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Le Donjon de Londres

Mes visites culturelles sont souvent l’occasion pour moi de voir des choses insolites, du musée islandais du pénis à celui de la torture londonienne. J’ai enfin réussi à visiter le donjon de Londres, que j’avais échoué à trouver lors de ma dernière escapade british (il faut dire que si on n’est pas juste devant il n’est pas franchement bien indiqué, sans compter la gentillesse légendaire des londoniens quand il s’agit de leur demander un renseignement).

Bref, si je devais comparer le donjon de Londres à une visite que j’ai déjà faite, je citerais sans hésiter le Manoir de Paris … mais ici en dix fois mieux. J’étais assez sceptique avant de tenter l’aventure, ayant lu bon nombre de commentaires négatifs sur le net, mais j’en suis ressortie agréablement surprise. Sur le même principe que le Manoir, nous avançons à travers l’histoire de la ville via des saynètes racontées par des acteurs costumés. Et contrairement au Manoir, ceux-ci n’ont pas le droit de nous toucher, ce qui éviter d’être secoué comme un prunier, même s’il s’ajoute à la visite plusieurs attractions qui pallient ce manque.

Les effets spéciaux, qu’ils soient visuels, sonores ou sensoriels, sont d’un bon niveau et parviennent, sans forcément effrayer tout le monde, à néanmoins surprendre. Il faut de toute façon en avoir pour son argent vu le prix de l’entrée : plein tarif à 30 livres. Mais pour une durée de deux heures de visite environ, ce qui est non négligeable.

Je ne regrette absolument pas cette découverte, peut-être surévaluée puisque cela faisait trois années que je comptais effectuer cette attraction. Il n’en reste une bonne occasion de (re) découvrir le passé trouble de la ville, de Jack l’Éventreur en passant par la peste noire ou entre autres le grand incendie de Londres. A savoir que la visite et les interactions avec les acteurs se font toutes en langue anglaise.

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Une Foodie en Martinique

Après les aventures d’une foodie en Guadeloupe et à La Réunion, escale professionnelle cet été en Martinique, à Fort-de-France principalement, mais pas que !

Ravie par ma virée culinaire de Guadeloupe (les sorbets coco bon sang, on y reviendra), un peu moins par celles de La Réunion où j’ai eu beaucoup de mal à manger « local », je me suis retrouvée pour deux semaines et demi, seule à Fort-de-France. Je précise le « seule » car je pense que j’aurais bougé plus si j’avais été accompagnée comme précédemment. Je me suis donc limitée à des lieux communs, représentant les restaurants et bars que j’ai préférés. On commence par le pire et on finit par le meilleur.


Le Dôme – Hôtel Karibea La Valmenière [Fort-de-France]

Oui désolée je commence direct et je mords la main qui me nourrit (ou tout du moins m’a logée) mais c’est un coup de gueule global. Entre le bar qui est fermé tout le weekend et le restaurant qui propose une carte où chaque plat a le même prix, ça ne va pas du tout. Et c’est le gros défaut des restaurants de la chaîne Karibea : proposer une formule avec des prix fixes, sans aucune flexibilité. Genre là c’est 23€ le plat, que vous preniez un succulent poisson ou une salade César. Si vous voulez seulement une entrée ou seulement un dessert (je ne blague pas, étant fan de dessert je fais souvent ça), hé bah vous pouvez aller retourner dans votre chambre pour grignoter des chips devant la télé. Je trouve ça véritablement déplaisant de me voir imposer un menu et un prix fixe aussi haut, tout le monde n’ayant pas des notes de frais illimitées.

J’ai dîné deux soirs au Dôme : le premier dimanche de mon arrivée où je n’avais pas envie d’aller bien loin, ne connaissant rien de la ville, et le second dimanche, où j’ai peiné à trouver un restaurant à Fort-de-France ouvert le dimanche (et les critiques de l’Hippopotamus ne me disaient rien qui vaillent). Les plats que j’ai pris étaient bons et bien présentés mais c’est hélas tout ce qu’il y avait autour qui m’a déçue. On ressent également beaucoup trop de zèle pour peu de choses au final, ce qui fait que je n’ai pas réussi à me sentir à l’aise au sein du restaurant, dans ces moments de calme entre chaque passage de la serveuse toutes les minutes pour savoir si j’allais bien. Next.

Boulangerie La Fée Sylda [Fort-de-France]

Mouais. Au début oui, puis en fait non. Presque 4 euros la part individuelle de pâtisserie, même à Paris (et archi fan de sucre) je paye rarement mes friandises aussi cher ! Je m’attendais donc à quelque chose de succulent. Hé bien non : trop sucré, peu de goût, très gras, cela me fait de la peine à dire mais j’avais l’impression de manger un dessert vendu dans le rayon pâtisserie d’un supermarché. Les sandwiches achetés à partir de 16 heures ne sont plus vraiment bons pour le dîner et doivent vraisemblablement être préparés très tôt pour toute la journée plutôt qu’au fil de l’eau.

Le Petibonum [Le Carbet]

 Expérience mitigée au Petitbonum car j’ai bu plus que je n’ai mangé. Ayant découvert et fortement apprécié le Babaorum (il viendra plus tard dans la liste, heureusement pour lui), j’ai eu envie de déjeuner dans un autre restaurant du même propriétaire. Avec sa plage réservée, ses transats et son look lounge destroy, je dois dire que le bar restaurant avait tout pour plaire. Sauf quand j’ai fini mon milkshake et que j’ai voulu déjeuner et qu’on m’a rétorqué que je n’avais qu’à le dire en arrivant, j’aurais eu de la place, là maintenant c’est complet. Sauf qu’aucun serveur ne m’a demandé si j’étais là pour boire un verre ou déjeuner. On m’a dit qu’on me mettait sur liste d’attente. Les cuisines étaient prêtes, j’avais faim, mais j’ai fini mon mojito et je suis repartie, ayant eu pendant ce temps-là trois fois le temps de manger puisqu’aucun client n’était encore arrivé pour déjeuner. Je suis ressortie passablement déçue et la larme à l’œil du peu de considération et d’esprit client dont a fait preuve l’enseigne, de quoi gâcher une journée de soleil. Je ne peux donc même pas critiquer la cuisine servie, qui restera pour moi un mystère. Boudiou que j’avais envie de ce burger.

Snack Élizé [Madiana]

Je ne pensais honnêtement pas qu’un fast-food arriverait si loin dans ma liste. Comparativement au Mac Goulou … Non raté, comme en Guadeloupe je n’ai pas succombé à l’appel de ce mets de choix. Bien qu’étant une enseigne de restauration rapide, le snack Elizé propose des plats typiques (lambis, poissons) et des accompagnements variés (lentilles, frites, riz …) : cela a suffi pour que j’aie une bonne image de l’enseigne. Je ne m’étendrai pas plus en détails sur la chaîne mais elle a le mérite de mettre en valeur les produits locaux, ce qui est un très bon point à mes yeux.


Et maintenant nous arrivons au trio de tête, à considérer comme les meilleurs restaurants où j’ai pu manger en Martinique.

Le Grand Bleu [Fort-de-France]

Guidée par mon client, j’ai découvert ce joli restaurant bien caché au fond de la carèneantilles à Fort de France. Le Grand Bleu est bien connu des habitués, moins des touristes, en raison de sa localisation discrète. On y mange bien, très bien même, des plats typiques et d’autres moins, comme le steak de kangourou bien tendre que j’ai choisi. Les accras pris en entrée étaient très bons, pas trop épicés comme c’est souvent le risque ici, et l’accueil ainsi que la prise en charge très honorable. Je ne me suis hélas pas plus attardée pour vous décrire en détails le restaurant et la carte mais je le mets dans le top de ma liste grâce à la qualité de la nourriture servie et à la vue qu’ont les clients lors de leur repas.

Le Hanoï [Fort-de-France]

J’ai découvert le Hanoï car il se trouvait être, avec le Babaorum, l’un des restaurants les plus proches de mon hôtel. Le Hanoï ayant en plus le bonus de posséder un parking pour les clients, ce qui est assez rare pour être souligné. Commençant mes journées très tôt, il m’était véritablement agréable de savoir que je pouvais y dîner dès 18 heures. Et ça ne traîne pas au Hanoï, à ma première visite : arrivée à 18h, prise de commande à 18h05 et servie à 18h10. Cette rapidité dans le service m’a fait douter quant à la qualité de la nourriture préparée mais j’ai été rassurée en commençant à manger.

J’avais lu sur les internets que les plats étaient copieux mais ayant vraisemblablement très faim je n’en avais pas tenu compte. Je me suis rendue compte de mon erreur en ayant pris des nems en entrée avant mon plat. Je n’ai pas réussi à finir le plat tellement j’avais à manger. Je me suis donc contentée les autres soirs de seulement un plat, ce qui était tout à fait suffisant pour moi. Le restaurant dispose d’une carte très variée avec des prix plus que corrects quand on compare avec les autres enseignes aux environs. Je confirme ce qui m’avait été dit de vive voix : sûrement le meilleur restaurant asiatique de la ville.

Le Babaorum [Fort-de-France]

Finalement mon coup de cœur de mon périple professionnel s’est fait pour le Babaorum. Proche de mon hôtel (ce qui a facilité ma découverte de l’endroit), j’ai également bénéficié de la coupe du monde et des événements organisés par le bar pour l’occasion pour aller voir de quoi il retournait. Le Babaorum est un bar / restaurant agréable et grand, qui propose une large variété de cocktails, très bien réalisés. Les prix peuvent être le point à améliorer (7€ le verre de vin hm) mais dans l’ensemble, on dispose ici d’un réel rapport qualité / prix et on sait pourquoi on doit payer un peu plus cher qu’ailleurs. La clientèle est un peu plus métropolisé que dans d’autres endroits, ce qui permet un vrai partage entre locaux et touristes.

J’avais quelques appréhensions avant d’y mettre les pieds car le restaurant interdit l’utilisation du téléphone portable en salle. Moi qui avais surtout besoin d’un endroit où je pouvais être bien pour travailler tout en me sentant en sécurité, j’ai heureusement réalisé que c’était une utilisation sonore (donc mails et textos ça passe). Et si vous souhaitez répondre à un appel, il vous suffit de vous rapprocher de la partie bar. Ici aussi les assiettes sont bien copieuses et vous en avez pour votre argent. Le personnel a toujours été des plus agréables avec moi, jusqu’à me prêter de l’anti-moustiques pour éviter que j’attrape une 47ème piqûre sur la jambe. Je recommande Le Baba, que cela soit pour venir prendre un verre ou pour déjeuner / dîner.


J’espère que cet article pourra vous être utile pour vos déplacements, personnels comme professionnels et que vous pourrez trouver, ce qui n’a pas été mon cas, sans doute en raison de la hors saison touristique et des sargasses, des sorbets coco faits directement à la sorbetière sur les plages, comme j’en mangeais tous les jours en Guadeloupe !

Une Foodie en Pologne

Je continue mon petit tour à l’étranger par un séjour de quelques jours en Pologne. Varsovie, Cracovie, Modlin et Białystok ayant été mes points de chute sur place.

J’ai pu goûter un grand nombre de plats typiques, mais les circonstances de ma visite étaient quelques peu particulières : je venais assister à un mariage. Quelle meilleure occasion donc de découvrir les plats (et surtout les boissons) d’un pays. La quantité de nourriture ingurgitée n’est peut-être pas représentative, mais les mets en eux-mêmes le sont. Mais avant cela, j’ai commencé mon voyage à Varsovie, car je me devais tout de même de visiter la capitale. Sans m’en rendre compte, le hasard de la localisation de mon hôtel et l’heure tardive (à peu près 22 heures suite au retard de mon avion) ont fait que j’ai dîné dans un restaurant bio assez haut de gamme, nommé Dyletanci. Gastronomie et vins renommés étaient donc au programme.

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Il faut également savoir que la charcuterie prédomine en Pologne. Vous trouverez peu de poisson, à part en terrine, mais de la viance à foison. Je m’en suis tirée pour une somme correcte car il faut savoir que la Pologne est un pays peu cher pour les touristes. J’y ai mangé pour l’équivalent d’un restaurant lambda chez nous, mais d’un très bon restaurant pour les locaux.

IMG_2236Pour le deuxième jour, sachant que la cérémonie avait lieu l’après-midi et que je ne savais pas encore à quelle heure aurait lieu le repas (ni ô combien il serait énorme), je décidais de prendre un petit en-cas dans une ville en périphérie de Bialystok, dont j’ai oublié le nom, vous m’excuserez. Pas de quoi fouetter un chat mais je me permets de mettre en avant l’apple pie fait maison, à tel point que je n’ai pas reconnu le produit indiqué sur la carte, même s’il était des plus originaux.

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Nous y sommes enfin : le repas du mariage. Je m’en rendrai compte plus tard, mais celui-ci s’étendra de 19 heures à 3 heures du matin (heure à laquelle je suis partie, le cas échéant j’aurais pu continuer à manger pendant longtemps), pour se poursuivre le lendemain midi, lors d’un barbecue + autres plats chauds + autres plats froids, qui durera tout l’après-midi.

 Lorsque nous arrivons dans la salle de réception, nous nous apercevons que toutes les tables sont déjà recouvertes de plats froids, ainsi que des alcools de différents pays. Puisque le mariage est franco-anglo-polonais, vins français et vodkas remplissent déjà les seaux à champagne. Rédigé dans différentes langues, le menu était composé de deux pages : la première expliquant les plats froids disposés sur les tables, la seconde évoquant les plats chauds qui feront leur apparition au fil de la soirée.

Comme je l’ai précisé précédemment, nous aurons principalement droit à de la viande (charcuterie et plats chauds), et des spécialités polonaises, notamment leurs ravioles (les pierogis), fourrées au choix à la viande / à la purée de pommes de terre et choucroute / ou encore aux oignons et fromage blanc typique de Pologne. Parmi les autres spécialités, nous retrouvons les golabki (choux farcis à la viande), les kopytka (gnocchi à la pomme de terre) et la fameuse soupe à la batterave, le barszcz ! Cliquez sur l’image ci-dessous pour plus de détails :

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Le lendemain donc rebelotte et je dois vous avouer que les repas du reste de mon séjour ont été composés de beaucoup d’eau. J’avais l’impression d’avoir mangé comme dix, pendant des heures et des heures. Attention, tout ceci était très bon, mais dans un pays étranger, on a vite fait de vouloir goûter à tout, ce qui peut facilement donner envie de rouler sous la table une fois la digestion entammée. Et puis les alcools aussi. Tout est prétexte à lever son verre pour boire un shot de vodka et autres apéritifs / digestifs.

Le surlendemain de cette orgie gastronomique, j’en ai donc profité pour faire un détour au marché de Bialystok, afin de me plonger dans les autres mets typiques de la région. On y retrouve les plats cités plus hauts, mais également des brioches faites d’une façon particulière, au même titre que la panettone pour les italiens, mais d’un aspect plus … polonais. Sans surprise, ce sont les stands de charcuterie qui remportent la palme du présentiel. En bonus sur la photo, une image de la zone détaxée de l’aéroport, où l’alcool coule à flot. A noter que les bouteilles vendues à l’aéroport sont en plastique (et on n’y voit que du feu), ce qui permet de gagner du poids dans les bagages.

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Somme toute un bon petit périple, fortement rythmé par la nourriture, cérémonie de mariage oblige. Pour les détails logistiques, c’était en juin et il faisait plus de 30 degrés chaque jour. Le soleil se lève entre 5h et 5h30 (pensez à bien tirer les rideaux avant de vous coucher) et la monnaie de référence est le złoty (divisé en 100 grosz) ; un złoty équivalant à un quart d’euro. A savoir également que les taxes sont bien moins importantes (notamment sur le tabac et l’alcool, que je vous conseille d’acheter en ville plutôt qu’à l’aéroport, où ils sont taxés selon votre pays de destination dans ce dernier lieu).

Une Foodie au Danemark

On parle beaucoup du régime niçois, mais le scandinavien m’est apparu pas mal non plus ! Poissons du jour, céréales, fromage blanc … tout pour plaire ! Mais en vrai, on mange quoi au Danemark ?

Hé bien mine de rien, on mange à peu près la même chose que chez nous. Un mélange américain / européen, avec toutefois un bel effort sur la nourriture biologique. Pour commencer la journée, rendez-vous chez Kalaset pour un petit brunch vous se remplir le ventre. Au menu : fromage, fromage blanc (et son muesli), salade, pommes de terre, omelette, fruits … Je vous conseille d’arriver avant 10 heures, l’heure de pointe, sinon votre nom est mis sur un petit tableau le temps qu’une place se libère, cela à cause de la renommée du lieu.

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Que des belles choses pour entamer la journée. Surtout quand on craque en plus pour des pancakes chocolat-banane… Mais point de Nutella ici ! Du chocolat fait main, biologique, et nettement moins sucré !

FullSizeRender (1) Comme à chacun de mes périples, il faut toujours que je passe au Starbucks, plus par comparaison que par réelle envie quand je suis à l’étranger. Je n’ai ici pas été déçue non plus, puisque les tartes aux pommes remplacent allègrement les muffins. Pour le soir, plusieurs options (qui se combinent d’ailleurs) : un verre chez Mikkeler, spécialiste de la bière, avec plus d’une cinquantaine de variétés en pression, toutes avec des noms incompréhensibles pour nous français.

Filez ensuite vers le Copenhaguen Street Food, tout au bout de la petite île, pour découvrir mille saveurs. Et pour cause ! Le CSF est un énorme hangar avec, au bas mot, une trentaine de stands différents, avec des mets du monde entier. Antillais, asiatique, scandinave, vegan … il y a ici de tout pour faire un monde. Le temps de craquer pour une saveur bizarre mais représentative du coin : un hamburger aux crevettes avec ses patates douces ! Il ne faut d’ailleurs pas que le mot « hangar » vous rebute car la plupart des mets se prennent à emporter, pour les déguster sur les chaises longues donnant directement sur le fleuve.

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Pour finir, j’étais obligée de m’arrêter dans diverses supérettes afin de traquer les mets normaux, ceux que les locaux vont acheter pour manger au bureau ou chez eux. Et j’ai trouvé ! Un pain aux céréales (des céréales au pain tant il y en a) servant de sandwich. Hors sandwich américain, la plupart des pains utilisés dans les sandwiches ressemblent à ceux-ci : un petit délice croquant tellement les céréales garnissent la mie. De fait fort copieux, il suffit à caler pour un après-midi (regardez-moi ça, on voit à peine le pain !).

IMG_2016J’ai hélas peu trouvé de poissons, le Danemark favorisant finalement plus la diversité que sa propre nourriture, mais toujours de façon saine, même quand il est question de plats gras ou sucrés si on les mange chez nous. Ce que je retiendrais de ce weekend : une bonne qualité de vie, des habitants agréables, une ambiance délicate et calme permettant une réelle quiétude. A noter également la phrase que je me suis répétée pendant ces trois jours : « Ce n’est pas cher … pour Copenhague ! », car en effet les prix sont au-dessus de la France et la devise incompréhensible ne favorise rien, mais qu’est-ce que ça fait plaisir !

Une Foodie en Islande

Fan de poisson, un peu moins du froid, mais il on ne peut pas tout avoir, c’est avec joie que j’ai découvert l’Islande, ses musées, ses excursions, ses sources d’eau chaude, ses aurores boréales … et ses restaurants.

Restaurant Scandinavian

Restaurant Scandinavian

Bien que l’Islande soit connue pour ses brochettes de baleine ou encore son requin faisandé, je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre de ces plats. Pour cause, la plupart des restaurants de Reykjavík sont affublés d’un logo indiquant « nous ne servons pas de baleine ici ». Je me suis donc rabattue sur du poisson à plusieurs reprises, et j’ai craqué pour un hamburger (histoire de me mettre en bouche pour New York quelques jours plus tard). Je ne mentionnerai pas vraiment le poisson séché que j’ai également acheté (Harðfiskur), qui se mange comme des chips.

IMG_2409 Je préfère vous le dire d’emblée, la vie est chère en Islande. Quand on est un touriste européen en tout cas. Pour les plats que vous voyez plus haut, dégustés au restaurant Scandinavian, il faut compter une trentaine d’euros pour une assiette et une bière. Il m’a été difficile de trouver un établissement qui semblait bien, car il y a pléthore de brasseries qui ne semblent pas faire dans la gastronomie. Heureusement, le Scandinavian faisait partie de la bonne tranche des restaurants. Bien cuit, bien copieux, le saumon servi était de très goût, en plus de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

Sur mon espèce de road trip, j’ai pu également goûter une spécialité, celle de la soupe de tomate fraîche faite sur place, dans des serres chauffées grâce à la bio-thermie dont dispose le pays. Servi avec le morceau de pain le plus gros que je n’aie jamais vu de ma vie, la soupe (au prix modique de quasiment dix euros, je vous avais prévenus) était un pur délice. Une vraie soupe, comme à la maison avec les tomates du jardin. Et puis avec une température de -15 dehors, une soupe bien chaude ne peut jamais faire de mal !

Autre étape gustative, le Public House Gastropub, situé en plein cœur de la capitale, comme le premier. Aussi cher que les autres établissements, les portions étaient en revanche bien plus petites, voire minimalistes. Je me suis donc décidée pour un petit hamburger respectable, avant d’aller prendre un dessert dans l’un des rares salons de thé de la ville, où tous les desserts font saliver.

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L’Islande a bien des particularités, mais n’ayant pas pu goûter les plats les plus typiques, la gastronomie n’est pas ce que j’en retiendrais. A noter que vous trouverez également une belle collection de bières nationales !

News Décembre 2015

J’ai été peu prolixe ces dernières semaines, pour plusieurs raisons. J’ai été très touchée par les attentats du mois dernier et j’ai eu très peu, non pour moi qui étais plus ou moins en sécurité, mais pour mes proches. Et certains de mes proches m’ont ignorée sans me donner de raison, pensant qu’il n’y avait pas à craindre pour eux. Alors que j’ai eu si peur qu’il leur soit arrivé malheur, cela m’a plus peinée encore de savoir que même nos propres amis peuvent parfois douter de l’attachement qu’on peut leur porter. Incompréhension donc face à ces actes odieux commis par des inconnus, mêlée à l’incompréhension de l’ignorance faite homme, d’amis. Inexplicable, car inexpliquée, et donc douloureuse.

Je suis rarement autant sortie à Paris que depuis les horribles événements. Non pas pour braver la Mort comme à chaque fois que j’allumais une cigarette, mais par envie de continuer à découvrir cette ville que j’avais fini par mettre de côté avec le temps. Tellement sa beauté, sa présence et sa grandeur me semblaient naturelles et inébranlables.

Lady-Gaga-in-Sin-City-A-Dame-to-Kill-For

Et puis 2015, feu 2015, bienvenue 2016. Si je n’avais pas autant voyagé (je serai encore absente courant décembre, vous en saurez plus à mon retour), j’aurais pu me questionner sur l’utilité de cette année. Le brouillon de ce « news décembre 2015 » était à la base un peu plus glauque que celui que je publie car, bien qu’hantée par des chagrins, il faut faire table rase et avancer. Je pars en voyage donc, ne vous attendez pas à avoir de mes nouvelles avant une dizaine de jours, et d’ici là je vous souhaite d’avancer vous aussi, que vous ayez des barrières ou que tout se déroule à merveille, n’oubliez pas que chaque jour peut être le dernier et qu’il faut en regretter le moins possible. Sortez, chantez, voyagez, bougez, fêtez tout ce qui vous semblera bon, du moment que vous passez du bon temps avec vos proches ou en toute quiétude avec vous-même.