Moby

Moby s’énerve et Lady Gaga se détend

Deux albums, deux ambiances différentes, celles de Moby avec These Systems Are Failing et de Lady Gaga avec Joanne.

Fan de Moby depuis la première heure c’est avec impatience que j’attends la sortie de ses albums. Le dernier en date, These Systems Are Failing, marque un changement en termes musicaux et de messages transmis, mais déjà amorcé en 2011 avec Destroyed. Un Moby énervé, c’est peu dire puisque la quasi totalité de l’album est sur la même tonalité que son premier single : Are You Lost in the World Like Me, où vous trouverez le clip ci-dessous.

Cet album est plaisant mais ne se renouvelle pas selon les pistes. Il donne le sentiment d’écouter une unique chanson de 35 minutes, et non des pistes distinctes et permettant d’en sélectionner plusieurs avec envie. Après plusieurs écoutes je ne suis toujours pas parvenue à avoir de pistes préférées car je ne les différencie pas et je trouve cela dommage en termes de redondance et d’une attirance laissée de côté. L’artiste montre un réel changement mais son album ne m’a pas convaincue.


Deux poids deux mesure puisque Lady Gaga a également sorti son dernier album ce mois-ci, Joanne, du même nom que sa tante décédée très jeune de la même maladie qui touche la chanteuse, le lupus. Album hommage donc, plus calme mais absolument pas larmoyant.

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Mother Monster nous avait prouvé qu’elle était à l’aise (et excellait) dans bon nombre de styles, notamment en 2014 avec la sortie de l’album Cheek to Cheek avec le crooner Tony Bennett. Dans Joanne, la chanteuse semble prendre plaisir à faire ce qui lui plaît le mieux : les balades, les envolées de voix, le tout bien loin des chansons électropop pour faire plaisir au star system. Salut les rageux, vous n’aurez pas de hit pour vous trémousser sur les dancefloors cette année, mis à part Perfect Illusion, qui est à mes yeux trompeur pour un premier single.

A chaque tournée elle nous montre qu’elle s’épanouit énormément en chantant sobrement, sans fioritures, troqués contre de sublimes textes (notamment en lien avec Black Lives Matter en fin d’album). Joanne ne sera certainement pas une réussite commerciale mais reste une réussite en lui-même.

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News Octobre 2016

Après un livre cette année, le nouvel album de Moby est sorti cette semaine mais je n’ai hélas pas encore eu le temps de l’écouter, j’espère pouvoir vous le conseiller rapidement !

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Côté séries télévisées, la seconde saison de Scream Queens est en-deça de la première, mais elle signe le retour de Taylor Lautner, ce qui permet de donner un nouveau souffle à la série.
Nouveauté de cette année : Westworld, produite par J. J. Abrams. Un mélange de science-fiction et de western, comme son nom aide à le présumer. Dans une époque lointaine, les parcs d’attractions sont composées de mini-villes remplies d’androïdes, qui ont pourtant le sentiment d’être de vrais êtres humains, évidemment jusqu’à un certain point, pour enclencher les rebondissements de la série …

Au rayon des salles obscures, Don’t Breathe (Don’t Breathe : La Maison des ténèbres) est sorti en ce début de mois et a été interdit aux moins de 16 ans en France. Après visionnage du film en salle ce matin, je n’ai pas compris pourquoi cette classification, là où un simple interdit aux moins de 12 ans aurait été compréhensible. Ici point de démons, point d’esprits, juste une scène de vie réelle, c’est peut-être ce qui peut choquer le plus, mais nous sommes bien loin d’un Hostel, Martyrs ou Saw … L’histoire est simple : trois jeunes adultes vont cambrioler un homme aveugle (l’excellent Stephen Lang), sans se douter que ça ne serait pas aussi simple que prévu. Le titre Don’t Breathe faisant référence au fait de se terrer dans le silence face à la personne aveugle, très attentive aux moindres bruits … La classification ne serait peut-être que pour éviter de voir déverser dans les salles des hordes d’adolescents fous furieux comme cela a déjà été vu.

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Les jeux vidéo ont également la côte au cinéma puisqu’après Assassin’s Creed (prévu pour le 21 décembre, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Irons), ce sera au tour de Splinter Cell de débarquer en 2017. Trop peu d’informations sont sorties à ce jour mais nul doute qu’il fera parler de lui en temps utile.


Vous l’aurez sans doute remarqué je poste moins ces derniers temps, à cause d’un certain manque de temps. J’espère retrouver rapidement un bon rythme de croisière !

Festival in Love [Solidays 2011]

Fan de festivals, cette édition 2011 fut pourtant mon tout premier Solidays. Organisé en faveur de la lutte contre le virus du SIDA, il aura regroupé 150 000 personnes ce weekend. Et cette ambiance très solidaire se ressent, grâce aux centaines de volontaires, aux artistes et au public. Un exemple, pas de mouvements de foule intempestifs, qu’on peut attribuer à la fouille très poussée à l’entrée de l’hippodrome, où chaque bouteille est sentie pour déceler une vague odeur d’alcool, même si malgré tout cela on découvre quelques bouteilles d’alcool à l’intérieur, ayant réussi à passer à travers les mailles du filet. La fouille, parlons-en, c’est bien là mon plus grand stress à chaque concert / festival, en raison de mon réflex assez volumineux, encore plus quand de grands panneaux « appareils photos interdits » montent la garde devant l’entrée. Malgré une fouille complète de mon sac (livres sortis, boitiers à lunettes ouverts, trousseau de clés inspecté), mon Nikon est passé sans problème. Impossible qu’ils ne l’aient pas vu, mais un peu d’indulgence ne fait pas de mal.

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Pour le festival en lui-même, je suis avant tout venue pour Moby (j’en reparle à la fin, évidemment, Moby quoi), mais ça ne m’a pas empêchée d’assister à des concerts pour le moins varié. Des Têtes Raides à IAM, en passant par Aloe Blacc (I need a dollar), Gaëtan Roussel (chanteur de Louise Attaque) ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, tout le monde peut y trouver son compte.

On trouve aussi pêle-mêle de multiples stands, la plupart orienté sur les associations humanitaires (Act Up, Greenpeace, etc.) mais aussi d’autres plus frivoles comme un stand Uno, Coca-Cola, Desperados ou Heineken. Solidays c’est aussi des rabatteurs qui vous donnent des cartes de visite pour vous proposer d’être escort-girl en Suisse à 3000 € la journée ou des vieillards qui viennent vous trouver pour vous demander s’ils peuvent couper une mèche de vos cheveux (what the putain de fuck ?!).

Et puis Moby, mon artiste masculin préféré. A 12 ans j’écoutais en boucle Play et 18 en faisant du vélo. Je vous laisse imaginer ma joie quand j’ai eu vent des duos que ce dernier a fait avec Farmer… Moby a donc fait le concert de clôture des Solidays (une heure et quelques de concert, c’est bien trop court, bien bien trop court), avec un show très axé électro. On y a retrouvé Bodyrock, Lift Me Up, We are all made of stars, In my heart, In this world, mais aussi des titres plus calmes tels Porcelain et Why Does My Heart Feel So Bad ?, prêts à arracher une petite larme. La bonne moitié du concert m’a rappelée quand j’étais en fosse au concert de Prodigy, et cela fait plaisir à voir quand on sait que la plupart des gens présents ne sont pas forcément des fans de la première heure.

Gros coup de cœur donc, pour Moby, pour le festival, pour les bénévoles et pour le public.

Destroyed – Moby

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Le nouvel album de Moby est sorti ! Et je ne mets pas un point d’exclamation car je suis une huge fan, ou en tout cas pas seulement.

Destroyed (car c’est bien le nom de son dernier album) me fait penser à l’album Hotel, paru en 2005. Et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord Moby a écrit la plupart des titres de ces deux albums dans des chambres d’hôtels, la nuit, quand tout le monde dort et presque même à l’heure où blanchit la campagne. Les pistes de son album reflètent l’impersonnalité présente dans ces lieux mais aussi le côté matériel, synthétique, faux. Mais dont tout un chacun a finalement besoin. Ces choses qui nous détruisent mais qui nous attirent irrémédiablement. Mais je m’égare.

C’est allongée sur mon lit que je découvre Destroyed en une première écoute. Toutes ses chansons (à quelques exceptions près) font entre quatre et cinq minutes et ont chacune des sonorités bien précises. Semblables mais bien dissociables à la fois. Semblables car dans le ton de l’album. Dissociables de par la rythmique et tantôt la mélancolie, tantôt la touche d’espérance qu’elles véhiculent. Destroyed est un bon album, avec moins de textes que des albums tels 18 ou Hotel justement, mais avec toujours autant de peps, de réalité et d’évasion. Oui, la musique de Moby me fait planer, sans utiliser de sons trop pêchus à la Infected Mushroom. Elle calme et insuffle de l’énergie à la fois. Un régal pour les oreilles autant que pour les cellules gliales. A noter que la chanson « The Day » est l’équivalence anglaise de « Bleu Noir », que Moby avait écrite pour Mylène Farmer.

Si vous êtes du même avis, ne loupez pas le concert de Moby en clôture du festival Solidays, pour ceux qui n’auraient pas eu de places pour le Grand Rex.

Bleu Noir – Mylène Farmer

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Deux mois après sa sortie, il est temps pour moi de revenir sur le huitième album de Mylène Farmer, sobrement intitulé Bleu Noir, comme le prochain single à venir. Avec près de 400 000 copies vendues le premier mois, cet album se place parmi les meilleures ventes de l’année passée et a été certifié triple disque de platine en une seule semaine.

Pour ce qui est des chansons de l’album, Mylène Farmer en signe toutes les paroles, excepté une chanson, écrite par Moby. Les musiques ont été composées par trois artistes, principalement Moby et Darius Keeler, musicien du groupe Archive. Deux des musiques de l’album, à tendance électro, ont été faites par RedOne, connu comme étant le producteur de Lady Gaga, pour qui il a également co-écrit une petite poignée de ses chansons.

Concernant la version collector limitée de l’album, sous forme d’un pupitre, on y trouve pêle-mêle de l’encre (bleu-noir évidemment), un porte-plume et autres objets estampillés Farmer. S’ajoutent à cela les paroles des chansons, écrites sur une trentaine de feuilles cartonnées.

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Bleu Noir n’est pas un album à mettre entre toutes les mains, mais est plutôt destiné aux habitués des écrits de Mylène Farmer. Habitués à suivre les modes sans que cela ne soit choquant, on écoutera sans étonnement les deux titres composés par RedOne, ainsi que le reste de ses chansons, teintées d’obscurité, parlant d’Amour, toujours aussi habilement écrites. Bleu Noir est également un album de transition pour lequel il n’y aura pas de tournée. Un autre album viendra, où on retrouvera Laurent Boutonnat dans la composition des chansons de Farmer, d’où en découlera une nouvelle tournée.

On regrettera de ce nouvel album l’absence des clips des années 80, vrais courts-métrages pouvant atteindre 17 minutes comme cela était le cas avec Pourvu qu’elles soient douces. Pas non plus de titre provoquant ni de paroles trop charnelles dans cet album tout en délicatesse.

Plusieurs années à attendre pour avoir le loisir d’assister à une nouvelle tournée donc, mais un peu moins longtemps pour voir à nouveau Mylène Farmer au cinéma, après Giorgino en 1994 et sa voix prêtée dans la trilogie d’Arthur et les Minimoys, puisqu’elle incarnera sous peu le personnage principal de l’Ombre des Autres, dont le tournage est prévu pour cette année.