News Mai 2017

Je suis encore une fois désolée pour la rareté de mes articles en ce moment mais je ne vous oublie pas !

Le cinéma fait partie des loisirs m’ayant accaparée ces derniers jours et j’en profite pour vous conseiller deux films qui font partie de mon top de ce mois-ci : Get Out et Tunnel. Get out  va traiter du sujet du racisme dans un film d’horreur (côté épouvante, pas trop côté gore), le tout avec des moyens simples et une réalisation au poil. Il doit surement y avoir des films de Jason Blum que je n’apprécie pas, mais ce n’est toujours pas celui-là ! Je ne vais néanmoins pas m’étendre sur Get Out car beaucoup de critiques en ont fait l’apologie et ce ne serait que répéter les qualités que l’on entend à droite à gauche.

Tunnel est quant à lui dans un style tout à fait différent, bien que le sentiment de frayeur et d’enfermement ont tout autant leur place que dans Get Out. Un homme d’affaires coréen se retrouve piégé (pendant une période que je ne vais pas vous spoiler ici) sous un tunnel récemment construit, suite à l’éboulement d’une partie de la montagne qui le surplombe … et à l’aspect défectueux de certains matériaux utilisés. Peu de films coréens sortent dans un grand nombre de salles en France (et souvent ça se comprend), mais celui-ci commence doucement son petit succès, grâce à des événements et des scènes bien plus nombreux et variés que dans Buried par exemple. Tourné comme un blockbuster il saura ravir les fans du cinéma asiatique et permettra aux autres de découvrir le genre.

Le cinéma mis à part, plusieurs séries sont également sorties ces derniers temps. C’est le cas de 13 Reasons Why grâce à Netflix, racontant à travers les 13 épisodes de la saison, les 13 raisons qui ont poussé une jeune lycéenne à se suicider. Très noir, la série n’est pas à conseiller à tout le monde mais peut faire ouvrir les yeux sur le harcèlement scolaire et toutes ses formes. Ce n’est pour autant pas un coup de coeur de ma part, l’aspect « drama queen » de l’héroïne et suspense de la série en elle-même ont eu vite fait de me faire voir cette série avec un certain recul, me poussant sans doute à ne pas l’apprécier à sa valeur réelle.

J’ai plutôt trouvé mon bonheur grâce à la série The Family, sortie pourtant en 2016 mais seulement disponible depuis le mois dernier sur 13e Rue. Adam est enlevé à l’âge de 8 ans lors des élections municipales de sa mère mais il réapparaît dix ans plus tard, ayant réussi à s’échapper de son bourreau. Mais était-ce vraiment un kidnapping ? Pire, est-ce vraiment Adam qui est revenu ? Douze épisodes pour une série qui fait quelque peu penser à American Gothic, ne serait-ce que par les secrets que cache la famille. Là encore ce n’est pas la série de l’année, mais elle se laisse agréablement regarder en attendant les séries estivales à venir …

Je m’arrête là pour aujourd’hui et vous donne rendez-vous à la fin de ce mois, à mon retour du pays des momies (et d’une séance d’Alien Covenant) avec plus de choses à vous dire !

Life : Origine Inconnue

Six membres de la station spatiale internationale sont en orbite autour de la Terre au sein d’un même vaisseau et reçoivent une sonde venant tout droit de Mars, contenant des échantillons de sol … ayant une probable source de vie. On va vite passer de « probable » à « sûr à 100% » puis encore plus vite à « oulala ça craint qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! ».

Réalisé par Daniel Espinosa, Life fait penser à des dizaines de films du genre qu’on a pu voir avant. Sauf que celui-ci est quand même vachement bien. Avec au casting Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds et Hiroyuki Sanada (je le cite aussi car Helix me manque <3), on assiste à un Gravity x The Thing. Ou plus vraisemblablement à un Alien remasterisé, aussi bien au niveau de la bestiole que des moyens techniques à disposition. Autant film de science-fiction que véritable thriller, Life prend le temps de poser les bases avant de faire venir l’élément déclencheur, mais quand l’aspect angoissant apparaît dans le film, il y reste jusqu’au bout. J’ai rarement été aussi stressée devant un film, cela étant aussi bien du à la forme de vie extra-terrestre en elle-même, qu’à cette sensation de promiscuité dans l’espace. L’inconnu (comment résoudre le problème / que veut cet organisme / est-ce vraiment un problème / que va-t-il se passer) est vraiment palpable tout du long, ce qui amène à une sensation de panique assez saisissante. On aurait entendu une mouche voler dans la salle de cinéma tant la tension était présente. Il y a également quelques scènes assez dures mais nous sommes plus dans l’angoisse que dans l’horreur pure.

J’ai trouvé que ce film était un film de zinzin (de l’espace), tant l’ambiance permettait de s’y plonger à fond, alors même que je m’attendais à un film de série B un peu dégueu, comme ceux auxquels les productions (grosses ou non) nous avaient habitués ces dernières années. Fort heureusement, le pari est ici réussi. Avec une mention spéciale pour la fin, qui est aussi étonnante que bonne !

News Avril 2017

L’une des petites nouveautés de cette année en termes de séries TV, c’est Riverdale. Adaptée des histoires d’Archie Comics, comme l’était Sabrina, l’apprentie sorcière il y a quelques bonnes années déjà, la série nous plonge dans la ville de Riverdale, où un meurtre vient d’être commis. Je ne vous le cache pas, c’est une série pour adolescents : romances, triangles amoureux, intrigues, cachotteries, jalousie … Mais comme Once Upon A Time, la série reste plaisante à regarder, peut-être grâce aux couleurs criardes qui nous font penser aux années 70/80, voire même à Twin Peaks

Twin Peaks justement, nous apporte sur un plateau sa troisième saison le 21 mai 2017, soit 27 ans quand même après la première. Elle sera composée de 18 épisodes et nous retrouverons avec bonheur l’agent spécial Dale Cooper en la personne de Kyle MacLachlan, mais aussi David Duchovny et Mädchen Amick, entre autres. Pour les nouveaux acteurs qui font partie du casting de cette saison particulière, on aura pêle-mêle Monica Bellucci, Michael Cera, Tim Roth, Amanda Seyfried ou encore Naomi Watts. Je ne sais pas pour vous, mais étant fan de la série originale, j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner, comme nous l’avait prédit Laura Palmer à la fin de la deuxième saison :

Pour d’autres news rapides, la troisième et dernière saison de Broadchurch s’est terminée quand celle de The Leftovers commence, toujours sur HBO, toujours aussi bonne que les précédentes.

Et pour une news un peu plus perso, mon séjour estival se précise puisque je partirai une bonne semaine en Egypte au cours du mois prochain, en espérant vous rapporter de belles photos, plutôt qu’une malédiction en bonne et due forme.

#ChallengeNature

Petit article particulier mais qui vient d’une idée qui me plait assez. Les chaînes ayant d’abord envahi nos adresses mails, puis les réseaux sociaux, avant de sombrer peu à peu dans l’oubli. Mais certaines chaînes plus « sociales » (celles contre le cancer du sein) ou « funs » (comme celle dont je vais vous parler) continuent de fonctionner sur les internets. Je vais donc faire aujourd’hui d’une pierre sept jours puisque je vais unir mes sept photos du challenge nature en un article. N’étant pas vraiment fan de perpétuer ce genre de chaînes sur les réseaux, je préfère le faire ici, car la photo reste un domaine qui me tient particulièrement à coeur (dans mon cas, les animaux).

L’objectif du challenge « photographie de la nature » étant de capter chaque jour un peu, en ce monde secret qui nous entoure, quelque chose qui nous touche, ou qui retient simplement notre attention. Evidemment, toutes les photos présentes ici ont été prises par moi-même.

Photo 1 : un volatile pris à Copenhague l’an dernier

Photo 2 : encore un volatile, pris l’an dernier toujours, cette fois à Londres

Photo 3 : une mouette de New-York

Photo 4 : un pissenlit en Bourgogne

Photo 5 : mon rouquin, qui a bien grandi depuis

Photo 6 : je ne sais plus quel animal

Photo 7 : la petite couronne, à Paris

Si le principe vous intéresse n’hésitez pas à participer également à ce petit challenge, mettant en avant les belles choses du monde qui nous entourent, mais pour lesquelles nous prêtons de moins en moins d’attention.

Grave [Film 2017]

Vive Julia Ducournau, vive Grave !

Ayant vu en surabondance des films d’horreur au cours de ma vie, dont une partie non négligeable de films français, je ne donnais pas forcément cher de la peau de Grave, film d’horreur franco-belge sorti en France le 15 mars de cette année (après une apparition lors du dernier festival de Cannes).

Interdit dans les salles françaises aux moins de 16 ans, Grave c’est l’histoire de Justine, issue d’une famille de végétariens assez obtus. Nous la suivons lors de son intégration en école vétérinaire (où sa grand soeur étudie également) et de son bizutage, où elle va devoir manger de la viande crue. Justine va par la suite y prendre goût, plus qu’elle ne l’aurait imaginé …

Garance Marillier joue le personnage principal de Justine, qui était déjà intervenue auprès de Julia Ducournau lors d’un de ses premiers courts-métrages. Peu connue pour le moment, je pense qu’elle se fera une bonne place dans le cinéma français, vu sa prestation ici. Certaines scènes de ce film sont évidemment assez dures mais le tournage a du être également assez éprouvant, je lui tire donc mon chapeau. Rabah Nait Oufella joue également un rôle important, qu’on a récemment vu dans l’excellent NocturamaL’Ascension, mais aussi Patients, encore à l’affiche.

Le film a eu une publicité atypique puisqu’un couple s’est évanoui lors de la projection au festival international du film de Toronto en septembre dernier. Depuis, pas d’incident, mais j’ai entendu quelques hoquets de dégoût lors de ma séance (qui était pleine, chose rare pour un film d’horreur francophone). Je ne vais pas spoiler le film mais je peux néanmoins vous dire ce que vous n’y verrez pas, car je pense que cela est toujours utile. Pas de violence sur animaux, pas de nécrophilie et finalement pas de scènes gore à outrance. Certains passages seront désagréables selon les frayeurs de chacun, mais largement supportables et bien souvent courts.

La bande son est bien mise en avant selon les scènes, avec tantôt des musiques fortes et graves, et tantôt des pistes plus joyeuses, puisque nous suivons le quotidien d’une étudiante en école vétérinaire, avec tout ce que cela comprend (cours et vie étudiante). Le film ne se focalise donc pas uniquement sur le cannibalisme, et va jusqu’à diffuser une chanson d’Orties (rock / rap gothique, groupe qui a eu sa simili heure de gloire il y a quelques années, mais si vous ne connaissez pas je ne serais pas étonnée). J’étais en tout cas bien contente d’entendre ce groupe – je ne m’y attendais pas – sachant qu’ils n’ont même pas cédé à la facilité en diffusant leur single Cannibales

Bref Grave est un bon film car l’histoire a un bon fond et un vrai dénouement. Les scènes que nous ne comprenons pas au début du film nous sont expliquées par la suite et il fait partie des longs-métrages d’où l’on sort en ressentant un petit quelque chose, voilà pourquoi on peut prendre plaisir à regarder des films d’horreur.

Piège Mortel [Théâtre La Bruyère]

Très influencée par le style thriller et … la publicité, j’ai appris l’existence de Piège Mortel grâce à une colonne Morris en bas de mon travail. Affiche aperçue le matin, réservation faite le midi, et le soir me voilà au Théâtre La Bruyère afin d’assister à une des représentations.

Mise en scène par Éric Métayer, la pièce se résume en ces mots : « Sidney Brown est un auteur de pièces policières en panne d’inspiration. Il lui faut un succès à tout prix. Il reçoit Piège Mortel, la pièce d’un jeune auteur, un triomphe assuré. Jusqu’où Sidney sera-t-il prêt à aller pour mettre la main dessus, lui qui a passé sa vie à imaginer des meurtres et des intrigues ? » Je préfère utiliser le synopsis officiel car s’il y a bien quelque chose qui ne doit pas être dévoilé c’est bien l’intrigue. Cette pièce n’est pas lambda, c’est-à-dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences et que les rebondissements sont constants. Comme dans n’importe quel vaudeville vous pourriez me dire. Mais il faut savoir que Piège Mortel n’est pas un vaudeville, c’est un thriller. Un thriller avec de la comédie, des pleurs, de l’angoisse, du comique de situation et de langage, mais un thriller tout de même. A noter que cette comédie policière avait déjà été jouée en 2010, au Casino-Théâtre et qu’elle est basée sur la pièce d’Ira Levin, également auteur de … Rosemary’s baby ! Piège Mortel a aussi été adapté au cinéma avec Christopher Reeve dans un film de 1982.

Jouée à partir du 19 janvier 2017, la pièce regroupe cinq acteurs : Nicolas Briancon, Cyril Garnier, Virginie Lemoine, Marie Vincent et Damien Gajda. Des acteurs qu’on aura pour la plupart vus autant à la télévision et au cinéma, qu’au théâtre. En 1h30 de spectacle, nous en prenons plein la vue. Je ne rentrerai sciemment pas dans les méandres de l’histoire mais je peux vous dire que l’ambiance huis clos est très bien respectée, grâce à un décor simple mais avec pléthore de détails. Les acteurs sont tous très bons et l’intrigue tient en haleine jusqu’au rideau final. Piège Mortel est l’occasion de passer une bonne soirée dans les salles parisiennes.