I feel weird.

News Juillet 2017

 Petites news pour vous donner de mes nouvelles. Si je suis plus absente des derniers temps, c’est à moitié pour cause professionnelle avec de multiples déplacements en ce moment et à moitié pour cause personnelle par rapport à mon chat qui a subi un grave accident et auprès de qui je passe énormément de temps tant qu’il est encore à mes côtés.

Je vous donne quand même un petit topo des dernières sorties cinéma qui m’ont boostée. Premièrement The Circle, avec Tom Hanks et Emma Watson : film plus ou moins dystopique en lien avec notre image vis-à-vis d’internet et des outils mis à notre disposition. J’aurais espéré une fin autre mais le film vaut le coup d’oeil. J’ai ensuite enchaîné avec Le Caire Confidentiel, pour continuer sur ma lancée égyptienne. Polar, il se concentre sur une enquête en pleine révolution, où on ne sait jamais à qui se fier, principalement à cause des bakchichs, véritable institution dans le pays. Récompensé au festival de Beaune notamment, le film tient la route et cela fait plaisir de voir des films égyptiens diffusés dans les salles françaises.

J’en attends beaucoup de My Cousin Rachel, que j’ai découvert la semaine dernière en visionnant les bandes-annonces, mais également de La Planète des singes : Suprématie, qui ne saurait tarder. Je me note aussi de ne pas oublier le prochain film de Sofia Coppola, Les Proies, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Elle Fanning et Kirsten Dunst, qui vient de dévoiler lui aussi sa bande-annonce et devrait sortir à la fin du mois d’août.

J’essaye de vous écrire des articles plus régulièrement, à bientôt !

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La Semaine d’Après

Suite à mon dernier article et surtout suite à tout ce qui peut se dire sur les internets ou les autres canaux d’informations, je ne reviendrai pas sur les événements de la semaine dernière. Je préfère revenir sur la semaine d’après.

Le vendredi soir, rentrant chez moi à plus de deux heures du matin, j’observais déjà un changement. Me déplaçant essentiellement en voiture, j’ai pu voir les parisiens sympathiques, courtois à leur volant, ce qui n’était pour ainsi dire jamais arrivé. Le lendemain, le samedi, sur les trottoirs, j’ai remarqué qu’une grande majorité des personnes cherchait une excuse pour se parler, même entre inconnus. Proposer de l’aide, demander des nouvelles, se désoler de vous avoir frôlé de trop près. Comme si tout était prétexte à parler avec quelqu’un, décrocher un sourire, échanger. Quelques jours avant j’étais en terrasse à Châtelet, à une table avec des inconnus le temps de feindre de demander une cigarette. Puis restant des heures avec eux alors que je ne les connaissais pas le matin. C’est cette même ambiance que je ressens dans Paris depuis vendredi dernier.

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Une volonté de profiter de la capitale encore plus forte. Hier j’étais aux Champs-Elysées, un œil sur le marché de Noël vide sous la pluie battante. Hier je suis aussi allée à Opéra où les trottoirs n’étant pas désemplis, sur les grands boulevards, à la Madeleine et bien d’autres lieux encore. Une envie d’en profiter tant qu’on le peut encore. Mélangée à un abattement lourd, un dépit et, malgré tout, une peur et une tristesse qu’on ne doit pour autant pas renier.

News Octobre 2015

mylene-farmer-defile-jean-paul-gaultier-libertine-swan-06-juillet-2011-007 Encore un weekend mortifère, mais je me dis que le nouvel album de Mylène sort dans moins d’un mois donc il y a quand même un bout au tunnel. Et puis surtout un nouveau départ en Amérique en décembre et ça va venir vite, autant que la dernière escapade a passé vite.

Je me noie sous les séries télévisées (encore un article en préparation) mais j’ai enfin fini les quatre saisons (79 épisodes de 42 minutes quand même) de Heroes ! Pour aussitôt entamer Heroes Reborn, qui a su placer avec intelligence ses acteurs de la série originale (sauf Zachary Quinto qui ne pouvait pas ; ça ne m’aurait pas du tout – mais alors pas du tout – déplu de voir encore un peu Sylar en mode badass mais tant pis).

De par mon financement au projet, je reçois tous les mois des nouvelles de l’avancement de Mars One mais j’ai de plus en plus peur que cela ne se fasse réellement pas. Malgré tout, comme dans beaucoup de domaines, je ne peux pas m’empêcher d’espérer. 100 participants sont à ce jour encore en lice pour le grand départ.

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Sur le même sujet, plus que quelques jours à attendre avant la sortie de Seul sur Mars, qui est dans les salles américaines depuis la semaine dernière et fait déjà un carton au box-office.

Sur ce, je m’en retourne dans ma grotte, bon dimanche à vous o/

Sea & Sex au Havre (No Sun)

A chaque fois qu’elle est en déplacement, dans ces fameuses chambres d’hôtels impersonnelles, Chloé s’ennuie. On pourrait d’ailleurs se demander pour quelle raison elle s’ennuie puisqu’elle ne fait pas plus de choses chez elle. Elle traîne sur internet, lit les bouquins qu’elle a dans son sac et, comble du raffinement, bénéficie même d’une télévision dans sa chambre, ce qu’elle ne possède même pas dans son propre logement. Seulement Chloé ne s’y sent pas chez elle. Contrairement à chez elle où elle ne sait pas laquelle est sa place. Alors elle profite de ces moments pour prendre du temps pour elle : rester une heure durant dans la baignoire avec une tasse de thé fournie par la maison, se promener juste un peu dehors, histoire de dire qu’elle est sortie, mais pas trop pour éviter la frayeur de se faire agresser, prendre un apéritif à chaque repas, voire même un digestif selon l’humeur du jour, au risque de se noyer dans l’alcool triste.

Allant prendre place à une table du restaurant de l’hôtel ce soir là, elle répond, rieuse à la question du serveur qui lui demande si elle est seule par un : « Oui, malheureusement« , avec une œillade pétillante à destination d’un jeune trentenaire assis comme elle, seul à une table. Brun comme l’ébène, le style Keanu Reeves / Jérôme Kerviel, tout à fait son genre si elle devait en avoir un. En donnant au serveur son numéro de chambre pour qu’il sache à qui adresser l’addition, Chloé espère que cela ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd dans la salle.

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On n’était que lundi soir et c’était déjà une salle semaine. Revenue récemment de vacances, elle disait au revoir à des jours emplis de soleil et de bonne humeur, pour se renfoncer à nouveau dans la monotonie du travail. D’une, elle était en déplacement dans une ville qu’elle exécrait, de deux, elle changeait également de lieu de travail et de collaborateurs compte-tenu de son nouveau lieu de prestation sur Paris. Rajoutons à cela la perspective d’un enterrement ayant lieu cette semaine et la boucle était bouclée pour qu’elle se soit levée d’un très mauvais pied le matin même.

Bien qu’elle reste mélancolique, elle pleure beaucoup moins. Depuis quelques temps, elle est en colère. En colère contre tout le monde, en colère contre ceux qui la traitent d’hypocrite alors qu’elle leur dit justement ce qu’ils veulent entendre pour ne pas se braquer, alors qu’on la force à aimer des gens qu’elle n’apprécie pas, alors qu’elle se force à ne pas aimer des gens avec qui elle souhaiterait passer beaucoup plus de temps, alors qu’on tente de lui faire dire et faire le contraire de ce que sa tête et son cœur souhaitent.

Ayant fini de dîner et ayant eu l’impression de s’être perdue dans ses pensées pendant deux heures alors même qu’elle n’avait passé que dix secondes dans l’ascenseur qui la menait à son étage, Chloé sort de sa poche la clé de sa chambre, prête à affronter une nouvelle soirée d’ennui profond. Son Keanu Reeves à la barbe de trois jours bien entretenue, vu au restaurant, est là, à l’attendre devant la porte de sa chambre. Tous les deux le sourire aux lèvres, elle ne souvient plus qui le premier a dit bonjour à l’autre. En refermant la porte derrière eux, elle note toutefois de se souvenir de lui demander son prénom à celui-là, qu’elle puisse s’en rappeler pour la postérité.

Qu’elle Dégage Avant l’Orage

J’ai passé un second cap dans ma vie dissolue par l’alcool. Celui-ci ne me fait plus rien, ou plutôt difficilement selon les quantités ingurgitées. Les mélanges ne me font plus rien, les alcools forts ne m’aident même pas à me faire sentir hors de moi – seulement à me brûler la gorge, à ce niveau rien de changé – et les quantités bues ne laissent pas même entrapercevoir un semblant d’euphorie factice, alors même que je me nourris de moins en moins. Plus d’impression d’être pompette donc, mais fort heureusement pas non plus de mal au crâne ou au cœur, juste rien. Juste l’impression d’avoir voulu me prendre une cuite phénoménale à base d’eau minérale. Là où le bât blesse est que, bien que je boive le plus souvent de l’alcool par plaisir, c’était ici dans l’optique d’en ressentir les effets positifs. Hélas, que nenni. Je ne fus ni désinhibée, ni courageuse, ni forte, ni gagnante. J’ai été comme j’étais d’habitude, j’ai ri comme en plein jour, j’ai pleuré comme en plein jour, j’ai aimé et j’ai eu peur comme en plein jour. En étant à chaque instant en pleine possession de mes moyens et de mes pensées, ne pouvant prendre pour moi-même l’excuse de l’alcool pour dire ou faire ce que je pensais, comme je l’aurais souhaité.

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Même en pleine crise d’hystérie, rester consciente. J’aime tellement conduire que j’évite le plus possible les médicaments qui me l’empêche, alors même que je me dois de les prendre. Je ne les prends qu’en cas d’urgence, quand je sais que ma bipolarité est en train de me faire basculer dans une orgie de pleurs et de spasmes. Où à ces moments mon souhait de me faire du mal est à son paroxysme, où je ne vois pas comment je pourrais me relever un jour et que je passerais de toute façon toute ma vie à pleurer. Malheureusement, lors de certaines soirées, ces crises indescriptibles qu’il faut voir pour croire ne préviennent pas. Imprévisibles, impossibles à arrêter seule, virulentes, exténuantes, une autre réalité que même l’alcool ne saurait créer. Ces crises sont mon jardin secret, pire, mon lot quotidien. Montrer sans le vouloir cette faiblesse extrême n’a fait que me montrer à quel point j’avais honte de la personne que j’étais, alcool ou pas. Sans alcool, c’eut peut-être même été pire. Physiquement malades, nous sommes des héros, mentalement malades, nous sommes des monstres.

Tout ne peut toujours pas être simple et comme on m’a sagement dit le weekend dernier, ce ne sont pas les plus méritants qui gagnent. On peut faire preuve d’une volonté hors-normes, de vouloir atteindre son objectif plus que tout, de souhaiter quelque chose ou quelqu’un si fort et s’en donner les moyens, on ne peut jamais être assuré que tout se déroule comme prévu. C’est bien même souvent l’inverse qui se passe. Alors après avoir tant tendu le cou, on rentre à nouveau dans sa carapace pour oublier ses rêves, ses envies et revenir à la vie réelle. On s’en veut d’avoir voulu rêver et échapper à son quotidien morne de la plus belle façon qui soit, d’avoir cru cela réalisable, en s’imaginant depuis des mois des scénarii permettant de s’endormir la nuit venue, au lieu d’avoir la possibilité de rester éveillé pour vivre ses fantasmes.

Qu’elle dégage avant l’orage, cette jeune femme qui passe son temps à sourire, avec ses yeux bouffis par les larmes.

News Août 2015

voleur11-L.jpg Vous l’aurez sans doute remarqué, je manque d’assiduité en ce moment dans l’écriture de mon blog. Beaucoup de choses sont liées à ça, je suis sous l’eau au travail et un peu perdue dans le reste de ma vie perso. La flemme d’aller au cinéma, la flemme de faire quelque chose de pertinent le weekend, rentrer chez soi le soir, s’ouvrir une bière et se poser devant un film chiant, voilà.

A part ça, grande nouvelle ! Nous avons enfin une date pour la sortie du nouveau single de Mylène Farmer, ce sera dans une bonne semaine, le 28 août, pour un duo avec Sting intitulé Constellations. Pas de date officielle exacte pour la sortie de l’album, mais nous pouvons tabler sans grand doute sur le mois de décembre, comme à l’accoutumé. A savoir qu’aucune tournée n’est prévue pour la sortie de cet opus.

Je risque d’écrire très peu courant les prochaines semaines car je pars, ENFIN, en vacances. Et là je fuis assez loin, genre plus de 8000 kilomètres, genre seize heures de vol escales comprises, genre 9 heures de décalage horaire, genre j’ai trop hâte ~~ Après les galères de l’administratif / préfecture, les demandes de passeport, permis, ESTA, locations de voiture, d’hôtel, d’avions évidemment, Mélou et moi sommes enfin parées !