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Une Foodie aux Saisies

Tout vient à point pour qui sait attendre. Je ne sais pas si les restaurateurs des Saisies attendaient cet article, mais le voilà, alors que je fréquente cette station depuis plus de vingt ans maintenant (malgré quelques infidélités certaines années).
Evidemment, j’ai pris des habitudes au fil des ans mais je continue de tester de nouveaux endroits chaque année, au point d’avoir presque réussi à faire le tour des lieux de restauration de la station. C’est parti pour un tour !

Le Copon

Je commence par Le Copon car c’est celui où j’ai déjeuné (et même diné quand je prenais la pension complète au Very) le plus souvent. Je suis assez partagée en ce qui concerne ce restaurant car si je suis très satisfaite de la nourriture par rapport au prix exigé, j’ai parfois eu des (légers) différends avec le personnel, notamment quand le restaurant est censé être privatisé et qu’on nous en refuse l’accès alors même qu’il y a pléthore de places disponibles. Ceci mis à part, vous y trouverez une ambiance chaleureuse et des plats typiques, accessibles grâce à ses tarifs très raisonnables. Le service y est rapide et la nourriture copieuse (comme bien souvent à la montagne), ce qui en fait un bon endroit de chute si vous vous trouvez dans le bas de la station.

La Vache

J’embraye sur La Vache pour son emplacement douillet également. Avec un service aux horaires larges, il est facile d’y manger à toute heure et surtout de pouvoir profiter de sa petite terrasse et du goûter dédié aux crêpes. La Vache est un restaurant qu’on peut qualifier de cosy, où on peut évidemment déguster les spécialités de la région à des prix modiques. Si la terrasse est sous la neige ou le mauvais temps de la partie, il est aisé de se réfugier dans les parties intérieures pour profiter des plats proposés (en photo, la croziflette, accompagnée de l’emblématique crêpe au sucre et son vin chaud).

Les Arcades

J’ai découvert ce restaurant l’an dernier et n’ai pas pu m’empêcher d’y retourner cette année. Les Arcades est un vrai restaurant gastronomique de montagne. Les mets sont raffinés, le service délicat et les plats légèrement différents par rapport à ce qu’on peut trouver ailleurs, même s’ils restent composés en grande partie de fromages. Je dirais qu’il propose les mêmes spécialités que ses concurrents, mais y ajoute sa touche personnelle, qui rend sa carte unique. Le repas est également conclu par un digestif offert et fait maison, prodigieusement délicieux. Et si vous souhaitez flâner en terrasse, vous aurez même droit à un petit plaid. Vous l’aurez compris, je ne suis pas avare de compliments en ce qui concerne Les Arcades mais c’est pour moi LE restaurant gastro de la station, contrairement à …

Le Calgary

Quiconque est déjà venu aux Saisies ne peut pas ne pas avoir vu ou entendu parler du Calgary. Ayant pignon sur rue et situé sous le télésiège de Chard du Beurre, il est considéré comme le restaurant le plus huppé de la ville, au même titre que son hôtel. Je ne suis pas allée souvent au restaurant, mais je n’ai pas été conquise par la nourriture servie, comparativement aux tarifs proposés. Je suis désolée mais je ne viens pas à la montagne pour manger des escargots de Bourgogne et du cabillaud. Proposez-moi à la rigueur du brochet ou de l’omble chevalier issus du lac d’Annecy. Le Calgary oscille à mes yeux entre un restaurant trop pompeux et un restaurant qui se veut ouvert à tous, quitte à faire des concessions incongrues sur sa carte. Vous pouvez tenter l’expérience, mais privilégiez plutôt l’hôtel, son SPA et sa piscine, plutôt que son restaurant.

Le Chavan

Situé (je dirais même « caché ») dans l’un des deux centres commerciaux des Saisies (si si !), Le Chavan ne bénéficie pas d’un positionnement aisé pour faire de la publicité. Néanmoins, les plats qu’il propose sont de bonne qualité (que je comparerais au Copon) même si la présentation de la salle peut paraître austère au premier coup d’œil (oui, je suis très attachée au fait de voir ou non des nappes sur les tables). Le Chavan est également accessible à toutes les bourses, mais s’attache à apporter une certaine innovation dans des mets parfois préformatés. J’ai envie de mettre en avant Le Chavan pour l’aider un peu, car son emplacement géographique n’est pas à son avantage pour attirer la clientèle.

La Ruche

Situé collé serré aux Arcades, La Ruche est un restaurant lambda. N’y voyez rien de péjoratif mais il est tout ce que peut normalement représenter un restaurant de montagne : des bons petits plats et un personnel agréable auprès des habitués. Fondue, pierrade et compagnies, vous y trouverez tout ce que vous cherchez dans une station de ski. La nourriture servie ne m’a pas transcendée mais elle est correcte. Je suis finalement assez neutre en ce qui concerne La Ruche, qui est tout public, et qui peut s’apparenter à un restaurant des pistes.

Le Benetton

Impossible de parler des Saisies sans mentionner Le Benetton. Situé à mi-hauteur des pistes, côté Chard-du-Beurre, il est placé stratégiquement de façon à être accessible aussi bien par les skieurs alpins, de fond, les piétons et autres fondus d’activité sportives, d’été comme d’hiver. Le Benetton est une institution et j’y vais tous les ans, même si je sais que les prix y sont abusés et les serveurs pas toujours aimables car constamment débordés. Le prix du vin chaud y est exorbitant (préférez le bar La Bocca où il est deux fois meilleur et deux fois moins cher) mais quel plaisir de prendre un petit remontant face aux pistes et les pieds dans la neige dans un fauteuil où il est toujours difficile de s’en relever. Je sais, je suis assez cynique mais Le Benetton n’est pas un restaurant gastronomique. Pour autant les desserts qu’il propose sont bien fournis (mamamia la part de tarte aux myrtilles) et la quiétude du lieu fait oublier tout le reste.

Le Panoramique 2000

Autre versant, autre bar de montagne, côté Bisanne cette fois. Le Panoramique 2000 a un aspect extérieur plus sobre que Le Benetton mais a comme atout dans sa manche la magnifique vue à laquelle il doit son nom. Bénéficiant d’un panorama à 360 degrés sur le domaine skiable, il culmine sur le Mont Bisanne et est ce qu’on appelle vraiment un restaurant d’altitude. Plus sobre également concernant ses tarifs, le restaurant permet de profiter de la vue, même en cas de mauvais temps, grâce à son large espace intérieur. Spécialiste du goûter, il vous permettra de déguster de bonnes crêpes et gaufres, que cela soit ou non l’heure du goûter finalement.

Le Fournil des Saisies

Manger au restaurant c’est bien, mais acheter son pain et ses desserts pour les déguster sous la couette ou dans la neige, c’est bien aussi. Deux boulangeries pâtisseries se hissent à la tête des ventes de la station, dont Le Fournil des Saisies. J’y vais surtout pour acheter mon pain et en profite pour déborder sur ma gourmandise en repartant avec tantôt une tartelette (avec des myrtilles qui débordent tellement il y en a !), tantôt une spécialité de leur crû. La boulangerie propose également des variétés de soupes et de glaces artisanales, qui valent le détour. A savoir que Le Fournil permet également de fournir en pain les récents habitants des Chalets des Cimes, via un dépôt de pain plus haut dans la station.

medley des deux boulangeries

La Chocolatine

Ou le temple gourmand des Saisies. Autant je n’achète jamais mon pain à La Chocolatine, autant j’y passe tous les jours de mes vacances pour y acheter des framboisiers, des tartelettes aux noix, des sucettes ou des chocolats. Ils font même des chaussons à la framboise, rendez-vous compte ! Extrêmement bien située (en plein cœur de la station, au plus près de l’office de tourisme), cette boulangerie / pâtisserie fait salle comble tous les jours, à l’heure où les pistes se ferment et où on a bien envie de s’accorder un petit plaisir après tout ce sport. Comparés à la région parisienne, les prix pratiqués sont vraiment raisonnables et les retombées qu’il pourrait y avoir à trop fréquenter La Chocolatine se feront plus sur vos hanches que dans votre portefeuille.

Hélas cet article n’est pas exhaustif et je ne peux pas mentionner tout ce qui se fait de bon aux Saisies (mes pensées pour Mamie Tartiff, la Fabrique de Beaufort, le BarBar Pub …), mais je pense vous avoir donné un bon aperçu de vos prochaines escapades gourmandes. J’espère ainsi clôturer la saison de sports d’hiver 2019 par de bons souvenirs, stockés dans les pupilles gustatives.

Une Foodie en Martinique

Après les aventures d’une foodie en Guadeloupe et à La Réunion, escale professionnelle cet été en Martinique, à Fort-de-France principalement, mais pas que !

Ravie par ma virée culinaire de Guadeloupe (les sorbets coco bon sang, on y reviendra), un peu moins par celles de La Réunion où j’ai eu beaucoup de mal à manger « local », je me suis retrouvée pour deux semaines et demi, seule à Fort-de-France. Je précise le « seule » car je pense que j’aurais bougé plus si j’avais été accompagnée comme précédemment. Je me suis donc limitée à des lieux communs, représentant les restaurants et bars que j’ai préférés. On commence par le pire et on finit par le meilleur.


Le Dôme – Hôtel Karibea La Valmenière [Fort-de-France]

Oui désolée je commence direct et je mords la main qui me nourrit (ou tout du moins m’a logée) mais c’est un coup de gueule global. Entre le bar qui est fermé tout le weekend et le restaurant qui propose une carte où chaque plat a le même prix, ça ne va pas du tout. Et c’est le gros défaut des restaurants de la chaîne Karibea : proposer une formule avec des prix fixes, sans aucune flexibilité. Genre là c’est 23€ le plat, que vous preniez un succulent poisson ou une salade César. Si vous voulez seulement une entrée ou seulement un dessert (je ne blague pas, étant fan de dessert je fais souvent ça), hé bah vous pouvez aller retourner dans votre chambre pour grignoter des chips devant la télé. Je trouve ça véritablement déplaisant de me voir imposer un menu et un prix fixe aussi haut, tout le monde n’ayant pas des notes de frais illimitées.

J’ai dîné deux soirs au Dôme : le premier dimanche de mon arrivée où je n’avais pas envie d’aller bien loin, ne connaissant rien de la ville, et le second dimanche, où j’ai peiné à trouver un restaurant à Fort-de-France ouvert le dimanche (et les critiques de l’Hippopotamus ne me disaient rien qui vaillent). Les plats que j’ai pris étaient bons et bien présentés mais c’est hélas tout ce qu’il y avait autour qui m’a déçue. On ressent également beaucoup trop de zèle pour peu de choses au final, ce qui fait que je n’ai pas réussi à me sentir à l’aise au sein du restaurant, dans ces moments de calme entre chaque passage de la serveuse toutes les minutes pour savoir si j’allais bien. Next.

Boulangerie La Fée Sylda [Fort-de-France]

Mouais. Au début oui, puis en fait non. Presque 4 euros la part individuelle de pâtisserie, même à Paris (et archi fan de sucre) je paye rarement mes friandises aussi cher ! Je m’attendais donc à quelque chose de succulent. Hé bien non : trop sucré, peu de goût, très gras, cela me fait de la peine à dire mais j’avais l’impression de manger un dessert vendu dans le rayon pâtisserie d’un supermarché. Les sandwiches achetés à partir de 16 heures ne sont plus vraiment bons pour le dîner et doivent vraisemblablement être préparés très tôt pour toute la journée plutôt qu’au fil de l’eau.

Le Petibonum [Le Carbet]

 Expérience mitigée au Petitbonum car j’ai bu plus que je n’ai mangé. Ayant découvert et fortement apprécié le Babaorum (il viendra plus tard dans la liste, heureusement pour lui), j’ai eu envie de déjeuner dans un autre restaurant du même propriétaire. Avec sa plage réservée, ses transats et son look lounge destroy, je dois dire que le bar restaurant avait tout pour plaire. Sauf quand j’ai fini mon milkshake et que j’ai voulu déjeuner et qu’on m’a rétorqué que je n’avais qu’à le dire en arrivant, j’aurais eu de la place, là maintenant c’est complet. Sauf qu’aucun serveur ne m’a demandé si j’étais là pour boire un verre ou déjeuner. On m’a dit qu’on me mettait sur liste d’attente. Les cuisines étaient prêtes, j’avais faim, mais j’ai fini mon mojito et je suis repartie, ayant eu pendant ce temps-là trois fois le temps de manger puisqu’aucun client n’était encore arrivé pour déjeuner. Je suis ressortie passablement déçue et la larme à l’œil du peu de considération et d’esprit client dont a fait preuve l’enseigne, de quoi gâcher une journée de soleil. Je ne peux donc même pas critiquer la cuisine servie, qui restera pour moi un mystère. Boudiou que j’avais envie de ce burger.

Snack Élizé [Madiana]

Je ne pensais honnêtement pas qu’un fast-food arriverait si loin dans ma liste. Comparativement au Mac Goulou … Non raté, comme en Guadeloupe je n’ai pas succombé à l’appel de ce mets de choix. Bien qu’étant une enseigne de restauration rapide, le snack Elizé propose des plats typiques (lambis, poissons) et des accompagnements variés (lentilles, frites, riz …) : cela a suffi pour que j’aie une bonne image de l’enseigne. Je ne m’étendrai pas plus en détails sur la chaîne mais elle a le mérite de mettre en valeur les produits locaux, ce qui est un très bon point à mes yeux.


Et maintenant nous arrivons au trio de tête, à considérer comme les meilleurs restaurants où j’ai pu manger en Martinique.

Le Grand Bleu [Fort-de-France]

Guidée par mon client, j’ai découvert ce joli restaurant bien caché au fond de la carèneantilles à Fort de France. Le Grand Bleu est bien connu des habitués, moins des touristes, en raison de sa localisation discrète. On y mange bien, très bien même, des plats typiques et d’autres moins, comme le steak de kangourou bien tendre que j’ai choisi. Les accras pris en entrée étaient très bons, pas trop épicés comme c’est souvent le risque ici, et l’accueil ainsi que la prise en charge très honorable. Je ne me suis hélas pas plus attardée pour vous décrire en détails le restaurant et la carte mais je le mets dans le top de ma liste grâce à la qualité de la nourriture servie et à la vue qu’ont les clients lors de leur repas.

Le Hanoï [Fort-de-France]

J’ai découvert le Hanoï car il se trouvait être, avec le Babaorum, l’un des restaurants les plus proches de mon hôtel. Le Hanoï ayant en plus le bonus de posséder un parking pour les clients, ce qui est assez rare pour être souligné. Commençant mes journées très tôt, il m’était véritablement agréable de savoir que je pouvais y dîner dès 18 heures. Et ça ne traîne pas au Hanoï, à ma première visite : arrivée à 18h, prise de commande à 18h05 et servie à 18h10. Cette rapidité dans le service m’a fait douter quant à la qualité de la nourriture préparée mais j’ai été rassurée en commençant à manger.

J’avais lu sur les internets que les plats étaient copieux mais ayant vraisemblablement très faim je n’en avais pas tenu compte. Je me suis rendue compte de mon erreur en ayant pris des nems en entrée avant mon plat. Je n’ai pas réussi à finir le plat tellement j’avais à manger. Je me suis donc contentée les autres soirs de seulement un plat, ce qui était tout à fait suffisant pour moi. Le restaurant dispose d’une carte très variée avec des prix plus que corrects quand on compare avec les autres enseignes aux environs. Je confirme ce qui m’avait été dit de vive voix : sûrement le meilleur restaurant asiatique de la ville.

Le Babaorum [Fort-de-France]

Finalement mon coup de cœur de mon périple professionnel s’est fait pour le Babaorum. Proche de mon hôtel (ce qui a facilité ma découverte de l’endroit), j’ai également bénéficié de la coupe du monde et des événements organisés par le bar pour l’occasion pour aller voir de quoi il retournait. Le Babaorum est un bar / restaurant agréable et grand, qui propose une large variété de cocktails, très bien réalisés. Les prix peuvent être le point à améliorer (7€ le verre de vin hm) mais dans l’ensemble, on dispose ici d’un réel rapport qualité / prix et on sait pourquoi on doit payer un peu plus cher qu’ailleurs. La clientèle est un peu plus métropolisé que dans d’autres endroits, ce qui permet un vrai partage entre locaux et touristes.

J’avais quelques appréhensions avant d’y mettre les pieds car le restaurant interdit l’utilisation du téléphone portable en salle. Moi qui avais surtout besoin d’un endroit où je pouvais être bien pour travailler tout en me sentant en sécurité, j’ai heureusement réalisé que c’était une utilisation sonore (donc mails et textos ça passe). Et si vous souhaitez répondre à un appel, il vous suffit de vous rapprocher de la partie bar. Ici aussi les assiettes sont bien copieuses et vous en avez pour votre argent. Le personnel a toujours été des plus agréables avec moi, jusqu’à me prêter de l’anti-moustiques pour éviter que j’attrape une 47ème piqûre sur la jambe. Je recommande Le Baba, que cela soit pour venir prendre un verre ou pour déjeuner / dîner.


J’espère que cet article pourra vous être utile pour vos déplacements, personnels comme professionnels et que vous pourrez trouver, ce qui n’a pas été mon cas, sans doute en raison de la hors saison touristique et des sargasses, des sorbets coco faits directement à la sorbetière sur les plages, comme j’en mangeais tous les jours en Guadeloupe !

Une Foodie à Rome

Ce n’est pas la première fois que je vais en Italie mais à l’époque où j’avais parcouru les villes de Sienne, Milan, Florence, Turin ou encore Pise, je ne m’étais pas encore lancée dans mes articles foodie. Je rattrape donc le coup en me concentrant sur Rome, où je viens de passer une petite semaine. Restaurants, bars à cocktail ou à concert, de ces cinq jours, j’en retiendrai deux coups de cœur et beaucoup de « mouais », c’est parti pour un tour !

Jour 1

Mon premier coup de cœur du séjour a eu lieu lors de mon premier repas, chez Massenzio Ai Fori. Alors que je pensais me faire avoir comme une touriste dans un restaurant à une centaine de mètres du Colisée (toutefois sans la vue, car dans une petite ruelle pas très loin). Avec le recul, je peux dire que le plat que j’ai pris fait partie des meilleures pâtes alla carbonara que j’ai goûtées de ma vie. Je n’ai pas eu droit à de petits lardons, mais à des tranches de bacon poêlées et croquantes, tout simplement parfaites.

Massenzio Ai Fori

Les portions vont dépendre des plats (évitez les raviolis végétariens par exemple si vous souhaitez en avoir pour votre argent) mais les plats y sont vraiment très fins, pour des prix très abordables (une dizaine d’euros le plat). Même chose concernant les boissons, où le verre de prosecco peut en contenir trois de chez Vapiano.

En fin de journée, direction le Chakra-Cafè’ afin de boire un petit verre. Ambiance détente, moitié cave, moitié salon de couture. Ouvert de 16 heures à 2 heures du matin, le bar propose toutes sortes de cocktail et de boissons variées, pour des sommes modiques. En plein cœur de Trastevere (un peu notre Châtelet à nous), c’est un lieu atypique et agréable pour passer un bon moment.

Comme le mojito ouvre l’appétit, j’ai continué mon orgie de pâtes carbonara dans un restaurant non loin du Chakra, dans le même quartier, chez Ivo a Trastevere. Alors là ça n’était vraiment pas du tonnerre, mais je me suis rendue compte par la suite qu’il y avait pire, donc j’ai relativisé mon jugement. Ce que je reproche au plat que j’ai pris, je vais reprocher la même chose aux autres que je n’ai pas appréciés : trop de sauce, manque de finesse et lardons affreux (comprenez plus de gras que de viande). Ajoutons à cela le vin blanc en bouteille sur la carte qui se transforme en pichet pas bon et vous obtiendrez un repas assez médiocre, heureusement pour un petit budget.

Jour 2

Autant le premier jour était ensoleillé, autant les suivants ont tous été sous le signe de la pluie. Raison de plus (s’il en fallait une) pour se réfugier dès que possible à l’abri d’un restaurant ou d’un petit bar. Résidant dans un hôtel non loin de la gare centrale de Termini, le passage obligé était le marché situé dans la gare (mercato centrale), proposant des plats préparés au sein des différents stands et permettant de boire un verre provenant d’un stand, en même temps qu’un plat venant d’un autre, comme pour un dessert, le tout sur une seule et unique table. J’ai mangé deux fois à Termini, ce midi et le dernier jour (mon second coup de coeur, on y reviendra) et j’ai pu y voir de belles surprises. Toujours des pâtes alla carbonara comme vous pouvez le voir, mais avec trop de sauce là encore, même si la qualité restait toutefois présente. Et il est possible que je commençais à être écœurée par ce plat.

Pour le dîner, j’ai donc décidé de changer (enfin !) de mets de prédilection en optant pour une pizza, toujours dans le style italien quand même. C’est au restaurant Origano où j’ai cru pouvoir trouver mon bonheur. De style lounge / naturel, je me suis fait avoir par la devanture plutôt fraîche et l’ai réalisée dès que j’ai vu la carte : des plats de toutes origines et en bien trop grand nombre. C’est pour moi un adage aussi important que voir de beaux verres à vin sur la table pour en déterminer la qualité de la cuisine. A l’inverse, un restaurant qui propose trop de plats sur sa carte ne propose pas du bon, comme bien souvent dans les buffets illimités que j’évite au possible, m’voyez ?

La pizza était trop lourde, la pâte trop épaisse, une trop grande présence d’huile et beaucoup trop de fromage pour couvrir le tout. Mais un restaurant qui sert des pizzas hawaïennes, cela aurait du me mettre la puce à l’oreille…

Jour 3

11 heures le dimanche = brunch. C’est aussi simple que cela. Pour ce faire, direction Bakery House, qui est le plus côté des lieux où bruncher à Rome sur les internets. Arrivée comme une fleur au sein de l’enseigne, j’ai réalisé qu’il fallait réserver, car il n’y avait plus aucune disponibilité avant … 15 heures. Fort heureusement, j’ai aperçu des tables hautes qui semblaient moins réservées (genre deux places face à un mur) que les autres. Après avoir demandé à la serveuse, elle a confirmé qu’il était possible de s’y installer une fois la table libérée, ouf. Le seul bémol est qu’il a fallu demander alors qu’elle aurait pu le proposer d’elle-même voyant ma mine déconfite.

Je confirme donc que Bakery House est un très bon endroit où bruncher à Rome (je ne peux pas dire « le meilleur » puisqu’il est le seul que j’ai essayé). Proposant des plats à la carte, salés comme sucrés, et tout ce qui peut se manger le matin ou le midi, on en ressort le ventre plein et bien équilibré.

Avant que la faim ne se fasse entendre, la soif est arrivée. Petit passage à l’Alcazar pour palier au manque, au sein de ce bar qui est dans le même temps une salle de cinéma. Ancienne salle professionnelle, les sièges sont toujours là, mais disposées différemment quand c’est l’heure de prendre l’apéro, et remises dans un sens plus confortable à l’occasion des régulières séances organisées par la salle. C’était l’occasion d’assister à un DJ set agréable, tout en sirotant un mojito bien corsé, le tout dans un cadre original, je valide !

Grand écart entre le matin et le soir, puisque le restaurant où je suis allée pour dîner a été la pire rencontre culinaire de mon séjour. Tout commençait pourtant bien car j’ai pris un suppli en guise d’entrée et je l’ai trouvé bon, même si je n’avais aucun point de comparaison. Et quand j’ai goûté le plat suivant, j’ai pensé que je n’avais pas forcément trouvé le bon endroit pour tester des spécialités (ici La Fraschetta à Trastevere).

Je suis désolée pour les photos que je vous inflige mais autant pour le suppli (à gauche) tout va bien, autant pour les spaghettis carbonara (à droite) c’était un vrai désastre. Si vous regardez bien, vous pouvez voir des petits bouts blancs dans les pâtes. Hé bien voilà les lardons qui composaient la sauce. C’est à dire simplement du gras et à aucun moment de la viande véritable. Le contraste est d’autant plus flagrant quand je compare avec mon premier repas de ce voyage. J’ai véritablement eu du mal à venir à bout de mon assiette où je n’ai finalement mangé que les pâtes et non la garniture. Je vous déconseille fortement ce restaurant.

Jour 4

Changement radical de gastronomie dans un bar de la place Campo di Fiori au Taba Cafe. Ambiance cosy, serveurs jeunes, tout a l’air sympa tant que l’on n’est pas encore servi. Je m’attendais à des plats raffinés (et surtout je rêvais d’un risotto mais ils n’en avaient pas) mais on a surtout droit à de la nourriture rapide et qui remplit plus la panse qu’elle ne ravit les papilles.

Mon hamburger était relativement bon, mais servi sans frites et en guise de sauce tomate j’ai eu droit à du ketchup. Cela reste un troquet où manger rapidement et à toute heure, mais qui n’a pas à être remarquable dans les lieux où manger à Rome.

Ayant mangé ce burger à 16 heures, c’est peu dire que je n’avais pas faim à 19 heures. Après un apéro rooftop qui donnait sur la fontaine de Trevi, c’est en rentrant à l’hôtel que je suis tombée sur un magasin que je cherchais depuis quelques jours : une pâtisserie italienne. J’ai donc été ravie de tomber sur l’Antico Caffe Santamaria, qui propose des desserts typiques et délicieux à grignoter sur place ou à emporter. Le principal reproche fait à cette pâtisserie sur internet est ses prix. Mais je préfère manger plus cher et bon que l’inverse, chacun son choix !

Jour 5

Dernier jour, dernier repas. Après une dernière belle marche pour visiter les derniers endroits emblématiques de la ville (forum romain, Colisée…), le périple s’est fini pour la seconde fois à Termini, où il est possible de manger à quasiment toute heure. Parmi la vingtaine de stands que j’avais vus lors de mon premier passage, un en particulier m’avait tapé dans l’oeil : les pâtes parsemées de truffe blanche. J’ai finalement succombé, pour mon plus grand plaisir. Pour seulement 20€ (ce qui a été mon plat le plus cher à Rome, mais à relativiser quand on compare aux restaurants à Paris), j’ai eu droit à une portion bien copieuse de pâtes carbonara, avec une portion tout aussi généreuse de truffes, ce qui reste rare quand on en prend dans un restaurant.

Cinq jours, c’était bien assez pour goûter à tout mais comme vous l’avez vu j’ai souvent pris la même chose. Cela ne m’a pas permis de varier mais au moins de comparer les différents lieux où j’ai pu déjeuner et dîner, en espérant que cet article puisse vous servir dans vos escapades !

Une Foodie au Danemark

On parle beaucoup du régime niçois, mais le scandinavien m’est apparu pas mal non plus ! Poissons du jour, céréales, fromage blanc … tout pour plaire ! Mais en vrai, on mange quoi au Danemark ?

Hé bien mine de rien, on mange à peu près la même chose que chez nous. Un mélange américain / européen, avec toutefois un bel effort sur la nourriture biologique. Pour commencer la journée, rendez-vous chez Kalaset pour un petit brunch vous se remplir le ventre. Au menu : fromage, fromage blanc (et son muesli), salade, pommes de terre, omelette, fruits … Je vous conseille d’arriver avant 10 heures, l’heure de pointe, sinon votre nom est mis sur un petit tableau le temps qu’une place se libère, cela à cause de la renommée du lieu.

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Que des belles choses pour entamer la journée. Surtout quand on craque en plus pour des pancakes chocolat-banane… Mais point de Nutella ici ! Du chocolat fait main, biologique, et nettement moins sucré !

FullSizeRender (1) Comme à chacun de mes périples, il faut toujours que je passe au Starbucks, plus par comparaison que par réelle envie quand je suis à l’étranger. Je n’ai ici pas été déçue non plus, puisque les tartes aux pommes remplacent allègrement les muffins. Pour le soir, plusieurs options (qui se combinent d’ailleurs) : un verre chez Mikkeler, spécialiste de la bière, avec plus d’une cinquantaine de variétés en pression, toutes avec des noms incompréhensibles pour nous français.

Filez ensuite vers le Copenhaguen Street Food, tout au bout de la petite île, pour découvrir mille saveurs. Et pour cause ! Le CSF est un énorme hangar avec, au bas mot, une trentaine de stands différents, avec des mets du monde entier. Antillais, asiatique, scandinave, vegan … il y a ici de tout pour faire un monde. Le temps de craquer pour une saveur bizarre mais représentative du coin : un hamburger aux crevettes avec ses patates douces ! Il ne faut d’ailleurs pas que le mot « hangar » vous rebute car la plupart des mets se prennent à emporter, pour les déguster sur les chaises longues donnant directement sur le fleuve.

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Pour finir, j’étais obligée de m’arrêter dans diverses supérettes afin de traquer les mets normaux, ceux que les locaux vont acheter pour manger au bureau ou chez eux. Et j’ai trouvé ! Un pain aux céréales (des céréales au pain tant il y en a) servant de sandwich. Hors sandwich américain, la plupart des pains utilisés dans les sandwiches ressemblent à ceux-ci : un petit délice croquant tellement les céréales garnissent la mie. De fait fort copieux, il suffit à caler pour un après-midi (regardez-moi ça, on voit à peine le pain !).

IMG_2016J’ai hélas peu trouvé de poissons, le Danemark favorisant finalement plus la diversité que sa propre nourriture, mais toujours de façon saine, même quand il est question de plats gras ou sucrés si on les mange chez nous. Ce que je retiendrais de ce weekend : une bonne qualité de vie, des habitants agréables, une ambiance délicate et calme permettant une réelle quiétude. A noter également la phrase que je me suis répétée pendant ces trois jours : « Ce n’est pas cher … pour Copenhague ! », car en effet les prix sont au-dessus de la France et la devise incompréhensible ne favorise rien, mais qu’est-ce que ça fait plaisir !

Une Foodie à la Défense

J’aurais du faire cet article depuis mal de temps mais je crois que je n’avais jamais pensé à une telle évidence. Erreur réparée donc, puisque je vais compiler ci-dessous une bonne partie (pas tout, ce serait indécent et je n’ai pas encore fait le tour) des restaurants de la Défense. Je n’ai pas pris de photos dans chaque endroit (cliquez dessus pour les agrandir) mais je compléterai cet article au fur et à mesure de mes escapades gourmandes. C’est donc parti pour un grand tour d’horizon de la Défense qui n’est pas, je préfère le rappeler, un quartier de Paris è_é (suite…)

Une Foodie au Havre [Novotel]

J’ai laissé parler mon cœur (et ma carte bancaire) en allant passer quelques jours au Novotel situé en face de la gare du Havre. Une chambre au Novotel c’est le truc qui fait pétiller ta journée, surtout quand tu te rends compte qu’elle est encore plus grande que ton appartement parisien, que la télé écran plat est reliée avec des enceintes placées dans toute la pièce, et même jusque dans la salle de bains, qu’il y a une théière avec une dizaine de thés différents qui t’attendent et que le canapé comme le lit sont king sixe.

Je ne vais pas m’étendre sur l’hôtel en lui-même, mais sur la nourriture servie, bien que les deux soient du même niveau, c’est-à-dire très bien. Avant de commencer, je vais prendre l’exemple du pain. Il y a les restaurants faiblards qui servent une baguette décongelée coupée en tranches. Il y a ceux qui servent du bon pain, en portions individuelles. Et il y a Novotel, qui sert du bon pain, nature et aux céréales, pour que l’on puisse choisir, et qui le sert encore chaud. Je ne vais pas pousser le vice jusqu’à parler des restaurants encore plus haut de gamme et hors de prix, qui apportent également sur la table du beurre directement moulé dans un plat adéquat. Ces petits éléments montrent la qualité apportée au service, comme c’est le cas par exemple de bénéficier de vraies serviettes en tissu et non d’un vulgaire mouchoir en papier.

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La nourriture servie au Novotel du Havre est vraiment exquise, tout en restant abordable (le plat du jour étant à 11€50 et le met le plus cher ne devant pas dépasser la vingtaine d’euros). Je n’ai pas pris énormément de plats différents car j’adore le poisson, et notamment la sole, ce qui explique que j’ai pris à trois reprises le même plat (j’ai tout de même fait un effort sur le changement de garniture à chaque fois). Je regrette que les photos ne fassent pas honneur à l’assiette, mais je ne pense jamais à emporter mon véritable appareil photo quand je suis en déplacement.

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Le service est à la hauteur des plats, très réactif, poli et aux petits soins. Le service que j’attends de tout restaurant somme toute. Petit bémol toutefois pour le soir de mon arrivée, où la responsable du service en salle ne faisait qu’invectiver les serveurs (non pas en les appelant par leur prénom, mais véritablement en les hélant) et en leur faisant fréquemment des remarques. C’est le métier, il faut bien apprendre, mais pour moi, les remarques de ce genre n’ont absolument pas à prendre les clients comme témoins. Le client ne doit pas savoir ce qui se passe en cuisine ou les réprimandes faites aux serveurs. Si cela ne concerne pas sa table, cela ne le concerne pas du tout.

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Cela mis à part, je n’ai absolument rien à redire de la conduite et le professionnalisme des personnes travaillant au restaurant comme à l’hôtel, comme je n’ai aucun point d’alerte à émettre au sujet de la cuisine, bien au contraire. Je vous ai également mis un aperçu des buffets du petit-déjeuner, bien qu’il soit délicat de le prendre en photo sans passer pour une groupie.