séjour

Une Foodie à Berlin

Les vacances (dont le festival de Deauville) et la reprise du travail sont passés par là, ce qui fait que je ne parle que maintenant de mon séjour à Berlin, ayant eu lieu … début septembre. Pour moi, j’allais au-devant de bretzels, saucisses et bières. Finalement, beaucoup de bières, un bretzel et deux saucisses. Le reste étant un mélange de nourriture turque, indienne et américano-japonaise (!!). A savoir que le blog Refuse To Hibernate et l’article écrit par Audrey & Mickaël m’a été d’un grand conseil pour mes sorties gustatives, comme vous pourrez le voir.

Little Green Rabbit

Je vais être assez concise dans cet article, surtout car les souvenirs s’échappent rapidement de mon esprit, notamment par exemple le nom du premier restaurant où j’ai décidé de déjeuner, ce qui ne va servir à rien que j’en parle.

[Cinq minutes plus tard]

C’était le Little Green Rabbit ! Plats bien copieux, à tendance bio, pour un prix modique, je vous le recommande fortement. Les salades sont composées à la demande, comme les plats, et la variété de mets et de garnitures est assez large et les cuisiniers n’y vont pas de main morte. La possibilité de déjeuner à l’intérieur comme en terrasse est également un plus pour cet endroit détente et propice à la relaxation.

Je suis un peu confuse concernant la chronologie de ces trois jours à Berlin mais je suis à peu près sûre que c’est ce premier soir où je suis allée dans un restaurant indien, le Mira, qui m’a laissé un souvenir quelconque. Dans la moyenne, ni plus ni moins, il a fait le job.

Le lendemain, après un petit-déjeuner à l’hôtel et la suite de la visite de la ville (il ne faut pas croire que je suis un pilier de bar et de restaurant, tout le reste du temps je l’ai passé à arpenter Berlin), rendez-vous au Steel Vintage Bikes, magasin de cycles qui fait en même temps office de restaurant, dans une ambiance mi-vintage, mi-underground. Ce repas était un pur bonheur, salé comme sucré. Et pour l’aspect cuisine copieuse, le restaurant se pose aussi là. Orgie de pancakes et de vin dans ce repère de bikers à tendance lounge. Bien que lourde quand on voit ce que j’ai commandé, la nourriture était délicate et excellemment bien préparée. Je vous conseille d’éviter les heures de pointe car le restaurant / magasin étant petit, il sera vite complet.

Steel Vintage Bikes

Comme si tant de nourriture ne suffisait pas pour la journée, c’est le Shiso Burger qui m’a accueillie en début de soirée pour l’apéro et le dîner. Je ne le savais pas mais il y en a également un à Paris, vers Saint-Michel. Shiso Burger, c’est le mélange des mondes américains et asiatiques : en gros des burgers thon mariné, à la sauce teriyaki, etc. J’avoue n’avoir que moyennement apprécié. La cuisson de la viande, l’impression bourrative des frites, rien ne m’a véritablement convaincue. Si j’avais su, je l’aurais testé à Paris directement. Le côté fun, hormis l’originalité du mélange de ces deux cuisines, réside également dans les murs, recouverts d’écrits et de dessins des visiteurs, remerciant les hôtes. J’y ai laissé un petit Pikachu si vous passez par-là.

Shiso Burger

La dernière véritable escale gustative s’est faite le lendemain matin, à l’occasion d’un brunch chez Roamers Coffee & Booze, en plein cœur du quartier turc. Car brunchant à 11 heures, j’ai grignoté par-ci par-là le reste de la journée, dont mon fameux bretzel, acheté in extremis à l’aéroport avant le départ en soirée. L’un des plus bons brunchs que j’ai eu l’occasion de tester. Je pense que les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes, toutes évidemment sans filtre.

C’est ici que j’ai enfin pu goûter des saucisses allemandes, sachant que mon plat était constitué d’oeufs avec miel et herbes, que les saucisses étaient de sanglier, avec de l’avocat, de la feta, des haricots, le tout agrémenté de sauce chimichurri, beurre et pain. Rien que ça. Le plat en face du mien (avec lequel j’ai beaucoup hésité) comprenait du chèvre, du miel et encore plein de bonnes choses. Et pour bien finir, un grand thé chaï et un carrot cake, bam.

Roamers

Pour résumer, je ne m’attendais absolument pas à manger tout cela à Berlin. J’avais beaucoup d’idées préconçues et mes souvenirs de mon dernier séjour allemand, à Freiburg, me laissaient penser à une cuisine plus traditionnelle : bretzels et forêt noire. J’ai donc été ravie par la variété de nourriture proposée, même si le multiculturalisme fait qu’il est de plus en plus difficile de trouver des adresses typiques. Pour autant je ne regrette pas les restaurants où je suis allée, car n’étant sur place que trois jours, il fallait de toute façon faire des choix.

Le Donjon de Londres

Mes visites culturelles sont souvent l’occasion pour moi de voir des choses insolites, du musée islandais du pénis à celui de la torture londonienne. J’ai enfin réussi à visiter le donjon de Londres, que j’avais échoué à trouver lors de ma dernière escapade british (il faut dire que si on n’est pas juste devant il n’est pas franchement bien indiqué, sans compter la gentillesse légendaire des londoniens quand il s’agit de leur demander un renseignement).

Bref, si je devais comparer le donjon de Londres à une visite que j’ai déjà faite, je citerais sans hésiter le Manoir de Paris … mais ici en dix fois mieux. J’étais assez sceptique avant de tenter l’aventure, ayant lu bon nombre de commentaires négatifs sur le net, mais j’en suis ressortie agréablement surprise. Sur le même principe que le Manoir, nous avançons à travers l’histoire de la ville via des saynètes racontées par des acteurs costumés. Et contrairement au Manoir, ceux-ci n’ont pas le droit de nous toucher, ce qui éviter d’être secoué comme un prunier, même s’il s’ajoute à la visite plusieurs attractions qui pallient ce manque.

Les effets spéciaux, qu’ils soient visuels, sonores ou sensoriels, sont d’un bon niveau et parviennent, sans forcément effrayer tout le monde, à néanmoins surprendre. Il faut de toute façon en avoir pour son argent vu le prix de l’entrée : plein tarif à 30 livres. Mais pour une durée de deux heures de visite environ, ce qui est non négligeable.

Je ne regrette absolument pas cette découverte, peut-être surévaluée puisque cela faisait trois années que je comptais effectuer cette attraction. Il n’en reste une bonne occasion de (re) découvrir le passé trouble de la ville, de Jack l’Éventreur en passant par la peste noire ou entre autres le grand incendie de Londres. A savoir que la visite et les interactions avec les acteurs se font toutes en langue anglaise.