Guillermo del Toro

The Strain, c’est fini !

J’en parlais en 2014, lors de la diffusion des premiers épisodes. Quatre saisons plus tard, The Strain, tout comme Orphan Black, finit cette année en beauté, puisqu’on parle pas d’une série annulée, mais bien d’une fin prévue, réalisée et diffusée.

Même si elle a pu souffrir de passages à vide, je suis globalement contente de la série, contrairement à l’article de Premiere à qui je pique les superbes images. J’ai trouvé qu’elle ne misait pas tout sur l’action, sans pour autant se borner à rentrer dans le psychologique des personnages plus que de raison, comme peut souvent le faire The Walking Dead, pour ne citer qu’elle.

A des degrés différents, toutes les saisons m’ont plu. Les personnages principaux ne sont pas immortels (contrairement à certains de leurs ennemis) et il est difficile de prédire les événements qui vont venir. Je ne l’ai jamais fait mais j’ai souvent été tentée de lire les romans de Guillermo Del Toro, qui a littéralement créé un univers entier à travers les livres et la série. Je me suis pour autant avec facilité attachée aux personnages, d’autant plus que j’appréciais tout particulièrement certains des acteurs, comme Corey Stoll, David Bradley et Richard Sammel.

Je trouve que la série s’est finie vite et bien, car quatre saisons est pour moi une durée parfaite pour clôturer une série. Il y a parfois eu des longueurs mais dans la globalité, elle a su s’arrêter à temps pour ne pas faire traîner une franchise plus que de raison.

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The Strain [Guillermo del Toro]

Adaptée de la trilogie de romans éponyme, The Strain (La Lignée) est ma série télévisée coup de cœur du moment (à part Scandal, mais elles ne jouent pas dans la même catégorie). Écrits à quatre mains par Guillermo del Toro et Chuck Hogan, les volumes se voient ainsi adaptés sur petit écran par FX Productions et sont diffusés depuis juillet dernier.

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Pour plagier Wikipedia : « Un avion atterrit à l’aéroport international John F. Kennedy avec toutes lumières éteintes et les portes scellées. L’épidémiologiste Dr. Ephraim Goodweather et son équipe sont envoyés pour enquêter. À bord, ils trouvent deux cents six corps et seulement quatre survivants. La situation se dégrade quand les corps commencent à disparaitre de la morgue. Goodweather et un petit groupe se retrouvent à devoir se battre pour protéger les leurs et même la ville entière d’une ancienne menace envers l’humanité.« 

Donc oui, j’espère ne pas vous étonner en vous disant que je suis sous le charme d’une série pleine de sang et de meurtres ~ Sans vous spoiler, puisqu’on l’apprend très tôt dans la série, The Strain parle d’une lignée de vampires, qui se transmet de façon virale. Je n’ai jamais été très fana de films ou livres de vampires, mais ils sont ici dans un monde bien réel, sans fioritures fantastiques autres que lesdits vampires. L’explication de la transmission du virus (et on ne parle pas que d’une simple morsure qui s’efface grâce à un croûton à l’ail) ainsi que les composantes physiques des « monstres » sont expliquées d’une manière rationnelle et scientifique. C’EST CE QUE J’ATTENDAIS DEPUIS BELLE LURETTE. Enfin des vampires traités de la même façon que des zombies : c’est-à-dire scientifiquement, concrètement !

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Le personnage principal d’Ephraim Goodweather est joué par Corey Stoll (Peter Russo dans House of Cards !), qui joue son rôle à merveille, naviguant du mieux qu’il le peut entre ses contraintes familiales et professionnelles. Les autres personnages ont tous des particularités bien marquées et bien marquantes : un chanteur de rock tout droit sorti de Metalocalypse, un vieillard qui se bat contre les vampires comme s’il avait 30 ans (joué par David Bradley, vous savez, Rusard dans Harry Potter !) ou encore un ancien nazi où on retrouve, comme dans 90% des cas, Richard Sammel (vous le connaissez aussi, c’est lui le méchant d’Inglourious Basterds, de Casino Royale ou d’OSS 117).

Avec une première saison de treize épisodes et une prochaine annoncée pour l’année 2015, The Strain est un petit bijou fantastique qui nous montre que les vampires ne sont pas plus sexy que les morts-vivants, mais qu’ils restent tout de même bien plus intelligents, ou du moins leurs dirigeants …