concert

News Octobre 2018

Après un très bon mois de septembre comprenant festival trance (avec tout ce que cela comporte d’expériences (extra)sensorielles), semaine à la mer (avec encore le beau temps et beaucoup de touristes en moins) et libération d’une relation toxique, je continue sur ma lancée avec un mois d’octobre qui commence tout aussi bien.

Après moult stress, c’est officiel, j’ai mes billets pour assister à la prochaine tournée de Mylène Farmer en juin 2019. Mais j’ai également pu trouver in extremis une place pour la tournée d’Indochine le mois prochain, pourtant complète, mais qui a pu ressortir une poignée de places en raison de problèmes de serveurs et un petit mic mac qui en a découlé. J’ai d’ailleurs suivi la « battle » confrontant les fans de Farmer et d’Indochine mais je tiens à dire qu’on ne peut pas juger un artiste sur le prix des places vendues ou sur la qualité d’un serveur. Si Farmer fait résidence à l’U Arena et qu’elle nous propose un show à la hauteur de Bercy 2006, je comprends tout à fait les prix dispensées. A chacun de ses spectacles, nous comprenons où va l’argent : les décors, les costumes, les danseurs, la salle, le son … De l’autre côté je tire également mon chapeau à Indochine pour le prix de leur places et le nombre de dates qu’ils font, permettant au plus grand nombre de participer à cette nouvelle vague.

Pour la partie cinéma, beaucoup de films intéressants vont pleuvoir en cette fin d’année, dont Millénium 4, qui sortira en novembre prochain, sans pourtant avoir pour le moment fait parler de lui, peut-être en raison de l’absence de Noomi Rapace au casting. Mon coup de cœur du mois allant à A Star is Born. Même si le film ne fait pas partie de mon genre de prédilection (musical, romance), j’ai été impressionnée par les acteurs et j’ai ressenti autant de frissons à entendre Gaga chanter que pendant ses concerts.

Je me suis également lancée dans le passage du permis bateau, avec tout ce qu’il y a de joyeux à retenir comme les différents types de balisage, le fait de suivre un cap, comprendre les indicateurs météo ou encore la sécurité afférente aux bateaux. Bref, cela faisait longtemps que je n’ai pas eu à apprendre par cœur des éléments et cela me fait plaisir de me remettre dans le bain.

De prochains articles sont en cours de rédaction pour le mois prochain, comprenant aussi bien des étapes gustatives que touristiques, en passant par une critique ciné générale des dernières semaines (il faut que je me penche là-dessus sérieusement sinon ça sera un article spécial sur l’année 2018).

Publicités

News Septembre 2018

C’est la rentrée ! Le moment où je pars enfin en vacances, pour une bonne partie du mois de septembre.

Au programme de ces semaines à venir riches en événement, le festival du cinéma américain de Deauville, qui fête cette année sa 44ème édition. Les pass à la journée sont toujours aussi intéressants, de 16 à 35 €, selon le tarif plein ou réduit, permettant à chacun de visionner les grandes sorties américaines à venir. Je n’ai jamais battu mon record de l’année où j’ai vu sept films en deux jours. Il faut dire que je n’avais pas passé grand temps à la plage.

On embraye le (long) weekend du 6 au 9 septembre avec la onzième édition du Hadra, plus grand festival de trance en France, organisé pour la troisième fois au plan d’eau de Vieure, et avec cette année un thème axé science-fiction. Avec ses trois scènes principales et le son non-stop du jeudi au dimanche, le tout accompagné de stands de nourriture régionale, cours de yoga, performances artistiques, conférences et ateliers, on ne risque pas de s’y ennuyer. Prenez quand même un bon blouson, il risque de faire bien moins chaud que le mois dernier.

Et bien sûr il y avait en début de semaine la tournée de Britney Spears de passage en France pour deux dates. Par rapport à son dernier show à Paris il y a sept ans maintenant, je dois dire que j’ai été agréablement surprise. L’accent était mis sur le show évidemment plus que le son, mais tout le monde le sait, c’est Britney ! Les articles critiquant l’artiste et mentionnant ses fans déçus en raison du playback m’ont fait sourire car les vrais fans savent que Britney ne chante plus depuis longtemps. Et ce n’est grave. On sait pourquoi on se déplace, pour la princesse de la pop, pour ses tenues excentriques, pour cette ambiance à l’américaine, mais pas du tout pour ses qualités vocales, je ne comprends pas que certains aient pu passer à côté de l’info avant d’aller à son concert. Sûrement les mêmes qui retourneront tout de même la voir à sa prochaine escale française. Mention spéciale pour Pitbull qui a bien enflammé la salle pendant sa première partie. Si un jour on m’avait dit que je verrais Pitbull en live …

Je vous laisse donc, est enfin venu le temps pour moi de me tremper les pieds dans le sable et la mer, en espérant tout de même avoir encore un peu de chaleur. Bon courage à tous pour la reprise !

Disney en concert : « Tale As Old As Time »

Les 80 ans du cinéma d’animation de Disney, cela se fête en grande pompe en France, grâce au concert Tale As Old As Time qui a eu lieu ce samedi 10 mars 2018 au Grand Rex à Paris.

 Spectacle mis en scène pour la première fois en France, pile quelques jours avant la sortie au cinéma d’Un Raccourci dans le Temps, je dois dire que j’ai été véritablement surprise par ce show. Grâce à la présence du Sinfonia Pop Orchestra, sous la baguette de Constantin Rouits, et du maître de cérémonie Benoît Allemane (voix française de Morgan Freeman et doubleur dans une vingtaine de films d’animation, entre autres), je n’ai pas vu le temps passer.

Composé de deux parties séparées par un entracte de vingt minutes, le spectacle a mis à l’honneur l’orchestre symphonique, mais également les chanteurs et chanteuses (dont la fameuse Anaïs Delva) pendant plus de deux heures, le tout accompagné d’extraits des films sur un écran géant. A savoir que le concert s’exporte ailleurs en France, avec une soirée à l’Amphithéâtre 3000 de Lyon le 19 mai 2018. C’est pour cette raison que je ne vais pas décrire plus avant les surprises qui parsèment le concert, afin que les derniers spectateurs français puissent en profiter au maximum.

Ne connaissant que très peu les chansons des films de Disney (Le Roi Lion mis à part), j’ai  réussi sans aucun problème à me sentir transportée par le spectacle et à l’apprécier comme il se doit. Un grand merci à l’équipe du Grand Rex pour cet événement exceptionnel.

Dionysos au Grand Rex

Cela ne me rajeunit pas mais cela faisait déjà sept ans que j’avais vu Dionysos en concert pour la dernière fois.

Cette tournée, où la première date s’est déroulée au Grand Rex, est dédiée au huitième album studio du groupe : Vampire en Pyjama. Comprenant treize titres, il faut savoir que l’album a été écrit par Mathias Malzieu suite à son séjour à l’hôpital dont il a pu se sortir grâce à une greffe de moelle osseuse en 2014. Après un combat d’une année contre la maladie, il faut donc comprendre à quel point cet album est une véritable renaissance pour lui comme pour le groupe. Le livre Journal d’un vampire en pyjama se conjugue avec l’album quasi éponyme comme au temps de la Mécanique du Coeur.

le-chanteur-et-ecrivain-mathias-malzieu-lors-d-une-lecture-en-chanson-de-son-precedent-livre-le-plus-petit-baiser-jamais-recense-a-la-rochelle-le-14-juillet-2013_5504911

A cause de contraintes professionnelles, je n’ai pas pu assister à la première partie (où le son, m’a-t-on dit n’augurait rien de bon pour la suite de la soirée) et ne parlerai donc que du show de Dionysos.

Beaucoup plus « calme » et plus en maturité que certaines tournées qu’ils ont pu donner, ce concert revient aux sources des inspirations du groupe : le fort pouvoir des instruments face à la voix, où l’on entend finalement très peu Babet par exemple. Juste et franc, le concert ne s’est pas éternisé sur les succès passés du groupe. Il a mis en avant beaucoup plus de chansons récentes, en y mêlant les anciennes plus intimistes, comme Neige, avec un décor adéquat (photo ci-dessous). Par envie et par besoin de se sentir à nouveau en toute vitalité, Mathias Malzieu ne tient toujours pas en place et coupe allègrement les passages doux et mélancoliques par de vrais bonds électriques et des incursions dans le public toujours autant poussées.

maxresdefault

Véritable échange entre le public et le groupe, ce concert m’a prouvé que la salle du Grand Rex, dressée comme un théâtre, était le juste milieu entre une salle trop petite et une trop grande. La renaissance de Dionysos est en marche et c’est avec enthousiasme que je leur souhaite des dizaines de shows comme celui qu’ils ont donné ce soir-là.

Drones Tour – Muse 2016 [POPB / AccorHotels Arena]

Le groupe Muse, par le biais de la tournée Drones Tour, est de passage à Paris à l’AccorHotels Arena (feu le Palais Omnisports de Paris-Bercy) du 26 février au 4 mars 2016. Comme à mon habitude, il était impensable que je n’assiste pas à l’une de ces dates, soirée sur laquelle je vais revenir ici.

Je vais passer très rapidement sur la logistique, qui est indépendante du show et liée aux travaux divers ayant lieu dans le secteur. Mais je préfère vous prévenir : attendez-vous à marcher dans le froid mordant, le temps de faire tout le tour de l’AHA (c’est moche, je préferais dire POPB) afin de rentrer par l’arrière de la salle, du côté du parc de Bercy. Cela mis à part, c’était la première fois que je venais assister à un concert depuis le rachat – et les travaux qui ont suivi. Bien que tous les salariés que j’ai croisés étaient des plus polis, j’ai trouvé le nouvel agencement assez froid, plus commercial que convivial. Alors évidemment tout est beau, tout est neuf (on est enfin assis sur des sièges qui ne sont pas moins confortables que dans le métro), mais j’ai trouvé l’assemblage tristoune, trop protocolaire.

FullSizeRender

Parlons donc du spectacle maintenant ! Je n’ai pas vraiment assisté à la première partie donc je n’en parlerai sciemment pas (je l’ai écoutée en fond sonore sans vraiment me concentrer donc cela ne vaut pas le coup que j’en fasse une critique). Annoncé pour 21h30, Muse a commencé son show vers 21h15, après une annonce du groupe AccorHotels, nous incitant fortement à photographier et filmer au maximum le concert (c’était la première fois que j’entendais ça, cette annonce fut donc largement ovationnée) et nous promettant dans le même temps un véritable spectacle son et lumière à grande échelle.

Et cette annonce n’était rien en comparaison de ce que nous avons eu par la suite. Des trois tournées de Muse auxquelles j’ai assisté, je dois dire que je place celle-là bien au-dessus des autres. Boules lumineuses, ballons flottants, scène en 360 parfaitement bien visible avec des avancées de chaque bout et une bonne répartition des artistes (faut dire que Matthew Bellamy bouge toujours autant), des draps semi-transparents tombant selon les chansons afin d’afficher à loisir des cinématiques ou le groupe de façon holographique… sans oublier évidemment les cotillons, les paillettes et les écrans multiples bien situés. Chapeau bas également pour la régie du son et de la lumière car les deux étaient excellents. Un son bien réglé, des basses légères … je n’ai à aucun moment eu l’impression d’avoir mal aux oreilles, d’autant plus que la répartition des instruments et le volume étaient des plus adéquats. Pour la lumière, pas une chanson ne passait sans que l’on ait droit à un déluge de changements.

IMG_1750

Vingt chansons ont été jouées hier soir, où les anciennes étaient également de la partie, comme Plug In Baby, Supermassive Black Hole ou encore Stockholm Syndrome. A noter que les interludes musicaux étaient aussi ceux présents dans leurs albums. Hélas pas de rappel après le final de Knights of Cydonia, où la salle avait déjà rallumé ses lumières alors que le groupe n’était pas encore sorti. Pour finir, le tempo était là, le rock était là, l’ambiance était fantastique et les effets de scène à couper le souffle, pourtant j’ai senti peu d’échanges entre le groupe et le public. Ils viennent faire le spectacle qu’on souhaite voir, le font à merveille, plus s’en retournent. A l’image de la salle refaite, c’était impeccable mais cela manquait toutefois d’un peu de chaleur.

Une nuit dans les années 70

Prenant la route depuis Paris un jour de départs en vacances, rien n’aurait pu plus lui faire penser au XXIème siècle. Les passants pressés, les conducteurs surexcités et les heures d’embouteillages ne pouvaient faire oublier à Emma qu’elle était une femme des années 2000.

Seulement voilà, Emma avait sciemment fui cette société dégénérée pour aller s’offrir un weekend de calme et de volupté dans un festival, où elle souhaitait comme à chaque fois retrouver l’état d’esprit déconnecté de la réalité, dans tous les sens du terme. Arrivée sur place, sous un soleil de plomb, elle exhibe sa nouvelle coupe de cheveux comme si elle sortait d’un épisode de That’s 70’s Show, ainsi que sa tenue champêtre, destinée à parer les inconvénients de la météo et du terrain sableux et poussiéreux propres aux concerts en plein air.

Avec ses acolytes, elle plante la tente. Plus qu’une simple tente, une caravane dépliable qui permettrait de loger sans se gêner une demi-douzaine de personnes. Elle aménage des rangements, planque les packs de bières et autres bouteilles d’alcool sous les coussins et se met à apprécier le temps qu’il fait plus que le temps qui passe, comme elle a la fâcheuse habitude de faire dans sa vie professionnelle.

Quelques bières et débats philosophiques plus tard, elle décide de se diriger vers ce pourquoi elle était venue : le festival en lui-même, et non seulement le camping où elle avait commencé à passer un long moment. Arrivant tout juste à l’heure pour voir le groupe pour lequel elle s’était déplacée, les comparses décident tout de même qu’il leur reste encore quelques minutes pour passer à la buvette du village, le temps de patienter avec une boisson fraîche, mais là encore alcoolisée. Quand ses amis étaient encore au stand en train de passer commande, c’est avec déception qu’elle entendit que le concert était annulé. C’est alors une toute autre soirée qui était sur le point de commencer.

festival_of_colors_by_nickbaker1689-d600obb

Rebroussant chemin pour parcourir à nouveau le bon gros kilomètre à pied qui use les souliers entre les scènes et le camping et arrivant près de la fantastique tente, Emma entendit retentir au loin les sons de guitare en solo des artistes qu’elle était venue voir en duo. Dépitée, elle ouvrit une énième bière en y laissant fondre un carton recouvert d’acide, histoire de sauver la soirée en ne se contentant pas de boire pour oublier. Les effets tardant, c’est une deuxième dose de LSD qu’elle se glissera sous la langue comme une tête brûlée afin de commencer vraiment la soirée. Ne souhaitant pas rester sur une telle déception, les amis repartent vers le festival et rejoignent la partie gratuite pré-entrée, qu’ils avaient traversée sans tourner une seule fois le regard la première fois. Mais cela était sans compter l’abnégation des agents de sécurité refusant toute entrée à quiconque avait un verre plein entre les mains. Heureusement pour Emma, le LSD, comme les psychotropes contenus dans les champignons hallucinogènes, est indétectable aux tests salivaires. Un comble quand on sait que cela ferait bien plus de ravages au volant qu’un demi-verre de vin en trop…

Buvant leurs verres, ils ont fait des rencontres insolites qui les ont accompagnés tout au long de leur bon voyage. Emma a alors redécouvert le festival, les stands nourris aux sons et aux lumières, la foule qui s’agite, la gentillesse omniprésente. On ne pense pas assez aux plaisirs faciles : faire du vélo pour fabriquer de la lumière, se glisser dans la tente de quelqu’un, s’extasier devant une boule à facettes, résister à l’envie de pendre son téléphone pour avouer des choses inavouables, se laisser prendre par l’épaule pour découvrir monts et merveilles ou goûter le plaisir simple d’une glace faite au lait de chèvre. Emma a beaucoup parlé, beaucoup ri, beaucoup admiré, le tout sans retenue aucune. En s’endormant à 7h30 du matin passés, ce ne sont pas des larmes, mais un sourire béat qui lui barrait le visage.