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Le Fantôme de Canterville

On s’est tous à peu près mis d’accord pour dire que le long-métrage Les Visiteurs 3 était assez déplorable et que Batman contre Superman n’était pas le film du siècle : c’est pour cette raison que je ne les ai pas commentés. Il y a en revanche peu de critiques sur Le Fantôme de Canterville, dernier petit bébé d’UGC Distribution grâce à sa filiale Les Films du 24 (à qui on devait précédemment (Thérèse DesqueyrouxQu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?  ou encore Joséphine s’arrondit …).

Tourné en Wallonie, c’est supposément en Bretagne qu’a lieu le film. Les bases de l’histoire sont bien simples et librement inspirées de l’œuvre d’Oscar Wilde : « Le fantôme d’Aliénor de Canterville est condamné à hanter le château de sa famille et à en faire fuir tout nouvel habitant. Elle remplit cette mission à merveille, aidée de Gwilherm, son fidèle serviteur. Mais lorsque les Otis, une famille fuyant la vie parisienne, achètent le château, Aliénor se désole car elle n’arrive pas à effrayer cette tribu du XXIe siècle… Pire : les enfants la ridiculisent et les parents l’ignorent ! »

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Réalisé par Yann Samuel (qui a connu la notoriété grâce à Jeux d’enfants), le film est un bon divertissement pour la famille. J’avais vraiment peur d’aller voir un navet fini mais la salle a bien plus ri que lors de la séance des Visiteurs (si tant est qu’on puisse juger sur cet exemple). Audrey Fleurot donne parfois le sentiment d’en faire trop, bien que ce soit son personnage qui le veuille. Michaël Youn quant à lui, m’a semblé bien sage, montrant ainsi qu’il peut également faire rire sans être grivois. Attention, Le Fantôme de Canterville ne vole pas bien haut mais il reste tout de même un bon divertissement pour les enfants (bien qu’ils ne comprendront pas toutes les blagues un peu plus « adultes »), grâce notamment au petit nombre de personnages. Evidemment, on voit à des kilomètres quels obstacles vont arriver et comment cela va se finir, mais je n’y allais pas avec de réelles attentes.

Pour donner un vrai point positif au film, j’ai été bluffée par les effets spéciaux, car on dit bien souvent que les sociétés françaises / belges ne sont pas vraiment au point. Les efforts en termes de costumes et d’effets spéciaux sont remarquables et donnent un véritable cachet à certaines scènes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas eu de vrai coup de coeur mais l’ensemble reste correct, et au-dessus de ce qu’on pourrait croire en voyant simplement les affiches derrière les bus parisiens.

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Ouija [Film 2014/2015]

155002 Sorti en octobre dernier aux Etats-Unis, Ouija n’arrivera en France que le mois prochain. Focus sur un énième film d’horreur qui, je l’espère, ne rendra pas les spectateurs aussi fous que les séances d’Annabelle.

Alors que Debbie meurt mystérieusement dans sa maison, cinq amis utilisent la planchette ouija pour la contacter. Seulement, ce n’est pas le bon esprit qu’ils contactent et ils seront tous confrontés à des événements terrifiants. [Source Wikipédia]

Hé oui, deux lignes de pitch seulement, caractéristique implacable du film d’horreur lambda. C’est au niveau du staff qu’il faut s’affoler : Michael Bay à la production (wtf ?) ainsi que Jason Blum (Paranormal Activity, American Nightmare, Sinister et Insidious, rien que ça). On retrouve également en tant qu’actrice Olivia Cooke, qu’on avait précédemment vu dans la série Bates Motel, et que j’avais adorée. Que du beau monde !

Malgré tout, Ouija est typiquement le genre de films d’horreur qui se regarde facilement, sans être blasé, mais qu’on aura oublié à peine une semaine après l’avoir vu. Avec ses scènes attendues au tournant, ses jumpscares qui ne surprennent personne ou encore ses dialogues courus d’avance, il n’y a pas de quoi fouetter un Miaouss. Pas le film de l’année donc, qui peut donc se regarder avec un bout de pizza sans crainte de sursauter et en mettre partout par terre (ou de détruire tous les fauteuils de l’UGC).