tourisme

Beaune sous les meilleurs hospices

Passant mon 31 décembre à Beaune (mais également les 28, 29 et 30), j’ai décidé de redécouvrir cette ville que je n’avais fait que traverser lors de routes de vins et visites de vignobles. L’occasion de visiter les hospices de Beaune, le centre ville et un restaurant à proximité.

Les hospices peuvent se constituer du centre hospitalier récent, du domaine viticole et de l’Hôtel Dieu. C’est surtout ce dernier que j’ai visité, le temps d’une heure, sans avoir choisi la visite guidée mais en autonomie avec mon audio-guide. La visite se fait en quasi intégralité en intérieur, seules la cour et quelques coursives sont en extérieur. Chaque salle comporte des chapitres liés à l’audioguide et sont différents selon celui pour les adultes et celui pour les enfants, qui ont des descriptifs je suppose plus funky que les nôtres (il est quand même question d’un hospice, de gens malades et de tout ce que cela comporte scientifiquement parlant). La première salle par exemple, sur la troisième des photos ci-dessous, montre l’immense dortoir aux lits apposés conjointement, ainsi que les charpentes au style étonnant qui ont attiré toute mon attention.

D’autres salles montrent la vie de tous les jours, que cela soit des cuisines au laboratoire, nous montrant les instruments ou encore les habits de l’époque, pourtant si peu lointaine que cela. On se rend d’autant plus compte des progrès rapides de la médecine moderne en les comparant avec ce que l’on faisait encore il y a peu, sur l’échelle de l’humanité évidemment. La reconstitution de la cuisine par exemple comprend un grand souci du détail, avec le mannequin de la sœur, les pommes de terre et les lapins sur le plan de travail.

 En fin de visite, peu avant la boutique, vous trouverez la salle dédiée au polyptyque du Jugement Dernier, admirable sous une lumière tamisée et bénéficiant d’une loupe qui passe de temps en temps devant les tableaux pour en regarder tous les détails. Cette salle m’a subjuguée par la qualité et le degré de maîtrise de l’oeuvre, qui fait tout de même plus de 2 mètres sur 5 et comprenant quinze panneaux.

La dernière salle nous propose des thèmes plus actuels avec les vignobles alentours et les événements liés aux ventes des vins des hospices de Beaune, dont vous pourrez en trouver quelques uns à la boutique. J’y ai justement fait ma touriste en y achetant un savon aux graines de moutarde et un shampoing au Chardonnay, et toc.

Me promenant ensuite dans le centre ville, je vais simplement mentionner le restaurant où j’ai pu prendre une boisson chaude et déjeuner ensuite, le Belena. Comme il faisait bien froid, des plaids étaient disposés sur quasiment chaque siège de la terrasse chauffée. C’est déjà une petite attention qui me plaît beaucoup. Le personnel était aux petits soins et très agréable, offrant un biscuit avec le café et permettant aux clients de venir avec leurs chiens. On ne m’a d’ailleurs pas mise dehors alors que je n’avais commandé qu’un café à 11h30, où on commence généralement à sortir tout ceux qui ne mangent pas (je viens de Paris, c’est peut-être pour cela que je suis agréablement surprise à chaque fois qu’un restaurateur est courtois). Ayant finalement décidé d’y rester déjeuner, j’ai profité d’un burger au fromage des Moins (le reste de la gastronomie bourguignonne je connais, ramassant et cuisinant moi-même mes champignons et mes escargots) accompagné d’un kir (cette spécialité là je ne me la refuse jamais).

Ayant continué le reste de mon périple chez un ami je n’ai plus rien d’autre à vous raconter mais vous conseille bien de vous arrêter dans cette ville pour visiter et / ou vous sustenter.

Une Foodie au Danemark

On parle beaucoup du régime niçois, mais le scandinavien m’est apparu pas mal non plus ! Poissons du jour, céréales, fromage blanc … tout pour plaire ! Mais en vrai, on mange quoi au Danemark ?

Hé bien mine de rien, on mange à peu près la même chose que chez nous. Un mélange américain / européen, avec toutefois un bel effort sur la nourriture biologique. Pour commencer la journée, rendez-vous chez Kalaset pour un petit brunch vous se remplir le ventre. Au menu : fromage, fromage blanc (et son muesli), salade, pommes de terre, omelette, fruits … Je vous conseille d’arriver avant 10 heures, l’heure de pointe, sinon votre nom est mis sur un petit tableau le temps qu’une place se libère, cela à cause de la renommée du lieu.

FullSizeRender

Que des belles choses pour entamer la journée. Surtout quand on craque en plus pour des pancakes chocolat-banane… Mais point de Nutella ici ! Du chocolat fait main, biologique, et nettement moins sucré !

FullSizeRender (1) Comme à chacun de mes périples, il faut toujours que je passe au Starbucks, plus par comparaison que par réelle envie quand je suis à l’étranger. Je n’ai ici pas été déçue non plus, puisque les tartes aux pommes remplacent allègrement les muffins. Pour le soir, plusieurs options (qui se combinent d’ailleurs) : un verre chez Mikkeler, spécialiste de la bière, avec plus d’une cinquantaine de variétés en pression, toutes avec des noms incompréhensibles pour nous français.

Filez ensuite vers le Copenhaguen Street Food, tout au bout de la petite île, pour découvrir mille saveurs. Et pour cause ! Le CSF est un énorme hangar avec, au bas mot, une trentaine de stands différents, avec des mets du monde entier. Antillais, asiatique, scandinave, vegan … il y a ici de tout pour faire un monde. Le temps de craquer pour une saveur bizarre mais représentative du coin : un hamburger aux crevettes avec ses patates douces ! Il ne faut d’ailleurs pas que le mot « hangar » vous rebute car la plupart des mets se prennent à emporter, pour les déguster sur les chaises longues donnant directement sur le fleuve.

IMG_1987

Pour finir, j’étais obligée de m’arrêter dans diverses supérettes afin de traquer les mets normaux, ceux que les locaux vont acheter pour manger au bureau ou chez eux. Et j’ai trouvé ! Un pain aux céréales (des céréales au pain tant il y en a) servant de sandwich. Hors sandwich américain, la plupart des pains utilisés dans les sandwiches ressemblent à ceux-ci : un petit délice croquant tellement les céréales garnissent la mie. De fait fort copieux, il suffit à caler pour un après-midi (regardez-moi ça, on voit à peine le pain !).

IMG_2016J’ai hélas peu trouvé de poissons, le Danemark favorisant finalement plus la diversité que sa propre nourriture, mais toujours de façon saine, même quand il est question de plats gras ou sucrés si on les mange chez nous. Ce que je retiendrais de ce weekend : une bonne qualité de vie, des habitants agréables, une ambiance délicate et calme permettant une réelle quiétude. A noter également la phrase que je me suis répétée pendant ces trois jours : « Ce n’est pas cher … pour Copenhague ! », car en effet les prix sont au-dessus de la France et la devise incompréhensible ne favorise rien, mais qu’est-ce que ça fait plaisir !

Une Foodie en Islande

Fan de poisson, un peu moins du froid, mais il on ne peut pas tout avoir, c’est avec joie que j’ai découvert l’Islande, ses musées, ses excursions, ses sources d’eau chaude, ses aurores boréales … et ses restaurants.

Restaurant Scandinavian

Restaurant Scandinavian

Bien que l’Islande soit connue pour ses brochettes de baleine ou encore son requin faisandé, je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre de ces plats. Pour cause, la plupart des restaurants de Reykjavík sont affublés d’un logo indiquant « nous ne servons pas de baleine ici ». Je me suis donc rabattue sur du poisson à plusieurs reprises, et j’ai craqué pour un hamburger (histoire de me mettre en bouche pour New York quelques jours plus tard). Je ne mentionnerai pas vraiment le poisson séché que j’ai également acheté (Harðfiskur), qui se mange comme des chips.

IMG_2409 Je préfère vous le dire d’emblée, la vie est chère en Islande. Quand on est un touriste européen en tout cas. Pour les plats que vous voyez plus haut, dégustés au restaurant Scandinavian, il faut compter une trentaine d’euros pour une assiette et une bière. Il m’a été difficile de trouver un établissement qui semblait bien, car il y a pléthore de brasseries qui ne semblent pas faire dans la gastronomie. Heureusement, le Scandinavian faisait partie de la bonne tranche des restaurants. Bien cuit, bien copieux, le saumon servi était de très goût, en plus de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

Sur mon espèce de road trip, j’ai pu également goûter une spécialité, celle de la soupe de tomate fraîche faite sur place, dans des serres chauffées grâce à la bio-thermie dont dispose le pays. Servi avec le morceau de pain le plus gros que je n’aie jamais vu de ma vie, la soupe (au prix modique de quasiment dix euros, je vous avais prévenus) était un pur délice. Une vraie soupe, comme à la maison avec les tomates du jardin. Et puis avec une température de -15 dehors, une soupe bien chaude ne peut jamais faire de mal !

Autre étape gustative, le Public House Gastropub, situé en plein cœur de la capitale, comme le premier. Aussi cher que les autres établissements, les portions étaient en revanche bien plus petites, voire minimalistes. Je me suis donc décidée pour un petit hamburger respectable, avant d’aller prendre un dessert dans l’un des rares salons de thé de la ville, où tous les desserts font saliver.

IMG_1077

L’Islande a bien des particularités, mais n’ayant pas pu goûter les plats les plus typiques, la gastronomie n’est pas ce que j’en retiendrais. A noter que vous trouverez également une belle collection de bières nationales !