vérité

Mind Games

64d213ff554af5ca92c8a82f8fbfcfe7 J’écris peu, bon signe. J’ai toujours écrit sans pouvoir m’arrêter quand j’avais un quelconque vague à l’âme. En ce moment, j’ai beau avoir des idées, je n’arrive pas à les formuler, à les exprimer telles que je le voudrais. Cela ne veut pas dire que je ne réfléchis plus autant, j’ai juste le ressenti de subir une tétraplégie littéraire. J’ai des idées mais elles s’envolent dès que j’essaye de les aligner. Peut-être parce que je n’ai plus besoin de les écrire pour les faire passer. Il me suffit d’en parler à la personne concernée pour gommer mes doutes. L’efficacité reste toutefois à prouver, comme si je tentais d’effacer du stylo bille avec le bout bleu de la gomme. Quelqu’un a-t-il déjà réussi à effacer ce qu’il voulait avec ça ? Mais au moins je lui parle. Je lui ai toujours parlé, je lui ai toujours dit ce que je pensais au plus profond de moi. Ce qui a aussi causé ma perte dans un premier temps. Ce qui a changé est qu’il accepte maintenant ces pensées qui me traversent. Je n’ai plus peur de lui faire comprendre à quel point mes émotions sont vivaces, à quel point je tiens à lui, car il le sait et l’accepte. Sans me rendre ces sentiments, il les conçoit et n’en est plus aussi effrayé qu’il pouvait l’être auparavant. La société nous fait tellement nous rouler dans le mensonge éternel, pour rester dans la décence et le non-dit, qu’il apparait si doux le moment où l’on peut enfin se confier sans culpabilité ni remords.

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