capitale

Le Manoir de Paris en mode Noël

 Je vous avais dit que je continuerai mes sorties sur le mois de décembre et je n’ai pas manqué à ma parole. Je vous écris de Lille pour vous parler de Paris, et plus précisément du Manoir de Paris, maison hantée reconnue au sein de la capitale.

Située au sein des anciens magasins de vente des faïenceries de Choisy-le-Roi, mitoyenne de l’ancienne prison Saint-Lazare (peu de gens connaissent mais ça fait classe), cette maison particulière est ouverte depuis 2011, et présente différentes scènes liées à la thématique des légendes urbaines parisiennes : égouts, catacombes, fantôme de l’Opéra … Avec des événements spéciaux, comme c’est aujourd’hui le cas pour les fêtes de fin d’année, pour le spectacle d’hiver, avec des contes de Noël … plus pour les adultes que pour les enfants.

 Le Manoir de Paris c’est 1500m², avec une visite d’à peu près une heure (la température intérieure est la même qu’à l’extérieur, ce qui est bon à savoir en hiver), le tout sur plusieurs étages, avec une vingtaine de pièces différentes. Fortement déconseillé aux moins de 10/12 ans (selon le degré d’angoisse du parcours), le Manoir est rempli d’acteurs qui vont venir apporter leurs histoires … et leur lot de frayeur. Comme mentionné dans la FAQ du site, ces derniers ont également le droit de vous toucher (voire même de vous secouer), attention à ceux qui se croiraient tranquilles donc.

Pour le show en lui-même, je ne vais rien dire de plus car il est important de garder une certaine surprise lors de la visite, que cela soit pour la thématique spéciale Noël comme pour les visites « en temps normal ». Je peux toutefois vous affirmer que vous aurez droit à votre content de violence visuelle et sonore. Je n’ai pas eu peur à proprement parler mais je suis restée sur mes gardes pendant la totalité de l’attraction, et je comprends que celle-ci puisse véritablement effrayer. Le Manoir de Paris est une très bonne idée de sortie entre amis, je vous déconseille en tous les cas d’y aller seul.

Je note maintenant qu’il me faut tester Skeleton Key, l’escape game créé par le Manoir …

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Bouillon Chartier [Une Foodie à Paris]

Emblématique à plus d’un titre, c’est pourtant tout récemment que j’ai dîné chez Bouillon Chartier, brasserie créée à Paris en 1896. Ouvert tous les jours de la semaine, avec un service continu pendant les heures d’ouverture, il faut se rendre rue du Faubourg Montmartre (métro Grands Boulevards) pour s’échapper dans la vieille France le temps d’un repas.

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On fait bien souvent la queue pour y rentrer, mais rassurez-vous, l’attente ne dure jamais très longtemps, en raison du service extrêmement rapide de la maison. Le secret ? Des commandes prises quasi simultanément lors de l’installation à la table et une carte avec des plats simples, de façon à être préparés rapidement. De plus, si vous prenez une entrée et un plat, le second va être préparé en cuisine dès que la commande aura été passée. Ce qui signifie que vous n’avez jamais à attendre plus de cinq minutes entre les assiettes.

IMG_1570 Les mets proposés sont des plus abordables, comme le foie gras par exemple, qui est vendu pour 7 euros (et je dois avoir pris l’entrée la plus chère de la carte). De style belle époque, vous pourrez admirer les serveurs en noir et blanc et les alcools anciens, comme le Dubonnet, que je n’avais jamais eu l’occasion de goûter, alors que les publicités en province sont toujours légion sur les devantures des maisons. L’atmosphère est également très conviviale puisque, selon votre nombre, vous pourrez être placés à la même table que d’autres convives. A savoir également que ce sont les plats français qui sont ici mis à l’honneur : poulet fermier, confit de canard, andouillette, jambon de pays …

Si vous souhaitez manger bon et vite, l’endroit est tout indiqué. En revanche, je préfère prévenir, si vous souhaitez plutôt prendre votre temps en amoureux, privilégiez un autre restaurant. Dans tous les cas, pour s’imprégner de l’époque parisienne d’antan, foncez-y !

La Semaine d’Après

Suite à mon dernier article et surtout suite à tout ce qui peut se dire sur les internets ou les autres canaux d’informations, je ne reviendrai pas sur les événements de la semaine dernière. Je préfère revenir sur la semaine d’après.

Le vendredi soir, rentrant chez moi à plus de deux heures du matin, j’observais déjà un changement. Me déplaçant essentiellement en voiture, j’ai pu voir les parisiens sympathiques, courtois à leur volant, ce qui n’était pour ainsi dire jamais arrivé. Le lendemain, le samedi, sur les trottoirs, j’ai remarqué qu’une grande majorité des personnes cherchait une excuse pour se parler, même entre inconnus. Proposer de l’aide, demander des nouvelles, se désoler de vous avoir frôlé de trop près. Comme si tout était prétexte à parler avec quelqu’un, décrocher un sourire, échanger. Quelques jours avant j’étais en terrasse à Châtelet, à une table avec des inconnus le temps de feindre de demander une cigarette. Puis restant des heures avec eux alors que je ne les connaissais pas le matin. C’est cette même ambiance que je ressens dans Paris depuis vendredi dernier.

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Une volonté de profiter de la capitale encore plus forte. Hier j’étais aux Champs-Elysées, un œil sur le marché de Noël vide sous la pluie battante. Hier je suis aussi allée à Opéra où les trottoirs n’étant pas désemplis, sur les grands boulevards, à la Madeleine et bien d’autres lieux encore. Une envie d’en profiter tant qu’on le peut encore. Mélangée à un abattement lourd, un dépit et, malgré tout, une peur et une tristesse qu’on ne doit pour autant pas renier.