Breaking Bad

Breaking (Bad) News

BB

Depuis un peu moins de deux mois a été lancée sur AMC la quatrième saison de Breaking Bad. Alors on fait quelques efforts pour se remémorer les passages précédents de la dernière saison (Pourquoi Hank est-il devenu tétraplégique ? Pourquoi Jesse en veut-il à Walt ? Ou encore, quelle est la place de chacun dans l’histoire, hiérarchiquement parlant ?), et on se replonge de nouveau dans cette série qui parvient à garder ses qualités d’années en années. La prochaine saison est d’ores et déjà prévue pour l’été prochain, avec 0.5 de probabilité que celle-ci soit la dernière.

Pour s’occuper cet été il y avait aussi la dernière saison (pour le moment) de Nurse Jackie, avec une Edie Falco toujours au top de sa forme, même si on sent parfois que les épisodes commencent à tourner en rond. Ou alors c’est le fait de voir tant de séries ayant comme lieu de tournage un hôpital, qui commence à sérieusement tasser l’effet de mode.

Aux côtés de ces deux séries, sont sorties la dernière saison de United States of Tara (*sigh* déjà la fin) ainsi que celle de Weeds. Deux fins pour deux séries donc, même si celle de Weeds reste à venir, la saison étant encore en cours de diffusion sur Showtime (hum Showtime, hum sixième saison de Dexter pour ce mois d’Octobre).

Les mois d’été passés nous auront ainsi permis de regarder des séries aux antipodes (liste non exhaustive), quand le temps ne se prêtait pas aux activités extérieures (dont également HIMYM), mais l’automne nous réserve encore quelques belles surprises quant aux programmes télévisés US.

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Mad Men, Dexter & Cie

Ayant la bonne grosse flemme de faire un article pour chacune des séries que j’ai pu voir cette année (exceptés Weeds, United States of Tara et The Walking Dead), je vais me contenter de faire un best-of de ces séries, parfois déroutantes, souvent acclamées, qui ont fait 2010 (et les années précédentes).

Mad Men

Racontant les flirts à tout-va du personnage principal (joué par Jon Hamm, qui a dernièrement joué dans The Town et L’agence Tous Risques) et les aléas du commerce dans une agence de publicité, Mad Men nous embarque dans les années 60 avec une facilité déconcertante. Les mœurs de cette époque, et ses contradictions, sont impeccablement interprétées par une douzaine d’acteurs récurrents, qui n’ont rien de débutants (c’est le cas de John Slattery, connu par les amatrices de Desperate Housewives, au même titre que Mark Moses). Ce n’est pas par hasard que la série a une fois de plus raflé quelques récompenses aux Golden Globes et Emmy Awards l’année précédente (et est déjà nommée pour la catégorie des meilleures performances pour 2011).


Dexter

Sans prendre la peine de présenter cette série, je me dois d’avouer que j’ai été quelque peu déçue par la dernière saison sortie en 2010. Je ne peux même pas vous spoiler … car il n’y a rien à spoiler ! La série reste agréable à regarder : ça reste Dexter, Michael C. Hall reste toujours aussi séduisant, les blagues de Masuka d’aussi mauvais goût et le franc-parler de Debra n’a toujours pas changé. A part cela, cette saison tombe un peu à plat, quand on pense à la façon dont a fini la quatrième, qui était à mon avis le bouclage final de la boucle. Une sixième saison est déjà sur les rails, l’occasion de renouer de nouveau avec la série, en espérant qu’elle se surpasse un peu plus que la précédente.


Nurse Jackie

Commencée en 2009, Nurse Jackie va compter une troisième saison dès Février prochain. Ceux qui en ont marre des séries télévisées tournant autour du milieu médical (Urgence, House, Scrubs, etc.), ne devraient pas voir cette série. Je déteste toutes les séries tournant autour du milieu médical, mais j’ai plus qu’apprécié Nurse Jackie. Tout comme House, elle est accro au Vicodin, mais là s’arrête leur similitude. Dotée d’un caractère bien trempé, Jackie, jouée par Edie Falco, navigue entre sa vie personnelle chaotique, ses difficultés à joindre les deux bouts et des collègues attachants, quoique fatigants. Tout cela n’est pas forcément original quand on y réfléchit deux secondes, mais la série parvient à nous y faire adhérer sans trop de mal, et Edie Falco y est pour beaucoup.


Dead Set

Produite en 2008, Dead Set m’a permis de prendre du recul sur le plus récent Walking Dead, séries mettant l’une et l’autre en scène des morts-vivants. Les participants à Big Brother vont se retrouver bloqués (pendant un temps limité, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle) à l’intérieur du jeu, pendant que se déclenche à l’extérieur une invasion de zombies. Série britannique, elle sera servie par l’humour anglais très particulier (qu’on peut corréler à Severance et Shaun of The Dead, pour rester dans le thème), quoiqu’ici discret. Son format (un pilote de 45 minutes et 4 autres épisodes de 25) permet d’aller droit au but sans perdre de temps inutilement. En revanche, hématophobes s’abstenir.


Breaking Bad

Vous connaissez bien sûr Bryan Cranston ? Non ? Vous connaissez le père de Malcolm dans la série télévisée ? Donc vous connaissez Bryan Cranston. Le voilà métamorphosé dans Breaking Bad, pour notre plus grand plaisir. Se découvrant atteint d’un cancer en phase terminale, Walter White (joué précisément par Bryan Cranston), professeur de chimie, va commencer à vendre de la méthamphétamine, en vue de laisser un joli pactole à sa famille quand viendra le jour de son décès. Ce que n’a pas prévu White, ce sont les dangers de ce genre de business – auquel il était auparavant plus qu’étranger – comprenant les mafias qui tiennent à leur territoire, et son beau-frère, agent à la brigade des stupéfiants. Créée par Vince Gilligan (scénariste et producteur de X-Files) et diffusée sur Arte depuis 2010, Breaking Bad a tout d’une série culte. Plébiscitée par le public et couronnée par 13 récompenses, cette série figure parmi mon top 3 (entre Dexter et Carnivàle – nous allons y revenir) et mérite largement ses multiples trophées.



The Big Bang Theory

Série réservée aux geeks, bonjour ! Mettant en scène quatre nerds hikikomori geeks, c’est bien geeks, et une jolie demoiselle un peu naïve (pour ne pas dire sotte), The Big Bang Theory est typiquement le genre de séries qu’on regarde pendant sa pause déjeuner, avec un pot de nouilles instantanées à la main. Bonne série à ses débuts, celle-ci commence de plus en plus à tourner en rond, rendant les gags navrants et l’histoire de fond inexistante. Et même si CBS a resigné pour 3 nouvelles saisons, jusqu’en 2013 (des gars qui n’ont pas peur de la fin du monde), TBBT restera une série à regarder entre deux cours avec une tartine de Nutella.


How I Met Your Mother

Mon constat concernant HIMYM ressemble à n’en pas douter à celui de TBBT. Partant d’une bonne idée à la Friends, HIMYM ne fait que s’essouffler, ne rendant les personnages que de propres caricatures d’eux-mêmes. Autant être honnête, je n’en suis qu’à la saison 4, mais je doute de continuer avec autant d’entrain qu’auparavant. On perd de plus en plus le but de l’histoire (voir le fameux visage de la femme au parapluie jaune), en s’embourbant dans des flashes-back de flashes-back interminables. Je vais persévérer mais j’espère que les producteurs arrêteront de nous faire tourner en rond, jusqu’à ce qu’au final et malgré eux, on se fiche complètement de savoir qui pourrait bien être la femme en question …



Carnivàle

Dernièrement, petit bonus pour Carnivàle, bien que hors compétition si l’on considère sa date de diffusion (de 2003 à 2005). Carnivàle fait partie de mes séries préférées, toutes catégories prises en compte, je n’ai malheureusement jamais pris le temps d’en parler comme il se doit. Le décor : un cirque ambulant qui parcourt les Etats-Unis dans les années 30. Avec une pointe de fantaisie et des décors et costumes sublimes (qui ont d’ailleurs valu l’arrêt de la série, suite à un manque de budget), Carnivàle (la Caravane de l’Etrange pour le public francophone) est une de ses séries qui marquent. Finissant malheureusement en queue de poisson à cause d’une troisième saison manquante (la pétition qui circule parmi les fans est toujours d’actualité), Carnivàle est un vrai pied de nez à toutes ces séries manichéennes à l’extrême. Comme montré tout au long de la série, il est bien impossible de ne faire que le bien ou que le mal, nos actions étant le plus souvent dosées en direction d’un juste milieu, pourtant si ardu à atteindre.

Et si avec tout cela vous ne savez toujours pas quoi regarder en ce moment, je ne peux plus rien faire pour vous !