attentats

La Semaine d’Après

Suite à mon dernier article et surtout suite à tout ce qui peut se dire sur les internets ou les autres canaux d’informations, je ne reviendrai pas sur les événements de la semaine dernière. Je préfère revenir sur la semaine d’après.

Le vendredi soir, rentrant chez moi à plus de deux heures du matin, j’observais déjà un changement. Me déplaçant essentiellement en voiture, j’ai pu voir les parisiens sympathiques, courtois à leur volant, ce qui n’était pour ainsi dire jamais arrivé. Le lendemain, le samedi, sur les trottoirs, j’ai remarqué qu’une grande majorité des personnes cherchait une excuse pour se parler, même entre inconnus. Proposer de l’aide, demander des nouvelles, se désoler de vous avoir frôlé de trop près. Comme si tout était prétexte à parler avec quelqu’un, décrocher un sourire, échanger. Quelques jours avant j’étais en terrasse à Châtelet, à une table avec des inconnus le temps de feindre de demander une cigarette. Puis restant des heures avec eux alors que je ne les connaissais pas le matin. C’est cette même ambiance que je ressens dans Paris depuis vendredi dernier.

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Une volonté de profiter de la capitale encore plus forte. Hier j’étais aux Champs-Elysées, un œil sur le marché de Noël vide sous la pluie battante. Hier je suis aussi allée à Opéra où les trottoirs n’étant pas désemplis, sur les grands boulevards, à la Madeleine et bien d’autres lieux encore. Une envie d’en profiter tant qu’on le peut encore. Mélangée à un abattement lourd, un dépit et, malgré tout, une peur et une tristesse qu’on ne doit pour autant pas renier.

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