Mois: avril 2015

Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Je devais aller visionner ce film en début de semaine, mais après avoir subi Lost River, j’étais tellement blasée que je ne voulais pas m’infliger une seconde séance dans la même journée, qui aurait pu s’avérer presqu’aussi désastreuse que la première.

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Ce film (basé sur un livre de Roy Lewis, il fallait le faire) n’est pas décevant mais il n’est pas transcendant non plus. L’histoire est elle-même est assez banale mais logique finalement, puisque le film se veut ciblé vers les enfants. Les rebondissements sont convenus et je me suis ennuyée par moments, me rendant compte que je dépassais l’âge moyen du public de la salle. J’ai du mal d’ailleurs à cerner la cible de ce film, tant des scènes peuvent être incompréhensibles pour de jeunes enfants et d’autres franchement lourdes pour des adultes. Comme si, à vouloir agir sur plusieurs fronts, le long-métrage se perdait en route et devenait difficile à visionner pour chacune des tranches décrites plus haut. Ce point de vue est totalement subjectif et je suis sûre que beaucoup l’apprécieront sans même se soucier de cela. En revanche, l’aspect 3D et les images en elles-mêmes sont sublimes. Les séquences de savane font bien évidemment penser au Roi Lion, surtout à ceux qui comme moi ont grandi avec ce dessin-animé. Et puis quel plaisir d’entendre Louis de Funès à nouveau ! Les mimiques des acteurs sont adéquates et bien placées, sans trop en faire non plus. Je n’ai d’ailleurs pas reconnu Mélissa Theuriau dans le personnage de Lucie, qui me faisait plutôt penser à Diane Kruger. Ce n’est donc pas le film de l’année mais on passe un bon moment, surtout quand les gosses de la salle arrêtent enfin de parler comme si la Terre entière était sourde.

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Une Foodie en Bretagne Altoséquanaise

Un titre disgracieux pour des raisons nécessaires puisqu’il est question aujourd’hui d’une crêperie en plein cœur des Hauts-de-Seine : Ker Lili, à Courbevoie.

Ce n’est pas la première fois que je suis allée dîner là-bas mais je n’avais pas eu le temps à l’époque d’en faire un article. Je décidais donc d’y retourner, non dans l’unique but d’en parler ici, mais aussi et surtout car la nourriture servie y est très bonne et le service des plus agréables.

WP_20150409_001 Pour une fois je commence par parler des prix : ils sont dans la moyenne de ce que l’on peut trouver. Il faut compter une dizaine d’euros en moyenne pour une galette servant de plat principal, ce qui se justifie largement de par la quantité d’ingrédients fournie.

Les galettes proposées sont multiples et originales, chacune portant le nom d’une région ou d’une spécialité. L’assiette devant moi contient une « Josselin », symbolisant la raclette puisqu’elle était composée de fromage, pommes de terre cuites au four, jambon blanc et jambon sec. Voici quelques exemples d’autres plats représentant la recherche des composants assemblés :
La Pontivy : emmental, poulet à la crème, champignons, confit d’oignons et persil
La Malonne : cheddar, confit de canard, pommes de terre vapeur, persil, crème de pruneaux
La Marinière : cocktail de fruits de mer cuisinés, poireaux à la crème, citron, chèvre

Au dessert, parmi tous les délices listés, je me « contentais » d’une simple crêpe beurre / sucre comme je les aime, c’est à dire avec autant de beurre que de sucre. Le service est rapide et surtout professionnel, aimable. Mine de rien, cela fait plaisir. Même s’il est nécessaire et logique, le sens du service et de la clientèle est de plus en plus absent des restaurants parisiens, ce qui n’est heureusement pas le cas ici.

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Calme le soir, le restaurant est plébiscité le midi par de nombreuses personnes travaillant aux abords de la Défense. Il convient donc de s’y prendre tôt pour avoir sa place au déjeuner. Enième preuve de son succès, s’il en fallait encore une. Ne possédant pas de site propre à eux, je vous glisse ici le lien vers La Fourchette, pour que vous ayez une idée des plats servis.

Le Samedi 14 Juillet 2012

C’est en échangeant avec un ami sur nos souvenirs d’étudiants, que je me suis rappelée ces jours, ces soirées, voire ces nuits, qui avaient l’air d’en englober plusieurs. Ces journées qui semblaient durer 50 heures ou ces soirs qui comptaient tant d’événements qu’il est difficile de se dire que tout cela n’a eu lieu de fait qu’en un temps très limité. C’était le cas de la soirée du samedi 14 juillet 2012.

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En me réveillant ce 14 juillet, j’étais encore en train de me demander si j’irais le soir même au concert de Madonna au Stade de France, pour son MDNA Tour, ou bien à une soirée avec des amis, chez une personne que je ne connaissais alors que très peu. Sachant que ma présence au Stade de France était en lien avec le travail, je décidais de décliner cette première option pour profiter d’une soirée plus axée détente que boulot. Il faut également savoir que je déteste le 14 juillet de manière générale. Je passe généralement mon temps à pleurer devant les feux d’artifices, synonymes pour moi et pour de trop multiples raisons, d’abandon, de solitude et de tristesse. Egalement, mon compagnon de l’époque n’était pas avec moi ce soir-là puisque le 14 juillet est la date anniversaire de sa meilleure amie. Compte-tenu de l’amour / amitié indéfini qui les liait, ce n’était pas pour me plaire que de le savoir avec elle. C’est donc d’une humeur passablement blasée que je me suis rendue passer la soirée dans un pavillon sévrien, où j’espérais mettre de côté tout ce qui me chagrinait ces derniers temps. Il convient de noter que notre relation ayant commencé il y a deux ans, nous n’avions plus vraiment de secrets l’un pour l’autre. En fait nous savions tous les deux qu’il couchait déjà avec tout ce qui bougeait.

Je suis médisante. Il y avait quand même un gros point positif, je partais le lendemain aux aurores pour aller passer un entretien d’embauche le lundi matin en Suisse. Arrivée à la soirée, parmi les premières, je ne connaissais pas du tout les personnes déjà présentes. Je ne savais pas encore que le jardin où j’étais me verrait passer des journées et des soirées entières, puisque je deviendrai six mois plus tard et pendant un an et demi la compagne de notre hôte. Avant qu’il ne me jette pour une autre, comme il avait fait avant moi et maintes fois encore avant. Mais je ne sais alors rien de tout cela.

Les minutes passant, je parlais avec des inconnus qui deviendraient bientôt des connaissances puis, en les voyant arriver, avec des amis que j’avais déjà. Je me suis mise à échanger avec eux pendant plus d’une heure jusqu’à me glacer d’effroi. De ma chaise, j’avais une vue assez générale des invités de la soirée, ce que je vis me laissa bouche bée. Un ancien compagnon, que je n’avais pas oubliée mais que je pensais à l’étranger venait de faire son apparition. C’était la honte qui me donnait ce sentiment de rejet. En effet, notre histoire avait mal fini de ma faute et cela m’avait beaucoup peinée, en plus de causer la fermeture de mon blog, ce blog-ci très justement. J’aurais tout donné pour disparaître six pieds sous terre, me recouvrir de mousse verte bien moelleuse afin de fuir le regard perçant que j’imaginais sur moi (il n’en était rien, il était ravi de me voir ; en fait moi aussi, mais j’étais tout de même terrifiée).

Mon Dieu, qu’est-ce que je faisais là ? J’aurais mieux fait d’aller travailler au SdF ou rester chez moi, ou me faire incruster à la soirée d’anniversaire où était mon homme, qui ne répondait d’ailleurs plus au téléphone. J’essayais d’aller parler à un peu tout le monde de la soirée, histoire de fuir mon ex-compagnon qui ne me voulait pourtant aucun mal, ma paranoïa reprenant le dessus. Je me souviendrais toutefois de l’histoire du petit frigo et lirais ensuite quelques ouvrages de Lovecraft que je ne connaissais à l’époque pas. Il était deux heures du matin passées quand je me suis décidée à rentrer chez moi. Comme il ne répondait toujours pas, je me suis dit qu’il devait être bien évidemment en boîte de nuit, où il boirait trop, comme d’habitude. En plus je devais partir tout à l’heure tôt pour mon voyage express suisse. Le temps de rassembler mes esprits et mes affaires, prendre congé et la route jusqu’à chez moi, j’arrive dans mon lit à trois heures passées. Ce qui pour moi tient du record. Avachie par la fatigue, c’est au bout de ma vie que je tombe sur mon lit, au même moment où la sonnerie de mon téléphone se met à rugir. Mon petit ami. La seule personne à ce moment là pour qui je suis prête à décrocher à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je me rends compte en prenant l’appel que j’ai eu droit à plusieurs textos incompréhensibles pendant que je conduisais. Alcool à outrance, comme d’hab. Le connaissant bien, je comprends ce qu’il me raconte, ce qui se résume à « Rentréchémoi, trobu peupaouvrirmaporte« . Je me rhabille et reprends le volant pour me rendre chez lui. Je prends mon téléphone pour joindre sa meilleure amie afin d’avoir plus d’infos sur la soirée avant d’arriver et trouver mon jeune homme aussi frais qu’une pâquerette fanée, que je maternerais jusqu’à ce qu’il s’endorme. A peine deux heures après, dont une sieste d’une demi-heure seulement pour ma part, je me relève, pars de chez lui et monte à bord du 4×4 BMW flambant neuf de mon père pour faire face à sept heures de route et passer un entretien que je ne réussirais finalement pas.

Pas plus tristes ou pas plus joyeuses que d’autres, il y a simplement des journées qui marquent de par leur intensité. De par les questionnements qu’elles soulèvent. Comment ma vie serait-elle aujourd’hui si j’étais restée avec certaines personnes ? Ou mise avec d’autres ? Ou le contraire ? Si j’étais allée travailler au Sdf ou m’amuser dans une autre soirée ? Si j’avais été prise au poste que je convoitais à Lausanne ? Le déroulé des questions en « si » n’existe que lorsqu’on est désappointé des choix qui ont été pris jusqu’alors. On ne se pose pas souvent la question de ce qu’aurait été une vie avec d’autres choix quand on est sûr d’avoir pris les bons. Quand toutefois on peut décider desdits événements…

A la Télé cette Année !

Comme je gobe à grande vitesse et en grand nombre les séries télé, le plus souvent US, voilà un petit memento sur les prochaines séries et saisons à venir dans les mois qui suivent … Bates Motel Saison 3 étant enfin sortie depuis le mois dernier et celle d’Orphan Black le sera ce mois-ci, ouf.

Hannibal Saison 3
Repoussée de quelques mois, la saison devrait arriver en début de cet été (en juin apparemment), où la cuisine italienne sera à l’honneur. Les seuls titres révélés sont ceux des trois premiers épisodes : Antipasto, Primavera et Secondo. Il me tarde de me mettre à table …

Les Revenants Saison 2
Une série française, elle est pour toi celle-là Arnaud Montebourg ! Trois années après la première saison, nous allons enfin avoir une suite ! Le teaser est sorti en début d’année (un trailer de trente secondes, mouais merci Canal +) et les épisodes sont prévus pour l’automne à venir. Une seconde salve qui s’est donc drôlement fait attendre, espérons que les questions soulevées précédemment auront enfin leurs réponses.

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The Strain Saison 2
Je ne vais pas revenir sur l’originalité de The Strain, mais je vous conseille toujours de lire les livres qui ont directement inspirés la série, puisque les deux sont de Guillermo Del Toro. Pas encore de date exacte pour la diffusion de cette deuxième saison, si ce n’est qu’il faudra au moins attendre cet été.

Masters of Sex Saison 3
Une date a été officiellement fixée pour le retour de cette série hors-normes mais particulièrement jouissive (dans tous les sens du terme) : le 12 juillet !

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Homeland Saison 5
Prévue pour l’automne prochain, Homeland persévère avec une énième saison. Je dois vous dire que la quatrième m’a passablement déçue. On sent des scénaristes qui s’essoufflent faute de trouver de nouveaux points intéressants mais non redondants à trouver. Peut-être un regain d’énergie et d’espoir sont à prévoir pour les prochains épisodes, qui sont censés se dérouler deux ans et demi après les derniers diffusés. A noter que les scénaristes ont déjà annoncé que Carrie devrait avoir quitté la CIA d’ici là, et ce n’est pas pour déplaire à la vraie CIA.

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Je crois avoir fait à peu près le tour des saisons que j’attends avec impatience (je ne compte pas les American Horror Story et autres séries vues récemment ou encore en cours). Voyons maintenant ce que nous réserve 2015 en termes de nouveautés.


Sense8
Prévue dès le 5 juin sur Netflix, nous voilà face à une autre série passée du bon côté de la SF, avec aux manettes Andy et Lana Wachowski, rien que ça. Huit personnes sont aux quatre coins du globe mais reliées par une même vision horrifique. Peu d’informations sur une série qui se veut pourtant éminente, protégées par le secret d’Etat sûrement …

Heroes Reborn
Comme son nom l’indique, la série est dérivée d’Heroes, sans que l’on ne sache encore grand chose à son sujet. Quels personnages ? Quels acteurs ? Remake, spin-off ou préquel ? Il faudra encore plusieurs semaines, voire mois, avant d’en savoir un peu plus…

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Utopia, la Version US
Alors là je suis sceptique. Utopia est un bijou britannique mais qui pour moi est surtout un bijou parce qu’il est britannique.

Une cinquantaine d’autres nouvelles séries sont prévues cette année, mais je ne saurais que vous conseiller de consulter régulièrement ces pages. J’ai listé celles qui m’intéressent et où nous avons déjà un semblant d’infos, pour le reste à vous de faire votre choix parmi tout cela.

Festival Chorus 2015

Cinq ans ! Cinq années que je ne m’étais pas rendue au festival Chorus, ayant lieu tous les ans à la Défense à la même période, époque à laquelle j’avais découvert les Rois de la Suède lors de la première partie des Fatals Picards.

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Le festival Chorus est une véritable institution pour les altoséquanais. Entre les scènes de la Défense (depuis sept ans) et celles de 27 villes des Hauts-de-Seine, c’est un formidable hymne à la musique qui est donné le temps d’une dizaine de jours. Sans être exhaustive, nous avons eu droit cette année à La Roux, Stephan Eicher, Shaka Ponk, Ayo, Miossec, Jeanne Cherhal, Charlie Winston, Bigflo et Oli, Rone, Mademoiselle K, Grand Corps Malade, le Peuple de l’Herbe, Ez3kiel, JoeyStarr, Zenzile, Oldelaf …

Il y a plusieurs artistes que je souhaitais voir cette année, mais je n’ai finalement pu me libérer que pour aller voir et écouter le Peuple de l’Herbe hier, dernier jour du festival 2015. La configuration m’a surprise, puisqu’elle était totalement différente de celle présente dans mes souvenirs. Ce n’est pas un reproche, plutôt une amélioration nécessaire vu le nombre grandissant de visiteurs.

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Au sein du « village », différentes scènes, un bar, des stands de goodies et un large espace extérieur, pour profiter du soleil quand celui-ci daigne pointer son nez. L’acoustique n’était pas la meilleure que j’ai pu entendre mais les boules Quies sont ici distribuées gratuitement (on n’est pas au POPB !). Chorus est un très bon festival, aussi bien au niveau de la programmation que de l’organisation. Egalement, outre les concerts gratuits, les prix des concerts payants sont très avantageux. Nous y sommes, la saison des festivals est en train de recommencer à son rythme. De mon côté je vous donne rendez-vous dans un an, sur la pelouse de l’esplanade la Défense, entre trois Mc Donalds, cinq Starbucks et un Marks & Spencer.

https://twitter.com/festivalchorus