélée être une tarte au citron plus qu’aux fruits rouges)
– La tuile en dentelle, fraises et Chantilly

Et sur l’image ci-dessous, le cœur de filet de bœuf, pommes Dauphines et sauce au poivre vert (pommes Dauphine véritablement onctueuses et faites maison) :

Niveau prix des plats, ils sont à la hauteur de la nourriture servie, gastronomique, ce qui fait que je n’irai pas y déjeuner tous les jours non plus. N’ayant pas attendu les plats longtemps, j’ai véritablement apprécié le moment passé au Château De La Tour au point d’y avoir même fait le tour du parc après mon repas et acheté un des produits proposés à la vente à la réception, un savon fait main au thé vert, par Marie Papote, que j’utilise depuis lors. Une très bonne adresse à retenir lors d’occasions à fêter.

Une Foodie à Deauville [Le Berbère]

Deauville, ses planches, ses marchés, mais également son restaurant Berbère.

Situé à cinq minutes à pied de la gare, quai de la Marine, le restaurant n’est donc pas situé en plein centre mais fait salle comble quasiment tous les jours, et ce depuis 2002. Je vous conseille donc fortement de réserver. Pour cet article, je serai brève car je n’ai presque rien à reprocher à cette enseigne. Le Berbère propose des plats typiques orientaux, bien copieux, dans une gamme de prix modérés et qui sont appétissants visuellement mais aussi gustativement, en plus de bénéficier de serveuses professionnelles et agréables. La devanture du restaurant peut laisser penser à un intérieur plutôt sombre, mais il n’en est rien. La visibilité est parfaite et permet d’avoir une bonne vue sur l’extérieur sans pour autant se sentir scruté.

J’ai pour ma part choisi un plat sucré / salé, mêlant viande onctueuse, couscous et fruits caramélisés : un pur bonheur. Et même si vous choisissez un plat hors couscous, de type tajine, vous aurez tout de même droit à de la semoule par milliers de grain, ce qui pour moi est un impératif !

Le petit point que je souhaitais relever est lié aux poissons. Evidemment, les plats orientaux sont plutôt orientés viande et le restaurant ne déroge pas à la règle, sans véritablement s’adapter au thème maritime de la ville. Néanmoins, des plats au poisson peuvent toutefois être dégustés sur commande à l’avance, de quoi largement relativiser ce léger décalage.

L’Eataly à Paris

Après plusieurs haltes gustatives et marchandes au sein de l’enseigne Eataly implantée dans le quartier du Marais à Paris, est venu le temps d’en parler et de voir si cela vaut vraiment le coup et de la comparer à sa filiale romaine, que j’avais visitée en long, large et travers lors de mon séjour en Italie.

Par rapport à Eataly Rome

Concernant les prix tout d’abord, j’avoue ne plus me souvenir avec exactitude s’ils différenciaient beaucoup des prix appliqués en France. Pour autant, je me souviens que les aliments et produits vendus n’étaient pas modiques puisque nous sommes à la base dans une enseigne haut de gamme, comparable aux Galeries Lafayette Gourmet. Les prix dans le magasin du Marais sont donc dans la même lignée et peuvent présenter des produits à des tarifs modestes (sauces tomate, pesto simple) comme beaucoup plus forts. Si vous tapez dans des produits étiquetés biologiques ou présentés dans des emballages raffinés, évidemment que les prix grimpent. Si vous connaissez également les marques italiennes de renom (je pense notamment à la gamme de chocolats Caffarel, où les prix étaient déjà bien hauts à Rome et aux Galeries), vous ne serez pas étonnés des tarifs pratiqués.

Contrairement à Eataly Rome, le drugstore parisien est focalisé à 95% sur la nourriture. Vous aurez un petit rayon proposant des ustensiles de cuisine, mais vous n’y trouverez pas de produits pour le corps, de livres, et autres objets disponibles à la vente en Italie. Il faut tout de même noter que Eataly Paris fait 4000 m² alors que son compatriote italien en fait 17 000 sur quatre étages. Largement de quoi expliquer ce différentiel.

Dans le même ordre d’idée, beaucoup de produits vendus à Rome ne le sont pas ici, résolument tourné vers les produits de luxe et non ceux plus répandus dans les surfaces de vente italienne. Je pense par exemple aux Kinder Cards et autres produits vendus uniquement en Italie et non disponibles à la vente en France (même par Internet sur le site Kinder, à moins que vous ne vous faisiez avoir sur Amazon en payant 3 Kinder à 50 euros).

Le restaurant

 Plusieurs endroits de restaurant sont proposés ici : la terrasse extérieure (plutôt pour le café et un en-cas sur le pouce), la simili-terrasse intérieure (plutôt pour des apéros classieux et des repas brefs) et le restaurant situé à l’étage, séparé en deux endroits distincts (plutôt pour un déjeuner / dîner normal).

J’ai été étonnée par le cadre du restaurant du premier étage, qui s’assimile plus à une cantine qu’à un réel restaurant gastronomique. Je ne parle ici que du cadre car les mets servis sont présentés de façon à ce qu’on se sente dans le fameux temple de la cuisine italienne, raffinée et délicatement servie.

Les prix des plats proposés sont corrects (c’est Paris quoi) et permettent de profiter d’un menu à un tarif comparable à un restaurant italien lambda. En revanche, l’assortiment des pâtes proposées permet de varier de ce qui se fait d’habitude, permettant à l’enseigne d’assumer son choix de sortir du lot et mettre en avant des plats différents du commun des restaurants concurrents. Je reste toutefois sur ma faim concernant la qualité des produits. Etant fan de carbonara et étant très difficile en ce qui concerne la qualité de la viande pour les lardons, j’ai eu un petit lot de gras plus que de viande à proprement parler, alors que je m’attendais à de la top qualité. Gustativement c’était très bien, mais quand on s’attarde plus en détails cela penche vers le correct. J’ai également commandé un verre de vin qui n’est jamais venu car le bar étant situé à l’écart, il est possible que des commandes se perdent en périodes de rush.

J’ai donc été moyennement satisfaite du restaurant, correspondant aux prix proposés mais moins à l’idée que je m’en étais faite à l’avance.


Pour résumer, Eataly Paris peut être un endroit à la mode mais qui pourrait rapidement s’essouffler. Pour preuve, il suffisait d’attendre deux semaines après l’ouverture pour ne plus voir de files d’attente et ainsi rentrer sans souci dans l’enseigne.

Vous l’aurez compris, Eataly ne se destine pas à toutes les bourses mais l’assume pleinement. C’est un bon endroit pour permettre aux parisiens bobos (dont je fais partie j’avoue) de faire ses courses avec des produits de provenance différente de ce qu’on peut trouver d’habitude et le fait de pouvoir s’y sustenter, notamment grâce à la terrasse extérieure bien que très petite, saura trouver son public, surtout en prévision de l’été qui, je l’espère, ne saurait tarder.