The Conjuring 2: The Enfield Poltergeist

The Conjuring 2 : Le Cas Enfield

Trois ans après le premier film Conjuring, est sorti cette semaine The Conjuring 2 : Le Cas Enfield. Contrairement à ce que je pensais suite à la sortie du premier opus, ce n’est donc pas le cas d’Amityville qui est traité ici car il sera gardé pour un prochain film (l’opus final sans doute).

On retrouve James Wan à la réalisation, connu pour Saw, Dead Silence, Annabelle (à la production), Insidious et j’en passe. Pour ce qui est des acteurs, Vera Farmiga (la maman chérie de Norman Bates dans Bates Motel) est de retour pour incarner Madame Warren, ainsi que Patrick Wilson dans la peau de son époux.

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Conjuring 2 est du même acabit que le premier, c’est à dire un bon film d’horreur. Ce qui se fait très rare depuis une bonne douzaine d’années. On en vient au plus gros défaut du film : ses spectateurs. Attendant ce film depuis de longs mois, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’UGC n’avait sciemment pas acquis les droits de distribution du film. En effet, suite aux nombreux événements de vandalisme qui jaillissent en même temps que les séances de films d’horreur, il n’a souhaité prendre le risque de transformer ses salles en camps de vacances (en mode Vendredi 13 en plus de ça). Je m’étais déjà offusquée à propos de la séance d’Annabelle qui avait été des plus déplorables et je comprends tout à fait qu’UGC n’ait pas voulu reproduire l’expérience. Mais quelle tristesse de le faire pour un aussi bon film ! Ils l’auraient fait avec Ouija, je n’en aurais jamais été peinée… Nous comptons sur les spectateurs pour faire perdurer l’art du cinéma et c’est tout le contraire qui se passe ces derniers temps : fan de cinéma et utilisant autant ma carte UGC illimitée que ma carte bleue (la carte UGC reste néanmoins valable dans les MK2), je suis profondément attristée de ces agissements.

Sinon, pour parler du film, il est vraiment à la hauteur du premier. Le cadrage et la mise en scène bien particuliers sont à nouveau utilisés pour insister aussi bien sur l’aspect psychologique que sur l’épouvante. A titre d’exemple, dans la première scène se déroulant en Angleterre, nous avons droit au même travelling / plan-séquence que lors de Conjuring : Les dossiers Warren, lorsque nous découvrons la maison hantée pour la première fois. Les effets de réalisation et de son utilisés nous donnent une très bonne immersion, à mis chemin entre un documentaire en HD et un véritable film surnaturel. Je n’ai pas eu « peur » comme j’ai pu avoir cette sensation oppressante dans d’autres films, car tout ne tourne pas autour de la frayeur dans Conjuring, comme si c’était un élément perturbateur sans pour autant que tout se raccroche à cela. C’est d’ailleurs un réel effort du réalisateur, puisqu’Insidious (pour ne citer que lui), gardant cette même ambiance feutrée, n’est pour autant pas du tout sur la même longueur d’ondes. Et puis un ennemi qui est une religieuse avec un visage à la Resident Evil, ça ne peut qu’être emblématique.

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A savoir que nous retrouvons également à la fin des véritables bandes sonores enregistrées lors du cas Enfield (dans la vraie vie), ainsi que les photographies de l’époque de chaque personnage incarné aujourd’hui par un acteur du film.

Mon ultime conseil (c’est ce que j’ai fait), privilégiez la bonne séance de cinéma du samedi ou dimanche matin, qui vous permettra de payer moins cher et d’être avec des personnes avec une meilleure volonté d’apprécier ce qu’ils ont en face d’eux (et bam, une pierre deux coups).

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