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Roux ! : l’Exposition au Musée Jean-Jacques Henner

Malgré une faible publicité (pour tout vous dire, l’unique fois où j’ai entendu parler de cette exposition était lors d’une brève chronique dans Télématin), le musée Jean-Jacques Henner ne désemplit pas, encore plus en raison de son exposition actuelle, dédiée aux roux ! Et c’est avec étonnement que j’ai remarqué que très peu de visiteurs ne l’étaient, roux.

Sur plusieurs niveaux, l’exposition se découpe autour de plusieurs thématiques : art ancien, publicité ou loisirs, peintures, ou encore vie de tous les jours. Vous trouverez donc au rez-de-chaussée un reportage d’une quinzaine de minutes sur les roux à travers la société, via différents échanges avec les personnes concernées, dont entre autres Axelle Red et Audrey Fleurot. Le reportage donne également la parole aux roux moins célèbres mais tout aussi représentatifs et touchés que les autres par les brimades subies à l’âge ingrat.

Pour un prix modique (six euros l’entrée en plein tarif), le musée ne recherche pas l’exhaustivité (pas d’interview de Mylène Farmer au catalogue !), mais à traverser le monde de l’art où la présence rousse se fait ressentir. Parfois choquante (avec le Christ roux), parfois représentative d’une pensée biaisée ou de coutumes populaires (rousse comme une putain ou une traîtresse).

L’exposition, qui peut sembler petite au premier abord, est à la mesure du musée Henner et n’en est pas épurée pour autant. Elle permet d’aborder le sujet et les problématiques d’une minorité qui s’exprime (ou a la parole) moins que les autres, créant sur son passage autant de haine que d’admiration.

Exposition jusqu’au 20 mai 2019 au musée Jean-Jacques Henner à Paris

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Le Musée Phallologique Islandais

s5_logoCréé en 1997 et situé dans la capitale islandaise, Reykjavik, le Musée Phallologique Islandais est une institution dans la culture locale. Unique au monde, le Musée National des Phallus saura vous faire découvrir l’intimité de la quasi intégralité des mammifères, soit 217 zizis exposés.

Situé dans l’une des artères principales de la ville, ce musée est un passage obligé de par sa légitimité reconnue et son incroyable collection. Tout en sachant ce que j’allais y trouver, j’ai tout de même été particulièrement impressionnée par la présentation de la plupart des modèles : ceux-ci étant conservés dans du formol. Je m’étais imaginée toutes sortes de modèles possibles, que cela soit des photos, des moulages, ou encore des représentations en bois ou en métal (toutes celles que je cite sont d’ailleurs présentes), mais je n’avais bêtement pas pensé au formol, qui permet pourtant une bien meilleure restitution.

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Du mouton à la baleine, en passant par le moulage intime du créateur du musée, vous verrez ici toutes sortes de kikis, en plus de 300 œuvres d’art se rapportant au sujet concerné. A noter également, en plus de la présence de prépuces de notre espèce, celle d’un pénis humain depuis 2011, don effectué post-mortem au musée. Reconnu à l’international, vous pourrez aussi payer l’entrée en euro (8) et bénéficierez d’un livret en français pour vous détailler les espèces exhibées. En bonus, vous pourrez vous laisser tenter par la boutique de souvenirs, assez taquine.