Théâtre du Palais-Royal

La Dame Blanche [Théâtre du Palais-Royal]

Tentée par ce spectacle depuis plusieurs mois déjà, je me suis finalement rendue hier soir au théâtre du Palais-Royal, afin d’assister à une représentation de La Dame Blanche.

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Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, avec Arthur Jugnot dans le rôle-titre (si je ne m’abuse, il est présent dans toutes les scènes), La Dame Blanche est un spectacle entouré d’une aura particulière puisqu’il met en avant la peur qu’on peut avoir en assistant à une pièce de théâtre. Les représentations ayant débuté en septembre 2015, cette pièce est un réel succès et je vais vous expliquer pourquoi.

Je vais sciemment devoir rester évasive pour ne pas vous gâcher la surprise des différents événements, et ça me fait un peu mal au cœur car il y a tellement de choses dont je voudrais vous parler ! La pièce commence à 21 heures, pour une durée de deux heures sans entracte. Vous serez tout de suite plongés dans le thème en étant accueillis par des ouvreurs quelque peu spéciaux (qui ne vous souhaitent pas « bonne soirée » mais « bon courage »). A peu près un quart d’heure avant le début de la pièce, ce sont de nouveaux personnages qui font leur apparition dans la salle pour nous faire patienter, sourire … et frémir. J’adore avoir peur au cinéma ou en lisant mais ici, j’avais mine de rien peur d’avoir peur. Je m’explique, que ma soirée soit gâchée en étant tout le temps sur la défensive en scrutant tout ce qu’il se passe autour de moi pour ne pas être surprise à en crier. Je vous rassure, quand la pièce commence, le spectacle est roi et nous mettons de côté tous les éléments pouvant nous effrayer dans la salle. Toutefois, cela va évidemment dépendre des scènes, mais vous vous rendrez bien compte quand vous serez amenés à rire aux éclats ou à être attentifs à votre environnement (salle plongée dans le noir, changements climatiques, course-poursuite entre les allées, etc.).

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L'Œil du spectacle

La Dame blanche, Pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Mise en scène : Sébastien Azzopardi, Décors : Juliette Azzopardi, Lumières : Philippe Lacombe, Costumes : Pauline Yaoua-Zurini, Magie : Kamyleon, Vidéo : Mathias Delfau, Sculpture : Jean Godement, Masques : Marion Even, Production : Théâtre du Palais Royal, Créée au Théâtre du Palais Royal le 10 septembre 2015, Théâtre du Palais Royal (Paris), 8 septembre 2015, © Emilie Brouchon / L’Œil du spectacle

Il y a pour moi deux types de spectacles interactifs. Celui où le public va prendre part de façon physique à l’action (les spectacles d’hypnose par exemple, ou le très bon Dernier Coup De Ciseaux (que je vous conseille) qui va faire appel au public pour décider de la conclusion à donner au spectacle) et celui où les événements de la pièce vont se dérouler ailleurs que sur la scène. C’est ce second cas de figure qui décrit le mieux La Dame Blanche. Si vous aimez frissonner et être en interaction complète avec les acteurs, privilégiez les premiers rangs et les corbeilles (les balcons ne sont pas laissés pour compte je vous rassure). Si en revanche vous souhaitez être (plus ou moins) tranquillement installés en évitant au maximum les effets sonores / physiques qui vont venir se dérouler, privilégiez les rangs plus lointains (à partir du quatrième) et les milieux de rangées bien sûr.

Je tiens à hautement préciser que cette ambiance horrifique ne fait pas tout dans cette pièce. Les dialogues sont très bien tournés et les phrases font souvent mouche. Nous avons également droit à une belle dose de comédie, et l’on passe autant de temps à rire qu’à avoir peur. Les acteurs ont parfaitement pris possession de leur rôle et savent improviser quand il le faut. Les effets de sons et lumières sont également très présents dans le spectacle et permettent une immersion encore plus poussée dans les différentes scènes. Les décors sont sublimes et fournis en détails importants. La spontanéité des actions permet de ne pas voir passer le temps et La Dame Blanche sort ainsi véritablement du lot parmi ce qu’il se fait actuellement dans les théâtres parisiens.

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