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Ghostland

Après des années d’attente (principalement pour les fans, car le grand public ne s’était pas forcément penché tant en amont sur la question), Ghostland est enfin sorti au cinéma, plus précisément ce mercredi.

Je ne vais pas une énième fois présenter Pascal Laugier (The Secret, Martyrs – qui faisait déjà partie de la courte liste de films d’horreur à sortir en salles avec une interdiction aux moins de 16 ans), qui compte parmi mes réalisateurs de films d’horreur préférés, avec Alexandre Aja, pour ne citer que les frenchies, mais vais plutôt m’attarder sur le film en lui-même … et sa diffusion.

Car il fallait bien que je commence par un coup de gueule. Dans Paris intra-muros, seulement 9 cinémas (sur la centaine qui existe) diffusent le film ! UGC s’est encore une fois dédouané de projeter un film d’horreur dans la totalité de ses cinémas (vous le trouverez donc uniquement à Bercy et aux Halles, dans une salle pas trop petite, contrairement à celles précédemment attribuées à Insidious ou Grave) et l’interdiction aux moins de 16 ans (que j’ai trouvé fort à propos) ne vont pas aider à attirer un grand nombre de spectateurs en salles. J’ai bien peur que ces deux points entachent fortement le succès au box-office du film, pourtant bien reçu par la critique…

D’une durée d’1h30, le film en lui-même est bon. Bien tourné, bien réalisé et avec une façon décalée de filmer certaines scènes (un rapide passage en style caméra embarquée, ou encore une caméra ciblée sur une des héroïnes lors de ses déplacements dans la maison, ne nous permettant pas de voir ce qu’il peut bien se passer autour), il dispose d’une esthétique soignée. L’histoire commence par une home invasion, qui a toujours son effet peu importe le style de film mis en avant (dont Mother! dernièrement), où Pauline (Mylène Farmer) et ses filles (Crystal Reed et Emilia Jones) vont subir une brutale attaque de la part de deux inconnus au sein de leur nouvelle maison. S’en suivent les dégâts psychologiques subis par les filles et leur volonté de s’en sortir malgré tout.

Pendant la bonne première demi-heure du film, j’ai eu du mal à me détacher de l’actrice Mylène Farmer (pour son second long-métrage, 24 ans après le premier) pour me focaliser sur le personnage, ce qui ne m’arrive jamais. Pour moi, c’était Mylène Farmer et pis c’est tout, mais ce n’était en aucun cas de sa faute car je dois avouer qu’elle colle très bien à son personnage. M’ayant volontairement bouché les oreilles depuis l’avant-première au Grand Rex lundi soir, je ne connaissais pas en détails le pitch de base. J’ai donc eu des difficultés à cibler le genre d’horreur dans lequel Ghostland se situe : épouvante, surnaturel ou gore. Il est au final tout sauf surnaturel, et le gore étant autant psychologique que physique, justifie l’interdiction à un jeune public.

L’évolution des personnages mais aussi celle du film est surprenante et part dans différentes directions. La fin peut d’ailleurs s’interpréter de plusieurs manières, tout en apportant tout de même une conclusion. Il est donc probable que je retourne le voir une seconde fois, pour mieux appréhender une bonne partie du film qui ne fait sens qu’après avoir pleinement compris l’histoire dans son ensemble. Sans être un film révolutionnaire, Ghostland est un bon film d’horreur, sans temps mort qui, je l’espère, restera assez longtemps au cinéma pour permettre de palier le faible nombre de salles le diffusant.

Pour ceux qui ont déjà vu le film, je vous conseille le très bon article d’Oblikon, par Christopher Guyon, sur l’analyse des personnages et du film.

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Slasher

Autant les films d’horreur se font rares au cinéma, autant les séries d’horreur sont quasiment inexistantes, hormis AHS évidemment et Scream Queens, bien que cette dernière était aussi violente … que drôle. On sent donc un nouvel air frais quant au genre depuis quelques temps, et c’est Slasher qui ouvre cette année le bal macabre.

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Série américano-canadienne, elle est réalisée par Aaron Martin et se focalise, à l’instar de Seven, sur des meurtres liés aux sept péchés capitaux. Diffusée depuis le 4 mars 2016, huit épisodes seulement composent cette première saison. Sarah Bennet retourne dans la petite ville de son enfance, où ses parents ont été sauvagement assassinés. Très vite, une série de meurtres du même acabit se propage et les secrets enfouis depuis longtemps refont surface. Attention, n’allez pas consulter la page Wikipedia de la série car chaque victime du tueur en série est associée à un numéro d’épisode, il serait donc bête de commencer la série en sachant déjà la durée de vie des habitants de la ville (et donc en excluant de fait des suspects potentiels).

Faisant irrémédiablement penser à Seven de par le fil rouge des meurtres, mais également à Scream de par la présence du serial killer masqué, qu’on devine pourtant proche de nous en termes de personnage (voire même au Slender man quand on voit l’affiche), Slasher est une série qui montre qu’elle sait où elle va et qui n’hésite pas à rythmer ses épisodes par des décès bien sentis. Comme d’habitude nous avons droit aux clichés inévitables quant aux habitants : la vieille bigotte, le couple gay, le policier qu’on a dans la poche, la barjo, la belle héroïne, la femme qui est dans le coma depuis des années et un autre tueur qui nous donne des indices car il veut nous aider. Si ce n’est pas une belle brochette de suspects ça !

Si vous êtes fan du genre (meurtres en série commis au sein d’une petite communauté), je peux aussi vous conseiller Harper’s Island avec ses treize épisodes sortis en 2009, avec un côté plus jovial puisque l’action se déroule … lors d’un mariage =]

Scream Queens

screeam Oui vous l’aurez deviné avec mes récents articles, l’époque de fin d’année est assez propice aux nouvelles saisons de manière générale (nouveaux épisodes de Scandal, des Revenants, de How To Get Away With Murder, Once Upon a Time et de Homeland) mais également aux nouvelles séries qui commencent. C’est le cas de Scream Queens qui a débarqué sur les écrans fin septembre.

Je n’attendais absolument pas cette série avant de voir les publicités géantes dans Los Angeles en y circulant en voiture. Ce qui m’a intriguée sur les affiches est d’une, le côté horreur assumé, et de deux la présence de l’actrice Emma Roberts (photo de gauche). Ces deux éléments me faisant largement penser à American Horror Story. Et pour cause, ce sont les mêmes créateurs.

Comédie horrifique, Scream Queens nous plonge dans une sororité touchée par différents meurtres, tous plus sanguinaires les uns que les autres. Pas franchement d’épouvante ici, mais plutôt une façon délurée et gore de retourner des clichés américains et des coutumes ancestrales. La série se veut une référence à l’horreur dans sa généralité et le fait très bien au niveau de ses acteurs également, en faisant appel à Jamie Lee Curtis : saga Halloween, Fog, le Bal de l’horreur, le Monstre du train, j’en passe et des meilleurs, autant dire que la dame est une habituée du genre, elle-même surnommée scream queen à l’époque.

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Quinze épisodes sont prévus pour cette première saison et une seconde commence déjà à se préciser, suite aux bonnes audiences des épisodes diffusés jusqu’à présent. Hommage aux slashers, je préfère vous dire tout de suite que les personnages (principaux comme secondaires) tombent comme des mouches à chaque épisode, mais c’est un vrai plaisir car l’humour est très bien tourné. Je pensais dans un premier temps le comparer à la série Scary Movie, mais le comique de cette licence est trop potache. Il peut véritablement être associé à celui de Scr4am (le dernier en date donc), mélangeant dialogues vraiment drôles et remarques acerbes, tout en utilisant un tueur déguisé, dont on ignore évidemment l’identité, comme toile de fond. Scream Queens est pour moi une réussite sur bien des plans, qui peut facilement plaire, même aux allergiques aux films d’horreur.

Hannibal : La série mieux que les films ?

Je ne suis pas fan des « reprises », surtout quand les personnages principaux changent d’acteurs. Néanmoins, pour faussement plagier cet article qui a le même point de vue que moi sur la série : j’ai été stupide de douter de sa qualité et d’attendre avant de la visionner.

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Deux saisons sont sorties à ce jour et, avec un an d’écart, j’ai dévoré les deux à la même vitesse : à peine un weekend chrono pour regarder les 13 épisodes composant chaque saison. La troisième sortant l’hiver 2015.

Hannibal est une superbe série. Dans tous les sens du terme : elle est joliment filmée, les couleurs sont chaudes malgré le sujet policier (voire morbide) qui y est traité, les acteurs sont toujours particulièrement bien mis en avant, ainsi que les scènes de crime. Ces scènes de crime me font penser à Dexter, de par la façon dont les corps sont exposés pour être découverts. Même la façon dont Hannibal prépare la viande humaine donne envie de la déguster ! Je ne vais pas mettre ici de photos trash montrant les corps, pour un, ne pas spoiler, et deux, ne pas choquer. Il faut savoir que certains épisodes (principalement de la saison 2) sont interdits aux moins de 16 ans en raison de scènes parfois dérangeantes.

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Bien que réticente en amont, je n’ai eu aucun mal à intégrer l’acteur Mads Mikkelsen en tant qu’Hannibal Lecter, qui jouait précédemment Le Chiffre dans Casino Royale. On retrouve avec plaisir Gillian Anderson qui joue sa psychiatre, mais aussi et surtout Laurence Fishburne qui interprète l’agent spécial du FBI en charge des affaires à résoudre. Les enquêtes sont prenantes, les clins d’œil nombreux et les épisodes passent à une vitesse phénoménale car tout est bien écrit : du fil directeur aux meurtres annexes qui jalonnent la série.

Attention aux âmes sensibles par moments. Pour les autres, rien que regarder le pilote devrait vous convaincre de la pertinente de la série. Je ne saurais dire qu’elle dépasse les films, mais elle les égale sans doute possible.

The Human Centipede III (Final Sequence)

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Dernier volet de la trilogie The Human Centipede, la sortie de Final Sequence commence très sérieusement à se rapprocher puisque sa parution doit se faire courant 2014, et nous sommes déjà en septembre …

Je ne vais pas revenir en détails sur les précédents films, si ce n’est que je les ai adorés. Pour la licence THC, c’est du tout ou rien (comme A Serbian Film par exemple) : on adore ou on déteste. Pour ceux qui ignorent le pitch du premier volet : un savant « fou » tente de créer un mille-pattes humain entre trois personnes, toutes reliées par un tube digestif humain. Je ne vais pas vous faire un dessin, mais tout ce qui est absorbé par le premier, finit expulsé par le dernier … Bon en fait si, voilà l’image :

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 Vous l’aurez compris on est dans de l’horreur bien réelle et bien scientifique également. A savoir que le réalisateur Tom Six a eu l’idée de ce film quand il réfléchissait à la manière de punir ceux qui commettent des actes dégueulasses sur les enfants. « Il faudrait coudre leur bouche aux culs des gros camionneurs!« . L’idée de THC est née. Dans le second volet, sorti deux ans après, en 2011, on suit Martin, un fan incontesté du film … The Human Centipede ! Hé oui, le premier film est donc considéré comme ce qu’il est : un simple film. Tom Six a volontairement souhaité faire face aux critiques négatives à l’encontre de son premier film, en montrant les hypothétiques dérives fanatiques qu’aurait pu causer son premier long-métrage. Martin va donc essayer de constituer un mille-pattes humain à son tour, bien qu’il ne soit absolument pas médecin, mais simple veilleur de nuit atteint de défaillance intellectuelle. Ce film est tout en noir et blanc et se réfère de façon sournoise au premier par le biais de cameo, comme quand Martin téléphone à une actrice du premier film pour la capturer et en faire un vraie cobaye alors que cette dernière s’acharne à dire : « Mais vous êtes complètement fou, ce n’était qu’un film !!« . Attention toutefois, THC2 profite de l’absence de couleurs pour aller encore plus loin dans le morbide et les actes de torture nécessaire (je pense également à la « scène du bébé » et je vous conseille d’en rire plus que d’en pleurer).

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Première image officielle de THC3

Passons au sujet qui nous préoccupe : The Human Centipede III Final Sequence. Selon les dires de Tom Six « A côte de ce dernier opus le deuxième volet ressemblera à un Disney« . Autant dire que la bombe est lâchée quand on sait également qu’il souhaitait ici faire un mille-pattes de 500 personnes. Coup de publicité ou vrai délire de pousser l’idée jusqu’au bout, nous vérifierons ça très bientôt. Nous retrouvons ici l’acteur qui jouait le médecin du premier film : Dieter Laser, bien qu’il joue ici un autre rôle. On y verra également Bree Olson, actrice porno américaine moult fois récompensée pour ses exploits, Eric Roberts (frère de Julia, si si) et Tom Six … jouant son propre rôle. Le casting tel qu’il est aujourd’hui nous laisse quelques indices pour le film, aussi bien pour Six que pour le nombre de codétenus (Inmate 297, Inmate 309, Inmate 346, Inmate 488, etc.).

Aucune date précise n’a encore été indiquée mais il devrait être assez facilement trouvable grâce aux internets, sachant que c’est le seul canal non censuré que peut s’autoriser Six pour la promotion de son film. Pour rappel, THC2 n’est légalement et officiellement toujours pas sorti en France…

MAJ janvier 2015 : Sortie prévue le 20 juin 2015 !
MAJ avril 2015 : Pour une fois, on nous apprend une date avancée : sortie prévue le 22 mai 2015 !

The Strain [Guillermo del Toro]

Adaptée de la trilogie de romans éponyme, The Strain (La Lignée) est ma série télévisée coup de cœur du moment (à part Scandal, mais elles ne jouent pas dans la même catégorie). Écrits à quatre mains par Guillermo del Toro et Chuck Hogan, les volumes se voient ainsi adaptés sur petit écran par FX Productions et sont diffusés depuis juillet dernier.

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Pour plagier Wikipedia : « Un avion atterrit à l’aéroport international John F. Kennedy avec toutes lumières éteintes et les portes scellées. L’épidémiologiste Dr. Ephraim Goodweather et son équipe sont envoyés pour enquêter. À bord, ils trouvent deux cents six corps et seulement quatre survivants. La situation se dégrade quand les corps commencent à disparaitre de la morgue. Goodweather et un petit groupe se retrouvent à devoir se battre pour protéger les leurs et même la ville entière d’une ancienne menace envers l’humanité.« 

Donc oui, j’espère ne pas vous étonner en vous disant que je suis sous le charme d’une série pleine de sang et de meurtres ~ Sans vous spoiler, puisqu’on l’apprend très tôt dans la série, The Strain parle d’une lignée de vampires, qui se transmet de façon virale. Je n’ai jamais été très fana de films ou livres de vampires, mais ils sont ici dans un monde bien réel, sans fioritures fantastiques autres que lesdits vampires. L’explication de la transmission du virus (et on ne parle pas que d’une simple morsure qui s’efface grâce à un croûton à l’ail) ainsi que les composantes physiques des « monstres » sont expliquées d’une manière rationnelle et scientifique. C’EST CE QUE J’ATTENDAIS DEPUIS BELLE LURETTE. Enfin des vampires traités de la même façon que des zombies : c’est-à-dire scientifiquement, concrètement !

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Le personnage principal d’Ephraim Goodweather est joué par Corey Stoll (Peter Russo dans House of Cards !), qui joue son rôle à merveille, naviguant du mieux qu’il le peut entre ses contraintes familiales et professionnelles. Les autres personnages ont tous des particularités bien marquées et bien marquantes : un chanteur de rock tout droit sorti de Metalocalypse, un vieillard qui se bat contre les vampires comme s’il avait 30 ans (joué par David Bradley, vous savez, Rusard dans Harry Potter !) ou encore un ancien nazi où on retrouve, comme dans 90% des cas, Richard Sammel (vous le connaissez aussi, c’est lui le méchant d’Inglourious Basterds, de Casino Royale ou d’OSS 117).

Avec une première saison de treize épisodes et une prochaine annoncée pour l’année 2015, The Strain est un petit bijou fantastique qui nous montre que les vampires ne sont pas plus sexy que les morts-vivants, mais qu’ils restent tout de même bien plus intelligents, ou du moins leurs dirigeants …