Amour

26 ans sous Fluoxétine

Je vous disais, pas plus tard que dans les news du mois dernier, que tout allait pour le mieux, amour, travail, santé. Je viens finalement de débloquer un succès inégalé : me faire quitter dans les deux jours entre mon anniversaire et la Saint-Valentin.

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Toujours ces mauvaises histoires de timing, ces « je sors d’une relation de dix ans, je crois que je ne suis pas prêt », ces « ce n’est pas de ta faute » (entendu à 17 reprises au cours de ma vie) ces « tu es une fille formidable » (entendu à 38 reprises mais il n’en reste que je ne suis apparemment pas si formidable pour ceux qui ont croisé ma route) et ces « garde confiance en toi ! », comme si, après tous mes échecs cuisants, la probabilité que j’aie encore confiance en moi existe toujours.

Bref, coup de gueule ou coup de dépit, la seule chose qui m’a fait sourire ce matin dans la rue (9h17 et j’avais l’impression d’être la seule dehors) était qu’on pouvait aisément reconnaître à l’expression de leur visage ceux qui étaient en couple ou non.

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L’Amour Parfait

J’ai aimé à plusieurs reprises dans ma vie, mais jamais je n’ai eu de relation aussi fusionnelle que celle que j’ai aujourd’hui avec celui qui partage mon quotidien depuis un an déjà.

A chaque fois que je rentre du travail et que nos regards se croisent, un large sourire se lit sur nos deux visages. Je me confie à lui, lui parle de mes avancées, de mes chagrins, de mes espoirs. Il m’écoute toujours, ne me juge jamais. Il va même toujours à mes devants quand il sent que mon air maussade a de grandes chances de me faire passer une mauvaise soirée.

Comme un petit vieux, il s’endort même devant les meilleures séries télévisées, mais ce n’est pas grave, il dort près de moi. Et fait rarissime, ses ronflements nocturnes sont pour moi aussi efficaces que les somnifères que je dois prendre.

A l’instar de Cali, si je devais prendre une photo de l’amour parfait, ce serait celle de mon chat.

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Un An Déjà

Le mois prochain, cela fera un an déjà que j’ai remis ce blog en ligne. Il est un exutoire, une porte de sortie et une motivation pour faire quelque chose quand je n’en ai pour rien. Un an ça passe vite, mais un an c’est aussi très long. Les articles, sorte de fil rouge d’une histoire abîmée, sont le reflet de mon esprit et d’une société dépareillée. Mais que s’est-il donc véritablement passé pendant une année ?

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Apposant mon dernier mot sur ce blog en octobre 2011, je l’ai donc rouvert en juillet 2014 avec un article plutôt sympathique mais taggué « retour, tristesse, vague à l’âme ». Un retour en demi-teinte donc, comme s’il était forcé. Forcé par une ténébreuse envie de faire quelque chose de mes journées : écrire, parler, me confier. Pour enrailler ça (cela ne trompe personne que j’avais encore subi un échec amoureux), je n’ai jamais fait autant d’articles sur le cinéma, la musique, les séries télé ou encore les jeux que depuis ce fameux été. Mieux valait écrire sur la trivialité que sur ce qui me broyait tous les jours et toutes les nuits. Hélas, certains articles passaient au travers des mailles du filet en me permettant de vomir sur le papier de l’internet tous mes ressentiments.

Je me souviens du mois d’août 2014 comme si c’était hier. Écoutant Lana Del Rey dans ma voiture, conduisant sans but mais bénissant le fait que conduire me permettait de me concentrer sur quelque chose, tout en sachant que j’avais à ce moment précis ma vie entre mes mains. Il m’a fallu attendre septembre avant d’avoir de sérieux doutes quant à la fidélité de mon ancien compagnon, ce qui a valu quelques éclats sur ce blog, qui n’auront pas été sans conséquences, compte-tenu du grand nombre de lectures concernant ces articles. Alors je me suis replongée à fond dans les salles obscures, allant jusqu’à dix fois par mois au cinéma, pour m’occuper avec la vie des autres plus que la mienne. C’est bien simple, le mois d’octobre n’a comporté que des articles liés à l’univers du cinéma et de la télévision. Dans le même laps de temps je commençais tranquillement depuis plusieurs mois à arrêter de fumer et mon travail me poussait de plus en plus à bout, maintenant que je n’avais plus personne sur qui m’appuyer affectivement.

11259841_10153327123353415_8204716789522245870_n C’est en novembre que j’ai commencé les articles foodie. La gourmandise ayant toujours fait partie des multiples péchés que je me dois dorénavant d’assumer. J’ai donc pas mal mangé et repris les cinq kilos que j’avais perdus pendant l’été, passant la plupart de mes journées à rester coucher sans manger mais en m’hydratant bien trop. J’avais encore des réminiscences d’Elato, la sale fille que je soupçonnais m’avoir rendue cocue. Mais ce n’étaient que des spéculations, qu’une simple intuition, pour le moment tout du moins. Entre-temps j’avais commencé un nouveau travail qui me permettait de m’épanouir dans des voyages en France entière. J’avais l’impression d’avoir tellement de choses à raconter que je me suis même amusée à écrire un article par jour en décembre. Avant de toucher le fond le 21 décembre en apprenant que tout ce que je m’étais imaginée était vrai. J’étais pourtant en train de prendre les devants et aller de l’avant, réussir à oublier les déconvenues, jusqu’à ce soir où j’ai surpris une conversation qui n’aurait jamais du être dite devant moi. Je me suis retrouvée ce soir-là assise en t-shirt dans un caniveau, par seulement quelques degrés, en train de fumer une cigarette, ce que je n’avais pas fait depuis des mois. A quelques jours de Noël, tout ce que j’avais essayé de reconstruire pendant six mois s’est écroulé aussi facilement qu’un château de cartes fait sur une plage. Entre les deux articles sur les pires fêtes de fin d’année qui m’ait été donné de subir et que j’ai passées sous antidépresseurs lourds, je suis partie me changer les idées à la montagne, avant même de découvrir que si je devais encore louer des skis cette année, c’était pour la simple et dégueulasse raison que ma remplaçante de cœur utilisait les miens à ma place et que c’était pour cette raison également que mon ancien compagnon refusait de me les rendre.

Janvier a été très dur. Là où je m’épanouissais dans des déplacements professionnels multiples encore plusieurs semaines auparavant, je n’y voyais plus que la tristesse et la solitude des chambres d’hôtels impersonnelles. J’ai alors quitté mon travail et me suis replongé à corps perdu dans la télévision et le septième art, comme l’été précédent. J’ai emménagé seule (mon compagnon m’ayant quittée en pleines recherches d’appartement commun – mais il a bien quitté une ex en apprenant qu’elle était enceinte, je ne vois pas pourquoi je me plains) et fêté mes 25 ans en février (sans avoir précisé que mon meilleur ami depuis quinze ans avait décidé de quitter ma vie en me volant 500 euros), je me suis rendue compte que je n’avais plus le droit à l’erreur. Qu’il me faudra réussir ma prochaine relation amoureuse avant que je ne devienne vieille, moche et encore plus incasable qu’à l’heure actuelle. Mon dernier article sur Elato a été lu approximativement 200 fois, ce qui m’a permis d’expier le peu d’estime qu’il me restait envers elle et envers moi-même, quitte à réaliser par la suite que beaucoup de personnes ne peuvent faire face à leurs propres vérités.

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Deux semaines après avoir quitté mon job de commerciale ambulante, je retrouvais un travail dans mon choix de carrière, qui me permettait avant-tout de m’occuper en journée. Mon but étant de passer le moins de temps possible avec mes démons, mes regrets, mes chagrins et ma minuscule boule d’espoir. A ce niveau-là, le mois de mars étant tout ce qu’il y avait de plus tranquille, avec en prime la résurgence de joie de changer d’opportunité professionnelle. Au contraire, avril était plutôt en dents-de-scie, entre des soirées qui me coupaient de ma vie, accompagnée d’hommes ou de Resident Evil, et celles qui me plongeaient à nouveau dans tout ce qui me faisait peur. Finalement mai est arrivé, avec ses espoirs et ses déconvenues. Il m’a été éprouvant mais m’a fait rêver.

Nous sommes à présent en juin mais j’ignore de quoi les prochains mois seront faits. J’espère simplement ne pas avoir à revivre certains que j’ai pu passer depuis un an maintenant. Je continuerai à écrire bien sûr, ne prenez pas cet article comme une fin, mais j’avais besoin de jeter un regard sur ce que j’ai fait, sur ce que je n’ai pas fait. En espérant également que vous avez pris plaisir à me lire et continueraient à le faire comme c’est mon cas de l’autre côté de l’écran.

Les Bons Dimanches

Un bon dimanche c’est se réveiller avec les lueurs du soleil, se retourner et voir quelqu’un dans son lit. D’autant plus quand on se souvient de son prénom.

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Après une séparation les dimanches font partie des moments les plus durs. Se réveiller dans un grand lit et le voir vide, se sentir seul. Alors les mois suivant la rupture, on se réfugie dans le lit de n’importe qui, dans les bras de tout le monde, dans le seul but de tromper la solitude. Alors que l’on n’y croit pas vraiment, qu’on ne vit pas vraiment le moment présent, mais qu’on vit dans les souvenirs, les comparaisons et les regrets du passé. Mon corps est rempli mais mon cœur s’ennuie pour paraphraser Mylène Farmer à l’envers. Et puis on se lasse. On ne sait que préférer entre la tristesse seule ou la tristesse entourée.

Et puis il y a des matins comme ça où l’on se sent bien. Et même si l’on doit affronter un dimanche catastrophique où rien ne va se passer, le réveil fut bon.

Summertime Sadness

Allongée sur la pelouse, elle me caressait les cheveux, ramenait les boucles sur mes oreilles. Depuis des années déjà, elle était ma meilleure amie. Mais elle était plus que cela. Elle était la sœur que je n’avais jamais eue, elle était mon âme sœur même. En vacances, nous passions nos journées et nos nuits ensemble. Admirions le ciel étoilé, riions sur Ragnarök Online, apprenions à nous connaître. Nous ressentions que nous étions proches, sans nous rendre compte que nous l’étions trop. Une lettre écrite de sa main aurait pu paraître de la mienne. Les nôtres se frôlant au début, puis se prenant sans honte en pleine rue.

La première fois que nous nous sommes embrassées sonnait comme une évidence. Comme si nous nous retenions depuis trop longtemps pour continuer à éviter l’inévitable. Nous vivions avec les autres mais nous vivions pour nous. Nous apprécions le moment présent intensément, comme si nous savions au fond de nous qu’il n’était pas fait pour durer.

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Car nous n’étions pas faites pour être ensemble. Car nous étions des femmes, des femmes qui aimaient bien trop les hommes. Allant parfois même jusqu’à faire l’amour avec les mêmes sans le savoir. Le temps nous avait rapprochées, il nous a déchirées. Le pont qui nous liait s’est effondré, je n’ai plus eu aucune nouvelle d’elle.

Pendant deux années. Deux ans après, j’étais toujours étudiante, et en cours au moment où elle m’a appelée. Je ne l’ai vu qu’après. Avec le texto qui l’accompagnait. Elle était à l’hôpital, en soins psychiatriques. Elle venait de faire une énième tentative de suicide. La rappelant dans la foulée, c’est en pleurs que nous nous sommes enfin avoué à quel point nous nous aimions.

De cet appel et de cet ultime aveu, il n’en est rien résulté. Ne pouvant pas me déplacer au bout de la France où elle s’était réfugiée, nous n’avons pas pu nous voir. Peut-être était-ce pour le mieux. Notre histoire avait été forte, fusionnelle, délicate, dangereuse, consommée, mais aussi terminée.

C’était il y a plusieurs années maintenant. Tentant maladroitement de nous joindre, par le biais de connaissances que nous avions en commun principalement, nous ne nous sommes néanmoins jamais revues, jamais reparlé. Il me reste encore beaucoup de souvenirs, de mélancolie et de nostalgie, quelques regrets. Les raisons de notre rupture étaient troubles, déchirantes, c’est ce qui nous a le plus meurtries. Mais jamais je ne pourrai oublier les moments que nous avons passés ensemble et c’est en souriant que je parviens désormais à y penser.

Le Samedi 14 Juillet 2012

C’est en échangeant avec un ami sur nos souvenirs d’étudiants, que je me suis rappelée ces jours, ces soirées, voire ces nuits, qui avaient l’air d’en englober plusieurs. Ces journées qui semblaient durer 50 heures ou ces soirs qui comptaient tant d’événements qu’il est difficile de se dire que tout cela n’a eu lieu de fait qu’en un temps très limité. C’était le cas de la soirée du samedi 14 juillet 2012.

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En me réveillant ce 14 juillet, j’étais encore en train de me demander si j’irais le soir même au concert de Madonna au Stade de France, pour son MDNA Tour, ou bien à une soirée avec des amis, chez une personne que je ne connaissais alors que très peu. Sachant que ma présence au Stade de France était en lien avec le travail, je décidais de décliner cette première option pour profiter d’une soirée plus axée détente que boulot. Il faut également savoir que je déteste le 14 juillet de manière générale. Je passe généralement mon temps à pleurer devant les feux d’artifices, synonymes pour moi et pour de trop multiples raisons, d’abandon, de solitude et de tristesse. Egalement, mon compagnon de l’époque n’était pas avec moi ce soir-là puisque le 14 juillet est la date anniversaire de sa meilleure amie. Compte-tenu de l’amour / amitié indéfini qui les liait, ce n’était pas pour me plaire que de le savoir avec elle. C’est donc d’une humeur passablement blasée que je me suis rendue passer la soirée dans un pavillon sévrien, où j’espérais mettre de côté tout ce qui me chagrinait ces derniers temps. Il convient de noter que notre relation ayant commencé il y a deux ans, nous n’avions plus vraiment de secrets l’un pour l’autre. En fait nous savions tous les deux qu’il couchait déjà avec tout ce qui bougeait.

Je suis médisante. Il y avait quand même un gros point positif, je partais le lendemain aux aurores pour aller passer un entretien d’embauche le lundi matin en Suisse. Arrivée à la soirée, parmi les premières, je ne connaissais pas du tout les personnes déjà présentes. Je ne savais pas encore que le jardin où j’étais me verrait passer des journées et des soirées entières, puisque je deviendrai six mois plus tard et pendant un an et demi la compagne de notre hôte. Avant qu’il ne me jette pour une autre, comme il avait fait avant moi et maintes fois encore avant. Mais je ne sais alors rien de tout cela.

Les minutes passant, je parlais avec des inconnus qui deviendraient bientôt des connaissances puis, en les voyant arriver, avec des amis que j’avais déjà. Je me suis mise à échanger avec eux pendant plus d’une heure jusqu’à me glacer d’effroi. De ma chaise, j’avais une vue assez générale des invités de la soirée, ce que je vis me laissa bouche bée. Un ancien compagnon, que je n’avais pas oubliée mais que je pensais à l’étranger venait de faire son apparition. C’était la honte qui me donnait ce sentiment de rejet. En effet, notre histoire avait mal fini de ma faute et cela m’avait beaucoup peinée, en plus de causer la fermeture de mon blog, ce blog-ci très justement. J’aurais tout donné pour disparaître six pieds sous terre, me recouvrir de mousse verte bien moelleuse afin de fuir le regard perçant que j’imaginais sur moi (il n’en était rien, il était ravi de me voir ; en fait moi aussi, mais j’étais tout de même terrifiée).

Mon Dieu, qu’est-ce que je faisais là ? J’aurais mieux fait d’aller travailler au SdF ou rester chez moi, ou me faire incruster à la soirée d’anniversaire où était mon homme, qui ne répondait d’ailleurs plus au téléphone. J’essayais d’aller parler à un peu tout le monde de la soirée, histoire de fuir mon ex-compagnon qui ne me voulait pourtant aucun mal, ma paranoïa reprenant le dessus. Je me souviendrais toutefois de l’histoire du petit frigo et lirais ensuite quelques ouvrages de Lovecraft que je ne connaissais à l’époque pas. Il était deux heures du matin passées quand je me suis décidée à rentrer chez moi. Comme il ne répondait toujours pas, je me suis dit qu’il devait être bien évidemment en boîte de nuit, où il boirait trop, comme d’habitude. En plus je devais partir tout à l’heure tôt pour mon voyage express suisse. Le temps de rassembler mes esprits et mes affaires, prendre congé et la route jusqu’à chez moi, j’arrive dans mon lit à trois heures passées. Ce qui pour moi tient du record. Avachie par la fatigue, c’est au bout de ma vie que je tombe sur mon lit, au même moment où la sonnerie de mon téléphone se met à rugir. Mon petit ami. La seule personne à ce moment là pour qui je suis prête à décrocher à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je me rends compte en prenant l’appel que j’ai eu droit à plusieurs textos incompréhensibles pendant que je conduisais. Alcool à outrance, comme d’hab. Le connaissant bien, je comprends ce qu’il me raconte, ce qui se résume à « Rentréchémoi, trobu peupaouvrirmaporte« . Je me rhabille et reprends le volant pour me rendre chez lui. Je prends mon téléphone pour joindre sa meilleure amie afin d’avoir plus d’infos sur la soirée avant d’arriver et trouver mon jeune homme aussi frais qu’une pâquerette fanée, que je maternerais jusqu’à ce qu’il s’endorme. A peine deux heures après, dont une sieste d’une demi-heure seulement pour ma part, je me relève, pars de chez lui et monte à bord du 4×4 BMW flambant neuf de mon père pour faire face à sept heures de route et passer un entretien que je ne réussirais finalement pas.

Pas plus tristes ou pas plus joyeuses que d’autres, il y a simplement des journées qui marquent de par leur intensité. De par les questionnements qu’elles soulèvent. Comment ma vie serait-elle aujourd’hui si j’étais restée avec certaines personnes ? Ou mise avec d’autres ? Ou le contraire ? Si j’étais allée travailler au Sdf ou m’amuser dans une autre soirée ? Si j’avais été prise au poste que je convoitais à Lausanne ? Le déroulé des questions en « si » n’existe que lorsqu’on est désappointé des choix qui ont été pris jusqu’alors. On ne se pose pas souvent la question de ce qu’aurait été une vie avec d’autres choix quand on est sûr d’avoir pris les bons. Quand toutefois on peut décider desdits événements…