cinéma

News Avril 2019

Quoi de neuf ce mois-ci ? A part les nouvelles qui n’ont rien de surprenant comme la sortie de la dernière saison de GoT, qu’a-t-on à se mettre sous la dent en ce moment ?

L’Amie Prodigieuse

J’ai lu avec beaucoup de retard L’Amie Prodigieuse et ai dans la foulée regardé la série télévisée qui en a été inspirée, récemment diffusée sur Canal +. On ne peut qu’être outrée devant toute la violence de cette enfance napolitaine, d’où il en est tout de même ressorti quelque chose de beau et synonyme d’espoir. Autre série que j’ai regardée récemment : Le Nom de la Rose, comme le livre éponyme et le film sorti il y a quelques décennies maintenant. Les deux supports visuels, bien que je les ai appréciés, m’ont pourtant semblé lents. J’ai donc commencé à lire l’oeuvre originale d’Umberto Eco, chose qui me taraudait depuis bien longtemps. Fait assez rare pour être souligné : je l’ai abandonné. Comprenant de longues citations en latin, un format difficilement digeste et de longs passages descriptifs, j’ai compris pourquoi cette lenteur se traduisait dans le film et la série. Ce livre doit sans doute être un chef d’oeuvre et je tire mon chapeau à ceux qui en sont venus à bout.

Concernant les autres lectures qui me transportent, j’arrive à bout de l’intégralité des livres de Robert Goddard, qui signe à chaque fois un polar haletant, nous plongeant dans des événements réels et des rebondissements savoureux. Mon dernier en date : La Croisière Charnwood, mêlant crimes de l’entre-deux guerres, manipulations et histoire d’amour dramatique.

Côté cinéma, je vais de déconvenues (Tanguy le retour) en agréables surprises (Simetierre, Shazam !). Et je frétille d’impatience à l’idée d’aller voir La Malédiction de la Dame Blanche, même si je ne serais pas étonnée qu’il s’agisse d’un navet.

Côté vie réelle, devant faire quelques emplettes à Paris et souhaitant comparer l’Eataly que j’avais exploré à Rome à celui qui vient d’apparaître en plein cœur du Marais, je suis allée voir si on y retrouvait les mets typiques présents dans le pays d’origine (même les produits un peu moins gustatifs comme les Kinder Cards qui m’avaient fait fondre en Italie et que je n’ai pu retrouver nulle part depuis, même sur Internet à un prix décent). Fort de son succès, le lendemain de son ouverture il fallait compter plus de trois heures d’attente avant de pouvoir entrer dans le magasin. Je crois que je repasserai un peu plus tard. Je me suis rabattue sur la boutique Giraudet et leurs quenelles artisanales pour me faire un bon petit dîner.

Croisons les doigts pour les trouver en France très prochainement !

Vous avez également pu voir des modifications sur les pages du blog car j’ai choisi un nouveau modèle pour mettre en avant les articles à thème. Pendant plusieurs années je parlais pour parler, et souvent d’éléments peu intéressants ou trop abstraits. J’ai donc voulu mettre en exergue les articles qui peuvent être utiles à chacun (opération de la myopie, critiques de film ou de restaurants…) en rendant le listing moins dense qu’il l’était précédemment.

Rendez-vous très vite pour de nouvelles aventures !

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News Mars 2019

Bon regain d’énergie dernièrement, qui m’a permis d’être à nouveau productive sur le blog, même si j’ai bizarrement moins de temps libre en ce moment.

Comme d’habitude des nouvelles un peu dans le désordre. A la même période l’an dernier je changeais de poste, ce qui m’arrive à nouveau ce mois-ci, toujours dans la même entreprise, avec la vague de responsabilités et de missions à gérer que cela implique. Mais c’est pour le meilleur. Séjour aux sports d’hiver encore prévu pour ce mois de mars, après avoir passé quelques jours à me ressourcer à Londres, puis en Bourgogne, et en passant le temps d’une journée par l’édition 2019 du Salon International de l’Agriculture.

Je ne sais pas si j’en ferai un billet car je ne pense pas pouvoir y rester toute la journée, mais je serai présente ce vendredi 8 mars (journée de la femme) au Centre International de Deauville pour la huitième édition de Normandes en Tête, journée féminine de réseautage, de conférences, de rencontres et d’événements variés autour de la thématique de l’emploi. Il reste encore quelques places sur le site (entrée gratuite mais réservation nécessaire) pour celles qui seraient intéressées. Demandez le programme !

Le mois de février était court de par son nombre de jours, cela ne m’a pas empêchée d’aller onze fois au cinéma. J’en retiens en coup de cœur Le Chant du Loup et ai publié mes avis sur le blog Séries de Films, si vous souhaitez mon avis plus poussé.

Hormis les concerts et festivals prévus pour cet été (notamment le vrai faux mariage de la Caravane Passe début avril), rien d’autre à signaler côté divertissements, mais je crois que c’est déjà pas mal.

Sorties Cinéma Novembre 2018

En raison d’impératifs personnels je n’ai pas pu aller au cinéma pendant quinze jours (quinze jours quoi !!!) donc j’ai rattrapé mon retard en peu de temps, car il faut dire que ce mois-ci était particulièrement bon pour ce que j’aime.

L’adaptation théâtre / cinéma du film Les Chatouilles est bien réussie, avec quelques passages décalés dans le style surréaliste, permettant un peu de légèreté dans ce film bien pesant par moments vu le sujet traité. Le personnage de la mère m’a également beaucoup choquée. Cela doit être une bonne représentation de la mère réelle mais il manque encore quelque chose à creuser derrière, ce qui va sûrement se produire par la suite vu la scène finale.

Par curiosité plus qu’autre chose, j’ai aussi vu Suspiria et j’avoue avoir failli quitter la séance au bout d’une heure tellement c’était peu compréhensible, fouillis, difficile de savoir vers où on se dirigeait et si je n’avais pas vu Chloë Grace Moretz (en tête d’affiche mais qu’on ne voit à tout péter que 5 minutes sur 2h30 de film), je me serais cru dans la mauvaise salle devant le dernier Lars Von Trier (avec le coup des chapitres par exemple, qui semble être la mode en ce moment car El Royale l’utilise également). L’ensemble n’en reste pas si mauvais que cela, mais c’est dur d’aller jusqu’au bout et de rester accroché tout du long. Les moments d’angoisse sont particulièrement réussis mais à la limite de l’insoutenable en raison d’un niveau sonore beaucoup trop hauts. Les cris d’horreur ça me va bien, mais avec une qualité sonore équivalente au Blair Witch de 2016 je dis non.

Je passe rapidement sur Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas, qui s’affranchit de beaucoup d’éléments intéressants du livre alors que le film aurait tout à fait eu le temps d’ajouter un quart d’heure pour apporter des détails utiles. Je n’ai pas compris non plus pourquoi le jeune garçon, autiste de haut niveau dans le livre, mais très fortement autiste, n’a pas son handicap si lourdement montré dans le long-métrage, ce qui était pourtant un élément fort de l’ouvrage. Le film se regarde bien mais peut être décevant comparé au livre. Et bon sang rendez-nous Noomi Rapace !

Pour Sale Temps à l’Hôtel El Royale, j’ai eu un coup de coeur pour ce film rien qu’en voyant la bande-annonce. Le résultat final n’en est que meilleur. Bons acteurs, excellente tension tout au long du film, où tout peut vraiment arriver. Un choix de couleurs agréable, un décor au poil, j’en ressors conquise, avec tout de même une grande interrogation à la fin sur ce que contient cette fichue cassette …

Kursk également m’a transportée, malgré la présence de Léa Seydoux (c’est mon côté UGC, j’aime pas Gaumont ni l’école de la vie). Les effets spéciaux sont très bien réalisés et l’imbrication entre les scènes à l’intérieur du sous-marin et celles à l’extérieur est particulièrement réussie. Le film ne respire pas la joie de vivre mais a le mérite de bien retracer les événements, bien qu’il aurait été plus pertinent d’avoir une chronologie et des indications temporelles pour suivre l’avancée de l’histoire et comprendre s’il se passe une heure, une journée ou encore une semaine.

Finalement, j’ai terminé la semaine en beauté avec le film qui m’a fait pleurer comme une madeleine et que j’attendais depuis des années : Bohemian Rhapsody. J’ai été assez étonnée des critiques presse, qui ont royalement descendu le film, contrairement aux critiques des spectateurs, plus élogieuses.
Le film est émouvant d’un bout à l’autre. Connaissant par coeur la vie de Freddie Mercury et ayant tout de même vu certains raccourcis scénaristiques contraires aux événements réels, il n’en reste que le niveau de détails de ce film est ahurissant. Rami Malek n’en fait jamais trop, la bande-son est bien calibrée et n’est pas non plus omniprésente, et je suis vraiment ravie que ce film ait enfin vu le jour. Trois semaines après sa sortie, la salle était comble et a applaudi pendant cinq minutes. Qu’est-ce qu’on est bien au cinéma, je plains ceux qui vont décider de le voir chez eux.

Dernier film de ma liste de ce mois dernier, vu une dizaine de jours après : Overlord. Prétendument faisant partie du Cloverfield Universe, c’est avec joie et en pleine conscience de ce que j’allais voir que je me suis dirigée en salles. Consciente car je ne m’attendais pas à un film de guerre historique sérieux, mais bel et bien à voir des monstruosités. Il faut tout de même dire que les scènes de guerre sont parfaitement bien réalisées et dans le même temps réalistes.

Un beau mois de décembre m’attend, avec Astérix – Le Secret de la potion magique que j’ai déjà pu voir cette semaine et qui est le tout premier film d’animation Astérix que je vois de ma vie. Peu portée sur les bandes-dessinées, j’ai été contente de voir ce film, qui apporte un vent de fraîcheur par rapport à la catégorie de films que je vois généralement. Les gags sont d’un bon niveau et comprennent plusieurs niveaux de lecture même si l’intrigue est bien simple et redondante par rapport à ce qui s’était fait précédemment : les Romains tentent d’attaquer les Gaulois, mais finalement n’y parviennent jamais. Somme toute une bonne découverte pour ma part et encore un bon mois passé au cinéma.

PS : Encore un énorme merci à UGC qui m’a fait gagner un pack Bohemian Rhapsody, comprenant lunettes, t-shirt et divers gadgets bien sympathiques. Pour une fois que je participe à un jeu concours, je suis ravie !

News Novembre 2018

Allez c’est parti pour des news lancées sans aucune transition :

  • Indochine à Bercy : c’était grandiose. Du grand spectacle comme on en fait hélas bien rarement. La bande a toujours autant de peps malgré les années qui passent et est toujours aussi respectueuse de son public. Un véritable partage, des effets sonores et visuels soignés, un espèce de medley blind-test et Nicola Sirkis qui traverse toute la salle pour s’approcher au plus près de tous ses fans, on adore. Autant j’étais ressortie mitigée de leur tournée de la République des Météors, autant j’ai beaucoup plus accroché à celle-ci, connaissant sans doute mieux leurs titres et profitant de l’émulation de la salle.
  • Les sorties cinéma de ce mois m’ont ravie mais un article plus détaillé sortira bientôt à ce sujet, le temps que je finalise tout ce que j’ai envie de voir (notamment Overlord, sorti aujourd’hui).
  • Le marché de Noël de La Défense commence demain sa 24ème édition et durera jusqu’au samedi 29 décembre (les jours post-Noël de déstockage à ne pas louper). Bonus track : la patinoire juchée tout en haut de la Grande Arche à partir du 8 décembre. A La Défense a également lieu la chasse aux Mickey cachés, avec 9 Mickey à retrouver sur les devantures des magasins. Je ne vais pas vous spoiler le jeu et gâcher l’organisation mais sachez que ce n’est pas si simple et qu’il vous faudra bien gambader ! Pensez à tous les niveaux du centre commercial, à passer devant quelques devantures de magasins de vêtements, de culture ou encore de bagagerie … Oui je sais ça n’aide pas tant que ça mais c’est le jeu, et vous avez jusqu’à la fin du mois pour participer, pour fêter les 90 ans de l’animal et gagner des goodies.
  • Demain matin, c’est aussi le moment d’acheter vos places pour Muse si vous n’avez pas pu en avoir parmi celles vendues la semaine dernière. En effet, une date supplémentaire est ajoutée pour le Stade de France. Mise en ligne à 10 heures !

On se retrouve très bientôt pour un compte-rendu sauvage des sorties cinéma de novembre.

News Septembre 2018

C’est la rentrée ! Le moment où je pars enfin en vacances, pour une bonne partie du mois de septembre.

Au programme de ces semaines à venir riches en événement, le festival du cinéma américain de Deauville, qui fête cette année sa 44ème édition. Les pass à la journée sont toujours aussi intéressants, de 16 à 35 €, selon le tarif plein ou réduit, permettant à chacun de visionner les grandes sorties américaines à venir. Je n’ai jamais battu mon record de l’année où j’ai vu sept films en deux jours. Il faut dire que je n’avais pas passé grand temps à la plage.

On embraye le (long) weekend du 6 au 9 septembre avec la onzième édition du Hadra, plus grand festival de trance en France, organisé pour la troisième fois au plan d’eau de Vieure, et avec cette année un thème axé science-fiction. Avec ses trois scènes principales et le son non-stop du jeudi au dimanche, le tout accompagné de stands de nourriture régionale, cours de yoga, performances artistiques, conférences et ateliers, on ne risque pas de s’y ennuyer. Prenez quand même un bon blouson, il risque de faire bien moins chaud que le mois dernier.

Et bien sûr il y avait en début de semaine la tournée de Britney Spears de passage en France pour deux dates. Par rapport à son dernier show à Paris il y a sept ans maintenant, je dois dire que j’ai été agréablement surprise. L’accent était mis sur le show évidemment plus que le son, mais tout le monde le sait, c’est Britney ! Les articles critiquant l’artiste et mentionnant ses fans déçus en raison du playback m’ont fait sourire car les vrais fans savent que Britney ne chante plus depuis longtemps. Et ce n’est grave. On sait pourquoi on se déplace, pour la princesse de la pop, pour ses tenues excentriques, pour cette ambiance à l’américaine, mais pas du tout pour ses qualités vocales, je ne comprends pas que certains aient pu passer à côté de l’info avant d’aller à son concert. Sûrement les mêmes qui retourneront tout de même la voir à sa prochaine escale française. Mention spéciale pour Pitbull qui a bien enflammé la salle pendant sa première partie. Si un jour on m’avait dit que je verrais Pitbull en live …

Je vous laisse donc, est enfin venu le temps pour moi de me tremper les pieds dans le sable et la mer, en espérant tout de même avoir encore un peu de chaleur. Bon courage à tous pour la reprise !

Ghostland

Après des années d’attente (principalement pour les fans, car le grand public ne s’était pas forcément penché tant en amont sur la question), Ghostland est enfin sorti au cinéma, plus précisément ce mercredi.

Je ne vais pas une énième fois présenter Pascal Laugier (The Secret, Martyrs – qui faisait déjà partie de la courte liste de films d’horreur à sortir en salles avec une interdiction aux moins de 16 ans), qui compte parmi mes réalisateurs de films d’horreur préférés, avec Alexandre Aja, pour ne citer que les frenchies, mais vais plutôt m’attarder sur le film en lui-même … et sa diffusion.

Car il fallait bien que je commence par un coup de gueule. Dans Paris intra-muros, seulement 9 cinémas (sur la centaine qui existe) diffusent le film ! UGC s’est encore une fois dédouané de projeter un film d’horreur dans la totalité de ses cinémas (vous le trouverez donc uniquement à Bercy et aux Halles, dans une salle pas trop petite, contrairement à celles précédemment attribuées à Insidious ou Grave) et l’interdiction aux moins de 16 ans (que j’ai trouvé fort à propos) ne vont pas aider à attirer un grand nombre de spectateurs en salles. J’ai bien peur que ces deux points entachent fortement le succès au box-office du film, pourtant bien reçu par la critique…

D’une durée d’1h30, le film en lui-même est bon. Bien tourné, bien réalisé et avec une façon décalée de filmer certaines scènes (un rapide passage en style caméra embarquée, ou encore une caméra ciblée sur une des héroïnes lors de ses déplacements dans la maison, ne nous permettant pas de voir ce qu’il peut bien se passer autour), il dispose d’une esthétique soignée. L’histoire commence par une home invasion, qui a toujours son effet peu importe le style de film mis en avant (dont Mother! dernièrement), où Pauline (Mylène Farmer) et ses filles (Crystal Reed et Emilia Jones) vont subir une brutale attaque de la part de deux inconnus au sein de leur nouvelle maison. S’en suivent les dégâts psychologiques subis par les filles et leur volonté de s’en sortir malgré tout.

Pendant la bonne première demi-heure du film, j’ai eu du mal à me détacher de l’actrice Mylène Farmer (pour son second long-métrage, 24 ans après le premier) pour me focaliser sur le personnage, ce qui ne m’arrive jamais. Pour moi, c’était Mylène Farmer et pis c’est tout, mais ce n’était en aucun cas de sa faute car je dois avouer qu’elle colle très bien à son personnage. M’ayant volontairement bouché les oreilles depuis l’avant-première au Grand Rex lundi soir, je ne connaissais pas en détails le pitch de base. J’ai donc eu des difficultés à cibler le genre d’horreur dans lequel Ghostland se situe : épouvante, surnaturel ou gore. Il est au final tout sauf surnaturel, et le gore étant autant psychologique que physique, justifie l’interdiction à un jeune public.

L’évolution des personnages mais aussi celle du film est surprenante et part dans différentes directions. La fin peut d’ailleurs s’interpréter de plusieurs manières, tout en apportant tout de même une conclusion. Il est donc probable que je retourne le voir une seconde fois, pour mieux appréhender une bonne partie du film qui ne fait sens qu’après avoir pleinement compris l’histoire dans son ensemble. Sans être un film révolutionnaire, Ghostland est un bon film d’horreur, sans temps mort qui, je l’espère, restera assez longtemps au cinéma pour permettre de palier le faible nombre de salles le diffusant.

Pour ceux qui ont déjà vu le film, je vous conseille le très bon article d’Oblikon, par Christopher Guyon, sur l’analyse des personnages et du film.