Les Chatouilles

Sorties Cinéma Novembre 2018

En raison d’impératifs personnels je n’ai pas pu aller au cinéma pendant quinze jours (quinze jours quoi !!!) donc j’ai rattrapé mon retard en peu de temps, car il faut dire que ce mois-ci était particulièrement bon pour ce que j’aime.

L’adaptation théâtre / cinéma du film Les Chatouilles est bien réussie, avec quelques passages décalés dans le style surréaliste, permettant un peu de légèreté dans ce film bien pesant par moments vu le sujet traité. Le personnage de la mère m’a également beaucoup choquée. Cela doit être une bonne représentation de la mère réelle mais il manque encore quelque chose à creuser derrière, ce qui va sûrement se produire par la suite vu la scène finale.

Par curiosité plus qu’autre chose, j’ai aussi vu Suspiria et j’avoue avoir failli quitter la séance au bout d’une heure tellement c’était peu compréhensible, fouillis, difficile de savoir vers où on se dirigeait et si je n’avais pas vu Chloë Grace Moretz (en tête d’affiche mais qu’on ne voit à tout péter que 5 minutes sur 2h30 de film), je me serais cru dans la mauvaise salle devant le dernier Lars Von Trier (avec le coup des chapitres par exemple, qui semble être la mode en ce moment car El Royale l’utilise également). L’ensemble n’en reste pas si mauvais que cela, mais c’est dur d’aller jusqu’au bout et de rester accroché tout du long. Les moments d’angoisse sont particulièrement réussis mais à la limite de l’insoutenable en raison d’un niveau sonore beaucoup trop hauts. Les cris d’horreur ça me va bien, mais avec une qualité sonore équivalente au Blair Witch de 2016 je dis non.

Je passe rapidement sur Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas, qui s’affranchit de beaucoup d’éléments intéressants du livre alors que le film aurait tout à fait eu le temps d’ajouter un quart d’heure pour apporter des détails utiles. Je n’ai pas compris non plus pourquoi le jeune garçon, autiste de haut niveau dans le livre, mais très fortement autiste, n’a pas son handicap si lourdement montré dans le long-métrage, ce qui était pourtant un élément fort de l’ouvrage. Le film se regarde bien mais peut être décevant comparé au livre. Et bon sang rendez-nous Noomi Rapace !

Pour Sale Temps à l’Hôtel El Royale, j’ai eu un coup de coeur pour ce film rien qu’en voyant la bande-annonce. Le résultat final n’en est que meilleur. Bons acteurs, excellente tension tout au long du film, où tout peut vraiment arriver. Un choix de couleurs agréable, un décor au poil, j’en ressors conquise, avec tout de même une grande interrogation à la fin sur ce que contient cette fichue cassette …

Kursk également m’a transportée, malgré la présence de Léa Seydoux (c’est mon côté UGC, j’aime pas Gaumont ni l’école de la vie). Les effets spéciaux sont très bien réalisés et l’imbrication entre les scènes à l’intérieur du sous-marin et celles à l’extérieur est particulièrement réussie. Le film ne respire pas la joie de vivre mais a le mérite de bien retracer les événements, bien qu’il aurait été plus pertinent d’avoir une chronologie et des indications temporelles pour suivre l’avancée de l’histoire et comprendre s’il se passe une heure, une journée ou encore une semaine.

Finalement, j’ai terminé la semaine en beauté avec le film qui m’a fait pleurer comme une madeleine et que j’attendais depuis des années : Bohemian Rhapsody. J’ai été assez étonnée des critiques presse, qui ont royalement descendu le film, contrairement aux critiques des spectateurs, plus élogieuses.
Le film est émouvant d’un bout à l’autre. Connaissant par coeur la vie de Freddie Mercury et ayant tout de même vu certains raccourcis scénaristiques contraires aux événements réels, il n’en reste que le niveau de détails de ce film est ahurissant. Rami Malek n’en fait jamais trop, la bande-son est bien calibrée et n’est pas non plus omniprésente, et je suis vraiment ravie que ce film ait enfin vu le jour. Trois semaines après sa sortie, la salle était comble et a applaudi pendant cinq minutes. Qu’est-ce qu’on est bien au cinéma, je plains ceux qui vont décider de le voir chez eux.

Dernier film de ma liste de ce mois dernier, vu une dizaine de jours après : Overlord. Prétendument faisant partie du Cloverfield Universe, c’est avec joie et en pleine conscience de ce que j’allais voir que je me suis dirigée en salles. Consciente car je ne m’attendais pas à un film de guerre historique sérieux, mais bel et bien à voir des monstruosités. Il faut tout de même dire que les scènes de guerre sont parfaitement bien réalisées et dans le même temps réalistes.

Un beau mois de décembre m’attend, avec Astérix – Le Secret de la potion magique que j’ai déjà pu voir cette semaine et qui est le tout premier film d’animation Astérix que je vois de ma vie. Peu portée sur les bandes-dessinées, j’ai été contente de voir ce film, qui apporte un vent de fraîcheur par rapport à la catégorie de films que je vois généralement. Les gags sont d’un bon niveau et comprennent plusieurs niveaux de lecture même si l’intrigue est bien simple et redondante par rapport à ce qui s’était fait précédemment : les Romains tentent d’attaquer les Gaulois, mais finalement n’y parviennent jamais. Somme toute une bonne découverte pour ma part et encore un bon mois passé au cinéma.

PS : Encore un énorme merci à UGC qui m’a fait gagner un pack Bohemian Rhapsody, comprenant lunettes, t-shirt et divers gadgets bien sympathiques. Pour une fois que je participe à un jeu concours, je suis ravie !