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Under The Dome

Diffusée depuis 2013, Under the Dome en est aujourd’hui à sa troisième … et dernière saison pour cause d’annulation. Les annulations de série étant souvent aussi bien fondées sur la qualité mais malheureusement aussi sur les audiences parfois peu représentatives de ladite qualité, j’ai choisi de me faire une idée sur la question en visionnant cette série, basée sur un roman de Stephen King.

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Le pitch est simple : une ville se retrouve du jour au lendemain prisonnière d’un dôme géant, invisible, indestructible et infranchissable, sous lequel tous les habitants vont devoir continuer à évoluer. Il leur est maintenant impossible de communiquer avec le monde extérieur mais aussi de savoir d’où vient ce truc.

Le staff a de quoi en mettre plein les mirettes : produit par DreamWorks et Steven Spielberg, créé par Stephen King et mettant en scène Dean Norris (Hank Schrader pour les nostalgiques de Breaking Bad), Mike Vogel (Bates Motel) ou encore Rachelle Lefèvre (Le Loup-Garou du Campus aha, mais aussi Twilight). Pour le reste, je dois dire que la première saison est d’un très bon niveau, qui va malheureusement baisser de gamme au fur et à mesure des épisodes. L’intrigue n’est pas forcément ciblée sur le comment et le pourquoi du dôme, mais se focalise sur le huis clos qui regroupe les personnages. Situations dramatiques, balles perdues, crises de nerfs, crises d’identité … voilà les principaux rebondissements qui vont surgir au cours des épisodes, changeant de personnages au gré des envies.

Je peux paraître un peu cynique mais j’en ai assez des séries telles Les 100 et autres séries de SF qui partent avec un bon scénario de base et en font quelque chose de plus ou moins médiocre. Regardez la première saison d’Under The Dome, mais ne prolongez pas l’expérience si vous êtes allergiques aux séries qui en vendent plus qu’elles ne peuvent offrir, alors même qu’elles partent d’un postulat intéressant.

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Rats des villes, rats des champs

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La campagne, l’automne, c’est se réfugier au coin de la cheminée dès que la nuit tombe. Regarder les flammes danser derrière la vitre légèrement teintée de suie, un livre à la main et les doigts de pied s’enfouissant délicatement dans les poils épais du tapis s’imbibant de la chaleur ambiante.

Cette description répondant aux clichés les plus répandus concernant les maisons de campagne n’est pas fausse mais pas tout à fait exacte non plus car incomplète au possible. Outre la poussée de champignons tant attendue à cette saison, la saison de la chasse battant son plein et les piqures de châtaignes qui meurtrissent sournoisement le bout des doigts, tout n’est pas aussi rêveur qu’il n’y parait. Outre les blessures déchirant les mains, le froid présent n’est pas là pour arranger tout cela, bien au contraire. Après avoir attendu plusieurs heures que la cheminée daigne réchauffer la maison, on peut enfin quitter son polaire et ses gants. L’eau n’est pas plus chaude quand on pénètre à l’intérieur de la maison, après n’y avoir pas mis les pieds pendant quelques semaines. Pas de connexion internet évidemment, auquel s’ajoute même une rupture des câbles téléphoniques une fois l’an, du à une énième chute d’arbre sur lesdits câbles. En outre, pas d’activités ou sorties nocturnes à prévoir avec le voisinage, dont la moyenne d’âge tourne en général autour des 70 ans.

Je ne fais pas non plus l’apologie de la ville, qui a elle aussi bien des inconvénients. Le tout est de faire chaque chose en son temps et choisir la saison qui sera la plus propice au lieu choisi, pour profiter des petits bonheurs présents dans chacun de ces endroits, tout simplement. Eurk, qu’est-ce que c’est niais.