angoisse

The Visit

Sorti mercredi, le nouveau film de Night Shyamalan, The Visit, est plus orienté vers l’angoisse que les précédents. Souhaitant le voir dès sa sortie, j’ai tout de même attendu plusieurs jours, car j’ai réalisé plusieurs fois avec effroi qu’il n’était jamais vraiment bon d’aller voir un film d’horreur le jour de sa sortie.

De type found footage (style Blair Witch et pléthore d’autres films depuis lors), The Visit présente un style bien différent des précédents films du réalisateur, et en prime il l’a financé de sa propre poche. Je l’ai découvert la semaine dernière au cinéma par le biais de la bande-annonce, et dès le début, j’ai senti que les premières images ne prodiguaient pas un simple séjour à la campagne chez les grands-parents.

Allant pour la première fois chez leur Papi et Mamie, deux enfants vont être spectateurs (et acteurs) de phénomènes étranges, aussi bien le jour que la nuit. Je suis habituée des films du genre et je pensais ne vraiment pas apprécier le film, détestant passablement le found footage. Pour autant, je dois avouer que le film se détache sensiblement de ce qui s’est fait récemment. Tout d’abord la réalisation : les scènes sont montées avec un véritable effort de réflexion et ne sont ni trop longues, ni trop courtes, ce qui est un détail important pour les films d’angoisse. Les couleurs et la qualité de la pellicule sont magnifiques. J’ai souvent envie de me cacher les yeux lors de ce genre de longs-métrages, mais je ne pouvais ici pas me détacher de l’image tant celle-ci donnait plaisir regarder. Et puis le scénario également, qui n’est pas aussi dénudé qu’on pourrait le croire.

Produit par Jason Blum (BlumHouse Productions : Insidious, Paranormal Activity, American Nightmare, Sinister toussa toussa) et monté d’après des sources médicales et rationnelles, The Visit se démarque des films d’horreur sortis ces dernières années. Bien sûr, il y a quelques jumpscares et on sent quand viennent des événements, mais dans l’ensemble il sait jongler entre humour, naturel et frisson, ce qui en fait un film réussi.

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Stalker – Série 2014

A cause Grâce encore à la trève hivernale, j’ai commencé une nouvelle série : Stalker.

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Je reste dans mon thème de prédilection, c’est à dire des meurtres, de l’angoisse et ici en plus de ça du harcèlement moral et physique. Niark.

Comme beaucoup de séries, Stalker utilise le système d’un épisode = une enquête. Sur fond d’histoire qui traîne sur tous les épisodes (comme pour Forever d’ailleurs on voit que le personnage principal a un lourd secret à cacher), chaque épisode analyse le cas d’un stalker (harceleur / harceleuse pour les franco-français) jusqu’à la résolution de l’affaire.

Chaque générique de fin est une reprise d’une chanson bien connue, plutôt pas mal faite. Vous entendrez donc au gré de la série, Creep, Eternal Flame, Enjoy the Silence et bien d’autres.

Les épisodes sont très plaisants et utilisent comme personnages principaux des acteurs charismatiques. Leur vie est bien explorée, ce qui permet d’avoir un maximum d’éléments afin de bien appréhender leur histoire. Je n’ai pas grand chose à dire à propos de la série, si ce n’est qu’elle est dans la veine de ce qui se fait actuellement et est plutôt réussie.

Vivre deux jours par mois

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Pleurer car il n’est pas là. Pleurer car il vient d’arriver et ne va pas tarder à partir. Pleurer quand elle devrait être heureuse, n’arrivant pas à profiter pleinement des moments de bonheur à portée de la main. Devant un stand de bandes-dessinées, pleurer dans ses bras comme une madeleine à cause de cette douloureuse distance sans issue. Prendre des anxiolytiques pour faire face à toutes les responsabilités qu’elle s’inflige. Jean qui rit, Jean qui pleure, constamment.

Essuyer ses larmes pour ne jamais donner aux autres l’occasion de la voir pleurer. Eclater en sanglots quand il n’y a plus personne, la tête penchée contre la vitre froide d’un TGV. Sentiment de solitude, toujours. Quand il est là, il ne l’est pas vraiment. Envie de pleurer dans les bras de quelqu’un plutôt qu’être cachée derrière le Figaro d’aujourd’hui. Pleurer devant un chocolat chaud et un iPhone qui attend de vibrer, dans la faible intimité d’un café illuminé et empli de chaleur humaine de la part de toutes ces personnes qui ne se parlent pas. Pencher les yeux au plus bas sur son bloc-notes pour se protéger de tous leurs regards inquisiteurs. Et toujours, ces larmes qui coulent, signe de leur désobéissance, ne souhaitant pas l’épargner une seule seconde.

Dans 10 jours j’aurai 20 ans et la vie me sourit comme le chat du Cheshire.