Weeds

Breaking (Bad) News

BB

Depuis un peu moins de deux mois a été lancée sur AMC la quatrième saison de Breaking Bad. Alors on fait quelques efforts pour se remémorer les passages précédents de la dernière saison (Pourquoi Hank est-il devenu tétraplégique ? Pourquoi Jesse en veut-il à Walt ? Ou encore, quelle est la place de chacun dans l’histoire, hiérarchiquement parlant ?), et on se replonge de nouveau dans cette série qui parvient à garder ses qualités d’années en années. La prochaine saison est d’ores et déjà prévue pour l’été prochain, avec 0.5 de probabilité que celle-ci soit la dernière.

Pour s’occuper cet été il y avait aussi la dernière saison (pour le moment) de Nurse Jackie, avec une Edie Falco toujours au top de sa forme, même si on sent parfois que les épisodes commencent à tourner en rond. Ou alors c’est le fait de voir tant de séries ayant comme lieu de tournage un hôpital, qui commence à sérieusement tasser l’effet de mode.

Aux côtés de ces deux séries, sont sorties la dernière saison de United States of Tara (*sigh* déjà la fin) ainsi que celle de Weeds. Deux fins pour deux séries donc, même si celle de Weeds reste à venir, la saison étant encore en cours de diffusion sur Showtime (hum Showtime, hum sixième saison de Dexter pour ce mois d’Octobre).

Les mois d’été passés nous auront ainsi permis de regarder des séries aux antipodes (liste non exhaustive), quand le temps ne se prêtait pas aux activités extérieures (dont également HIMYM), mais l’automne nous réserve encore quelques belles surprises quant aux programmes télévisés US.

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Oui Oui Weeds !

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Quand certaines séries se finissent (comme Lost, que je n’ai, heureusement ou malheureusement, je ne sais pas, jamais regardée), d’autres continuent. C’est le cas de Weeds qui entame cet été sa sixième saison (Dexter sa cinquième et Mad Men sa quatrième). Jouant à la desperate dealeuse, Mary-Louise Parker (quinqua de toute beauté qui a récemment posé pour Esquire où elle nous faisait avec grand plaisir admirer sa plastique), oscille entre un beau-frère collant mais bougrement (mignon et) sympathique, ses deux fils n’obéissant qu’à leurs propres règles et la mafia mexicaine pendant au dessus de sa tête comme une épée de Damoclès. Voilà pour ce qui en était de la dernière saison, avec vraisemblablement les mêmes embrouilles et les mêmes péripéties que celles des précédentes et sûrement des suivantes. La tension de la série ne concerne pas les dangers qui pourraient arriver à Nancy Botwin (car à par le fait d’être enceinte elle ne court pas grand risque) mais plutôt ce qui devrait arriver à ses proches. Tombée par hasard dans le milieu de la drogue, Nancy évolue telle une libellule dans une cheminée. On ne sait pas ce qu’elle fait là ni comment elle parvient à y rester mais on reste ébahi devant sa jolie candeur et son joli minois. Véritable tornade ambulante qui provoque catastrophes sur catastrophes en s’en étonnant par la suite et accusant les autres de ses maux, Miss Botwin est l’atout indispensable de la série. Le plus surprenant est qu’on ne sait véritablement pas comment ni pourquoi le milieu de la drogue lui a ouvert ses portes. La cause officielle ? La mort de son mari. A mes yeux la vraie raison ? Par goût du risque et de l’argent facile pour une femme qui ne s’abaisserait jamais à travailler dans un bureau (ce qu’elle a certes fait le temps de quelques épisodes en passant plus de temps sous le bureau que sur sa chaise). Même sans tension dramatique à la Breaking Bad, Weeds parvient à nous faire passer de bons moments devant une sitcom facile à suivre, avec ses personnages attachants (pour les fans d’Andy, The University of Andy a commencé à faire ses preuves en tant que websérie depuis quelques mois) voire complètement barjos (mention spéciale pour Doug et son pénis coincé dans un tiroir de bureau).