TDI

United States of Tara

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Une fois n’est pas coutume, j’ai l’immense envie de mettre en avant une série que j’ai jusqu’alors plus qu’appréciée : United States of Tara. Pour preuve, j’ai dévoré en à peine une semaine les deux premières saisons sorties jusqu’à présent ; une troisième étant en préparation pour 2011.

Tara pourrait être une mère de famille comme tout le monde si elle n’était pas atteinte de troubles dissociatifs de l’identité (TDI). Ayant décidé d’un commun accord avec son mari d’arrêter les médicaments la rendant amorphe, Tara va voir ressurgir de manière assez chaotique ses alter égo. Parmi eux, les principaux : Buck, un homme se croyant vétéran du Vietnam, T., jeune ado provocatrice de 16 ans et Alice, caricature de la femme au foyer des années 50.

Diffusée depuis peu sur Canal + (par contre ça, tant que Canal n’aura pas mis la possibilité de regarder la série en VO, je dis non), United States of Tara est d’ores et déjà un véritable succès aux Etats-Unis (Steven Spielberg ayant même pris part à cette aventure). Le scénario original n’est pas le seul point fort de la série, loin de là, mais s’ajoute à cela le talent de Toni Collette, qui excelle à travers le personnage de Tara pour la simple et très bonne raison qu’elle n’interprète pas moins de 7 rôles différents. J’ai préféré ne citer que les principaux qui interviennent dès le début de la première saison au lieu de vous spoiler à la Wikipedia staïle. Je suis en outre adepte des séries courtes (format comme longueur de la série), c’est-à-dire une douzaine d’épisodes d’une vingtaine de minutes chacun, mais dans le cas présent je regrette que la série soit si brève, vu le très bon niveau de celle-ci.

Je me dis que si cette série avait été française, la plupart des épisodes aurait tourné autour de gags plus ou moins intéressants, jouant sur le comique de situation dans la plupart des cas. C’est ici plus subtil que cela. Comment continuer de mener une vie de couple normale quand un alter égo drague à loisir et trompe, sans le vouloir véritablement, son propre mari, le tout allant jusqu’à une trentaine d’aventures adultères au cours des années ? Comment vivre en ayant des pertes de mémoire constantes, allant jusqu’à se réveiller dans des endroits inconnus ? Comment parvenir à éduquer des enfants, ses propres enfants, quand on ne peut pas les surveiller la plupart du temps et leur donner un seul et unique exemple à tenir ? Toutes ces questions sont posées dans United States of Tara de manière intelligente et sans être provocantes. Je regretterai toujours en revanche les stéréotypes des séries américaines mettant irrémédiablement en avant les minorités de façon si peu délicate.

Vous l’aurez compris, je recommande cette série très chaleureusement. Au même titre que je vous recommanderais Weeds, Breaking Bad, Carnivale, Mad Men et Dexter.

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