Vacances

Une semaine en Egypte !

Le mois dernier, j’ai réalisé un de mes grands rêves depuis de longues années : visiter l’Egypte. Comme on me l’a demandé sur place : « Mais pourquoi tu n’es pas venue avant ? », je me dois de répondre que c’était un mélange de différentes excuses, mêlant argent, frayeur de l’insécurité, et je crois un peu l’appréhension d’être déçue, après avoir imaginé ce pays depuis très longtemps. Pour résumer : les prix touristiques actuels pour l’Egypte sont plus que corrects, je ne me suis jamais sentie en danger lors de mes excursions et je n’ai pas le moins du monde été déçue.

Voyager seule ou sans passer par le biais d’une agence ne me dérange pas. Mais pour cette destination atypique où je n’étais pas vraiment sereine de faire le voyage en totale autonomie, j’ai choisi de réserver via un tour opérateur français (Thomas Cook) et une agence d’excursion égyptienne (Kuoni, circuit « Gloire des Dieux »). Je préfère déjà rassurer toutes les personnes qui, comme moi auparavant, n’ont jamais effectué de vacances en voyage organisé : vous êtes bien accompagné mais bénéficiez d’un bon nombre de temps libre pour ne pas vous sentir enfermé. A l’aéroport d’arrivée par exemple, j’ai été tout de suite récupérée par l’agence, qui devait me remettre mon Visa pour entrer sur le territoire. J’avais quelques appréhensions de ne pas trouver la personne devant me réceptionner, mais une fois sur place, et devant le nombre de panneaux et de personnel présents, j’ai réalisé qu’il aurait été impossible que je passe à côté et sois alors reconduite à la frontière. Ou ailleurs. Je ne sais pas trop ce que j’imaginais. Bref, tout est réglé et récupéré pour vous chaque jour : les billets d’entrée dans les musées ou sites, les calèches, minibus ou autres moyens de déplacement et les repas (entre autres, je ne vais pas faire une liste exhaustive mais vous avez juste à vous soucier des boissons et des petits extras). Je précise aussi qu’il y avait très peu de touristes sur les lieux que nous avons vus au fil du séjour, en raison du faible attrait qu’a hélas la région en ce moment.

Le premier jour fut assez dur, puisqu’après deux avions, je suis arrivée à bord de mon bateau à 1h30 du matin, avant de me lever à 6h le dimanche pour commencer les visites au cœur d’Assouan. Et comme c’était la première nuit de ma vie que je passais sur un bateau de croisière, je ne crois pas avoir beaucoup dormi, mais ça ne m’a pas dérangée pour autant. L’excitation d’être enfin là surement. Je ne vais pas rentrer dans le détail de toutes les visites car d’un point de vue extérieur cela peut être assez rébarbatif. Dimanche donc : visite de Louxor, de l’allée des Sphinx, de la vallée des Rois, du temple d’Hatshepsout et des colosses de Memnon. Nan ça, ce n’était que le matin ! L’après-midi étant dédiée à la visite des temples de Louxor et Karnak, avant le retour sur le bateau pour commencer la navigation vers Edfou.

Vous l’aurez compris, le programme est assez chargé mais nous passons à chaque fois assez de temps sur chaque lieu touristique. Le guide francophone Kuoni nous expliquant sur place tout ce qu’il y a à savoir, avant de nous donner quartier libre et nous retrouver à un endroit prédéfini. Cette deuxième nuit sur le bateau fut également agitée, non en raison d’un quelconque mal de mer (j’ai la chance de ne pas être atteinte par cela), mais plutôt du passage de l’écluse d’Esna en plein milieu de la nuit. Pour resituer le contexte, le bateau dans lequel je dormais était des plus luxueux (digne des romans d’Agatha Christie et rempli seulement à moitié) et j’étais au quatrième étage (juste sous le pont), avec depuis ma chambre une vue sur le Nil. Quelle n’a pas été ma surprise de me faire réveiller dans la nuit par un égyptien qui vendait des objets à hauteur de ma fenêtre alors que j’étais en pleine navigation sur le fleuve. C’est en ouvrant délicatement mon rideau que j’ai compris que les locaux se servaient de l’écluse comme point de vente aux touristes. Ce qui peut être assez surprenant quand on ne s’y attend pas.

Nous sommes partis le lundi à la découverte du temple d’Edfou, dédié au dieu Horus (à tête de faucon) et au temple de Kom Ombo consacré à Sobek (à tête de crocodile). L’occasion de visiter par la même occasion le musée du temple, regorgeant d’une collection assez impressionnante de momies crocodiles. Je rebondis sur le fait que les visites commencent très tôt le matin, en raison de la chaleur du climat : à 7h, il fait déjà plus de 30 degrés à l’ombre.

Le mardi matin, visite du temple de Philae, dédié au culte d’Isis (qui avait été déménagé suite à la construction du Haut-Barrage), puis du Haut-Barrage lui-même, protégé comme une centrale nucléaire (détecteurs, militaires, snipers, la totale). A savoir que tous les lieux que nous avons visités comprenaient la présence de gardes armés et de détecteurs, car il est à titre d’exemple interdit de se promener avec un simple couteau. Attention aux photographes également, car certains lieux (comme c’est le cas de la vallée des Rois) n’acceptent pas les appareils photos et caméras (téléphones portables acceptés sur soi mais prises de vues interdites). L’après-midi, promenade en felouque autour de l’île Kitchener et visite du jardin botanique. Avec en option pour le soir le spectacle sons et lumières au temple de Philae (qui n’a pas pu avoir lieu exceptionnellement en raison de pluie – il n’avait pas plu à Assouan depuis quatre ans).

Le mercredi, excursion à Abou Simbel (départ tout schuss à 4h30 du matin car il faut trois heures de bus pour atteindre la destination) et nous nous envolons dans l’après-midi pour Le Caire, à un peu plus d’une heure de trajet, avant d’arriver vers minuit dans notre hôtel, avec vue sur les pyramides depuis la piscine. What else ?

Le jeudi, visite du Caire avec évidemment le musée du Caire et sa collection dantesque de momies superbement conservée. La salle des momies humaines (car il y a aussi chats, chiens…) est en option et coûte plus cher que l’entrée au musée en elle-même, mais je vous rassure, cela ne correspond au final qu’à cinq euros. Il était inconcevable que j’aille en Egypte sans voir de mes propres yeux des momies. Je ne vous montrerai pas de photos car elles sont interdites pour des raisons de conservation évidentes. L’après-midi étant dédiée à la visite du bazar de Khan El Khalili avant de retourner nous reposer à l’hôtel devant (choisissez) la piscine / un mojito / une chicha / la vue des pyramides. En fait je n’ai pas choisi. Afin de parfaire cette journée, j’ai pris en option le spectacle sons et lumières devant les grandes pyramides, à seulement un quart d’heure de bus de l’hôtel. Il faut également savoir que la conduite en Egypte n’est pas comparable à la conduite en Europe. C’est ici la loi du plus fort et du plus téméraire, où se mêlent sur le périphérique à 100 kilomètres / heure piétons, ânes, vans, voitures (en panne ou non) et scooters.

Vendredi, dernier jour de visite, et pas des moindres, puisque le Saint-Graal m’attendait : la visite du plateau de Guizeh, avec le Sphinx et les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi que la pyramide à degrés de Saqqarah. Nous étions au plus près de ces illustres monuments et j’ai même poussé le vice jusqu’à visiter l’intérieur d’une des trois. Il faut savoir que les égyptiens sont ouverts à toutes sortes de théories concernant les pyramides et ne sont pas offusqués quand j’ai abordé la théorie des anciens astronautes (qui m’est très chère, particulièrement en ce qui concerne les pyramides). Eux-mêmes ne sachant toujours pas pourquoi elles ont été construites, ils estiment cette croyance aussi valable que de vénérer des dieux à tête d’animaux. En effet, aucune momie n’a été trouvée à l’intérieur et elles ne comportent pas d’inscription, contrairement aux temples et nécropoles. Dernières haltes avant de rentrer à l’hôtel : un magasin de coton égyptien, un atelier de fabrication de papyrus et un laboratoire d’essences naturelles.

C’est donc le cœur rempli de toutes ces visites que je suis repartie le lendemain matin pour rentrer sur Paris. Je ne suis absolument pas déçue et, bien que la semaine ait passé vite, j’ai eu l’occasion de découvrir un grand nombre de choses. Le séjour mêlant nuits en croisière et nuits à l’hôtel permet d’explorer beaucoup de lieux, tout en bénéficiant d’un équilibre parfait entre accompagnement et autonomie. Pas d’article « foodie » pour cette destination car j’ai le plus souvent mangé dans des restaurants ou à des buffets de type continental. A part la bière égyptienne Stella, je n’ai pas pu énormément goûter à la gastronomie locale, pains égyptiens et épices mis à part. Je vous conseille fortement cette destination, même si la mythologie égyptienne ne vous fait pas forcément rêver. Mes derniers conseils, que j’ai pu mettre en pratique : évitez le mois du ramadan et les périodes trop chaudes (je pense que le mois de mai est la limite), afin de profiter au mieux du séjour. Je me suis toujours déplacée à l’extérieur avec mon foulard en guise de hijab, mais plus pour me protéger du soleil que par souci de coutume. En effet, les touristes ne sont pas mal vus de ne pas adopter le style vestimentaire du pays mais je déconseille toutefois aux femmes de porter des vêtements trop aguicheurs. J’espère vous avoir donné envie de visiter ce beau pays, même si j’ai peur que d’ici quelques décennies beaucoup de temples commenceront à fermer au public, car l’exploitation des lieux touristiques (et notamment le peu de respect qu’ont certains touristes à toucher à tout) pourra rapidement mettre en péril les monuments de cette superbe civilisation.

News Mars 2017

Enfin bientôt des vacances ! Quand je dis « enfin », ça veut dire que depuis la semaine de vacances en août dernier ça commençait à faire long. Et quand je dis « bientôt », disons plutôt que c’est imminent car ce sera dès vendredi, pour prendre un bon bol d’air frais à la montagne. En espérant réussir à faire rentrer mes skis dans ma voiture, mais ça, c’est un problème de riche.

Au niveau des divertissements on attend toujours Alien : Covenant pour la mi-mai, avec en bonus un jeu en réalité augmentée qui devrait paraître en même temps. T2 Trainspotting est un bon film mais qui ne peut hélas pas se mesurer au premier opus. Et pour aller le voir, il faut être motivé : peu de salles le diffusent encore, seulement dix jours après sa sortie, et dans des salles riquiquis …  De son côté Broadchurch diffuse tranquillement mais sûrement sa troisième saison, nettement moins médiatisée que les premières, mais dans le même style british. Depeche Mode sort son nouvel album – Spirit – ce vendredi et je suis complètement vierge des oreilles des pistes qui vont débarquer sur les ondes (12 à 17 pistes selon l’édition). Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, avec Mylène Farmer, est toujours prévu pour cet automne, bien que les informations se fassent encore des plus rares. Je pense qu’on aura plus tôt fait d’avoir le nouvel album de la chanteuse que la sortie du film sur grand écran.

Pour le reste côté perso sympa, je viens également de prévoir ma petite escapade estivale, dans un continent inexploré (de ma part). Plus que deux mois avant de fouler des territoires inconnus, je vous tiendrai bien sûr au courant. En attendant, je repars au travail !

Une Foodie en Islande

Fan de poisson, un peu moins du froid, mais il on ne peut pas tout avoir, c’est avec joie que j’ai découvert l’Islande, ses musées, ses excursions, ses sources d’eau chaude, ses aurores boréales … et ses restaurants.

Restaurant Scandinavian

Restaurant Scandinavian

Bien que l’Islande soit connue pour ses brochettes de baleine ou encore son requin faisandé, je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre de ces plats. Pour cause, la plupart des restaurants de Reykjavík sont affublés d’un logo indiquant « nous ne servons pas de baleine ici ». Je me suis donc rabattue sur du poisson à plusieurs reprises, et j’ai craqué pour un hamburger (histoire de me mettre en bouche pour New York quelques jours plus tard). Je ne mentionnerai pas vraiment le poisson séché que j’ai également acheté (Harðfiskur), qui se mange comme des chips.

IMG_2409 Je préfère vous le dire d’emblée, la vie est chère en Islande. Quand on est un touriste européen en tout cas. Pour les plats que vous voyez plus haut, dégustés au restaurant Scandinavian, il faut compter une trentaine d’euros pour une assiette et une bière. Il m’a été difficile de trouver un établissement qui semblait bien, car il y a pléthore de brasseries qui ne semblent pas faire dans la gastronomie. Heureusement, le Scandinavian faisait partie de la bonne tranche des restaurants. Bien cuit, bien copieux, le saumon servi était de très goût, en plus de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

Sur mon espèce de road trip, j’ai pu également goûter une spécialité, celle de la soupe de tomate fraîche faite sur place, dans des serres chauffées grâce à la bio-thermie dont dispose le pays. Servi avec le morceau de pain le plus gros que je n’aie jamais vu de ma vie, la soupe (au prix modique de quasiment dix euros, je vous avais prévenus) était un pur délice. Une vraie soupe, comme à la maison avec les tomates du jardin. Et puis avec une température de -15 dehors, une soupe bien chaude ne peut jamais faire de mal !

Autre étape gustative, le Public House Gastropub, situé en plein cœur de la capitale, comme le premier. Aussi cher que les autres établissements, les portions étaient en revanche bien plus petites, voire minimalistes. Je me suis donc décidée pour un petit hamburger respectable, avant d’aller prendre un dessert dans l’un des rares salons de thé de la ville, où tous les desserts font saliver.

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L’Islande a bien des particularités, mais n’ayant pas pu goûter les plats les plus typiques, la gastronomie n’est pas ce que j’en retiendrais. A noter que vous trouverez également une belle collection de bières nationales !

News Décembre 2015

J’ai été peu prolixe ces dernières semaines, pour plusieurs raisons. J’ai été très touchée par les attentats du mois dernier et j’ai eu très peu, non pour moi qui étais plus ou moins en sécurité, mais pour mes proches. Et certains de mes proches m’ont ignorée sans me donner de raison, pensant qu’il n’y avait pas à craindre pour eux. Alors que j’ai eu si peur qu’il leur soit arrivé malheur, cela m’a plus peinée encore de savoir que même nos propres amis peuvent parfois douter de l’attachement qu’on peut leur porter. Incompréhension donc face à ces actes odieux commis par des inconnus, mêlée à l’incompréhension de l’ignorance faite homme, d’amis. Inexplicable, car inexpliquée, et donc douloureuse.

Je suis rarement autant sortie à Paris que depuis les horribles événements. Non pas pour braver la Mort comme à chaque fois que j’allumais une cigarette, mais par envie de continuer à découvrir cette ville que j’avais fini par mettre de côté avec le temps. Tellement sa beauté, sa présence et sa grandeur me semblaient naturelles et inébranlables.

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Et puis 2015, feu 2015, bienvenue 2016. Si je n’avais pas autant voyagé (je serai encore absente courant décembre, vous en saurez plus à mon retour), j’aurais pu me questionner sur l’utilité de cette année. Le brouillon de ce « news décembre 2015 » était à la base un peu plus glauque que celui que je publie car, bien qu’hantée par des chagrins, il faut faire table rase et avancer. Je pars en voyage donc, ne vous attendez pas à avoir de mes nouvelles avant une dizaine de jours, et d’ici là je vous souhaite d’avancer vous aussi, que vous ayez des barrières ou que tout se déroule à merveille, n’oubliez pas que chaque jour peut être le dernier et qu’il faut en regretter le moins possible. Sortez, chantez, voyagez, bougez, fêtez tout ce qui vous semblera bon, du moment que vous passez du bon temps avec vos proches ou en toute quiétude avec vous-même.

California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

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Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

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Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

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Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

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Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

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Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

I’ll Follow the Sun

Pas beaucoup d’articles en ce moment et ce, pour plusieurs raisons. Ce sont les vacances pour tout le monde. Ma connexion internet estivale n’est pas ce qu’elle est en des temps plus normaux. Et je concentre toute ma motivation en l’écriture de mon roman, bientôt fini, bientôt proposé aux maisons d’édition.

Bonnes vacances à ceux qui en ont o/