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The Strain, c’est fini !

J’en parlais en 2014, lors de la diffusion des premiers épisodes. Quatre saisons plus tard, The Strain, tout comme Orphan Black, finit cette année en beauté, puisqu’on parle pas d’une série annulée, mais bien d’une fin prévue, réalisée et diffusée.

Même si elle a pu souffrir de passages à vide, je suis globalement contente de la série, contrairement à l’article de Premiere à qui je pique les superbes images. J’ai trouvé qu’elle ne misait pas tout sur l’action, sans pour autant se borner à rentrer dans le psychologique des personnages plus que de raison, comme peut souvent le faire The Walking Dead, pour ne citer qu’elle.

A des degrés différents, toutes les saisons m’ont plu. Les personnages principaux ne sont pas immortels (contrairement à certains de leurs ennemis) et il est difficile de prédire les événements qui vont venir. Je ne l’ai jamais fait mais j’ai souvent été tentée de lire les romans de Guillermo Del Toro, qui a littéralement créé un univers entier à travers les livres et la série. Je me suis pour autant avec facilité attachée aux personnages, d’autant plus que j’appréciais tout particulièrement certains des acteurs, comme Corey Stoll, David Bradley et Richard Sammel.

Je trouve que la série s’est finie vite et bien, car quatre saisons est pour moi une durée parfaite pour clôturer une série. Il y a parfois eu des longueurs mais dans la globalité, elle a su s’arrêter à temps pour ne pas faire traîner une franchise plus que de raison.

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Fear The Walking Dead

Diffusée depuis le 23 août sur AMC, Fear The Walking Dead est la série de la chaîne à suivre en ce moment. Pour autant, ce n’est pas vraiment celle à suivre en ce moment de façon générale quand on sait quelles autres sont diffusées en même temps sur d’autres canaux.

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Je pensais au début qu’il s’agissait d’une série française faite par Canal +, en guise de produit dérivé pour surfer sur la vague des zombies à la mode. C’est dire à quel point j’étais déconnectée à ce moment. J’ai finalement réalisé que c’était bien une série originale d’AMC, mais je n’ai pour autant pas franchement été séduite par ce préquel, ayant lieu donc avant la série télévisée The Walking Dead.

Je vais déjà parler de ce qui m’a le plus plu : les acteurs. Hé oui, on retrouve Kim Dickens pour ceux qui suivent House of Cards, mais aussi Franck Dillane (Tom Jédusor dans Harry Potter et vu récemment dans Sense8 ; dont le père est le fameux Stannis Baratheon sur les écrans), Alycia Debnam-Carey (Lexa dans The 100), Elizabeth Rodriguez (rôles récurrents dans Grimm et Orange is the New Black), ou encore le chanteur et acteur Rubén Blades, et ça, rien que pour une partie des personnages principaux.

J’ai eu du mal à accrocher car j’aurais aimé qu’on s’intéresse au passé des personnages centraux de la série originelle. Ne comportant que six épisodes, j’ai trouvé que l’action mettait un certain temps à démarrer et que l’aspect psychologique traînait encore plus en longueur que dans TWD, alors même que certains épisodes de celle-ci sont assez longuets.

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Egalement – ce qui était pour moi l’essence même de la raison d’être de ce préquel – on ne sait véritablement pas comment l’épidémie a débuté. On voit les premiers jours d’angoisse, le fucked up complet des Etats-Unis, mais on n’a pas connaissance du patient zéro, ni même de la souche ou de la façon dont le virus est arrivé : création divine ou humaine, point d’éléments de réponse ici.

Fear The Walking Dead est une mini-série pour les fans des comics et de la série télévisée. Bien qu’elle n’apporte pas de réelle valeur ajoutée, elle permet de patienter gentiment en attendant la prochaine saison de The Walking Dead.

Maggie

Pas de Simpson ici mais un film d’horreur post-apocalyptique centré sur les zombies et Arnold Schwarzenegger, rien que ça.

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Je pensais aller voir un énième film où la planète se défend contre les morts-vivants à coups de big fucking guns, mais c’est tout le contraire qui se joue dans Maggie. Jamais je n’ai vu un film de zombies aussi touchant. La fille de Wade (Schwarzenegger), Maggie (Abigail Breslin), est mordue dès le début du film par une personne atteinte du virus necroambulist. Les effets sont la décomposition du corps du sujet et la volonté de se nourrir de son prochain. Wade récupère sa fille chez lui pour l’accompagner jusqu’à la fin de sa maladie pendant les 6 à 8 semaines d’incubation et de mutation avant qu’elle ne devienne un parfait zombie.

Ce film m’a touchée car il se concentre exclusivement sur cette période de changement, où Maggie est tout à fait consciente de sa mort prochaine, des changements qui ont lieu dans son corps et du mal qu’elle va pouvoir faire à ses proches au fur et à mesure que la maladie se répand. Chaque sujet référencé par les autorités est suivi par un médecin qui va déterminer de la durée de vie qui reste au patient. Quand les symptômes deviennent importants, il est extrait par la police pour être dirigé vers des zones de quarantaine, qui sont des sortes de camps de concentration, afin d’y être exterminé en masse, tout en étant pleinement conscient lors de son exécution.

Le rythme du film est calme, réfléchi. Des scènes sont parfois très fortes au niveau de la peur car il ne faut pas oublier qu’on est dans un film de zombies, bitch. Pour autant, elles sont assez rares pour être franches et mettre en avant la peur de chacun face à l’inconnu et à la mort imminente. Wade et Maggie habitant dans un village, tout le monde se connaît. Les malades que l’on croise sont des amis, des voisins, ce qui renforce l’aspect dramatique de la situation. Maggie n’est pas qu’un film d’horreur, c’est un drame. Les effets-spéciaux et le maquillage sont bien plus perturbants que ceux qu’on peut voir dans The Walking Dead car ils marquent de par leur simplicité et leur réalisme.

Le réalisme est également mis en avant par les acteurs et par le père de famille aussi fort que fragile que joue Arnold Schwarzenegger. Maggie nous change donc de Bienvenue à Zombieland, n’est-ce pas Abigail Breslin ?

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Je suis telllement blasée que je vous sors le synopsis de Wiki en guise d’introduction : « Olivia « Liv » Moore est une étudiante en médecine transformée en zombie suite à une soirée qui a mal tourné. Aujourd’hui, Olivia est médecin légiste et ce métier lui permet de calmer sa faim et les voix dans sa tête en se nourrissant de cerveaux des défunts. Mais, à chaque bouchée, elle hérite des souvenirs de la personne. Elle décide donc d’aider le détective Clive Babinaux à résoudre des affaires de meurtres ».

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Guess what ? C’est encore pire que Z Nation alors que la barre était déjà placée bien bas ! Je n’ai pas envie de m’étendre trop longtemps sur ce sujet étant donné la faiblesse de la série. Seulement le premier épisode est à ce jour sorti mais il est bien suffisant pour se donner une idée de la qualité globale. Adaptation d’une série de comic book DC Comics (après Arrow et The Flash), elle cible les adolescents, et pour cause. Pour cerner la série, il faut avant tout rappeler que le créateur et scénariste n’est autre que Rob Thomas, à qui l’on doit Veronica Mars et 90210 Beverly Hills : Nouvelle Génération, ahem.

Ce n’est pas très beau, les acteurs ne sont pas très bons et le scénario … Une fête qui dérape et les gens qui deviennent des zombies, hell yeah ! J’en retiens quand même que les transitions sont bien faites et que la série n’est pas forcément nulle mais s’adapte malheureusement à son public. L’idée de base est bonne mais l’adaptation est quelque peu ratée : si vous avez plus de 16 ans, passez votre chemin !

(The) Lazarus Effect

Lazarus Effect ou The Lazarus Effect est un film d’horreur américain sorti ce mois-ci dans les salles françaises.

Pour les principaux acteurs, on retrouve Olivia Wilde (Time Out, Dr House) ainsi que Evan Peters (Kick-Ass, American Horror Story) pour ne citer que les plus connus. Lions Gate est à la production et Metropolitan à la distribution, rien de bien choquant donc. Petite remarque toutefois, Jason Blum est le principal producteur, vous savez, celui à qui l’on doit récemment Ouija

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Je suis rentrée dans la salle avec un fort sentiment négatif. Annabelle étant le dernier film d’horreur que je suis allée voir au cinéma et les autres que j’ai vus à côté étaient si peu transcendants que j’ai pris peur en imaginant le déclin irrévocable de ce genre cinématographique si ancien.

Nous étions une trentaine dans la salle, dont la moitié était des personnes seules et l’autre des groupes de jeunes. J’ai frissonné. Allais-je avoir droit à une séance aussi désastreuse que celle d’Annabelle ? Heureusement non, je me rendrais compte plus tard que Lazarus Effect était un film qui mettait tellement sous tension qu’il a fait fermer leur gueule à tous les spectateurs, même ceux qu’on pourrait penser plus turbulents. Je me suis même demandée s’ils avaient mangé le popcorn qu’ils avaient apporté dans la salle en arrivant tellement le silence était lourd.

Mais revenons-en au film. Pendant le premier tiers, j’étais moyennement emballée. J’étais, comme souvent, devant un film d’horreur pas bien folichon, où on sait ou pense savoir de quoi sera faite la scène suivante. Puis c’est devenu plus intéressant, plus original aussi. Bien que le thème de Lucy de Luc Besson soit très présent, il est utilisé à bon escient. Nous sommes dans un laboratoire où, pour la science, un groupe de scientifiques cherche à ramener les morts à la vie. Des morts-vivants qui sont ranimés à l’aide d’une drogue qui va leur faire, sans que cela ne soit le but escompté à la base, utiliser 100% des capacités de leur cerveau. Des zombies qui utilisent leur cerveau quoi, et mieux que les vivants, enfin une nouveauté !

Les séquences sont bien tournées et j’ai remarqué qu’aucune scène gore n’était présente dans le film. Si des personnes doivent mourir dans d’atroces souffrances, rien n’est montré en face. Les réalisateurs vont se servir de cadres de caméras et d’illusions nous permettant d’imaginer, sans nous montrer aucune douleur en face. Et c’est un très bon point, ça laisse plus de place à l’imagination que bien souvent. Cela n’empêche pas de faire face à des scènes difficiles, mais qui appartiennent plus au genre de l’épouvante que du gore. La bande-son est très bonne, aussi bien au niveau des bruitages que des musiques utilisées.

Je sais que Lazarus Effect ne va pas plaire à tout le monde mais il s’est à mes yeux détaché des longs métrages qu’on voit trop souvent. Ok, il pompe sur Lucy, mais il traite le thème à sa façon en se l’appropriant vraiment. J’ai préféré ce film à Ouija, qui a le mérite de sortir des sentiers battus.

Z Nation

Bien qu’appréciant The Walking Dead, je n’ai jamais vraiment aimé les séries ou films zombiesques qui commencent directement après le plus gros de l’apocalypse. J’aime suivre l’évolution de la maladie, avoir le suspense de savoir d’où cela vient, si l’univers peut encore être sauvé ou si un remède existe. C’est pour cette raison que je préfère quand les morts-vivants sont restreints ou limités à des zones de quarantaine en début de scénario, comme Resident Evil ou Helix pour ne citer qu’eux en exemples récents. Malgré mes craintes, j’ai commencé Z Nation, série diffusée par Syfy, car les zombies sont quand même mon thème préféré.

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Malgré mes craintes donc, car la série commence trois ans après que les zombies aient dévasté les Etats-Unis. Le scénario reposant donc sur un porteur sain qui doit être transporté jusqu’en Californie afin de récupérer son sang pour en faire un possible remède. Vu le nom, on pense bien évidemment à World War Z, livre que j’avais adoré avant que le film ne vienne le détruire, mais passons.

Ma critique va peut-être paraître déplacée car je n’ai regardé qu’un seul épisode. Mais non par manque de temps ou par manque de connexion wifi, non, simplement parce que :

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Et ceux qui me lisent le savent, je suis franchement bon public et j’adore l’horreur. Mais là, j’ai peiné à finir ne serait-ce que le premier épisode. La seule raison pour laquelle je suis allée au bout était que j’espérais un cliffhanger de fou furieux ou à minima un bout de scénario.

Les acteurs ne semblent pas l’être tant que ça, le fil rouge de la série est lamentable, tout est cliché et l’action à tout va dévalorise tout ce qui n’était déjà pas trop valeureux. Cette série, c’est un peu l’adaptation ratée de Dead Rising et de la map zombies de Call of Duty. Sans déconner. On a des explosions et des coups de feu à tout va avec dans le même temps des accessoires tirés par les cheveux qu’on ne peut voir que dans les jeux vidéo. A côté de ça, on a une vague de zombies, quelques secondes de répit, une autre vague de zombies, un peu de répit, une autre vague de zombies … Bref vous voyez le genre, le seul intérêt ici est de pouvoir mettre en pause quand on veut. Mais pour moi ce fut plutôt arrêter complètement et le plus tôt possible de regarder ce truc, qui est une honte aux séries du genre.