Stade de France

Je suis Paris

Pas de Pray For Paris pour moi car je ne souhaite pas mêler la religion à cela, nous avons été touchés, peu importe qui nous sommes, ce qui nous pensons, ce que nous faisions.

Les Eagles of Death Metal, je les ai vus en concert, le Stade de France (pour raisons personnelles et professionnelles) j’y ai passé de longs moments et ce lundi, j’allais assister à un concert. Tout le monde peut être touché, n’importe où, je ne me suis jamais autant sentie parisienne qu’à ce jour.

Mes pensées vont évidemment aux proches des victimes, au pays tout entier, mais également, égoïstement, à certains de mes proches qui ne m’ont pas encore donné de nouvelles. Rassurez-moi je vous en prie.

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Paul McCartney Out There !

PAUL-MC-CARTNEY_1564994120255531219 Hier soir, Paris était magique, de l’aveu même de Sir James Paul McCartney, en réponse à son « Allez l’OM » il y a quelques jours au Stade Vélodrome de Marseille. Fan des Beatles depuis de très longues années, je ne pensais pas que j’aurais un jour l’occasion d’entendre lors d’un concert sa voix si reconnaissable.

Chose rare, il n’y a pas eu de première partie au Stade de France hier soir. A 21h10, les premières paroles d’Eight days a week cassent l’attente et lancent un concert qui ne durera pas moins de trois heures. La moitié de la pelouse or, censée être assise, s’est aussitôt agglutinée près de la scène, afin d’être au plus proche de la star. Car Paul est un artiste et une star. Il a encore une pêche incroyable, essaye de parler français le plus possible, aussi bien dans ses paroles que dans ses chansons, où l’on a pu entendre Michelle. Paul est heureux et fier de sa carrière et de ses chansons, c’est avec joie qu’il nous montre la guitare qu’il utilisait dans les années 60 ou celle qui lui a servi à enregistrer telle chanson.

Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer en entendant Something, Blackbird ou encore I’ve Just Seen a Face. La scène était sobre et élégante. J’ai eu peur au début, car la première chose que je regarde quand j’arrive à un concert, sont les enceintes et les écrans. Il y en avait peu mais tous les réglages étaient à peu près bons, même pour ceux qui pouvaient se trouver à l’autre bout du stade.

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D’autres chansons plus entraînantes ont fait danser tout le public, qui poussait un « oh ! » de délice en entendant telle ou telle chanson, qu’on ne pensait pas forcément entendre ce soir. Ob-La-Di, Ob-La-Da et Hey Jude ont enflammé le stade où tout un chacun chantait le fameux « la-laa-la-la-la-la-laaa Hey Jude ! » comme un seul homme. Ce moment était magnifique, au même titre que le transcendant Let It Be, où j’ai versé des larmes comme une madeleine et que Live and Let Die avec les feux d’artifices qui sont apparus avec un bel effet de surprise.

Paul a encore de la ressource et cette tournée en est la preuve. Après avoir vu les Rabeats il y a deux ans, je pense dire qu’hier était le point d’orgue et la consécration de ma beatlemania.

Meteor Tour – Indochine

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Les fans d’Indochine méritent autant d’être photographiés que le groupe lui-même. Souvent vêtus en noir avec des couleurs flamboyantes dans les cheveux, des tatouages éphémères dédiés à Nicola Sirkis (Nicola sans « s » s’il vous plaît) et des mèches couvrant les cheveux, les groupies hardcores d’Indo n’échappent pas aux préjugés, mais heureusement tous ne sont pas comme ça. Après deux bières à 17€ au café le plus proche du Stade de France, nous voilà Mélou et moi dans la fosse aux lions. En première partie, les Wampas et Miss Kittin, jeune DJ passant des musiques technos d’une dizaine de minutes chacune. Il y a mieux pour chauffer la foule mais cela fait surtout passer le temps et ne nécessite pas grands changements sur la scène pour accueillir Indochine à peine un quart d’heure après. Il faut dire ce qui est : le groupe est ponctuel. A 21h pétantes, le concert démarre. Mais comme il faut aussi dire ce qui est, le son était un vrai désastre. La voix de Nicola Sirkis ne dépassait presque pas les instruments du groupe et les basses beaucoup trop puissantes ne rendaient l’ensemble qu’un grand bordel musical. Pour ses trente ans de carrière Indochine n’a fait qu’un copier/coller de Miss Farmer en terme de show, c’est-à-dire jeux de lumières (en plus faiblards) et cotillons. Les cinq écrans géants avaient le mérite de rendre le spectacle sur scène visible dans toute l’enceinte du stade, mais rien de bien innovant comparé aux autres dates de la tournée. 2h30 de show c’est beaucoup, voire même admirable, mais uniquement quand le son est bon, dommage. Je retiendrai néanmoins de ce concert ma voisine de gauche assez dépressive et la voisine de droite de Mélou, allongée par terre en pleine fosse, son iPod sur les oreilles.

Mais comme je suis folle moi, que je marche pieds nus dans la rue et me baigne en short dans les écumes, je récidive et retourne les voir à Colmar en Août.

The Resistance Tour – Muse SdF 2010

1800

Il est près de 20 heures quand je déboule aux environs de la Plaine Saint-Denis. La première partie a déjà commencé depuis belle lurette mais je suis venue pour voir Muse, prévu dans un peu plus d’une heure, un point c’est tout. Désirant m’aérer un peu la tête avant le concert j’ai choisi de sortir de la station de RER la moins proche du Stade. Non, je déconne, évidemment des deux RER, B et D, j’ai choisi le mauvais, celui dont la sortie se trouve à un bon kilomètre de l’enceinte du stade. Et encore, un seul kilomètre je suis gentille ; le temps de dépasser un MacDo, quatre hôtels, traverser douze intersections et trois voies ferrées, passer devant seize stands de baraques à frites et cinquante-sept revendeurs de billets à la sauvette.

Les centaines de personnes en direction du stade marchent toutes comme des zombies, certaines d’arriver à destination elles marchent toutes au même rythme, ne se laissant perturber ni par lesdits vendeurs de billets ou de hotdogs. Suivant ma poisse de la soirée, la porte du stade par laquelle je me dois de rentrer se trouve à l’extrémité d’où je me trouve actuellement. Ce n’est pas grave, il fait beau, il fait chaud, j’en profite pour m’acheter une glace (ça y est, je viens d’exploser mon budget de la soirée) et commence à faire le demi-tour complet de l’enceinte.

A peine installée (place dans les gradins pour une fois, ça change de la fosse, surtout quand il pleut), ma voisine de la soirée me sort « Je suis une grande fan de Muse vous savez. En général dans les concerts les gens autour de moi en ont marre de mes sifflements tant je crie et fais du bruit. Haha. ». Toi ma grande, tu as beau être sympathique et Belge mais on ne va pas être copines. Je viens pour écouter Muse, pas tes jérémiades et gesticulations. Et comme d’habitude dans ce genre d’articles je vais parler de tout sauf des vrais événements du concert. Je n’arrive pas à décrire les concerts, tous se ressemblant plus ou moins : des chanteurs, des effets pyrotechniques (oui surtout au SdF en fait …) et des centaines voire parfois milliers de spectateurs. Les événements marquants du Resistance Tour à Paris : un OVNI gonflable flottant au dessus du stade avec un acrobate caché à l’intérieur, des cotillons lancés sur le public ainsi que des ballons en forme d’yeux remplis d’eau se déversant sur les têtes une fois crevés et enfin, un jeune homme derrière moi n’arrivant pas à siffler correctement et émettant donc un joli sifflement de merle plutôt qu’un son tonitruant crevant les tympans (et je l’en remercie). Niveau son on aura vu mieux mais on aura aussi vu pire, les mélanges sonores n’étant pas douloureux pour les oreilles mais tout de même bordéliques par moments. Dommage, on n’est pourtant pas dans une petite salle de spectacle d’un village au fin fond de la campagne (et je parle en connaissance de cause). Somme toute un bon concert, à part le petit bémol attribué aux vendeurs de boissons : impossible d’acheter un verre cautionné si on ne prend pas de bières. Foutage de gueule, il aurait fait tapisserie avec mes autres verres provenant de divers festivals des quatre coins de la France, mais nada. Dernier mot, big up aux fouilleurs de sac qui ont laissé mon appareil photo et mon encyclopédie rentrer à l’intérieur du stade malgré un « caméras et appareils photos interdits » inscrit en Arial 56, gras et souligné, sur le billet d’entrée. Il faut dire qu’avec les téléphones portables de maintenant, cette interdiction tombe quelque peu à l’eau.

Oui, je reprends un style d’article casual (casual c’est le mot, 910 au TOEIC et je suis déçue), j’essaye aussi de reprendre un style de vie casual. Une vie où je boufferais du pain perdu jusqu’à m’étouffer et où je me prendrais moins la tête. Melou’s way of life. Sinon, j’ai eu mon permis et mon passage en quatrième année est validé, DE QUOI JE ME PLAINS HEIN ? C’est vrai, être larguée par son copain en se faisant expliquer que de la sorte il puisse « être disponible pour pouvoir trouver mieux » ça met en de bonnes conditions pour les partiels et autres examens. Comme le dit ma sage mère « On ne peut pas être heureux partout ». Bien vrai, auquel cas cela en deviendrait ennuyeux … mais tellement jouissif.

Mylène Farmer + 11 Septembre 2009 + Stade de France … ( = Superbe Référencement Google)

Je ne comptais pas faire un article en guise de rétrospection comme Melou [url=http://melouzaza.skyrock.com/2623680488-Point-de-suture.html]ici[/url] mais la lecture de cet article a eu raison de moi.
Merci à elle toi pour la photo – superbe.
Je n’ai pourtant pas une superbe mémoire mais je me souviens de ce jour comme si c’était hier.
Depuis quelques années j’entendais sporadiquement Mylène à la radio, sans y prêter plus d’attention que ça.
Puis en 2001, à l’étage disques d’un grand magasin, entre des piles de CDs de Jean-Jacques Goldman, mon regard tomba sur celles mettant à l’honneur le double CD best-of de Mylène Farmer. J’avais alors 11 ans.
Je tombais alors sur une artiste que je connaissais peu mais qui éveillait soudainement en moi le mystère, l’inconnu et l’interdit.
Je suppliais ma mère de me l’acheter, celle-ci refusant illico : ce personnage énigmatique et bien trop sexe, mort & religion à son goût ne lui inspirait que trop peu confiance. Néanmoins, je parvins bien évidemment à me le procurer quelques semaines après.
Ce jour, pourtant anodin, me reste encore en souvenir avec une pleine mémoire des lieux, des dates, des musiques et des ressentis.
C’est donc ce vendredi 11 septembre dernier que je me rendis pour la seconde fois à un concert de Miss Farmer. Cette rousse flamboyante qui m’inspira maintes coupes de cheveux différentes.
Voilà la toute première occasion qui s’offre à moi de rentrer dans le Stade de France. Il n’est pas encore 18h – soit trois heures avant le concert – mais les dizaines d’entrées aux abords du stade sont déjà bondées. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, peu de rousses teintes et peu de gays extravagants. Enfin, trop extravagants.
Aux stands de goodies, des sacs, godemichés, parapluies, posters, tous à l’effigie de la diva de la soirée. Et quelle soirée. Et quelle diva ! Je repartirai avec un briquet. Les cafés des environs passent les tubes que nous connaissons tous, faisant monter de plus belle la frénésie ambiante.
Je franchis les entrées en même temps que des dizaines de personnes de tout âge (tous âges ?!).
Et puis l’attente, une attente de deux heures pendant lesquelles je bouquine, fume et attrape des fourmis aux jambes car il n’est jamais bon de rester trop longtemps en tailleur. Sur scène, un écran géant représentant tantôt des taches d’encre très freudiennes, tantôt un crâne shakespearien aux yeux frémissants de lubricité. A leurs côtés, des multiples poupées démantibulées dans des positions mi glauques mi suggestives.
20h, toutes les lumières du stade s’éteignent.
Bale de Rua, un groupe de danseurs et chanteurs brésiliens – très gay friendly – fait son apparition. S’en suit une demi-heure endiablée mêlant musique tribale entêtante et entrainante et chorégraphies en petits shorts moulants.
Le pré-show terminé, laisse la place à l’expectative. Par où la chanteuse va-t-elle arriver sur scène ? Parmi les réponses que j’entends autour de moi, je ne retiens que deux possibilités plausibles : se faire déposer en parachute depuis un hélicoptère ou atterrir sur scène à bord d’un OVNI. Quoique la seconde solution reste vraiment la plus crédible.
Après un remix très sonore de Sextonik dans nos oreilles, mais toujours personne à pointer le bout de son nez, je commence à sentir une pointe d’exaspération parmi certains fans ; parfois présents depuis une bonne dizaine d’heures. A 21h18, le vrai spectacle commence. La musique : parfaite, forte sans être ni assourdissante ni saturée.
S’ensuivent alors plus de 2h30 de concert sans interruptions si l’on met de côté les quelques interludes nécessaires aux changements de tenues, très Jean-Paul Gaultier. On retrouve pêle-mêle des bassistes déguisés en curés, les chœurs en religieuses et les danseurs en tutus roses, entourant Mylène, plus mutine que jamais, donnant fessées et claquements de langue à tout va.

Je ne comptais pas faire un article en guise de rétrospection comme Melou ici / clikclik mais la lecture de cet article a eu raison de moi.

mf

Je n’ai pourtant pas une superbe mémoire mais je me souviens de ce jour comme si c’était hier.

Depuis quelques années j’entendais sporadiquement Mylène à la radio, sans y prêter plus d’attention que ça.

Puis en 2001, à l’étage disques d’un grand magasin, entre des piles de CDs de Jean-Jacques Goldman, mon regard tomba sur celles mettant à l’honneur le double CD best-of de Mylène Farmer. J’avais alors 11 ans.

Je tombais alors sur une artiste que je connaissais peu mais qui éveillait soudainement en moi le mystère, l’inconnu et l’interdit.

Je suppliais ma mère de me l’acheter, celle-ci refusant illico : ce personnage énigmatique et bien trop sexe, mort & religion à son goût ne lui inspirait que trop peu confiance. Néanmoins, je parvins bien évidemment à me le procurer quelques semaines après.

Ce jour, pourtant anodin, me reste encore en souvenir avec une pleine mémoire des lieux, des dates, des musiques et des ressentis.

C’est donc ce vendredi 11 septembre dernier que je me rendis pour la seconde fois à un concert de Miss Farmer. Cette rousse flamboyante qui m’inspira maintes coupes de cheveux différentes.

Voilà la toute première occasion qui s’offre à moi de rentrer dans le Stade de France. Il n’est pas encore 18h – soit trois heures avant le concert – mais les dizaines d’entrées aux abords du stade sont déjà bondées. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, peu de rousses teintes et peu de gays extravagants. Enfin, trop extravagants.

Aux stands de goodies, des sacs, godemichés, parapluies, posters, tous à l’effigie de la diva de la soirée. Et quelle soirée. Et quelle diva ! Je repartirai avec un briquet. Les cafés des environs passent les tubes que nous connaissons tous, faisant monter de plus belle la frénésie ambiante.

Je franchis les entrées en même temps que des dizaines de personnes de tout âge. Et puis l’attente, une attente de deux heures pendant lesquelles je bouquine, fume et attrape des fourmis aux jambes car il n’est jamais bon de rester trop longtemps en tailleur. Sur scène, un écran géant représentant tantôt des taches d’encre très freudiennes, tantôt un crâne shakespearien aux yeux frémissants de lubricité. A leurs côtés, des multiples poupées démantibulées dans des positions mi glauques mi suggestives.

20h, toutes les lumières du stade s’éteignent.

Bale de Rua, un groupe de danseurs et chanteurs brésiliens – très gay friendly – fait son apparition. S’en suit une demi-heure endiablée mêlant musique tribale entêtante et entrainante et chorégraphies en petits shorts moulants.

Le pré-show terminé, laisse la place à l’expectative. Par où la chanteuse va-t-elle arriver sur scène ? Parmi les réponses que j’entends autour de moi, je ne retiens que deux possibilités plausibles : se faire déposer en parachute depuis un hélicoptère ou atterrir sur scène à bord d’un OVNI. Quoique la seconde solution reste vraiment la plus crédible.

Après un remix très sonore de Sextonik dans nos oreilles, mais toujours personne à pointer le bout de son nez, je commence à sentir une pointe d’exaspération parmi certains fans ; parfois présents depuis une bonne dizaine d’heures. A 21h18, le vrai spectacle commence. La musique : parfaite, forte sans être ni assourdissante ni saturée.

S’ensuivent alors plus de 2h30 de concert sans interruptions si l’on met de côté les quelques interludes nécessaires aux changements de tenues, très Jean-Paul Gaultier. On retrouve pêle-mêle des bassistes déguisés en curés, les chœurs en religieuses et les danseurs en tutus roses, entourant Mylène, plus mutine que jamais, donnant fessées et claquements de langue à tout va.

De cette soirée, un enchantement, un plaisir intense et la folie des concerts. S’éloigner de tous les soucis quotidiens le temps d’un soir. Avec Mylène en invitée d’honneur.
Non, ce n’était pas un article de groupie.