cinéma

News Septembre 2018

C’est la rentrée ! Le moment où je pars enfin en vacances, pour une bonne partie du mois de septembre.

Au programme de ces semaines à venir riches en événement, le festival du cinéma américain de Deauville, qui fête cette année sa 44ème édition. Les pass à la journée sont toujours aussi intéressants, de 16 à 35 €, selon le tarif plein ou réduit, permettant à chacun de visionner les grandes sorties américaines à venir. Je n’ai jamais battu mon record de l’année où j’ai vu sept films en deux jours. Il faut dire que je n’avais pas passé grand temps à la plage.

On embraye le (long) weekend du 6 au 9 septembre avec la onzième édition du Hadra, plus grand festival de trance en France, organisé pour la troisième fois au plan d’eau de Vieure, et avec cette année un thème axé science-fiction. Avec ses trois scènes principales et le son non-stop du jeudi au dimanche, le tout accompagné de stands de nourriture régionale, cours de yoga, performances artistiques, conférences et ateliers, on ne risque pas de s’y ennuyer. Prenez quand même un bon blouson, il risque de faire bien moins chaud que le mois dernier.

Et bien sûr il y avait en début de semaine la tournée de Britney Spears de passage en France pour deux dates. Par rapport à son dernier show à Paris il y a sept ans maintenant, je dois dire que j’ai été agréablement surprise. L’accent était mis sur le show évidemment plus que le son, mais tout le monde le sait, c’est Britney ! Les articles critiquant l’artiste et mentionnant ses fans déçus en raison du playback m’ont fait sourire car les vrais fans savent que Britney ne chante plus depuis longtemps. Et ce n’est grave. On sait pourquoi on se déplace, pour la princesse de la pop, pour ses tenues excentriques, pour cette ambiance à l’américaine, mais pas du tout pour ses qualités vocales, je ne comprends pas que certains aient pu passer à côté de l’info avant d’aller à son concert. Sûrement les mêmes qui retourneront tout de même la voir à sa prochaine escale française. Mention spéciale pour Pitbull qui a bien enflammé la salle pendant sa première partie. Si un jour on m’avait dit que je verrais Pitbull en live …

Je vous laisse donc, est enfin venu le temps pour moi de me tremper les pieds dans le sable et la mer, en espérant tout de même avoir encore un peu de chaleur. Bon courage à tous pour la reprise !

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Ghostland

Après des années d’attente (principalement pour les fans, car le grand public ne s’était pas forcément penché tant en amont sur la question), Ghostland est enfin sorti au cinéma, plus précisément ce mercredi.

Je ne vais pas une énième fois présenter Pascal Laugier (The Secret, Martyrs – qui faisait déjà partie de la courte liste de films d’horreur à sortir en salles avec une interdiction aux moins de 16 ans), qui compte parmi mes réalisateurs de films d’horreur préférés, avec Alexandre Aja, pour ne citer que les frenchies, mais vais plutôt m’attarder sur le film en lui-même … et sa diffusion.

Car il fallait bien que je commence par un coup de gueule. Dans Paris intra-muros, seulement 9 cinémas (sur la centaine qui existe) diffusent le film ! UGC s’est encore une fois dédouané de projeter un film d’horreur dans la totalité de ses cinémas (vous le trouverez donc uniquement à Bercy et aux Halles, dans une salle pas trop petite, contrairement à celles précédemment attribuées à Insidious ou Grave) et l’interdiction aux moins de 16 ans (que j’ai trouvé fort à propos) ne vont pas aider à attirer un grand nombre de spectateurs en salles. J’ai bien peur que ces deux points entachent fortement le succès au box-office du film, pourtant bien reçu par la critique…

D’une durée d’1h30, le film en lui-même est bon. Bien tourné, bien réalisé et avec une façon décalée de filmer certaines scènes (un rapide passage en style caméra embarquée, ou encore une caméra ciblée sur une des héroïnes lors de ses déplacements dans la maison, ne nous permettant pas de voir ce qu’il peut bien se passer autour), il dispose d’une esthétique soignée. L’histoire commence par une home invasion, qui a toujours son effet peu importe le style de film mis en avant (dont Mother! dernièrement), où Pauline (Mylène Farmer) et ses filles (Crystal Reed et Emilia Jones) vont subir une brutale attaque de la part de deux inconnus au sein de leur nouvelle maison. S’en suivent les dégâts psychologiques subis par les filles et leur volonté de s’en sortir malgré tout.

Pendant la bonne première demi-heure du film, j’ai eu du mal à me détacher de l’actrice Mylène Farmer (pour son second long-métrage, 24 ans après le premier) pour me focaliser sur le personnage, ce qui ne m’arrive jamais. Pour moi, c’était Mylène Farmer et pis c’est tout, mais ce n’était en aucun cas de sa faute car je dois avouer qu’elle colle très bien à son personnage. M’ayant volontairement bouché les oreilles depuis l’avant-première au Grand Rex lundi soir, je ne connaissais pas en détails le pitch de base. J’ai donc eu des difficultés à cibler le genre d’horreur dans lequel Ghostland se situe : épouvante, surnaturel ou gore. Il est au final tout sauf surnaturel, et le gore étant autant psychologique que physique, justifie l’interdiction à un jeune public.

L’évolution des personnages mais aussi celle du film est surprenante et part dans différentes directions. La fin peut d’ailleurs s’interpréter de plusieurs manières, tout en apportant tout de même une conclusion. Il est donc probable que je retourne le voir une seconde fois, pour mieux appréhender une bonne partie du film qui ne fait sens qu’après avoir pleinement compris l’histoire dans son ensemble. Sans être un film révolutionnaire, Ghostland est un bon film d’horreur, sans temps mort qui, je l’espère, restera assez longtemps au cinéma pour permettre de palier le faible nombre de salles le diffusant.

Pour ceux qui ont déjà vu le film, je vous conseille le très bon article d’Oblikon, par Christopher Guyon, sur l’analyse des personnages et du film.

Verónica [Film 2018]

Film d’horreur espagnol qui commence par un appel d’urgence, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec Rec. Après vérification, les deux ont le même réalisateur (Paco Plaza) donc je n’étais pas complètement sous l’emprise d’un cliché. J’ai entendu parler de Verónica par un synopsis mentionnant qu’il s’agissait de l’adaptation du seul cas d’exorcisme reconnu en Espagne. Au final, le film ne se résume pas du tout à cela et prend beaucoup de recul quant aux mots « exorcisme » ou « possession », souvent employés n’importe quand et n’importe comment.

Si je devais résumer l’histoire, Verónica est une adolescente normale, voire même réservée, qui doit s’occuper de ses frère et soeurs quotidiennement, car son père est décédé et sa mère travaille dans un bar avec des horaires décalés. Verónica s’essaye avec des amies à une séance de spiritisme (dans le but de contacter son père disparu), qui va avoir des conséquences néfastes pour elle.

On peut à mon sens voir le film sous deux aspects. Le premier en prenant en compte la possession de la maison (ou de Verónica elle-même mais j’ai plus de doutes là-dessus) par un esprit malin. Et le second, qui a été mon point de vue sur ce film, plutôt basé sur la psychose qu’une séance de spiritisme peut entraîner sur la santé mentale de quelqu’un. Je ne renie pas les « preuves matérielles » ou les dires de la police espagnole à ce sujet, mais j’ai vraiment apprécié la prise de recul quant à la réalisation, qui permet de mettre en avant l’impact psychologique et ses conséquences, de jouer avec les esprits.

Comprenant beaucoup de symboles (comme la représentation de l’éclipse de soleil sur Verónica sur l’image à côté, où on voit d’ailleurs à quel point les images sont travaillées), le film joue également avec les codes du genre : un Simon qui s’active tout seul (comme dans Paranormal Activity : The Marked Ones), les jeux de lumière, la présence d’un personnage religieux ambigu et l’humour sous-jacent des actions de certains personnages (comme le jeune frère qui ne sait pas encore lire et qui, voulant aider, dessine sur les murs des symboles d’invocation à la place de ceux de protection, sacré plaisantin).

La bande-son est parfaitement choisie et les paroles des chansons (espagnoles évidemment) utilisées ont tout à fait leur place sur les événements qu’elles accompagnent. Les scènes sont très bien réalisées, il y a quelques jumpscares mais le film ne se repose absolument pas là-dessus. Les formes des esprits vus à travers des vitres ou des portes-fenêtres m’ont beaucoup fait penser aux extra-terrestres présents dans Signs, ce qui tend à renforcer la tension et l’appréhension quant à ces êtres inconnus. Le long-métrage peut plus être considéré comme un thriller que comme un film d’horreur, ce qui en fait pour moi une très belle surprise de ce début d’année.

Au cinéma en 2018

Je ne vais évidemment pas faire la liste exhaustive de tous les films qui vont sortir cette année, mais plutôt mettre l’emphase sur ceux que j’attends et que j’irai fort probablement voir. Les dates de sorties (en France, hors festivals) sont données à titre indicatif et peuvent toujours être amenées à varier.

Pour commencer cette année je suis déjà allée voir trois films : Insidious : La Dernière Clé (dont j’ai parlé ici), 24H Limit (qui s’est révélé être un bon film d’action efficace, même si pas étonnant pour un sou) et La Monnaie de leur pièce (pas vraiment intéressant, tout juste passable, mais j’avais un moment libre sur ma pause déjeuner pour passer à l’UGC du coin). J’en attends donc de mieux pour la suite !

Le Labyrinthe : Le Remède mortel (7 février 2018)
Je n’ai jamais lu les livres mais j’ai beaucoup apprécié les deux premiers volets de la trilogie. Parmi la lignée des films pour adolescents qui sont sortis cette dernière décennie (Divergente, Hunger Games, Twilight), j’ai préféré le Labyrinthe car le suspense était en comparaison plus présent et faisait tenir le film, plus que ce dernier ne s’appuyait sur une romance avec des péripéties autour pour décorer. Ce que je reprocherais aux autres licences. Adapté du dernier tome de L’Épreuve de James Dashner, ce film est là pour clôturer la saga (en un seul volet s’il vous plaît) et permettra, je l’espère, de lever le voile sur certains points d’incohérence du deuxième.

La Forme de l’eau / The Shape of Water (21 février 2018)
Avec ses 13 nominations aux Oscars, Guillermo del Toro nous revient en forme depuis ses derniers blockbusters. Je suis assez curieuse quant au film, qui aborde deux genres pour lesquels j’ai un avis complètement opposé : le fantastique et les monstres (ouais !) et la romance (eurk). Quitte à aimer des vampires on peut bien aimer des hommes poissons. C’est un peu ce qui me fait peur dans ce film. J’ai pourtant confiance en Del Toro pour traiter le sujet en bonne intelligence.

Tomb Raider (14 mars 2018)
Nous y revoilà, un petit reboot de dernière les fagots. Alicia Vikander remplace Angelina Jolie et je dois dire que je vais devoir m’y habituer. On est d’accord, les premiers films ne sont pas transcendants mais ils avaient leur charme (elle aussi d’ailleurs) et ont pour moi ce goût nostalgique de l’adolescence. Rien de bien nouveau à expliquer au sujet de l’histoire, qui reprend celle de Lara Croft depuis le début et sera disponible en IMAX 3D selon les salles.

Ghostland (14 mars 2018)
Au risque de me répéter, (Incident in a) Ghostland n’est autre que le tant attendu film de Pascal Laugier, avec Mylène Farmer parmi les actrices principales. Présenté au prochain Festival international du film fantastique de Gérardmer, on devrait en déterminer le succès très prochainement. Car il ne suffit pas de mettre Farmer dans un film pour qu’il soit bon (on a hélas vu le contraire se produire). Pascal Laugier a réalisé le long-métrage mais a également fait le scénario, ce qui pèche en général le plus dans les films d’horreur. Il ne reste plus qu’à attendre et croiser les doigts.

L’Île aux Chiens (11 avril 2018)
Si vous vous souvenez de Fantastic Mr. Fox et que vous avez aimé, je pense que vous trouverez comme moi votre bonheur dans le dernier film de Wes Anderson (pas celui des Resident Evil, l’autre). La technique de l’animation en volume y est également utilisée, ce qui donne un ton très réaliste aux personnages canins. Film d’aventure (et d’amitié) qui prêtera sans nul doute à être ému, les voix américaines présentes au casting ont le mérite d’être connues : Bryan Cranston, Edward Norton ou encore Bill Murray, en passant par Scarlett Johansson et Yoko Ono. Le film fera l’ouverture à la Berlinale 2018 et nous promet assurément de passer un bon moment.

Avengers : Infinity War (25 avril 2018)
Allez, j’arrête de présenter le MCU et on va droit au but. Plus gros budget de l’histoire du cinéma (480 millions de dollars) et plus importante présence d’acteurs principaux / secondaires durant le film (67), et bankables et donc chers. Il sort en France une dizaine de jours avant de sortir aux Etats-Unis, et ne sera finalement qu’une étape pour nous mener à Avengers 4, 22ème film du MCU, prévu pour mai 2019. Je suis blasée de tous ces films de super-héros mais j’irai sûrement le voir également.

Slender Man (16 mai 2018)
Il en aura fallu du temps avant de passer d’une légende urbaine creepypasta (comme le thème de Lavanville alala) à un film d’horreur assumé. Pas grand chose à dire si ce n’est que les jeux inspirés de ce personnage étaient déjà bien flippants donc je n’ose imaginer sa présence à l’écran. Comme dit précédemment et comme souvent dans le genre de l’horreur, nous ne sommes toutefois pas à l’abri d’un bon gros navet.

Deadpool 2 (30 mai 2018)
C’est reparti pour la folie des grandeurs. Du loufoque, de la vulgarité, de l’action, le tout quand même plus mature que Kick-Ass, la suite de Deadpool arrive ! Et c’est à peu près à quoi se résume le synopsis du film : la suite des aventures de Deadpool. Et si ça peut empêcher Tim Miller de finir son Terminator 6, je dis oui.

Jurassic World : Fallen Kingdom (6 juin 2018)
Le premier film (le tout premier) était emblématique, les suivants un peu moins. Jurassic World, sorti en 2015, a fait amende honorable et s’est bien débrouillé pour faire le lien avec l’histoire originale, tout en mettant à jour les effets spéciaux et rendant le tout cohérent. J’ai un peu peur qu’ils veuillent surfer sur le succès du précédent film, sans apporter de réelle valeur ajoutée. Mais pour une fois, l’histoire ne va pas être celle d’humains qui veulent se sauver, mais d’humains qui veulent sauver des dinosaures. Le duo photogénique Chris Pratt et Bryce Dallas Howard devra donc se serrer les coudes pour réussir et en faire un bon film.

The Nun (11 juillet 2018)
Arrêtez tout ! La nonne de Conjuring a enfin son film à elle toute seule, avec Taissa Farmiga au casting (contrairement à Vera Farmiga dans Conjuring) et Bonnie Aarons qui endossait déjà le rôle de la religieuse démoniaque. Chronologiquement avant tous les autres films de la franchise, The Nun a été tourné en Roumanie sur une trentaine de jours. Point notable (qui peut faire peur mais pas dans le bon sens), il ne sera pas réalisé par James Wan, mais seulement produit par lui.

The Predator (15 août 2018)
Mouais bof, on verra. Quatrième film de la franchise (à sortir plus de trente ans après le premier), je n’en attends rien de bon. Predators (sorti en 2010) n’était pas mauvais, mais la suite de films a été largement impactée par les deux lamentables AVP (comprenez Alien vs. Predator). Comme d’habitude ça va castagner en mode survie et je ne pense pas que le succès au box office soit au rendez-vous.

Venom (10 octobre 2018)
Bienvenue dans le Sony’s Marvel Universe. Tom Hardy change de look et endosse le costume de Venom, précédemment vu dans Spider-Man 3 (le bon, celui de Sam Raimi). Une histoire centrée sur un ennemi, ce n’est pas courant. A voir si cela sera tout de même intéressant. L’occasion peut-être de savoir s’il y a un lien entre le personnage principal et Split (en attendant Glass) …

Chair de Poule 2 (17 octobre 2018)
Avouez, vous ne l’aviez pas vu venir dans ma liste celui-là. Je n’étais pas allée voir le premier au cinéma mais je l’ai vu par la suite, et j’ai été agréablement surprise. Plutôt à destination des enfants, il n’en reste pas moins bien tourné et reprenant avec plaisir les traumatismes de notre enfance présents dans les livres de R.L. Stine. Ce n’est toutefois pas encore très clair concernant la présence ou non de Jack Black dans ce deuxième opus.

Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (14 novembre 2018)
Ressortez les fanboys qui ne parviennent pas à se remettre du film Voldemort : les origines de l’héritier (très bien réalisé au demeurant pour une équipe et un budget réduits). Comme son nom l’indique, le film se concentrera sur Grindelwald et nous permettra de faire revenir Dumbledore dans l’histoire (comme des petits oignons). Je n’ai pas énormément apprécié le premier film, qui n’était à mes yeux que pour continuer de faire tenir la licence, mais j’irai sans doute voir aussi celui-là, car moi aussi je suis fan d’Harry Potter.

Bohemian Rhapsody (fin décembre 2018 ou 20 février 2019)
Dernier film et non le moindre puisque ce projet sur la vie de Freddie Mercury et de Queen a été commencé en 2010, rien que cela. C’est finalement le très bon Rami Malek qui incarnera le chanteur, après moult changements. Sacha Baron Cohen ayant quitté le projet en 2013, Daniel Radcliffe annoncé par des rumeurs démenties, avant que le nom de Ben Whishaw ne soit proposé, pour finalement aboutir sur Rami Malek après le renvoi de Bryan Singer du plateau. C’est tumultueux mais c’est peut-être représentatif du film également. A voir si le long-métrage pourra proposer un scénario cohérent après autant de modifications du staff.


Comme vous le voyez, beaucoup de plus ou moins belles choses à venir pour cette année 2018, sachant que je n’ai parlé que des films principaux et qui m’intéressaient. Ce qui laisse la place pour le reste.

Sorties Cinéma Automne 2017

Hé oui, même si les températures sont basses, l’hiver n’est officiellement pas encore là. J’ai donc encore le temps de vous donner la petite rétrospective que je vous avais promise sur mes dernières sorties ciné.

Mother!

Assez fan de Darren Aronofsky depuis Requiem for a Dream (et confortée dans mon avis par Black Swan, contrairement à ses autres films), c’est avec une vraie curiosité et une réelle envie que je suis allée voir Mother! Je pense que j’étais dans de meilleures dispositions qu’ont pu l’être nombre de spectateurs qui avaient oublié le nom du réalisateur. Car quand on connaît l’oeuvre d’Aronofsky, on ne peut pas s’imaginer que le film va être adorable, sensé, ou encore juste normal. Ce qui a pu expliquer le choc, voire le dégoût de beaucoup de personnes lors de la projection. Je savais où j’allais, de la même façon que je suis consciente de l’état d’esprit avec lequel voir un Lars von Trier.

Mother!

Le film est dérangeant et va gêner sur différents points, selon les sensibilités des gens. L’aspect home invasion, l’histoire du bébé, la métaphore biblique de tout le long-métrage … tout peut dérouter dans ce film. Je l’ai apprécié car je m’attendais à quelque chose d’aussi alambiqué mais j’ai été déçue car la première scène en dit bien trop. Mon avis est que cela reste volontaire car je n’imagine pas le réalisateur faire une aussi grosse erreur de mise en scène. Les acteurs sont bons, même si Jennifer Lawrence apparaît trop passive, malgré les louanges qui ont été faites à son égard.

D’après une histoire vraie

Je n’avais pas lu le livre, et j’aurais peut-être du. Commençant comme un thriller dramatique, le final apparaît bien décousu et le tout bourré d’incohérences néfastes au scénario. Les scènes sont assez épurées pour instaurer un climat lourd, mais trop, au risque de perdre en détails importants. Le film m’a perdue, mais pas pour de bonnes raisons.

D’Après une Histoire Vraie

Mon Garçon

Originale que cette idée du réalisateur Christian Carion (Une hirondelle a fait le printemps / Joyeux Noël) de tourner ce film alors que Guillaume Canet, le personnage principal, n’a aucune connaissance du scénario. Tourné en seulement six jours avec très peu d’acteurs – mais non des moindres – le film raconte l’histoire de Julien qui part à la recherche de son fils suite à son enlèvement. L’absence de script est bien traitée, même si on sent parfois quelques moments de mou. Je ne vais pour autant pas les critiquer négativement car ils permettent un réalisme bienvenu et une immersion vraisemblable dans l’action.

Ça

Je n’ai pas non plus lu le roman original de King, mais j’ai pu suivre les précédentes productions basées sur l’oeuvre. J’ai eu du mal à accrocher au mélange thriller / horreur / fantastique. Je suis pourtant habituée au surnaturel (vu mon quota de films d’exorcismes visionnés chaque année), mais l’aspect résolument fantastique du méchant n’a pas permis de me projeter dans l’histoire. Les effets spéciaux sont néanmoins très bien réalisés et les jeunes acteurs, surfant sur la vague du Stranger Things like, font preuve d’un bon jeu, malgré quelques écueils scénaristiques regrettables, mais liés au domaine de l’horreur.

Kingsman – Le Cercle d’Or

Kingsman – Le Cercle d’Or

Ayant adoré le premier volet, c’est avec plaisir que je suis allée voir le second. Jouant à fond la carte de la comédie et de l’action, le film est agréable de bout en bout, même si je l’ai tout de même trouvé bien long alors qu’il aurait sans problème pu être raccourci d’une demi-heure. Le tout reste du grand spectacle fait avant tout pour divertir, avec un humour british toujours au rendez-vous mais peut-être un peu moins vulgaire que lors du premier opus.

D’Éric Toledano et Olivier Nakache je n’avais vu qu’Intouchables (que j’avais apprécié sans réellement comprendre tout l’engouement lié à sa sortie). Le Sens de la Fête reste dans la même veine comique, mais sans vraiment se renouveler. J’ai beaucoup aimé le film mais on sent les gags rabâchés et les acteurs finalement cantonnés à leur style de jeu habituel. A côté de cela, la bande son est bien choisie et les décors filmés avec soin. Mais vu le rythme du film je me suis dit qu’ils auraient même carrément pu le tourner en un gigantesque plan séquence.

Épouse-moi mon pote

Je reprocherais les même tares à Épouse-moi mon pote, pour ce qui est d’user des ficelles qui ont déjà été utilisées par le passé dans leurs anciennes productions. Mais comme c’est une comédie qui fonctionne bien, cela reste cohérent de s’en servir à nouveau. Le film ne vole pas haut du tout mais c’est à la mode en ce moment, et si c’est ce que le cinéma comique français peut faire de mieux, je me dis que c’est toujours ça de pris. Si vous avez ri aux précédents films de Lacheau (Babysitting 1/2, Alibi) celui-là vous plaira aussi, même s’il n’en est pas le scénariste. Et il faut se préparer à le voir à l’écran car en 2019 ce sera lui Nicky Larson.

Jigsaw

Après six films de bon niveau et un septième qui s’est révélé être une sacrée bouse, celui-ci méritait toute mon attention. Je suis allée le voir par loyauté plus que par envie, surtout que je ne m’attendais pas à un chef d’oeuvre, bien au contraire. Finalement, il n’était pas si pire qu’on aurait pu l’imaginer. Les acteurs sont ceux de films d’horreur de série B mais cela en fait leur charme, les façons de mourir restent originales après les dizaines de meurtres qu’on a pu voir jusqu’à aujourd’hui et on a encore droit à un énième retournement de situation pendant les dernières minutes du film. J’avais beaucoup de doutes jusqu’à la moitié du film, avant de me prendre au jeu et de réaliser que la plupart des incohérences présentaient un résultat final assez pertinent. Loin d’être le meilleur de la saga, ce n’en est pour autant pas le pire.

Jigsaw

Même rengaine pour Happy Birthdead, qui semblait être de la grande lignée de ces films d’horreur nuls qu’on trouve plus facilement sur internet qu’en salles. HB surfe plutôt sur la vague d’I Wish et compagnie : moins de gore et plus de suspense, avec un soupçon de comédie, loin de virer vers le style Scary Movie. Le dénouement est sensé, mais beaucoup trop d’éléments divergents parsemés dans le film empêchent de véritablement l’apprécier. Au final, l’idée de base est sympathique (sans être originale) mais le traitement trop chaotique.

Justice League

Pas grand chose à dire au sujet de ce film si ce n’est que je commence à en avoir marre du MCU et du DCU (alors même que j’ai fait l’impasse sur beaucoup de leurs films one shot). On prend les mêmes et on recommence, qu’ils soient morts ou pas d’ailleurs. Les effets-spéciaux sont très beaux, les événements s’enchaînent, chaque pièce du puzzle se met en place … mais qu’est-ce que je me suis ennuyée ! Ça tire en longueur tous les quarts d’heure, entre les séquences comiques / émotives / analytiques, et on tourne en rond pendant une bonne partie du film. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en IMax, mais je ne suis pas sûre que ça aurait changé grand chose dans ma perception du long-métrage.

Paddington 2

Je ne m’étais pas déplacée en salle pour le premier (j’y vois peu de films d’animation) et ne l’ai vu que récemment à la télévision. J’ai particulièrement apprécié l’univers et la technique d’animation du fameux ourson. Avec Hugh Grant en méchant de l’histoire, ce deuxième film est encore plus émouvant (voire carrément triste par moments), même s’il utilise des blagues enfantines déjà utilisées précédemment. Pour autant, il parvient à faire sourire petits comme grands et nous permet, peu importe notre âge, de profiter encore un peu de la magie de Noël.

Paddington 2

Et finalement Le Bonhomme de Neige, que j’attendais depuis quelques temps puisque le trailer était disponible depuis la fin de l’été. Histoire intéressante, aspect thriller poussé, mais beaucoup d’éléments qui restent en suspens (le passé de Fassbender notamment). Ces éléments permettent d’assurer un certain climat lié à l’enquête mais ne trouvent jamais de réelle justification. La gestion temporelle des événements est également mal faite. J’ai mis du temps à faire la distinction entre les moments à l’instant T et les flashbacks, ce qui rend la compréhension de l’histoire assez ardue. Beaucoup de scènes assez longues également, pourtant portées par des cadrages élégants et des décors puissants. L’enquête est bonne, tout ce qui l’entoure nettement moins.

News Novembre 2017

Salut les jeunes !

Peu d’articles ces derniers temps car j’étais encore par monts et par vaux (comprendre : encore dans les DOM pour le travail, mais aussi et heureusement un peu pour le fun).

Je compte rapidement mettre à jour l’article sur les trêves hivernales des séries, maintenant que nous avons des nouvelles plus précises. Niveau cinéma je n’ai pas eu le temps de parler de ce que j’ai vu récemment (Happy Birthdead, Jigsaw et des trucs un peu plus sympathiques) mais je ne désespère pas d’en faire une review succincte, en attendant Le Crime de l’Orient-Express version 2017.

En décembre je vais continuer de me bouger, mais ce mois-ci en région parisienne. Au programme : des théâtres musicaux et le Manoir de Paris édition de Noël. Pour le reste rien n’est encore fait mais ça ne va pas tarder.

Pas mal de lectures, pas mal de séries télé ces derniers temps, voire trop pour que je prenne le temps d’en parler. Comme pour les films, je tenterai d’en faire un condensé d’ici la fin de l’année, avant que cela ne devienne has been.

Sinon, Pokemon USUL est sorti et saura ravir avant tout les collectionneurs plus que les joueurs cherchant une réelle originalité. C’est toujours le piège de Noël, vouloir sa petite cartouche Pokemon, même si la pertinence de cette dernière reste à relativiser. Le marché de Noël de La Défense vient d’ailleurs d’ouvrir ses portes aujourd’hui même, avec beaucoup de stands habituels mais également quelques nouveautés. Et je cherche toujours une place pour le prochain concert de Muse sur Paris, si jamais.