Divertissements

Viktor Vincent – Les Liens Invisibles

 Après un weekend prolongé de folie et trois soirées d’Halloween plus tard, je me suis tournée vers une sortie plus culturelle mais pas forcément plus terre-à-terre, en assistant au spectacle Les Liens Invisibles, de Viktor Vincent.

Je suis tombée sur ce show par hasard, grâce à une publicité dans le magasine Illimité des cinémas UGC. Ayant toujours été attirée par l’illusion et tout ce que cela comporte de magie et de mentalisme notamment, c’est avec curiosité que je me suis rendue avenue Montaigne ce weekend, afin d’assister au nouveau spectacle de l’artiste, Les Liens Invisibles, qu’il présente depuis le 28 septembre.

Par le biais d’une présence certaine sur scène, Viktor Vincent capte rapidement son auditoire, alors même que l’on ne comprend pas dès le début où il nous emmène. Spectacle mélange de narration, d’illusion et de jeux avec le public, j’ai parfois doucement souri face aux numéros simples qui peuvent étonner les néophytes, mais ai été impressionnée par le final, qui m’a donné à réfléchir sur les mots qui ont pu être glissés dans le discours pour influencer les réponses finales.

Jouant même sur la corde sensible des spectateurs, Viktor Vincent semble là pour nous prêcher la bonne parole (impression que j’ai ressentie quand je l’ai vu présent à la fin du show pour nous saluer tous un par un et ce qui m’a fait très plaisir), mais d’une manière adéquate, en lien avec la tonalité du spectacle. Même si je suis sensible, il est toujours plus qu’agréable de s’entendre dire que nous avons tous notre utilité en ce monde, et que notre existence peut influencer plus qu’on ne le croit.

Les Liens Invisibles fait partie des bonnes sorties parisiennes actuelles, qui est déjà un franc succès et qui permet de s’ouvrir à de nouveaux horizons, tout en laissant fonctionner son imaginaire et son intérêt pour des éléments au bord de la réalité.

Spectacle à la Comédie des Champs Elysées, jusqu’au 31 décembre 2017.

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Koezio : Special Agent Center [Halloween]

Nuit noire, températures basses et parking plein, me voilà aux abords de Cergy en une fraîche soirée d’octobre pour participer à un événement Koezio, enseigne spécialisée dans la formation d’agents spéciaux, avec en plus la thématique particulière d’Halloween se mêlant à cela. C’est parti une pour soirée d’une durée officielle de deux heures, avec des serveurs effrayants, des clowns boiteux et des surprises dans tous les coins.

Un hangar gigantesque de 6000 m², 15 mètres de hauteur (heureusement – on en reparlera) et différents secteurs, tout est prêt pour nous mettre en condition à nous dépenser physiquement … et mentalement, compte-tenu des deux jours spéciaux dédiés à Halloween, avec une participation interdite aux moins de 16 ans.

J’aimerais vous décrire les épreuves de Koezio par le menu, mais il est important de garder la surprise intacte pour le jour où vous vous déciderez à tenter l’aventure. Je peux toutefois vous avouer qu’on y trouve un labyrinthe géant (ici avec des Leatherface qui vous courent après), des jeux à la Fort Boyard (mettre sa main dans des jarres pleines de trucs dégueu, manger des asticots secs (spécial Halloween), escalader tout et n’importe quoi en évitant les clowns, se glisser sur des rouleaux en métal qui tournent, etc.) ou encore un accrobranche (d’où la hauteur de plafond), entre autres.

A la différence de l’événement Koezio classique, limité dans le temps, les parties spéciales pour Halloween durent tout le temps dont on peut avoir besoin pour arriver au bout des différents parcours. Dans mon cas, mon équipe et moi-même avons commencé à 21h30 et nous sommes sortis à plus de minuit : largement de quoi profiter au maximum de l’enseigne. Le Koezio normal ressemblant à un escape game géant, plus porté sur le physique que la réflexion, en comparaison avec les précédents escape games que j’ai pu faire.

Koezio est une très bonne expérience de friend / team building et se donne les moyens de mettre en avant des événements spéciaux, assez bien réalisés pour en faire la publicité. En France, vous trouverez des Koezio à Villeneuve d’Ascq (le premier), Carré Sénart et Cergy. En périphérie des grandes villes, logiquement en raison de l’espace nécessaire : restaurant, bar, espace de jeux et parking compris !

Trêve Hivernale Séries Hiver 2017/2018

Allez hop, nous y revoilà (presque) déjà, la trêve hivernale qui va frapper les séries télévisées (principalement américaines) jusqu’au début de l’année 2018. Pour s’y retrouver, comme tous les ans, une petite liste, mise à jour au fur et à mesure que les informations tombent, sur les dates précises de ces arrêts.

Black Mirror Saison 4

13 Reasons Why Saison 2 : Printemps 2018
American Crime Story Saison 2 : 2 février 2018
Ash vs Evil Dead Saison 3 : 25 février 2018
Black Mirror Saison 4 : ?!
Scream Saison 3 : 6 mars 2018
Stranger Things Saison 2 : 27 octobre 2017
The Tunnel Saison 3 : 15 avril 2018
UnReal Saison 3 : 26 février 2018

D’autres informations bientôt…

Le Comte de Monte-Cristo au Théâtre Essaion

Cela faisait quelques mois que cette pièce me tentait, mais je voulais me replonger d’abord dans l’univers de Dumas avant d’aller voir la représentation du Comte de Monte-Cristo au Théâtre Essaion. Le mois dernier, j’ai donc relu l’oeuvre originale et ai poussé le vice jusqu’à regarder les quatre téléfilms avec Depardieu. Me voilà donc fin prête pour aborder comme il se doit l’adaptation théâtrale de cet illustre roman.

Il est assez ardu de résumer l’ouvrage d’Alexandre Dumas en une pièce d’1h30. Les trois comédiens présents sur scène (Véronique Boutonnet, Franck Etenna et Luca Lomazzi) y parviennent pourtant tout à fait, faisant évidemment l’impasse sur beaucoup d’événements inhérents à l’histoire, mais pouvant être facilement mis de côté. A l’inverses, des éléments passés sous silence lors de différentes adaptations, sont ici mis en avant, comme par exemple la visite de Monte-Cristo au château d’If, lorsqu’il abat les dernières cartes de sa vengeance. Ce choix scénaristique permet d’utiliser une narration originale pour l’oeuvre : les flashes-back.

 Au début étonnante, voire déconcertante, la représentation gagne en puissance au fur et à mesure du dénouement et des tirades issues du livre. Poignantes, d’autant plus quand on sait que le roman de Dumas est inspiré d’une histoire vraie. Les trois acteurs jouent tour à tour le rôle de Dantes / Monte-Cristo et les autres personnages emblématiques de l’oeuvre et nous entraînent dans le tourbillon des événements tragiques et forts. Je pense qu’il est préférable de connaître l’histoire originale afin d’apprécier au mieux la pièce, mais cette dernière reste accessible à tous.

Véritable succès d’Avignon (et en salles) depuis l’année dernière, la pièce continue jusqu’au 11 février 2018 au théâtre Essaion (qui a la particularité d’être une véritable cave parisienne, permettant une bonne immersion au sein du château d’If).

Indochine : 13

Sorti le 8 septembre dernier, le nouvel album d’Indochine s’appelle sobrement 13. 13 comme le nombre d’albums du groupe sorti à ce jour et du nombre de pistes de celui-ci (+ titres bonus + remixes).

13 est déjà très bien positionné dans les classements européens et marque le retour en force du synthétiseur symbolique du groupe. Parmi les derniers albums, j’ai eu un vrai coup de cœur pour La République des Meteors, que je ne peux pas m’empêcher d’écouter sans être émue. Avant tout pour la thématique de la Première Guerre Mondiale, représentée par toutes les paroles des chansons. J’avais même participé à deux dates de cette tournée, c’est dire. Quatre ans après, en 2013, Black City Parade est arrivé, avec le clip très controversé et marquant de College Boy, réalisé par Xavier Dolan. Empreint d’une tristesse bien différente que celle du précédent album, on ressent surtout une certaine nostalgie dans sa globalité. J’écoute bien moins cet album car peu de pistes m’ont tapé dans l’œil, mis à part Memoria et Le Messie.

Nous voilà donc à nouveau quatre ans plus tard, pour écouter 13. Je parlais plus haut de tristesse et on la sent ici plus diluée. Nous retrouvons un premier clip frappant, La vie est belle (réalisé par Aria Argento, qui participe également à la chanson Gloria), et nous découvrons les autres pistes, tantôt punchy (Station 13 et notamment son remix par Talisco), tantôt désespérées (Cartagène) et bien entendu politiques (Trump le Monde).

A mes yeux, l’album n’est pas forcément destiné et n’a pas but à être un succès commercial (même si les ventes sont actuellement assez hautes) mais se tourne vers le public déjà présent auprès des artistes. Nous avons connu des paroles et des musiques plus inventives et on pourra être déçus sur cet aspect. Néanmoins, on reconnaît « la patte » des musiciens, qui continuent à faire passer des émotions avant tout. Objectivement, ce n’est pas le meilleur album du groupe, mais il me contente, ne serait-ce que pour la moitié des pistes qui me surprennent et me font voyager. L’autre moitié ressemblant beaucoup à ce qui s’est déjà fait et ne parvenant pas réellement à sortir du lot.

Si nous suivons la mouvance des derniers albums sortis, il faudra attendre quatre autres années pour avoir des nouvelles d’Indochine. 2021 donc, ce qui équivaudrait également aux 40 ans du groupe, événement que Nicola Sirkis prépare déjà …

The Strain, c’est fini !

J’en parlais en 2014, lors de la diffusion des premiers épisodes. Quatre saisons plus tard, The Strain, tout comme Orphan Black, finit cette année en beauté, puisqu’on parle pas d’une série annulée, mais bien d’une fin prévue, réalisée et diffusée.

Même si elle a pu souffrir de passages à vide, je suis globalement contente de la série, contrairement à l’article de Premiere à qui je pique les superbes images. J’ai trouvé qu’elle ne misait pas tout sur l’action, sans pour autant se borner à rentrer dans le psychologique des personnages plus que de raison, comme peut souvent le faire The Walking Dead, pour ne citer qu’elle.

A des degrés différents, toutes les saisons m’ont plu. Les personnages principaux ne sont pas immortels (contrairement à certains de leurs ennemis) et il est difficile de prédire les événements qui vont venir. Je ne l’ai jamais fait mais j’ai souvent été tentée de lire les romans de Guillermo Del Toro, qui a littéralement créé un univers entier à travers les livres et la série. Je me suis pour autant avec facilité attachée aux personnages, d’autant plus que j’appréciais tout particulièrement certains des acteurs, comme Corey Stoll, David Bradley et Richard Sammel.

Je trouve que la série s’est finie vite et bien, car quatre saisons est pour moi une durée parfaite pour clôturer une série. Il y a parfois eu des longueurs mais dans la globalité, elle a su s’arrêter à temps pour ne pas faire traîner une franchise plus que de raison.