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Une Foodie à Saint-Jean-de-Luz

Qui dit vacances dit également l’occasion de goûter la cuisine locale. Fort heureusement à Saint-Jean-de-Luz, vous trouverez votre bonheur tous les matins au marché aux poissons si vous êtes aussi fans que moi de la nourriture de la mer. Sinon, il y a aussi les restaurants gastronomiques de la ville, dont le restaurant Les Lierres, situé dans l’établissement de l’Hôtel Parc Victoria, et référencé au guide Michelin. Et en fin d’article une petite mention spéciale au Brunch House, qui m’a donné une excellente raison de me lever de bonne heure le dimanche matin.

Pour une fois, je vais également mentionner ici le décor du restaurant, qui a sa place à part entière dans ma critique gastronomique. Situé au cœur du parc privé Victoria, où vous trouverez oiseaux et chats en liberté, le restaurant bénéficie de plusieurs salles, dont, celle que j’ai choisie, au bord de la piscine de l’hôtel.

La carte comprend des mets variés et met aussi bien à l’honneur la viande que les poissons. Vous y trouverez également des indications mentionnant les plats sans gluten, végétariens ou omnivores. Je ne fais pas un mystère des prix qui sont visibles en zoomant sur la carte que j’ai jointe, mais également sur leur site internet. Ils sont en accord avec le haut de gamme du lieu et de la cuisine et ne sont donc pas surprenants.

Les plats servis sont fins et innovants, tout en restant dans le style de la cuisine traditionnelle. Pour prendre un exemple, le foie gras qui m’a été présenté n’était pas accompagné de figues, comme cela est bien souvent le cas, mais de poires. Permettant ainsi un joyeux mélange sucré / salé mais changeant des habitudes. Le personnel est aux petits soins, malgré un temps d’attente un peu long à la prise des commandes pour ma part, et la gestion globale du repas est très bien réalisée. Un bel endroit où se ressourcer donc, dans un cadre des plus agréables.


Comme précisé en début d’article, je vous touche également quelques mots à propos du Brunch House situé en bord de mer, à tel point que vous l’avez directement en face de vous à quelques dizaines de mètres de la plage seulement.

J’ai découvert ce restaurant en passant devant et en zieutant sur les assiettes des clients attablés. Renseignements pris, j’ai donc décidé d’y passer le dimanche matin suivant, afin de tester leurs produits.

Proposant des accompagnements, boissons et plats variés, The Brunch House met en avant des mets locaux mais pas que, et permet d’avoir une assiette bien remplie et diversifiée. Un passage obligé pour profiter de la mer au petit matin, même si les brunches peuvent être pris jusqu’à 15 heures.

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Une Foodie en Martinique

Après les aventures d’une foodie en Guadeloupe et à La Réunion, escale professionnelle cet été en Martinique, à Fort-de-France principalement, mais pas que !

Ravie par ma virée culinaire de Guadeloupe (les sorbets coco bon sang, on y reviendra), un peu moins par celles de La Réunion où j’ai eu beaucoup de mal à manger « local », je me suis retrouvée pour deux semaines et demi, seule à Fort-de-France. Je précise le « seule » car je pense que j’aurais bougé plus si j’avais été accompagnée comme précédemment. Je me suis donc limitée à des lieux communs, représentant les restaurants et bars que j’ai préférés. On commence par le pire et on finit par le meilleur.


Le Dôme – Hôtel Karibea La Valmenière [Fort-de-France]

Oui désolée je commence direct et je mords la main qui me nourrit (ou tout du moins m’a logée) mais c’est un coup de gueule global. Entre le bar qui est fermé tout le weekend et le restaurant qui propose une carte où chaque plat a le même prix, ça ne va pas du tout. Et c’est le gros défaut des restaurants de la chaîne Karibea : proposer une formule avec des prix fixes, sans aucune flexibilité. Genre là c’est 23€ le plat, que vous preniez un succulent poisson ou une salade César. Si vous voulez seulement une entrée ou seulement un dessert (je ne blague pas, étant fan de dessert je fais souvent ça), hé bah vous pouvez aller retourner dans votre chambre pour grignoter des chips devant la télé. Je trouve ça véritablement déplaisant de me voir imposer un menu et un prix fixe aussi haut, tout le monde n’ayant pas des notes de frais illimitées.

J’ai dîné deux soirs au Dôme : le premier dimanche de mon arrivée où je n’avais pas envie d’aller bien loin, ne connaissant rien de la ville, et le second dimanche, où j’ai peiné à trouver un restaurant à Fort-de-France ouvert le dimanche (et les critiques de l’Hippopotamus ne me disaient rien qui vaillent). Les plats que j’ai pris étaient bons et bien présentés mais c’est hélas tout ce qu’il y avait autour qui m’a déçue. On ressent également beaucoup trop de zèle pour peu de choses au final, ce qui fait que je n’ai pas réussi à me sentir à l’aise au sein du restaurant, dans ces moments de calme entre chaque passage de la serveuse toutes les minutes pour savoir si j’allais bien. Next.

Boulangerie La Fée Sylda [Fort-de-France]

Mouais. Au début oui, puis en fait non. Presque 4 euros la part individuelle de pâtisserie, même à Paris (et archi fan de sucre) je paye rarement mes friandises aussi cher ! Je m’attendais donc à quelque chose de succulent. Hé bien non : trop sucré, peu de goût, très gras, cela me fait de la peine à dire mais j’avais l’impression de manger un dessert vendu dans le rayon pâtisserie d’un supermarché. Les sandwiches achetés à partir de 16 heures ne sont plus vraiment bons pour le dîner et doivent vraisemblablement être préparés très tôt pour toute la journée plutôt qu’au fil de l’eau.

Le Petibonum [Le Carbet]

 Expérience mitigée au Petitbonum car j’ai bu plus que je n’ai mangé. Ayant découvert et fortement apprécié le Babaorum (il viendra plus tard dans la liste, heureusement pour lui), j’ai eu envie de déjeuner dans un autre restaurant du même propriétaire. Avec sa plage réservée, ses transats et son look lounge destroy, je dois dire que le bar restaurant avait tout pour plaire. Sauf quand j’ai fini mon milkshake et que j’ai voulu déjeuner et qu’on m’a rétorqué que je n’avais qu’à le dire en arrivant, j’aurais eu de la place, là maintenant c’est complet. Sauf qu’aucun serveur ne m’a demandé si j’étais là pour boire un verre ou déjeuner. On m’a dit qu’on me mettait sur liste d’attente. Les cuisines étaient prêtes, j’avais faim, mais j’ai fini mon mojito et je suis repartie, ayant eu pendant ce temps-là trois fois le temps de manger puisqu’aucun client n’était encore arrivé pour déjeuner. Je suis ressortie passablement déçue et la larme à l’œil du peu de considération et d’esprit client dont a fait preuve l’enseigne, de quoi gâcher une journée de soleil. Je ne peux donc même pas critiquer la cuisine servie, qui restera pour moi un mystère. Boudiou que j’avais envie de ce burger.

Snack Élizé [Madiana]

Je ne pensais honnêtement pas qu’un fast-food arriverait si loin dans ma liste. Comparativement au Mac Goulou … Non raté, comme en Guadeloupe je n’ai pas succombé à l’appel de ce mets de choix. Bien qu’étant une enseigne de restauration rapide, le snack Elizé propose des plats typiques (lambis, poissons) et des accompagnements variés (lentilles, frites, riz …) : cela a suffi pour que j’aie une bonne image de l’enseigne. Je ne m’étendrai pas plus en détails sur la chaîne mais elle a le mérite de mettre en valeur les produits locaux, ce qui est un très bon point à mes yeux.


Et maintenant nous arrivons au trio de tête, à considérer comme les meilleurs restaurants où j’ai pu manger en Martinique.

Le Grand Bleu [Fort-de-France]

Guidée par mon client, j’ai découvert ce joli restaurant bien caché au fond de la carèneantilles à Fort de France. Le Grand Bleu est bien connu des habitués, moins des touristes, en raison de sa localisation discrète. On y mange bien, très bien même, des plats typiques et d’autres moins, comme le steak de kangourou bien tendre que j’ai choisi. Les accras pris en entrée étaient très bons, pas trop épicés comme c’est souvent le risque ici, et l’accueil ainsi que la prise en charge très honorable. Je ne me suis hélas pas plus attardée pour vous décrire en détails le restaurant et la carte mais je le mets dans le top de ma liste grâce à la qualité de la nourriture servie et à la vue qu’ont les clients lors de leur repas.

Le Hanoï [Fort-de-France]

J’ai découvert le Hanoï car il se trouvait être, avec le Babaorum, l’un des restaurants les plus proches de mon hôtel. Le Hanoï ayant en plus le bonus de posséder un parking pour les clients, ce qui est assez rare pour être souligné. Commençant mes journées très tôt, il m’était véritablement agréable de savoir que je pouvais y dîner dès 18 heures. Et ça ne traîne pas au Hanoï, à ma première visite : arrivée à 18h, prise de commande à 18h05 et servie à 18h10. Cette rapidité dans le service m’a fait douter quant à la qualité de la nourriture préparée mais j’ai été rassurée en commençant à manger.

J’avais lu sur les internets que les plats étaient copieux mais ayant vraisemblablement très faim je n’en avais pas tenu compte. Je me suis rendue compte de mon erreur en ayant pris des nems en entrée avant mon plat. Je n’ai pas réussi à finir le plat tellement j’avais à manger. Je me suis donc contentée les autres soirs de seulement un plat, ce qui était tout à fait suffisant pour moi. Le restaurant dispose d’une carte très variée avec des prix plus que corrects quand on compare avec les autres enseignes aux environs. Je confirme ce qui m’avait été dit de vive voix : sûrement le meilleur restaurant asiatique de la ville.

Le Babaorum [Fort-de-France]

Finalement mon coup de cœur de mon périple professionnel s’est fait pour le Babaorum. Proche de mon hôtel (ce qui a facilité ma découverte de l’endroit), j’ai également bénéficié de la coupe du monde et des événements organisés par le bar pour l’occasion pour aller voir de quoi il retournait. Le Babaorum est un bar / restaurant agréable et grand, qui propose une large variété de cocktails, très bien réalisés. Les prix peuvent être le point à améliorer (7€ le verre de vin hm) mais dans l’ensemble, on dispose ici d’un réel rapport qualité / prix et on sait pourquoi on doit payer un peu plus cher qu’ailleurs. La clientèle est un peu plus métropolisé que dans d’autres endroits, ce qui permet un vrai partage entre locaux et touristes.

J’avais quelques appréhensions avant d’y mettre les pieds car le restaurant interdit l’utilisation du téléphone portable en salle. Moi qui avais surtout besoin d’un endroit où je pouvais être bien pour travailler tout en me sentant en sécurité, j’ai heureusement réalisé que c’était une utilisation sonore (donc mails et textos ça passe). Et si vous souhaitez répondre à un appel, il vous suffit de vous rapprocher de la partie bar. Ici aussi les assiettes sont bien copieuses et vous en avez pour votre argent. Le personnel a toujours été des plus agréables avec moi, jusqu’à me prêter de l’anti-moustiques pour éviter que j’attrape une 47ème piqûre sur la jambe. Je recommande Le Baba, que cela soit pour venir prendre un verre ou pour déjeuner / dîner.


J’espère que cet article pourra vous être utile pour vos déplacements, personnels comme professionnels et que vous pourrez trouver, ce qui n’a pas été mon cas, sans doute en raison de la hors saison touristique et des sargasses, des sorbets coco faits directement à la sorbetière sur les plages, comme j’en mangeais tous les jours en Guadeloupe !

Une Foodie au Havre [Kyriad]

Je n’ai sûrement pas fait le tour de tous les hôtels et restaurants du Havre, mais j’en ai quand même épuisé un petit quota ! Mon périple en ces terres étant maintenant terminé, voilà le dernier article de la saga foodie dédiée au Havre.

Jour 1

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Du poisson et de la viande, autant se la jouer sur les deux tableaux dès le début. En entrée, une mousse de saumon et en plat une brochette de poulet. Tout va très vite, à peine le temps de commander que l’assiette est déjà arrivée, à peine le temps de la finir qu’elle est déjà retirée. J’exagère un petit peu mais l’idée est là, je suis censée me détendre et je n’ai pas l’impression d’avoir le temps de souffler, alors même que nous sommes au dîner et donc logiquement non pressés par le temps. Premier jour mitigé car je ne parviens pas à me sentir à l’aise à table, un comble. Les serveurs et serveuses sont toutefois courtois et font preuve de bons sentiments, je prends donc mon temps pour rendre mon verdict.

Jour 2

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A table midi et soir en ce deuxième jour au restaurant du Kyriad que je n’avais pas encore cité : le Karousel. Les plats s’enchaînent et me révèlent que la cuisine n’est pas forcément du plus haut de gamme mais le restaurant semble pourtant y mettre les formes avec une large dose de bonne volonté. Poisson le midi, viande le soir, je tente au maximum de varier les plaisirs en parcourant à loisir l’étendue de la carte. Je vois le repas du terroir qui me fait de l’œil (à base de trou normand, de livarot, d’andouille, de camembert, de pommeau, de crêpe flambée au calvados, de saumon mariné au cidre aaaah), mais je ne sais pas encore si je craquerai un jour dessus, ayant trop peu de temps pour manger le midi et ne voulant pas rouler sous la table en ingurgitant tant de nourriture au dîner. Cela me conforte en tout cas de voir qu’il y a bien des plats régionaux servis ici. Quoiqu’il en soit j’ai trouvé mon petit canard très bon, peut-être grâce au verre de vin rouge, qui ce soir m’a été servi avant mon plat, ouf !

Jour 3

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Tarte aux pommes au miel

Encore du canard, vous avez percé le secret de ma longévité : du canard à tous les plats et à toutes les sauces. Quoique je puisse dire la même chose du poisson, du foie gras … bref, évidemment j’ai déjà regardé s’il y avait du foie gras au menu. Troisième jour et je me refuse toujours à choisir le buffet de hors-d’œuvre en guise d’entrée. Souhaitant tout de même goûter des plats du coin, je me suis décidée pour un filet de limande en plat et un fondant au caramel au beurre salé d’Isigny en guise de dessert, un vrai petit régal !

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Jour 4

Aurais-je finalement jugé trop sévèrement au premier plat ce restaurant ou m’habituais-je aux plats moins sophistiqués comme j’en ai pourtant l’habitude ? La nourriture n’était certes pas comme dans un restaurant étoilé, mais la forme et le fond étaient tout de même présents. Au début peu à mon aise, j’ai pu me familiariser avec les lieux et les membres du personnel, ce qui m’a peut-être manqué dans d’autres établissements, faute de temps. Je n’ai pas évoqué les petits-déjeuners mais ils étaient assez fournis, présentant aussi bien des pains au chocolat que du jambon.

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Blanc de poulet / jambon / Livarot coulant

Pour résumer je situerais la cuisine du Kyriad / Karousel au-dessus de celle servie à l’Ibis du Havre, mais en-dessous de la star incontestée jusqu’alors : le Novotel.

Sea & Sex au Havre (No Sun)

A chaque fois qu’elle est en déplacement, dans ces fameuses chambres d’hôtels impersonnelles, Chloé s’ennuie. On pourrait d’ailleurs se demander pour quelle raison elle s’ennuie puisqu’elle ne fait pas plus de choses chez elle. Elle traîne sur internet, lit les bouquins qu’elle a dans son sac et, comble du raffinement, bénéficie même d’une télévision dans sa chambre, ce qu’elle ne possède même pas dans son propre logement. Seulement Chloé ne s’y sent pas chez elle. Contrairement à chez elle où elle ne sait pas laquelle est sa place. Alors elle profite de ces moments pour prendre du temps pour elle : rester une heure durant dans la baignoire avec une tasse de thé fournie par la maison, se promener juste un peu dehors, histoire de dire qu’elle est sortie, mais pas trop pour éviter la frayeur de se faire agresser, prendre un apéritif à chaque repas, voire même un digestif selon l’humeur du jour, au risque de se noyer dans l’alcool triste.

Allant prendre place à une table du restaurant de l’hôtel ce soir là, elle répond, rieuse à la question du serveur qui lui demande si elle est seule par un : « Oui, malheureusement« , avec une œillade pétillante à destination d’un jeune trentenaire assis comme elle, seul à une table. Brun comme l’ébène, le style Keanu Reeves / Jérôme Kerviel, tout à fait son genre si elle devait en avoir un. En donnant au serveur son numéro de chambre pour qu’il sache à qui adresser l’addition, Chloé espère que cela ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd dans la salle.

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On n’était que lundi soir et c’était déjà une salle semaine. Revenue récemment de vacances, elle disait au revoir à des jours emplis de soleil et de bonne humeur, pour se renfoncer à nouveau dans la monotonie du travail. D’une, elle était en déplacement dans une ville qu’elle exécrait, de deux, elle changeait également de lieu de travail et de collaborateurs compte-tenu de son nouveau lieu de prestation sur Paris. Rajoutons à cela la perspective d’un enterrement ayant lieu cette semaine et la boucle était bouclée pour qu’elle se soit levée d’un très mauvais pied le matin même.

Bien qu’elle reste mélancolique, elle pleure beaucoup moins. Depuis quelques temps, elle est en colère. En colère contre tout le monde, en colère contre ceux qui la traitent d’hypocrite alors qu’elle leur dit justement ce qu’ils veulent entendre pour ne pas se braquer, alors qu’on la force à aimer des gens qu’elle n’apprécie pas, alors qu’elle se force à ne pas aimer des gens avec qui elle souhaiterait passer beaucoup plus de temps, alors qu’on tente de lui faire dire et faire le contraire de ce que sa tête et son cœur souhaitent.

Ayant fini de dîner et ayant eu l’impression de s’être perdue dans ses pensées pendant deux heures alors même qu’elle n’avait passé que dix secondes dans l’ascenseur qui la menait à son étage, Chloé sort de sa poche la clé de sa chambre, prête à affronter une nouvelle soirée d’ennui profond. Son Keanu Reeves à la barbe de trois jours bien entretenue, vu au restaurant, est là, à l’attendre devant la porte de sa chambre. Tous les deux le sourire aux lèvres, elle ne souvient plus qui le premier a dit bonjour à l’autre. En refermant la porte derrière eux, elle note toutefois de se souvenir de lui demander son prénom à celui-là, qu’elle puisse s’en rappeler pour la postérité.

Aux Ducs de Savoie [Une foodie en Haute-Savoie]

La montagne, en temps normal ça me gagne. Plus ou moins même en sachant que mon ex compagnon a souhaité garder mes skis à 400€ pour pouvoir les donner à sa nouvelle conquête pour laquelle il m’a quittée. Nice dude. Bwef, j’ai voulu grandement me changer les idées quelques jours entre Noël et le Nouvel An, pour essayer de rentrer sur Paris d’un meilleur pied.

_DSC0249bis J’ai commencé à chercher des hôtels assez tard (genre à la mi-décembre) et évidemment tout était complet, partout. A deux doigts de renoncer, un hôtel m’a rappelée pour me prévenir d’un désistement. Ni une, ni deux, j’ai pris mon chat sous le bras et je partie Aux Ducs de Savoie, à quatre kilomètres de Megève. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en moult détails mais je vais me concentrer comme à mon habitude sur la nourriture servie. Je peux toutefois vous parler du confort intérieur de l’hôtel mais aussi de la multitude d’activités proposées pour prévenir face à l’absence de neige (salle de ping-pong, de musculation, de lecture, sauna, jacuzzi, etc.). Ce qui était parfait vu que je n’ai pu skier qu’une seule journée.

Le restaurant propose chaque midi et chaque soir un menu différent, tout en laissant dans le même temps le choix dans la carte. Je vais devoir faire un condensé de ce que j’ai mangé pendant plusieurs jours, en ne décrivant pas tout à chaque fois car ça ne serait pas intéressant, ni pour moi ni pour vous. Egalement, je n’ai pas toujours pris les menus en photo donc je ne saurais plus avec exactitude vous dire qu’était quoi (comprenez : les menus sur les photos ne correspondent pas toujours aux plats photographiés)…

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Les menus sont à chaque fois très complets et essayent de varier entre poissons et viandes différentes. A chaque repas nous avons également droit à choisir entre un plateau de fromages et du fromage blanc. C’est dire s’il est impossible d’avoir faim en fin de repas. A savoir en outre, que les dîners présentent un plat de poisson mais également un plat de viande. Les quantités servies sont adéquates, ce qui permet de ressentir encore une légère faim quand viennent les desserts. Je parle de desserts au pluriel car le dîner propose à chaque fois une entrée spéciale ou bien le buffet de hors-d’œuvres, mais aussi un buffet de desserts. Crème brûlée, mousse au chocolat, crème au caramel, macarons, bûches de Noël, fondant au chocolat, île flottante, clafoutis, fruits de saison, tartes… Si vous ne trouvez rien à votre goût c’est que vous le faites exprès. Les feuilletés sont bien faits et les sauces ont l’avantage d’être disposées dans un récipient séparé et non directement sur les mets.

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Les plats sont fins, raffinés, et les rations sont bien dosées afin d’obtenir le juste équilibre entre trop et trop peu. Il faut également savoir qu’il ne faut pas être radin, étant donné que chaque repas coûte 39€, je suis restée trois jours, je n’ose pas encore faire le calcul. Pour conclure, les quatre étoiles de cet hôtel / restaurant sont tout à fait méritées, aussi bien concernant la qualité des chambres que celle de la nourriture servie.