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Vinitech – Sifel [Édition 2014]

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Cette semaine a eu lieu pendant trois jours le salon Vinitech – Sifel au parc des expositions de Bordeaux. Ayant lieu tous les deux ans, ce salon, dont c’est la dix-neuvième édition, représente le marché mondial des filières viti-vinicole, arboricole et maraîchère. Vinitech est avant tout une vitrine des innovations techniques sur ces secteurs d’activité. Tracteurs, lignes d’embouteillages, machines à étiquettes ou encore nouveaux bouchons de bouteilles, tout est présent à ce salon. Quasi exclusivement dédié aux professionnelles, il contient également des conférences, des produits locaux et de multiples stands divers regroupant le maximum d’acteurs du domaine, venant de la France entière. 850 exposants et 40 000 visiteurs ont donc joué au jeu du chassé-croisé pendant les trois jours du salon.

WP_20141204_004 Cinq pôles distincts sont répartis selon les différents halls d’exposition : le pôle embouteillage et conditionnement, le pôle équipements de cave et de chais, le pôle spécifique fruits et légumes, le pôle services et formation ainsi que le pôle techniques culturales. Trois halls regroupent ces stands, dont le principal, le 1, ne fait pas moins d’un kilomètre de long. C’est dire à quel point l’espace est fourni. Je ne vous raconte en revanche pas la galère pour trouver un stand en particulier … Une fois qu’on a assimilé le principe des halls, allées, travées et stands cela va, mais avant c’est une vraie partie de chasse au trésor.

Je ne les ai pas comptées mais à vue d’œil une trentaine de conférences ont eu lieu sur les trois jours, toutes sur des sujets variés et intéressants. Je peux vous citer entre autres celle sur les enjeux et les perspectives des drones dans la viticulture (utilisés entre autres pour déceler les symptômes de flavescence), celle sur les nouvelles techniques en œnologie, celle sur les changements climatiques et la qualité du vin ou encore celle expliquant comment réaliser une pulvérisation efficace en culture de fraises (oui, ce n’est pas pour rien que ce salon cible en premier lieu les professionnels).

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Les trophées de l’innovation sont également distribués pour récompenser les nouvelles techniques du monde rural, comme un calibreur de raisins ou encore un outil de pilotage automatique des transferts de liquides en cave.

J’espère que les photos que j’ai prises sur place vont auront plus inspirées que le texte en lui-même, car Vinitech-Sifel est un très beau salon, bien complet qui permet d’échanger avec les grands et petits acteurs du secteur agricole dans sa généralité.

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Le Grand Tasting

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Paris – 4 Décembre 2009

Dans l’enceinte caustique du Carrousel du Louvre a lieu ce weekend le Grand Tasting. Depuis 4 années, sous l’épithète du Festival des Meilleurs Vins, cette exposition nous entraine dans l’œnologie la plus pure et la plus délicate qu’il soit.

Sur deux étages, pas moins de 340 stands exposent ici leurs meilleurs millésimes sous les yeux de leurs clients habituels, aujourd’hui visiteurs d’un jour. Le Grand Tasting est bien entendu ouvert à tous les visiteurs, ce moyennant un droit d’entrée, mais la plupart restent les clients habituels et habitués des stands présents, moi y compris.

En une journée un visiteur lambda peut déguster ici une centaine de vins de différents propriétaires, ce qui explique aisément la différence entre les sourires crispés et les remarques cassantes du début de matinée face aux rires décontractés et aux cravates que l’on desserre en fin d’après-midi. A chaque stand ses petits paniers de morceaux de pain pour se rendre un ersatz de palais vierge, ses ambassadeurs attentionnés et ses professionnels prêts à répondre à toutes vos demandes. L’occasion de goûter une coupe de la cuvée Sir Winston Churchill 98 mise en bouteille par Pol Roger et d’autres exemples de champagne, sans devoir acheter la bouteille entière, ne coûtant pas moins de 200€ dans le commerce. Certes bien moins cher et savoureux qu’un Krug Clos du Mesnil 96, mais il faut savoir se poser des limites pour pouvoir conserver un semblant de décence.

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Ce n’est pas de l’Alcoolisme, simplement de l’Oenologie !

Ce n’est pas de l’alcoolisme, simplement de l’œnologie !
Texte fait à l’origine pour mon blog puis (rapidement) détourné pour une critique des Gouttes de Dieu, puis finalement terminé pour paraitre ici.
Descendre dans des caves de Chorey-les-Beaunes pour sentir la douce humidité si caractéristique de ce genre d’endroits. Goûter les vins sirupeux et comparer les millésimes, tantôt liquoreux, tantôt secs. Ce monde n’est pas celui de l’alcoolisme, mais celui du plaisir, de la découverte et de la redécouverte. Une gorgée de vin peut à elle-seule me rappeler une journée bien précise, un souvenir heureux comme malheureux ou bien encore un lieu, que mon esprit liera toujours au goût si particulier du vin qu’il est en train de déguster.
Pas besoin pour autant de connaître toutes les appellations, tous les noms de domaines ou de propriétaires. Il suffit juste de se laisser porter par tous les sentiments que peuvent nous insuffler la robe, le nez et le goût si délicat d’un bon alcool. Le vin, à l’instar des spiritueux, a cet avantage de pouvoir changer radicalement selon les années et la météo, les conditions de mises à maturité, de conservation, et tout cela, sans même changer de vignoble.
Le plaisir d’attendre patiemment des années durant, parfois une dizaine, qu’un vin finisse de développer un goût puissant et inimitable n’a pas de prix. La tension n’est alors que plus vive et la peur de laisser échapper la bouteille ou se tromper de mets pour la déguster n’en est que plus féroce.
L’alcoolisme est tout le contraire. A savoir acheter des bouteilles de rosé à bas prix dans un supermarché pour les boire sur les quais de Seine en un quart d’heure. Ou encore mélanger des alcools puissants avec des  boissons toutes plus sucrées les unes que les autres pour cacher méchamment les degrés superflus. Je n’ai rien contre les spiritueux, il suffit simplement de les déguster sans artifices et sans vouloir se rendre malade à tout prix. Profiter d’une gorgée pure d’Absinthe avec un sucre légèrement flambé n’est pas de l’alcoolisme, juste une dangereuse passion.

Ce n’est pas de l’alcoolisme, simplement de l’œnologie

!

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Texte fait à l’origine pour mon blog puis (rapidement) détourné pour une critique des Gouttes de Dieu, puis finalement terminé pour paraitre ici.

Descendre dans des caves de Chorey-les-Beaunes pour sentir la douce humidité si caractéristique de ce genre d’endroits. Goûter les vins sirupeux et comparer les millésimes, tantôt liquoreux, tantôt secs. Ce monde n’est pas celui de l’alcoolisme, mais celui du plaisir, de la découverte et de la redécouverte. Une gorgée de vin peut à elle-seule me rappeler une journée bien précise, un souvenir heureux comme malheureux ou bien encore un lieu, que mon esprit liera toujours au goût si particulier du vin qu’il est en train de déguster.

Pas besoin pour autant de connaître toutes les appellations, tous les noms de domaines ou de propriétaires. Il suffit juste de se laisser porter par tous les sentiments que peuvent nous insuffler la robe, le nez et le goût si délicat d’un bon alcool. Le vin, à l’instar des spiritueux, a cet avantage de pouvoir changer radicalement selon les années et la météo, les conditions de mises à maturité, de conservation, et tout cela, sans même changer de vignoble.

Le plaisir d’attendre patiemment des années durant, parfois une dizaine, qu’un vin finisse de développer un goût puissant et inimitable n’a pas de prix. La tension n’est alors que plus vive et la peur de laisser échapper la bouteille ou se tromper de mets pour la déguster n’en est que plus féroce.

L’alcoolisme est tout le contraire. A savoir acheter des bouteilles de rosé à bas prix dans un supermarché pour les boire sur les quais de Seine en un quart d’heure. Ou encore mélanger des alcools puissants avec des  boissons toutes plus sucrées les unes que les autres pour cacher méchamment les degrés superflus. Je n’ai rien contre les spiritueux, il suffit simplement de les déguster sans artifices et sans vouloir se rendre malade à tout prix. Profiter d’une gorgée pure d’Absinthe avec un sucre légèrement flambé n’est pas de l’alcoolisme, juste une dangereuse passion.