Mois: décembre 2014

Pire Saint Sylvestre à jamais

Je t’aime. Mensonge. Je ne vois personne d’autre. Mensonge. Je ne te quitterai pas. Mensonge. Je ne te trompe pas. Mensonge. Je n’ai pas de temps à t’accorder. Mensonge. Je te quitte pour être seul. Mensonge. Même dans les phrases les plus douloureuses il n’y a que des mensonges.

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L’année 2014 aura été une fois de plus une année à mensonges. Une année où aura prôné l’irrespect, la malhonnêteté et l’absence totale d’intégrité. Une année où les mensonges se seront tellement accumulés qu’ils se sont contredits et auraient même pu être risibles s’ils n’étaient pas si poignants.

Une année où six mois de bonheur auront fait face à six mois de détresse et de dépression. Et malheureusement, même si la Terre va passer en l’an 2015, ces mois ne seraient pas près de s’arrêter comme on claque des doigts en pensant prendre des résolutions que l’on ne tiendra jamais.

Les mois de détresse ont commencé par une immense déception, une énorme peine, suivie par une dure claque pour se finir avec pertes et fracas. Quand quelqu’un mise autant sur la confiance et l’honnêteté, il n’y a rien de pire que de découvrir que charité bien ordonnée ne passait pas par soi-même. Que toute la franchise et la vérité que cette personne demandait, elle ne l’appliquait même pas. Et pire encore, faisait culpabiliser que l’on puisse croire qu’elle mentait. Alors on doute, on se dit qu’on pense à mal parce qu’on a souvent été quittée, souvent été trompée, et que l’on n’a juste plus confiance en personne. Et puis on se rend compte, comme sous le choc d’une bombe, que cette personne qui se voulait si digne de confiance, qui se plaçait si au-dessus des autres, mentait autant que les précédents, voire plus.

Avant cela, je me sentais merdique. Si cette personne ne veut plus de moi, ne veut plus me voir, même pas en ami, c’est que je dois être l’être le plus lamentable, le plus misérable que la Terre ait porté. Si cette personne fait aussi peu preuve de compassion à mon égard, c’est que je ne le mérite simplement pas.
Mais après cela, je me suis senti encore plus merdique, alors même que je pensais que cela ne puisse pas être possible. Merdique au point que l’on passe son temps à me mentir, à me tourner le dos, à me dénigrer, à me considérer comme un simple mouchoir jetable froissé jusqu’à le casser.

Tous ces articles où je pensais qu’Elato existait, mais que ce n’était qu’une simple paranoïa de ma part, étaient bel et bien vrais. Toutes ces fois où je me réveillais en pleurant et tremblant d’imaginer des choses que je ne pensais pas vraies, j’ai réalisé qu’elles l’étaient. Quand votre compagnon vous présente une amie en souriant, jamais, jamais, vous n’auriez osé penser qu’il vous quitterait quelques semaines plus tard pour se mettre avec elle. Tout en soutenant mordicus qu’il n’en est rien.

Vous qui entrez ici, dans une histoire comme celle-là, avec une personne comme celle-ci face à vous, abandonnez tout espoir de connaître une vie heureuse. Vous finirez broyé, détruit, comme une carcasse décharnée à l’intérieur de laquelle il n’y a rien que du désespoir. Mais jusqu’à la fin, vous continuerez de fredonner la chanson Crying, Waiting, Hoping.

Je te souhaite à ma pire ennemie…
Oh oui, je t’imagine agrippé à son bras,
Prêt à éventrer à tout moment
L’espèce de bout d’amour,
Qu’elle essaie de construire.

Je voudrais presque la sauver,
Lui tendre la main la réconforter,
Lui dire combien je sais qu’elle souffre,
Et qu’elle n’a pas fini de mourir plusieurs fois.

Mais savoir au plus profond de soi que cette personne était meilleure quand vous étiez avec elle, que ses démons n’étaient pas à la surface. Ressentir que vous ne parvenez pas à lui en vouloir car vous l’aimez trop pour ça et vouloir que tout redevienne comme avant, car en vous sauvant vous, vous le sauveriez lui.

Bates Motel

J’ai vu beaucoup de films et séries dans ma vie, souvent même des glauques, assez dérangeants, mais que j’ai toujours apprécié (The Human Centipede fait partie de mes films préférés et A Serbian Film ne m’a pas choquée plus que ça, c’est dire). Tout en l’appréciant également, j’ai rarement vu une oeuvre aussi troublante psychologiquement que Bates Motel.

072302 Bates Motel reprend l’histoire de l’adolescent Norman Bates, avant qu’il ne devienne le tueur en série fameux grâce au film Psychose d’Hitchcock. La série fait partie de la longue liste d’adaptations ayant été faites du film cité juste au-dessus et du roman original de Robert Bloch. La série se concentre sur l’adolescence de Norman, tout en mettant en avant la relation très fusionnelle et justement dérangeante entre lui et sa mère. Ces scènes en particulier sont très puissantes car elles appuient sur un inceste psychologique assez délicat.

Si vous connaissez l’histoire originale de Norman Bates, comme c’était mon cas, soyez rassurés, les faits ne sont pas tout à fait les mêmes, ce qui permet un goût de renouveau et le fait d’être également surpris par ce qu’il se passe. Freddie Highmore et Vera Farmiga sont stupéfiants dans leur rôle, sachant que j’étais déjà acquise à leur cause, ayant adoré Vera dans son personnage de Lorraine Warren dans Conjuring.

Autre point notable, l’anachronisme évident mis en place dans la série. Tout au long des épisodes, les vêtements, les lieux et les télévisions cathodiques nous rappellent aux années 60 tandis que les personnages ont tous des iPhones, parlent de Facebook et écoutent du Katy Perry. Cet aspect assumé et original est assez plaisant car il n’est pas vraiment choquant.

Deux saisons sont sorties à ce jour et la troisième est déjà prévue pour mars 2015. N’étant pas fanatique des adaptations, j’ai toutefois été réjouie par cette série et je vous la conseille avec enthousiasme !

Aux Ducs de Savoie [Une foodie en Haute-Savoie]

La montagne, en temps normal ça me gagne. Plus ou moins même en sachant que mon ex compagnon a souhaité garder mes skis à 400€ pour pouvoir les donner à sa nouvelle conquête pour laquelle il m’a quittée. Nice dude. Bwef, j’ai voulu grandement me changer les idées quelques jours entre Noël et le Nouvel An, pour essayer de rentrer sur Paris d’un meilleur pied.

_DSC0249bis J’ai commencé à chercher des hôtels assez tard (genre à la mi-décembre) et évidemment tout était complet, partout. A deux doigts de renoncer, un hôtel m’a rappelée pour me prévenir d’un désistement. Ni une, ni deux, j’ai pris mon chat sous le bras et je partie Aux Ducs de Savoie, à quatre kilomètres de Megève. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en moult détails mais je vais me concentrer comme à mon habitude sur la nourriture servie. Je peux toutefois vous parler du confort intérieur de l’hôtel mais aussi de la multitude d’activités proposées pour prévenir face à l’absence de neige (salle de ping-pong, de musculation, de lecture, sauna, jacuzzi, etc.). Ce qui était parfait vu que je n’ai pu skier qu’une seule journée.

Le restaurant propose chaque midi et chaque soir un menu différent, tout en laissant dans le même temps le choix dans la carte. Je vais devoir faire un condensé de ce que j’ai mangé pendant plusieurs jours, en ne décrivant pas tout à chaque fois car ça ne serait pas intéressant, ni pour moi ni pour vous. Egalement, je n’ai pas toujours pris les menus en photo donc je ne saurais plus avec exactitude vous dire qu’était quoi (comprenez : les menus sur les photos ne correspondent pas toujours aux plats photographiés)…

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Les menus sont à chaque fois très complets et essayent de varier entre poissons et viandes différentes. A chaque repas nous avons également droit à choisir entre un plateau de fromages et du fromage blanc. C’est dire s’il est impossible d’avoir faim en fin de repas. A savoir en outre, que les dîners présentent un plat de poisson mais également un plat de viande. Les quantités servies sont adéquates, ce qui permet de ressentir encore une légère faim quand viennent les desserts. Je parle de desserts au pluriel car le dîner propose à chaque fois une entrée spéciale ou bien le buffet de hors-d’œuvres, mais aussi un buffet de desserts. Crème brûlée, mousse au chocolat, crème au caramel, macarons, bûches de Noël, fondant au chocolat, île flottante, clafoutis, fruits de saison, tartes… Si vous ne trouvez rien à votre goût c’est que vous le faites exprès. Les feuilletés sont bien faits et les sauces ont l’avantage d’être disposées dans un récipient séparé et non directement sur les mets.

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Les plats sont fins, raffinés, et les rations sont bien dosées afin d’obtenir le juste équilibre entre trop et trop peu. Il faut également savoir qu’il ne faut pas être radin, étant donné que chaque repas coûte 39€, je suis restée trois jours, je n’ose pas encore faire le calcul. Pour conclure, les quatre étoiles de cet hôtel / restaurant sont tout à fait méritées, aussi bien concernant la qualité des chambres que celle de la nourriture servie.

Pire Noël à jamais

Je vous présente mes excuses mais j’arrête ce jour mon blogothon. Six mois jour pour jour après que mon dernier compagnon m’ait quittée. Pour être seul. J’apprends ce jour qu’en fait il n’est pas seul du tout. Et encore une fois on s’est bien moqué de moi, le dindon de la farce. La grosse dinde merdique dont tout le monde rit. Ces histoires arrivent tous les jours à tout le monde et je respecte énormément les personnes qui tiennent le coup et qui parviennent à vivre avec. Quand la vie est un cauchemar on veut ne plus se réveiller, jamais. J’arrête mon blogothon parce que je n’ai pas le courage d’écrire encore sur des sujets frivoles, sur des choses que j’essaye de faire pour passer le temps, me changer les idées, et me rendre compte que je ne profite absolument pas de ma vie. Que j’essaye de faire passer les jours, comme si c’était un véritable calvaire permanent.

Je remercie toutes les personnes qui m’ont lue ce mois-ci et vous avez été de plus en plus nombreuses. Je me sentais exister grâce à vous, à travers vous. Je remercie celui qui m’a ouvert les yeux sur ma condition, sur la personne imparfaite que je suis, car je l’aime du fond du coeur. J’espère vous avoir donné envie de voir des films, écouter des albums, sortir de chez vous. Je vous souhaite évidemment de belles fêtes de fin d’année et j’adresse tous mes voeux de courage à toutes les personnes dans mon cas. Elles se reconnaîtront et elles sont merveilleuses.

Catacombes [Film 2014]

127846 J’aurais pu poster une image plus descriptive du film, mais par souci de ne pas spoiler, je me contente d’égayer cet article avec la simple affiche officielle. Ma critique vient tardivement car les cinémas où j’ai l’habitude d’aller ont arrêté la diffusion du film une semaine seulement après sa parution. Comme pour augurer d’un cinéma de grande qualité ainsi qu’un succès certain au box-office…

Film indépendant tourné en mode found footage (Blairwitch on ne t’oublie pas), Catacombes est un The Descent like. A la recherche de la pierre philosophale, rien que ça, Scarlet Marlow et son ami Georges s’immiscent alors dans les catacombes de Paris. Je ne suis pas particulièrement chauvine, mais quand j’ai vu l’affiche derrière les bus parisiens, j’ai osé espérer que des réalisateurs français se cachaient parmi le staff. Même pas, il est américain de bout en bout.

Catacombes n’est pas le film du siècle mais ce n’est pas non plus un navet complet comme je le pensais. En fait je suis fan du mythe de la pierre philosophale et les données citées sont plutôt réalistes donc rien à dire là-dessus. Pour le reste, rien de bien transcendant. On s’attend aux principales scènes qui ont lieu mais le style caméra à l’épaule porte toujours ses fruits pour l’angoisse véhiculée. Je n’ai rien de particulier à dire à part que je m’attendais à bien pire. Reste également le plaisir de voir des lieux connus quand on a eu l’occasion de faire un tour dans les catacombes, officielles comme illégales. Un film à voir lors d’une soirée où l’on n’a rien de mieux à faire.

La Saint-Valentin et toutes ces conneries

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Alexandre est en couple avec Tom depuis maintenant près d’un an. Alexandre est bien avec lui, il se laisse porter par les jours successifs qu’ils vivent ensemble mais n’arrive pas à fermer les yeux sur les zones d’ombres qui lui amènent autant de tristesse que cette relation n’en amène de bonheur.

« Serait-ce parce que je réfléchis trop ? »

Alexandre ne peut pas m’empêcher de repenser sans cesse à ces fois où Tom lui a fait du mal. Et sans même s’en être rendu compte. Il repense à toutes ces fois où il restait devant son ordinateur pendant que Tom allait faire la fête avec ses potes et oubliait de lui envoyer ne serait-ce qu’un texto pour la nouvelle année. Il repense à tous ces moments où il lui faisait mal et où il ne s’en apercevait même pas. Rendant la peine plus insupportable encore.

Alexandre n’est pas quelqu’un de matérialiste à l’extrême mais il adore faire des cadeaux. Et pour lui, c’est en général un donné pour un rendu lors des grandes occasions. Alexandre a fait exploser son budget pour Tom à l’occasion de la Saint-Valentin, voulant lui faire plaisir et lui montrer qu’il tenait à lui. Mais dans le fond, il voulait surtout que Tom fasse de même, n’ayant jusqu’alors jamais entendu de réels mots d’Amour sortant de sa bouche. L’anniversaire d’Alexandre était passé depuis peu et ce dernier pensa que Tom allait faire d’une pierre deux coups pour lui faire passer une superbe soirée en amoureux. Mais en échange d’une bouteille de parfum de marque et d’un nouveau téléphone portable pour son aimé, Alexandre ne récolta qu’un livre, que Tom avait dû prendre à la va-vite au dernier moment. Le livre n’étant même pas emballé.

C’est la deuxième fois qu’Alexandre encaisse un si gros coup alors qu’il venait même de lui payer le restaurant le soir même à l’occasion de cette fête stupide. Mais il n’ose pas le dire à Tom, pas peur de passer pour « la chiante » dont Tom le traite sarcastiquement quand il est en colère. Car le problème est là, il a peur de le perdre et c’est bien la cause de tant de malheurs.
Alexandre se jura intérieurement qu’il ne laissera pas se passer une troisième peine comme celle-là.

Ca passe, ça lasse, ça casse. Encore faut-il que Tom s’en rende compte.