Welcome to New York

Welcome to New York [Abel Ferrara]

Ce que l’on appelle « l’affaire DSK » est un événement qui m’a beaucoup marquée. Ayant entendu pléthore d’avis sur le film dédié, où le personnage se rapprochant de DSK est joué par Gérard Depardieu, je ne m’étais pas encore décidée à le visionner. Je ressentais un mélange de curiosité et d’appréhension à l’idée de voir des scènes avec lesquelles je ne suis pas forcément à l’aise. Également, la plupart des critiques à l’égard du film n’étaient pas franchement dithyrambiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Les mois ont passé et je me suis dit qu’il était tant que je me fasse ma propre opinion sur le film.

welcome-to-new-york-photo-5368e20a7ce7c

Je vais lui reprocher ce que j’ai reproché à La Vie d’Adèle, c’est à dire des scènes de sexe inutiles. Utiles dans un sens, pour comprendre la perversité du personnage principal, mais inutile dans le sens où elles sont parfois trop longues et trop récurrentes : il a une dépendance sexuelle, on l’a bien compris. Pour le reste, j’ai globalement apprécié le film. Je comprends pourquoi il est décrié, mais j’ai été aspirée par les acteurs, leurs relations, leur charisme. Je remercie Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, sans qui ce film aurait été bien différent. J’ai aimé la réalisation d’Abel Ferrara, qui ne surcharge pas les scènes avec des musiques intempestives et qui donne un ton réaliste, réel, outrageusement voulu, qui sied comme il le faut à l’histoire.

Ce film est à voir si l’on est intéressé, à plus ou moins grande échelle, par l’affaire en elle-même. Gerard Depardieu explique d’ailleurs au début du film, en guise d’introduction, pour quelles raisons il a choisi de jouer ce rôle. Vous ne trouverez ici aucune réponse à aucune question, mais plutôt une vision critique envers un homme qui aimait trop les femmes pour pouvoir les aimer véritablement.

Publicités