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Alimentation Générale [Théâtre des Béliers Parisiens]

Je continue ma tournée des théâtres parisiens en passant par le Théâtre des Béliers, situé dans le 18ème arrondissement, ouvert depuis 2012.

Pièce de théâtre un peu spéciale cette fois-ci puisqu’elle est dédiée aux zombies et au Paris post apocalyptique, parlons aujourd’hui d’Alimentation Générale. Je l’ai découverte grâce aux colonnes Morris présentent un peu partout dans la capitale, dont les affiches mentionnaient les morts-vivants et l’aspect « interdit aux moins de 16 ans » de la pièce.

D’une durée exacte d’1h30, celle-ci va retracer les premières heures et journées qui vont suivre une épidémie de zombies dans Paris. Les premiers face-à-face, les premières morts, les premières contaminations et la recherche d’un refuge et de nourriture. J’ai vraiment été emballée par le thème de la pièce, qui sort vraiment de ce qui se fait généralement au théâtre, mais la pièce en elle-même ne m’a pas vraiment convaincue.

Je vais commencer par ce qui m’a plu : en particulier les déguisements des zombies, qui sont vraiment bien faits, et le jeu des acteurs, qui vont jusqu’à interpréter plusieurs personnages tout au long de l’intrigue. Egalement, un grand écran diffusant de courtes scènes permet les changements de décors, tout en faisant avancer l’histoire. En revanche, les dialogues sont plats et prêtent très peu à rire, contrairement à ce qui était mis en avant sur les affiches : « Sachez que vous risquez davantage de mourir de rire que de peur« . On sent qu’il y a des tentatives d’humour mais elles tombent hélas le plus souvent à plat. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont des clichés et ne sortent pas vraiment des sentiers battus. Je m’attendais à un peu plus d’ironie, et de recul peut-être, sur notre société, alors qu’il n’y a pas vraiment de répliques qui font mouche.

Alimentation Générale est hélas une pièce qui se repose sur un thème innovant dans le milieu du théâtre, sans aller plus en profondeur sur des thématiques qu’il aurait pu être intéressant d’aborder. Pour autant, on passe tout de même un bon moment et c’est toujours un plaisir de sortir se divertir.

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Resident Evil : Chapitre Final

Vous l’aurez compris, 2017 est décidément l’année Resident Evil, entre le nouveau jeu, le nouveau film et très bientôt le nouveau film d’animation. Que dire donc de ce prétendu chapitre final censé terminer la saga commencée en 2002 déjà ?

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Je pense que ce film est à réserver aux fans, même si cela comprend ceux qui seront sûrement le plus déçu en cas de coup dur. Pour autant, ce chapitre final n’est pas le pire de la saga, il est pour moi dans la moyenne de ce que nous aurions pu attendre. Le premier était plutôt bon, mais les épisodes suivants (Resident Evil: Apocalypse (2004) et Resident Evil: Extinction (2007)) étaient d’un niveau nettement inférieur. Il a fallu attendre le retour de Paul W. S. Anderson à la réalisation et surtout la musique dynamique de Tomandandy pour obtenir des deux autres volets (Resident Evil: Afterlife (2010) et Resident Evil: Retribution (2012)) quelque chose de plutôt correct. Quinze ans après le commencement de la saga d’Alice, qu’en est-il de ce final chapter ?

Premièrement, on suit la ligne directrice des précédents films, en misant plus sur l’action que sur le survival horror, même si certains jump scare parsèment le long-métrage. Deuxièmement, on sent l’inspiration des jeux vidéo de plus en plus lointaines, en particulier concernant le scénario et la présence des clones, même si nous avons le droit de retrouver Albert Wesker et Claire Redfield. Pour Leon, Chris et Ada, ils ont complètement disparu de l’histoire alors qu’ils faisaient partie des personnages les plus charismatiques. Un mauvais point donc. Pour le reste, le pouvoir de la bande originale est là, avec des effets spéciaux très poussés et une 3D qui suit bien le mouvement, les deux derniers ayant sûrement nécessité un budget conséquent.

L’histoire en elle-même n’est pas folle, mais le design des villes détruites et des zombies permet de faire abstraction des gros points noirs du scénario (comme le fait de vouloir verrouiller les portes d’un complexe top secret, pile au moment où les protagonistes arrivent sur place alors qu’il aurait été simple de les fermer au moins des heures, voire des jours avant). Egalement, quelle ne fut pas ma surprise en voyant la présence flagrante du sponsor BMW alors que le film d’animation en 3D prévu pour le mois de mai (Resident Evil : Vendetta) est produit par … Ducati. Ca a du batailler sec pour obtenir tantôt le sponsoring du film live, tantôt celui du film d’animation.

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On pourra dire beaucoup de choses négatives sur ce film mais il a au moins le mérite d’être droit dans ses bottes en apportant les réponses aux questions soulevées dans les précédents opus. On assiste à une vraie fin, même si cette dernière montre qu’on pourrait continuer à produire d’autres films dérivés …

Dernier Train pour Busan

Qui dit vacances dit aussi cinéma, et heureusement, je n’ai pas abandonné suite à la séance de Jason Bourne (qui reste tout de même un bon divertissement, dans la lignée des précédents). Ce matin, j’ai donc pris un ticket pour le Dernier Train pour Busan.

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Film sud-coréen présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2016, il est plus orienté thriller que film horrifique, mais les deux catégories se complètement à merveille. Sok-woo et sa fille Soo-ahn prennent une ligne régionale afin de rallier la ville de Busan, où vit la mère de cette dernière. Mais alors que le train est prêt à partir, une personne contaminée monte à bord, infectant les passagers qui passent en mode survie, pendant que le reste de la population est également en proie au virus. Ici, virus = zombies.

Je ne m’attendais pas nécessairement à voir des zombies car cela faisait bien longtemps que j’avais abandonné l’idée de voir de nouveaux films d’horreur asiatiques au cinéma. Mais c’était sans compter sur la société de distribution ARP, sans qui ce long-métrage n’aurait pas forcément vu le jour en France.

Pour parler du film en lui-même, il est véritablement touchant. Et c’est d’autant plus notable quand on voit le genre dont il est question. Il permet aussi de viser assez large en brassant le plus d’émotions possibles, importantes car transmises aux spectateurs. Le format de deux heures passe très vite, puisqu’on a le sentiment qu’il est aux 3/4 quarts fait en temps réel. L’immersion est donc encore plus grande, en plus d’avoir face à nous des personnes lambda, face à une catastrophe qui pourrait arriver n’importe quand (je ne parle pas forcément des zombies hein, mais n’importe quel virus qui ferait perdre les pédales à une bonne partie de la population).

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La majorité des personnages principaux sont attachants et le film nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. Quant aux effets spéciaux je ne trouve rien à y redire, mais j’aurais bien aimé voir la tête de leurs plateaux de tournage et de tous ces figurants, s’ils ne sont pas ajoutés en postprod. Sorti avant-hier, Dernier Train pour Busan est une belle réussite qui permet de remettre au goût du jour une catégorie de films, hélas, bien souvent tenue à l’écart du cinéma grand public.

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Préférant condenser plusieurs séries en un article (petit problème de flemme diront certains et ils auront en partie raison), je me suis décidée pour faire le point sur différentes séries que j’ai vues dernièrement, et que je vous recommande (ou presque). Quand une série me parait plutôt médiocre je préfère l’abandonner, sinon je n’aurais plus le temps de faire autre chose de mes soirées.

Salem

Sortie en avril 2014, Salem en est presque à sa troisième saison, qui sortira en cette fin d’année. Sans surprise, la série relate les événements liés aux sorcières et aux procès ayant eu lieu vers Salem il y a fort longtemps. Cette série est relativement bonne, sans casser toutes ses pattes à un canard. La version française est disponible depuis peu, grâce à la Belgique. Pour ce qui est du staff : le générique de début (Cupid Carries a Gun) est sans surprise interprêté par Marilyn Manson et font partie des acteurs Janet Montgomery (Black Swan), Seth Gabel (second rôle dans pas mal d’autres séries) ou encore Ashley Madekwe.

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Se concentrant sur la communauté de Salem et des sorcières qui terrorisent le village, la série n’est pas vraiment une réussite mais laisse à plaire de par son aspect intimiste et renfermé.

Burkland

Burkland est une mini-série belge (web création de la RTBF), composée d’épisodes de six minutes et créée pour être vue sur smartphone. Si avec ça je n’ai pas attisé votre curiosité, je suis déçue. Ah et le meilleur (ou le pire pour certains) : ça parle de zombies, ou en tout cas ça y ressemble.

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D’une durée totale et à la louche d’une heure, la saison avance avec de petits pas à pas au fil des épisodes, en raison bien évidemment de leur durée. Il me serait par la même occasion difficile de faire un article long comme le bras sur une série d’une aussi courte durée. Je ne saurais que le conseiller aux amateurs du genre zombies, où le côté « caméra à l’épaule » renforce l’aspect réaliste du problème …

American Gothic

La petite perle du moment ! Nous débarquons dans le quotidien d’une famille américaine assez aisée, où les membres de la famille vont se rendre compte qu’un tueur en série … en fait partie. Le tueur est connu depuis une bonne vingtaine d’années et fait toujours parler de lui. Mais savoir qu’il peut faire partie de sa propre famille rend tout de suite le problème plus sérieux. Non pas que ces derniers vont être plus vulnérables face au tueur, mais ils vont évidemment tous se mettre à douter quant à l’identité de celui-ci et ne plus faire confiance à personne.

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C’est sur ce pitch de départ qu’American Gothic débute (une poignée d’épisodes sortis à ce jour). Faisant référence de par son nom au tableau de Grant Wood, la série est diffusée depuis le 22 juin 2016. On retiendra la performance de la déjà connue et reconnue Virginia Madsen, dans un rôle de mère de famille implacable. Certains diront que la série est convenue et réchauffée, pour autant elle se laisse agréablement regarder, comme un livre léger sur la plage.

Containment

Containment s’est fini la semaine dernière, et c’était vachement bien ! Comme pour Burkland, on parle d’épidémie, mais ici point de zombies ! Nous faisons face à une épidémie virale et mortelle, qui tue en moins de 48 heures toute personne infectée. Les morts ne se relèvent pas, mais cela ne veut pas dire que la tension n’est pas présente.

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Un patient zéro et les premières victimes sont découvertes au coeur d’Atlanta, ce qui entraîne une mise en quarantaine rapide (le « Cordon », du même nom que la série originale) et de vives recherches pour stopper la propagation du virus et pourquoi pas, trouver un antidote. Là aussi vous allez me dire que c’est un synopsis qu’on a déjà lu cent fois. Et vous aurez bien entendu raison. Peut-être suis-je plus positiviste avec l’âge mais le fait est que cette série tient en haleine tout du long de ses treize épisodes. Nous avons le décor planté, l’élément perturbateur, les personnages attachants (et assez différents pour que chaque spectateur puisse s’attacher à qui il le souhaite) et la résolution. Nous avons somme toute un début et une fin ; ce qui est hélas assez rare pour devoir être souligné. Et heureusement qu’il y a une fin et que cette série peut se limiter à sa première saison … car la suite a été annulée en cours de route. Vous n’aurez donc droit qu’à une saison, mais bien faite. Je remercie également la chaîne The CW, qui continue tant bien que mal d’investir dans de nouvelles séries.

Dead of Summer

Dans les années 1980, le camp de vacances Stillwater s’apprête à accueillir les nouveaux vacanciers pour l’été. Mais ce qui s’annonçait comme un été chaud et amusant va se transformer en cauchemar quand d’horribles événements vont commencer à se dérouler au sein du camp. [Wiki]

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Bon alors là je dis non. Je suis désolée mais j’ai abandonné au bout du premier épisode. Ca pue le réchauffé et ça ressemble quand même beaucoup à la saga Vendredi 13.  Les personnages sont insipides, les situations extravagantes, bref, c’est franchement pas beau. Et j’en parle parce que je préfère vous prévenir. Je ne vais pas m’apesantir sur une série que j’ai trouvée nulle et où je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes, mais privilégiez les autres dont je vous ai parlé !


Même si mon style reste assez de type thriller, bien representé par les séries que je visionne, j’espère que l’une d’entre elles vous aura tout de même donné envie !

Resident Evil Révélations

resident_evil__revelations_wallpaper_1080p_by_thegallerychronicles-d5sihmdDurant les jours pluvieux, il est adéquat d’aller au cinéma mais également rester chez soi, pour par exemple jouer avec un survival horror. Je suis fan de la saga Resident Evil depuis bien longtemps. Comme beaucoup le savent, les derniers opus se sont largement éloignés des premiers, que ce soit en termes d’histoire mais aussi de gameplay, je vise ici particulièrement les Resident Evil 5 et 6. Pour ce qui est de Resident Evil : Operation Racoon City, sorti en l’attente de la mise sur le marché de RE6, n’en parlons même pas tellement c’était une bouse infâme.

Les Resident Evil Révélations reprennent les anciens modes d’avancée des jeux : très sombres et une forte difficulté si tant est qu’on ne passe pas le jeu en mode « facile ». Le premier est d’abord sorti sur Nintendo 3DS avant d’être adapté sur une console moins portable et plus potable (c’est à dire PC, 360 et PS3). Il se déroule sur un navire à l’abandon (qui vogue quand même en pleine mer) où il est préférable d’avoir un bon sens de l’orientation. C’est simple, je n’ai pas arrêté de me perdre, repasser aux mêmes endroits dix fois, etc. Ce qui est fait sciemment puisque plus de la moitié des pièces se ressemblent à s’y méprendre. Rajoutez à cela les plusieurs niveaux du bateau et vous comprendrez pourquoi il n’est pas si facile que cela de suivre la carte. Le scénario tient la route et les effets bien stressants sont au rendez-vous.

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Resident Evil Révélations 2 est sorti le mois dernier et se déroule quant à lui sur une île, où se trouve une prison désaffectée où les prisonniers ont subi pléthore de tests viraux, bien évidemment. Quatre épisodes bien distincts façonnent le jeu (avec deux sous-parties dans chaque). Ils ont d’ailleurs été vendus séparément avant que le jeu ne sorte en version complète. Chaque manche se joue avec deux personnages : je joue en solo et il est très facile de passer d’un personnage à l’autre, ce à quoi j’étais réticente au début. Aussi sombre que le premier, je vous conseille d’installer le jeu sur la console si vous le pouvez. Je joue sur 360 et les graphismes sont tellement poussés que je dois laisser passer une trentaine de secondes après chaque checkpoint pour être sûre de ne pas lagger en plein « combat ». Il y a quelques jump scares bien placés, surtout quand on ne s’y attend vraiment pas. Les cinématiques sont toujours de plus en plus travaillées et les petits trailers en amont de chaque prochain épisode comme dans Alan Wake ne sont vraiment pas pour déplaire.
Je n’en suis qu’à la moitié et je ne peux que le conseiller à tous les fans des anciens jeux de la saga (avec heureusement une meilleure jouabilité, tirer en se déplaçant c’est possible hein), en espérant vous avoir convaincus !

The Walking Dead

Article griffonné rédigé sur une feuille de brouillon en plein milieu d’un partiel. c sa ké bon.

imagesVoilà une nouvelle qui devra ravir les fans du genre, The Walking Dead : enfin une série TV (US qui plus est – pour la française on attendra hein) sur les zombies.
Seulement six épisodes pour la première saison (une deuxième est actuellement en préparation) qui est un pari plutôt réussi. Quelques nouveautés ici, qui montrent un certain contraste entre cette série et les films de Romero : les morts-vivants ne déambulent pas à 2km.h-1, ils courent. De surcroît, ils sont autant amateurs de chair humaine que chevaline. Après tout, ils ont faim. Je ne pense pas trop m’avancer en disant qu’on peut y voir un clin d’œil à Survival of the Dead, dernier film de Romero, où les protagonistes cherchent par tous les moyens à faire manger de la viande de cheval aux zombies, dans l’espoir que ces derniers les laissent tranquilles en échange.

De bonnes idées donc, pour des personnages plutôt convenus, sachant qu’il est bien difficile d’échapper aux lieux communs récurrents dans les films de morts-vivants (refuge dans un lieu prétendu hors de portée des zombies, mort de quelques uns des personnages secondaires, habituels caractères des personnages, comme le bon flic qui fait passer les autres avant lui, jusqu’à mettre sa propre vie en péril).

The Walking Dead ne surprendra pas au premier abord par son originalité mais plaira sans nul doute aux fans de zombies … et aux autres (hey, vous saviez que le verbe dézombifier existait ?).