Grand Rex

Disney en concert : « Tale As Old As Time »

Les 80 ans du cinéma d’animation de Disney, cela se fête en grande pompe en France, grâce au concert Tale As Old As Time qui a eu lieu ce samedi 10 mars 2018 au Grand Rex à Paris.

 Spectacle mis en scène pour la première fois en France, pile quelques jours avant la sortie au cinéma d’Un Raccourci dans le Temps, je dois dire que j’ai été véritablement surprise par ce show. Grâce à la présence du Sinfonia Pop Orchestra, sous la baguette de Constantin Rouits, et du maître de cérémonie Benoît Allemane (voix française de Morgan Freeman et doubleur dans une vingtaine de films d’animation, entre autres), je n’ai pas vu le temps passer.

Composé de deux parties séparées par un entracte de vingt minutes, le spectacle a mis à l’honneur l’orchestre symphonique, mais également les chanteurs et chanteuses (dont la fameuse Anaïs Delva) pendant plus de deux heures, le tout accompagné d’extraits des films sur un écran géant. A savoir que le concert s’exporte ailleurs en France, avec une soirée à l’Amphithéâtre 3000 de Lyon le 19 mai 2018. C’est pour cette raison que je ne vais pas décrire plus avant les surprises qui parsèment le concert, afin que les derniers spectateurs français puissent en profiter au maximum.

Ne connaissant que très peu les chansons des films de Disney (Le Roi Lion mis à part), j’ai  réussi sans aucun problème à me sentir transportée par le spectacle et à l’apprécier comme il se doit. Un grand merci à l’équipe du Grand Rex pour cet événement exceptionnel.

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Dionysos au Grand Rex

Cela ne me rajeunit pas mais cela faisait déjà sept ans que j’avais vu Dionysos en concert pour la dernière fois.

Cette tournée, où la première date s’est déroulée au Grand Rex, est dédiée au huitième album studio du groupe : Vampire en Pyjama. Comprenant treize titres, il faut savoir que l’album a été écrit par Mathias Malzieu suite à son séjour à l’hôpital dont il a pu se sortir grâce à une greffe de moelle osseuse en 2014. Après un combat d’une année contre la maladie, il faut donc comprendre à quel point cet album est une véritable renaissance pour lui comme pour le groupe. Le livre Journal d’un vampire en pyjama se conjugue avec l’album quasi éponyme comme au temps de la Mécanique du Coeur.

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A cause de contraintes professionnelles, je n’ai pas pu assister à la première partie (où le son, m’a-t-on dit n’augurait rien de bon pour la suite de la soirée) et ne parlerai donc que du show de Dionysos.

Beaucoup plus « calme » et plus en maturité que certaines tournées qu’ils ont pu donner, ce concert revient aux sources des inspirations du groupe : le fort pouvoir des instruments face à la voix, où l’on entend finalement très peu Babet par exemple. Juste et franc, le concert ne s’est pas éternisé sur les succès passés du groupe. Il a mis en avant beaucoup plus de chansons récentes, en y mêlant les anciennes plus intimistes, comme Neige, avec un décor adéquat (photo ci-dessous). Par envie et par besoin de se sentir à nouveau en toute vitalité, Mathias Malzieu ne tient toujours pas en place et coupe allègrement les passages doux et mélancoliques par de vrais bonds électriques et des incursions dans le public toujours autant poussées.

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Véritable échange entre le public et le groupe, ce concert m’a prouvé que la salle du Grand Rex, dressée comme un théâtre, était le juste milieu entre une salle trop petite et une trop grande. La renaissance de Dionysos est en marche et c’est avec enthousiasme que je leur souhaite des dizaines de shows comme celui qu’ils ont donné ce soir-là.

Mylène Farmer fait son Grand Rex

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Après un barbecue bien arrosé mais pas trop au canal de l’Ourcq, plusieurs parties de pétanque, un détour au bar 61 et au 104, je prends le métro pour me diriger à la station Bonne Nouvelle, à proximité des grands boulevards. C’est un dimanche certes ensoleillé mais malheureusement plus que venteux. A la sortie de la station se dresse devant moi le Grand Rex dans toute sa splendeur, plus grande salle de cinéma de Paris et de ses environs, dans laquelle je n’étais plus allée depuis de longues années. A côté des lettres rouges du Grand Rex, une Mylène se trémoussant sur les écrans géants, toute de rouge et de roux vêtue. Scotchée par la vue de la demoiselle en plein écran, je ne m’étais pas encore rendue compte de la file d’attente phénoménale qui commençait deux mètres plus loin. Longue de plusieurs rues, formant un escargot et se recoupant avec le début de la queue à certaines intersections, il me fallut plus de cinq bonnes minutes de marche pour enfin rejoindre ma place dans la file.

Face à mes cheveux rouges flamboyants du matin, des couples – gays comme hétéros, des familles avec leurs enfants, des fans venus seuls, des frêles, des costauds, des tatoués, des fausses rousses, des groupes ou encore des amis partageant au moins une passion commune.

Ouverture des portes à 20h. La salle est complètement remplie à 20h30, et heureusement, sans surbooking surprise. A peine quelques minutes après ce raz de marée humain, les lumières s’éteignent, le rideau se tire et le film commence.

Je suis entourée d’un public survolté, à tel point qu’il semble impossible de différencier les applaudissements et les cris du film projeté de ceux qui fusent à mes côtés. La diffusion du concert va durer 2h20. Pendant ces plus de deux heures, se superposant sur la rythmique des chansons, les fans vont tantôt préférer admirer leur idole dans un calme quasi religieux, tantôt se lever en entonnant les paroles fiévreuses de Mylène, battant des mains en criant son prénom ainsi que tout l’Amour qu’ils lui portent. A elle, comme à Laurent ou encore Yvan. Mais crier son Amour à un écran de cinéma, je reste toutefois sceptique …

Des étoiles dans la tête, des larmes au bord des yeux et Désenchantée en final de presque dix minutes dans les oreilles, nous rentrons tous chez nous, un peu fatigués mais prêts à se lever tôt pour aller acheter ce même DVD live à la Fnac le lendemain matin.