meurtres

The Fall

Je suis tombée sur cette série dans un article qui mentionnait The Fall parmi les séries de thriller US qui étaient le plus binge watchées… Hé bien j’ai binge watché les deux saisons en trois jours. Et je me suis demandée comment j’avais pu passer à côté depuis 2013 !

Déjà, The Fall reprend deux de mes acteurs fétiches : Gillian Anderson (on a d’ailleurs récemment appris que la saison onze de X-Files était confirmée) et Jamie Dornan (plus pour Once Upon a Time que 50 Nuances de Conneries). Ensuite, les saisons sont courtes : cinq épisodes pour la première, six pour la deuxième. Enfin, l’ambiance et le traitement de l’histoire sont telles qu’on est obligés d’enchaîner les épisodes tellement le rythme est haletant.

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La réalisation est particulièrement bien effectuée. Les cadrages précis mais proches. Comme si nous étions dans un documentaire, le côté caméra à l’épaule en moins. Nous faisons partie des événements, de l’intimité des trois, voire quatre personnages principaux. Tournée à Belfast, la série est troublante de réalisme et peut s’apparenter à un épisode de série télévisée qui nous résume une enquête policière. Mais en bien mieux, puisque nous prenons ici le temps de comprendre chaque individu, leurs forces, leurs faiblesses, leurs objectifs. Rien n’est bâclé, chaque pion est méthodiquement avancé un par un.

Devant un tel succès public, The Fall a été reconduit pour une troisième saison, bien que les deux premières se suffisent à elles-mêmes. Cinq nouveaux épisodes sont prévus, sans qu’une date de sortie n’ait encore été annoncée.

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And Then There Were None

Enième adaptation de l’ouvrage le plus vendu d’Agathe Christie (100 millions d’exemplaires tout de même !), And Then There Were None a l’énorme avantage d’être une adaptation britannique, so delicious.

Produite à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance de l’auteure, cette mini-série n’est composée que de trois épisodes et peut donc se regarder sans problème en une soirée (2h45 au global), de préférence avec un cognac à la main et les pieds devant la cheminée. Pour ceux qui ne se souviennent pas du pitch des 10 Petits Nègres, je vais le résumer en quelques mots :  dix personnes qui ne se connaissent pas sont invitées pour un weekend sur une île et vont mourir les uns après les autres. La question étant évidemment, qui est le meurtrier parmi eux ?

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Ce que j’adore dans les séries british c’est déjà l’humour (même dans les policiers comme celui-là il n’est pas négligeable), mais également les acteurs auxquels on est habitués. En l’occurence, nous avons le plaisir de revoir ici Charles Dance (notre cher Tywin Lannister) sous les traits du Juge Lawrence Wargrave, Burn Gorman (ForeverThe Man in the High Castle) jouant le sergent détective William Blore ou encore Miranda Richardson en Emily Brent, la Rita Skeeter démoniaque de leur Harry Potter national. La population d’acteurs britanniques étant plus restreinte que l’américaine, les séries anglaises permettent de nous attacher facilement aux acteurs récurrents.

Je me permets également de citer la scénariste Sarah Phelps quant à l’ambiance reflétée par la série, qui en fait un plaisir véritablement délectable : « Dans les histoires de Poirot et Marple, quelqu’un est là pour résoudre le mystère, et cela vous donne un sentiment de sécurité, sachant ce qui va se passer par la suite. […] Dans ce livre ce n’est pas le cas, personne ne va venir vous sauver, personne ne va venir aider ou comprendre. Il y a quelqu’un aux manettes, et cette personne est pernicieuse. C’est brutal et excitant à cause de cela. »

Egalement, si je parle de cette série aujourd’hui, c’est parce qu’il n’y a pas qu’une seule série produite par la BBC à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance d’Agatha Christie, mais deux ! En effet, Partners in Crime (Associés contre le crime), la seconde mini-série, débarque le 30 avril 2016 sur D8 et comporte six épisodes. Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous appréciez le thé, les meurtres et les biscuits secs !

Slasher

Autant les films d’horreur se font rares au cinéma, autant les séries d’horreur sont quasiment inexistantes, hormis AHS évidemment et Scream Queens, bien que cette dernière était aussi violente … que drôle. On sent donc un nouvel air frais quant au genre depuis quelques temps, et c’est Slasher qui ouvre cette année le bal macabre.

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Série américano-canadienne, elle est réalisée par Aaron Martin et se focalise, à l’instar de Seven, sur des meurtres liés aux sept péchés capitaux. Diffusée depuis le 4 mars 2016, huit épisodes seulement composent cette première saison. Sarah Bennet retourne dans la petite ville de son enfance, où ses parents ont été sauvagement assassinés. Très vite, une série de meurtres du même acabit se propage et les secrets enfouis depuis longtemps refont surface. Attention, n’allez pas consulter la page Wikipedia de la série car chaque victime du tueur en série est associée à un numéro d’épisode, il serait donc bête de commencer la série en sachant déjà la durée de vie des habitants de la ville (et donc en excluant de fait des suspects potentiels).

Faisant irrémédiablement penser à Seven de par le fil rouge des meurtres, mais également à Scream de par la présence du serial killer masqué, qu’on devine pourtant proche de nous en termes de personnage (voire même au Slender man quand on voit l’affiche), Slasher est une série qui montre qu’elle sait où elle va et qui n’hésite pas à rythmer ses épisodes par des décès bien sentis. Comme d’habitude nous avons droit aux clichés inévitables quant aux habitants : la vieille bigotte, le couple gay, le policier qu’on a dans la poche, la barjo, la belle héroïne, la femme qui est dans le coma depuis des années et un autre tueur qui nous donne des indices car il veut nous aider. Si ce n’est pas une belle brochette de suspects ça !

Si vous êtes fan du genre (meurtres en série commis au sein d’une petite communauté), je peux aussi vous conseiller Harper’s Island avec ses treize épisodes sortis en 2009, avec un côté plus jovial puisque l’action se déroule … lors d’un mariage =]