le Marais

L’Eataly à Paris

Après plusieurs haltes gustatives et marchandes au sein de l’enseigne Eataly implantée dans le quartier du Marais à Paris, est venu le temps d’en parler et de voir si cela vaut vraiment le coup et de la comparer à sa filiale romaine, que j’avais visitée en long, large et travers lors de mon séjour en Italie.

Par rapport à Eataly Rome

Concernant les prix tout d’abord, j’avoue ne plus me souvenir avec exactitude s’ils différenciaient beaucoup des prix appliqués en France. Pour autant, je me souviens que les aliments et produits vendus n’étaient pas modiques puisque nous sommes à la base dans une enseigne haut de gamme, comparable aux Galeries Lafayette Gourmet. Les prix dans le magasin du Marais sont donc dans la même lignée et peuvent présenter des produits à des tarifs modestes (sauces tomate, pesto simple) comme beaucoup plus forts. Si vous tapez dans des produits étiquetés biologiques ou présentés dans des emballages raffinés, évidemment que les prix grimpent. Si vous connaissez également les marques italiennes de renom (je pense notamment à la gamme de chocolats Caffarel, où les prix étaient déjà bien hauts à Rome et aux Galeries), vous ne serez pas étonnés des tarifs pratiqués.

Contrairement à Eataly Rome, le drugstore parisien est focalisé à 95% sur la nourriture. Vous aurez un petit rayon proposant des ustensiles de cuisine, mais vous n’y trouverez pas de produits pour le corps, de livres, et autres objets disponibles à la vente en Italie. Il faut tout de même noter que Eataly Paris fait 4000 m² alors que son compatriote italien en fait 17 000 sur quatre étages. Largement de quoi expliquer ce différentiel.

Dans le même ordre d’idée, beaucoup de produits vendus à Rome ne le sont pas ici, résolument tourné vers les produits de luxe et non ceux plus répandus dans les surfaces de vente italienne. Je pense par exemple aux Kinder Cards et autres produits vendus uniquement en Italie et non disponibles à la vente en France (même par Internet sur le site Kinder, à moins que vous ne vous faisiez avoir sur Amazon en payant 3 Kinder à 50 euros).

Le restaurant

 Plusieurs endroits de restaurant sont proposés ici : la terrasse extérieure (plutôt pour le café et un en-cas sur le pouce), la simili-terrasse intérieure (plutôt pour des apéros classieux et des repas brefs) et le restaurant situé à l’étage, séparé en deux endroits distincts (plutôt pour un déjeuner / dîner normal).

J’ai été étonnée par le cadre du restaurant du premier étage, qui s’assimile plus à une cantine qu’à un réel restaurant gastronomique. Je ne parle ici que du cadre car les mets servis sont présentés de façon à ce qu’on se sente dans le fameux temple de la cuisine italienne, raffinée et délicatement servie.

Les prix des plats proposés sont corrects (c’est Paris quoi) et permettent de profiter d’un menu à un tarif comparable à un restaurant italien lambda. En revanche, l’assortiment des pâtes proposées permet de varier de ce qui se fait d’habitude, permettant à l’enseigne d’assumer son choix de sortir du lot et mettre en avant des plats différents du commun des restaurants concurrents. Je reste toutefois sur ma faim concernant la qualité des produits. Etant fan de carbonara et étant très difficile en ce qui concerne la qualité de la viande pour les lardons, j’ai eu un petit lot de gras plus que de viande à proprement parler, alors que je m’attendais à de la top qualité. Gustativement c’était très bien, mais quand on s’attarde plus en détails cela penche vers le correct. J’ai également commandé un verre de vin qui n’est jamais venu car le bar étant situé à l’écart, il est possible que des commandes se perdent en périodes de rush.

J’ai donc été moyennement satisfaite du restaurant, correspondant aux prix proposés mais moins à l’idée que je m’en étais faite à l’avance.


Pour résumer, Eataly Paris peut être un endroit à la mode mais qui pourrait rapidement s’essouffler. Pour preuve, il suffisait d’attendre deux semaines après l’ouverture pour ne plus voir de files d’attente et ainsi rentrer sans souci dans l’enseigne.

Vous l’aurez compris, Eataly ne se destine pas à toutes les bourses mais l’assume pleinement. C’est un bon endroit pour permettre aux parisiens bobos (dont je fais partie j’avoue) de faire ses courses avec des produits de provenance différente de ce qu’on peut trouver d’habitude et le fait de pouvoir s’y sustenter, notamment grâce à la terrasse extérieure bien que très petite, saura trouver son public, surtout en prévision de l’été qui, je l’espère, ne saurait tarder.

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Un brunch chez Mariage Frères

En tant que pseudo parisienne (banlieusarde limitrophe) j’avais jusqu’à présent rempli une bonne partie des pré-requis liés à ma situation : visiter la Tour Eiffel en passant par les escaliers, visiter le Louvre, faire les manèges du jardin des Tuileries ou m’acheter des macarons chez Pierre Hermé en cas de petits creux, tout en flânant dans les friperies du Marais après un selfie avec un pigeon biset, quand je n’étais pas dans un bar de la rue Mouffetard. La liste pourrait encore être bien longue mais je viens seulement d’y ajouter le brunch chez Mariages Frères, comme quoi le marketing fonctionne bien, puisque j’en ai eu l’idée en visionnant la vidéo de Morgan VS avec Kemar. Hé ouais.

Après un rapide check des prix, j’étais le dimanche suivant le visionnage de la vidéo attablée dans l’enseigne Mariage Frères situé près de l’Hôtel de Ville à Paris, parmi leurs cinq implantations. Evidemment, si vous ne vous sentez pas à votre aise dans un lieu guindé, fuyez. Au contraire, si vous avez envie d’être chouchouté et de déguster des mets savoureux (déguster, au sens le plus vrai du terme), accourez.

Comme une image vaut son lot de mots, vous pouvez voir sur les photos que je me suis bien régalée. N’étant pas une forte connaisseuse en thés, j’ai pris une variété que je connaissais, mais en version deluxe. Mais si vous vous y connaissez, il y a de quoi faire et je pense pouvoir affirmer sans me tromper qu’elle en liste plusieurs centaines, à des prix très variés. Le contenu de la théière personnelle est en outre bien conséquente et servie dans les règles de l’art. Tout ce qui vous est proposé est d’ailleurs au thé, de la confiture au sel, de quoi profiter le plus possible des mets qu’on ne peut trouver ailleurs.

Proposant des victuailles salées et sucrées dans les formules brunches, le personnel vous proposera même si vous souhaitez prendre une pause entre les plats, preuve qu’il y a bien des lieux à Paris où on ne vous pousse pas vers la sortie pour utiliser votre table le plus vite possible pour le second service.

Je suis sortie de Mariage Frères repue et contente de cette découverte. Appréciant un bon brunch à chaque fois que je suis en voyage, c’est tout aussi bien de profiter de ceux au plus près de chez soi. Vous y passerez un bon moment hors de temps, où vous pourrez vous faire plaisir sans (trop) culpabiliser.

Benedict [Une Foodie à Paris]

Essayant de sortir de plus en plus dans Paris les soirs et weekends, j’ai découvert à quelques pas du Marais le restaurant Benedict, proposant des plats copieux et délicieux.

Situé rue Sainte Croix de la Bretonnerie, le restaurant ouvre tous les jours de la semaine, que ce soit pour le déjeuner ou le dîner. Sandwiches, salades, plats gargantuesques, oeufs (Benedict bien entendu), ou encore pâtisseries, je pense que chacun pourra y trouver son compte. Les prix sont quant à eux très corrects pour un bon restaurant de la capitale : comptez à peu près une vingtaine d’euros pour un (gros) plat et une boisson. Et comme « jamais deux sans trois », je vais insister une dernière fois sur le contenu des plats en vous mettant la photo de mon déjeuner :

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Seul bémol à mes yeux, l’architecture de la salle qui rend le tout très très bruyant. Avantage et inconvénient de son succès, Benedict fait salle comble, ce qui m’a parfois poussée à crier afin de me faire entendre auprès de mon interlocuteur. Cela mis à part, le restaurant est un très bon endroit pour bien manger et surtout se faire plaisir, dans un quartier central et donc facile d’accès (je parle en transports en commun car Le Marais en voiture j’ai donné pendant des années et je n’en ai plus le courage). Et en plus il est situé en face d’une boutique Pierre Hermé, juste au cas où on voudrait aussi quelque chose pour le goûter, niark niark.

Dernier point, je vous conseille d’arriver dès l’ouverture car une file d’attente se forme très rapidement devant l’établissement, preuve de sa bonne publicité !

Le Quartier le Plus YAOI de Paris

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Même s’il se laisse volontiers draguer par des minettes lors de soirées arrosées et même si son meilleur ami est de sexe masculin, Bob est homosexuel.

S’il devait répondre et correspondre aux préjugés les plus répandus, il ne ferait que déambuler dans le Marais : quartier chaleureux, gay et multicolore de Paris.
Situé près de l’Hôtel de Ville, le Marais se réveille à l’heure où les boutiques de la capitale commencent à tirer leurs rideaux et où les vitrines de Pigalle s’allument. Peuplé de pubs, bars, magasins nocturnes et discothèques, le quartier s’embrase chaque soir au rythme decrescendo des voitures se faisant les plus discrètes possibles.
Pour beaucoup, dont le regard couvant sur cet arrondissement ne peut être qu’extérieur, le Marais est un quartier accueillant, lieu de chic, de mode et d’élégance, mais est surtout un quartier libre, à l’abri des convenances et des préconçus.
Vivant sous la dictature de leurs propres lois, les habitants, les simples touristes de passage jusqu’aux habitués, n’ont aucun interdit, aucun regard à croiser dont le seul reflet serait le mépris ou le dégoût.

Et même si Bob est homosexuel, Bob hait le Marais.
Sous ses aspects de quartier populaire au même titre que sympathique, celui-ci ne fait que mettre à part une communauté qui n’en demande pas tant. Il suffit de connaître un minimum le quartier et de côtoyer régulièrement les lieux comme ses habitants pour se rendre compte du côté sombre qu’il essaye tout juste de dissimuler.
Bob exècre cette luxure à dérives d’obscénités, cette débauche étalée sous tous les regards et à portée de toutes les mains, cette perversion malsaine à outrance et cet Apartheid officieux qu’il convient de respecter. Il ne se sent pas à sa place dans cet endroit fermé que les hétéros coincés évitent comme la peste.
Il se sentait au début regardé, observé, admiré, envié. Il a ensuite compris que tous ces regards portés sur lui ne trahissaient qu’un simple désir d’appétit humain ayant trouvé sa cible. Tout n’est ici qu’un vaste cercle vicieux tendant à faire croire que l’Amour existe bel et bien et que rien d’autre ne viendrait entacher ce sentiment si noble et si tumultueux.

C’est cette vulgarité qui le dégoute. Cette vulgarisation qui le peine.