2011

Destroyed – Moby

Moby-Destroyed

Le nouvel album de Moby est sorti ! Et je ne mets pas un point d’exclamation car je suis une huge fan, ou en tout cas pas seulement.

Destroyed (car c’est bien le nom de son dernier album) me fait penser à l’album Hotel, paru en 2005. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord Moby a écrit la plupart des titres de ces deux albums dans des chambres d’hôtels, la nuit, quand tout le monde dort et presque même à l’heure où blanchit la campagne. Les pistes de son album reflètent l’impersonnalité présente dans ces lieux mais aussi le côté matériel, synthétique, faux. Mais dont tout un chacun a finalement besoin. Ces choses qui nous détruisent mais qui nous attirent irrémédiablement. Mais je m’égare.

C’est allongée sur mon lit que je découvre Destroyed en une première écoute. Toutes ses chansons (à quelques exceptions près) font entre quatre et cinq minutes et ont chacune des sonorités bien précises. Semblables mais bien dissociables à la fois. Semblables car dans le ton de l’album. Dissociables de par la rythmique et tantôt la mélancolie, tantôt la touche d’espérance qu’elles véhiculent. Destroyed est un bon album, avec moins de textes que des albums tels 18 ou Hotel justement, mais avec toujours autant de peps, de réalité et d’évasion. Oui, la musique de Moby me fait planer, sans utiliser de sons trop pêchus à la Infected Mushroom. Elle calme et insuffle de l’énergie à la fois. Un régal pour les oreilles autant que pour les cellules gliales. A noter que la chanson « The Day » est l’équivalence anglaise de « Bleu Noir », que Moby avait écrite pour Mylène Farmer.

Si vous êtes du même avis, ne loupez pas le concert de Moby en clôture du festival Solidays, pour ceux qui n’auraient pas eu de places pour le Grand Rex.

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Côté Cinéma [Review Mars 2011]

Mois faste pour le cinéma, avec quelques ratés dans le lot. Voyons voir ça …

Largo Winch 2

Un film qui se veut à l’américaine, avec le personnage principal incarné par un français, de quoi nous rendre fiers. Largo Winch 2 n’est pas forcément le film le plus délicat qui soit, mais il se déclare être un film d’action et l’incarne du mieux possible. Tomer Sisley est toujours aussi agréable à regarder et est, au même titre que Sharon Stone, l’atout charme de ce long-métrage. Les ficelles du scénario sont bien reliées avec le premier opus, ce qui permet un bon enchaînement chronologique. Je donnerais pour ce film un petit 6.5/10, car sans être le film de l’année, il se laisse plaisamment regarder, sans incongruités mais sans grande innovation non plus.

 

Avant l’Aube

Un petit film français qui ne paye pas de mine à premier abord mais qui touche et nous fait rentrer dans l’histoire, sans que l’on s’y attende. J’ai vu très peu de films avec Jean-Pierre Bacri, ou en tout cas ils ne m’ont pas vraiment marquée, contrairement à celui-ci. Un mort à été retrouvé non loin de l’hôtel dont s’occupe Bacri, où travaille un jeune stagiaire ayant fait de la prison par le passé. Nous savons bien vite qui est le coupable, contrairement à la police qui vient enquêter dans l’hôtel, par le biais de Sylvie Testud. Malgré quelques lenteurs, le film est bien mené du début à la fin, surtout à la fin, qui limite tout frustration de manière légère. Avant l’Aube ne passe par à travers les clichés mais les aborde assez bien, ce qui rend le tout appréciable.

 

Le Discours d’un Roi

Tant d’éloges pour un très bon film certes, mais qui aurait tout aussi bien pu passer inaperçu. Je n’ai par exemple pas compris les multiples nominations pour Helena Bonham Carter, dont le rôle n’est pas tant mis en valeur que cela. Les rôles sont très bien joués, c’est indéniable, mais je me demande tout de même pourquoi tant de battage autour de ce film, alors que je l’ai plus qu’apprécié. Pour sûr, il sort des sentiers battus, contient des dialogues et des images des plus purs, et permet de revisiter l’histoire sous un angle différent, pour la rendre intéressante au plus grand nombre.

 

Sans Identité

Encore un film d’action. A voir Liam Neeson sur l’affiche, on s’attend à regarder un Taken bis (que j’ai bien aimé soit dit en passant), mais sans grande valeur ajoutée ; un sentiment de déjà-vu donc. Mais ça, c’est avant de voir le film. Sans Identité est un thriller haletant comme on n’en voit que trop rarement ces derniers temps. J’oserais le comparer aux deux derniers tomes de Millénium pour ce qui est du fond de l’histoire, le côté gothique et l’accent suédois en moins. Et puis je voyais pour la première fois dans un film, ma protégée, January Jones, superbe Betty Draper dans Madmen. Rien qu’à la voir, j’étais déjà conquise.

 

Le Rite

Quel plaisir de revoir Anthony Hopkins, même si ce film ne restera pas dans les annales, de par, entre autres, son absence totale d’originalité. Même s’il le réfute en utilisant quelques caméos en référence à l’Exorciste, Le Rite n’apporte rien de nouveau à l’horreur, ni au cinéma plus général. Je reste bien déçue par ce film, qui n’a pas été sauvé par les quelques moments drôles d’une part, et les quelques moments de tension, d’autre part.

 

Black Swan

Last but not least …

Je vais au cinéma pour ressentir des émotions, quelles qu’elles soient. Je recherche le plus souvent des sentiments de peur, par le biais des films d’épouvante, mais je ne m’attendais pas à ressentir d’autres émotions aussi flagrantes devant Black Swan. Le film ne laisse pas indifférent dans le sens où s’en dégage un certain malaise. Je ne parle pas des scènes érotiques, qui sont tantôt sensuelles, tantôt comiques, mais de la terreur psychologique présente tout au long du film. En allant voir un long-métrage pour lequel on sait pertinemment qu’il traitera de schizophrénie, rien d’étonnant vous me direz, et pourtant. Une tripotée de films a plus ou moins surfé sur la vague de la schizophrénie, mais peu l’ont abordé de façon si dérangeante. Ici, la maladie n’est pas cachée, ce n’est pas un cliffhanger qui nous surprendra : on avance avec elle, en voyant son évolution, mais sans avoir le pouvoir de changer les choses.

Deuxième coup d’éclat de ce film, je tire ma révérence à Natalie Portman, qui m’a littéralement subjuguée. Le fait d’avoir passé plusieurs mois d’entrainement pour pourvoir effectuer elle-même les danses m’inspire plus que du respect. A une époque où la méthode de l’actor studio semblait pourtant révolue, Portman bouleverse les mauvaises habitudes en s’impliquant dans un rôle comme les acteurs le font trop peu souvent de nos jours.

Rétrospective 2K10 (3615 tellmylife)

Nommée dans la catégorie de pire année qui soit, 2010 remporte le prix haut la main. Et pour une fois je vais (à peu près) parler de moi, et non pas de Karen, Lisa, Delilah, Emma ou encore Jérôme. Mais je ne vais pas raconter cette année 2010 en long, en large et en travers. D’une, il y aurait beaucoup trop de choses à raconter et compte tenu de mon don pour la synthèse je vais éviter de faire l’article le plus long qui soit, et de deux, je préfère ne garder que les anecdotes intéressantes, histoire de rendre digeste ce billet des plus mégalomaniaques.

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6 mois de quiétude non dissimulée pour 6 mois de chagrin non dissimulable, voilà l’histoire banale de cette année, comme on en voit tous les jours dans les vies de chacun.

Après un an d’une relation sérieuse, la fin. Annoncée par l’une des pires manières qui soient, au pire moment qui soit. Fin Mai, par mail, une semaine avant mes partiels / passage de permis. De fait, les trois mois de l’été n’ont représenté pour moi qu’une succession de jours semblables en tous points et ont formé un ensemble tout ce qu’il y a de plus insupportable.

Les uns après les autres, les jours se suivaient, se ressemblaient. Tout me ramenait à la perte que j’avais vécue quelques semaines, et maintenant quelques mois, auparavant sans que je ne fasse de véritables efforts pour aller de l’avant. C’est aussi à cette époque là que j’ai perdu, pour des raisons qui me sont encore obscures, non pas quelqu’un que je considérais comme ma meilleure amie, mais plutôt comme une sœur. Quelqu’un avec qui je m’étais toujours entendue, et ce depuis des années, malgré la distance et le temps qui passait. Juin, Juillet, Août : un été où se mélangeait culpabilité, colère, abattement et incompréhension. Où toutes les pensées et tous les actes que j’ai alors faits ne souffraient d’aucun sens et d’aucune motivation à aller de l’avant. Pleurer. Bronzer à Roland Garros. Boire des verres de vin au saut du lit. Regarder l’intégrale de Weeds. Penser à lui et pleurer encore. Conduire une camionnette après avoir avalé des cachets bleus sous sachet plastique. Faire des concerts. Aller à des festivals. Fumer des joints. Faire des meringues. Ne pas réussir à faire cuire des pâtes. Cueillir des champignons. Jouer de l’ukulélé avec les pieds. Escalader le POPB. Et puis rire aussi. Aller à la pêche. Tirer des feux d’artifices. Faire du footing sur l’île de Puteaux. Commencer à écrire un bouquin. En lire des dizaines d’autres. Et se croire dans une série télé américaine, quand les parents offrent une voiture à leur ado après qu’il se soit fait larguer. Plus que croire d’ailleurs, l’être vraiment.

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Car si je pouvais m’échapper de ma vie actuelle au profit de mon monde, ne serait-ce que pour quelques heures seulement, je le faisais avec allégresse. Là où cela devient dangereux est quand on se met à préférer ce monde virtuel jusqu’à en devenir dépendant. Fort heureusement cela n’a jamais été mon cas. C’est aussi à cette époque que j’ai recommencé à faire de la tachycardie et à reprendre des traitements, où je devais chaque jour prendre une flopée de médicaments, supposés m’aider à aller mieux. Mais j’ai réalisé une seconde fois au cours de mon existence, qu’on ne pouvait pas guérir le mal de vivre avec des antidépresseurs et des sédatifs. Marilyn a eu raison de se suicider plutôt que de mourir d’une overdose comme Edie Sedgwick. Alors j’ai recommencé à mettre un pas devant l’autre, pour réapprendre à vivre une troisième fois en 20 ans. Vivre, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Certes, ça ne s’oublie pas, mais après s’être cassé la gueule plusieurs fois, on a de belles appréhensions à se remettre en selle.

Le déclic arriva fin Août grâce à un séjour chez Mélou, à base de clopes / Mojitos au bord de la piscine et sessions de Guitar Hero dans le salon. Alors on reprend confiance en soi, en la vie, et cet état va même nous faire faire des erreurs qu’on n’aurait pas faites en temps normal. Car quand on subit ce type d’épreuves, on se croit invulnérable. Quand on se brise la jambe, on ne va tout de même pas se casser le bras deux jours plus tard. Et bien si, il n’y a pas de raison pour que cela n’arrive pas. Pire, quand on provoque ces accidents une fois et qu’on se fait mal, il est normal de se faire encore plus mal la deuxième fois qu’on les aura provoqués. C’est du bon sens. Sauf qu’en général dans ces cas là, le bon sens est la dernière des choses à laquelle on pense. Alors brutalement, se remettre à aimer quelqu’un. Se sentir capable d’être humain à nouveau. Avec une forte joie mais beaucoup de malheurs aussi. Pour le reste, Christine et ce jeune homme l’ont raconté avant moi. Un pas en avant, deux pas en arrière. J’ai l’impression de revivre actuellement cet inter-minable été et je me maudis pour cela.

Deauville__la_nuit___3_by_Northcumbria

Beaucoup de vœux et d’espoir pour 2011 donc, une nouvelle décennie qui, je l’espère, apportera son lot de bonnes nouvelles, de jours heureux et, tout simplement, de bonheur. Je l’espère, même si je ne le pense vraiment qu’à moitié. Laissons le temps au temps, mais prions tout de même pour qu’il se presse un peu. Je vous souhaite à tous une superbe nouvelle année : études, famille, Amour, amitié, travail, santé et chocolat !