super-héros

Suicide Squad

Bien que les critiques étaient assez désastreuses, il fallait absolument que je me fasse mon propre avis sur le film. Et je suis dans l’incompréhension.

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Les acteurs sont bons, le montage est bien fait, la réalisation et le cadrage sont plus que corrects, et la bande-son est très bien choisie. Mais alors pourquoi me suis-je autant ennuyée ? Je ne comprends toujours pas.

Bien des éléments sont réunis pour que ce film soit une réussite, pour autant je ne suis pas parvenue à me prendre au jeu. Je ne m’attendais pourtant pas à autre chose en particulier, j’y allais en quasi toute ignorance des super-vilains dont il était question ici. Mais le problème de DC ne serait-il pas de faire exprès de prendre à contrepied l’univers Marvel en mettant d’un coup pléthore de personnages inconnus du grand public, pour s’y pencher sur des prochains films ? Là où Marvel présente ses héros film par film avant d’aboutir à un mélange plus clair. J’avais pris le temps de faire un article sur l’univers cinématographique Marvel, mais pas encore sur DC, cela viendra peut-être. Pour info, nous n’en sommes qu’au troisième film. Je vous fais tout de même un tableau rudimentaire :

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La surenchère et la publicité étaient sans doute trop lourdes et ont suscité énormément d’attentes de la part des spectateurs. En plus des grands moyens ayant été mis, soit 175 millions de dollars de budget. Et mine de rien, l’intrigue est creuse et n’est qu’un gros prétexte pour faire un film. Les enjeux ne sont pas vraiment développés et les pseudos événements graves ne trompent personne.

Suicide Squad aurait pu être un bon film mais n’est pas non plus un navet complet. Les récents films de super-héros ont mis la barre assez haut et les producteurs et réalisateurs doivent assimiler qu’il faut sans cesse se renouveller dans ce domaine et non pas se reposer sur leurs acquis, ce que Deadpool par exemple a bien compris.

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Deadpool

Sorti aujourd’hui en France et réalisé par Tim Muller, Deadpool est le dernier film en date accouché des studios Marvel (et 20th Century Fox).

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À la suite d’une lourde expérience, le mercenaire Wade Wilson devient Deadpool. Doté d’un pouvoir de régénération surhumaine, d’une force surhumaine et d’un humour noir et tordu, il se lance à la poursuite de l’homme qui a failli détruire sa vie.

Je n’étais absolument pas familière de l’univers Deadpool, que j’ai donc découvert ce midi à travers le film. Assurément grand public et outrageusement vulgaire, le film reste toutefois très plaisant. On va voir du divertissement et on s’attend dans les grandes lignes aux rebondissements et à la fin prévue. L’histoire et les gags (omniprésents mais avec beaucoup d’autodérision) ne sont pas pour moi ce qu’il y a à retenir. Ce sont les images et la fluidité des effets spéciaux qui a retenu mon attention. La façon de cadrer et de filmer est très assumée « grand spectacle », parfois à outrance mais il serait déloyal de reprocher cela au film, qui se donne ce style comme fer de lance. On sent Ryan Reynolds dans son élément (j’ai seulement commencé à accrocher à cet acteur suite à The Voices donc je suis loin d’être une fan inconditionnelle) et les autres personnages, bien que volontairement clichés, ne sont pas déplaisants.
Ce n’est pas le film de l’année, malgré le battage médiatique effectué depuis de longs mois, mais il passe vite et prête à sourire à diverses reprises : que demander de plus en ce début d’année ?

L’Univers Cinématographique Marvel

Suite aux vidéos de Durendal sur le sujet, je me suis dit qu’il était grand temps que je regarde la bonne partie des films Marvel que je n’avais pas encore vus. En une semaine j’ai donc comblé mes lacunes en visionnant les deux Avengers, les Thor, les Captain America et les Gardiens de la Galaxie. Avec une moyenne de 2h/2h30 par film, autant dire que cela m’a pas mal occupée.

Je ne compte pas revenir sur les critiques qui ont été faites sur les films mais plutôt vous mettre le planning des anciens et prochains (voire lointains) films à être produits par les studios Marvel. Je mets de côté les films ayant été faits en co-production comme Les 4 Fantastiques, The Amazing Spider-Man

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La phase 1 a duré de 2008 et 2012 en commençant par le premier film Iron Man. Cette phase comprend également l’Incroyable Hulk, le deuxième opus d’Iron Man, Thor, Captain America : First Avenger, pour finir sur l’ultime film permettant de faire le lien entre tous les précédents : Avengers.

Nous sommes actuellement en pleine phase 2, celle-ci ayant donc commencé en 2013. Iron Man 3 a ouvert le bal, suivi de Thor : Le Monde des ténèbres, Captain America : Le Soldat de l’hiver, les Gardiens de la Galaxie, Avengers : L’Ère d’Ultron, pour finir cet été avec Ant-Man. J’aurais trouvé plus logique qu’ils inversent les deux derniers, pour garder une certaine continuité dans les derniers opus des phases et en finissant donc de façon plus attendue par Avengers 2. Ant-Man étant considéré en premier lieu comme l’introduction de la phase suivante. Ne vous étonnez pas pour le nom du distributeur que j’ai mis dans mon superbe tableau Excel puisque Marvel Entertainment a été racheté par Walt Disney Studios pour la broutille de 4 milliards de dollars en 2009.

La deuxième phase a également permis le début des séries télévisées dérivées, avec le lancement de Marvel : Les Agents du SHIELD. Agent Carter et Daredevil font également partie des productions internes à Marvel ayant été lancées durant cette phase.

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Prévue pour l’année prochaine, la phase 3 devrait s’étendre jusqu’en 2019. Le commencement de cette phase aura lieu au printemps prochain avec le déjà très médiatisé Captain America : Civil War. Puis suivront dans la foulée Doctor Strange, les Gardiens de la Galaxie 2, le Spiderman racheté par Marvel des mains de Sony, Thor : Ragnarok, les deux parties distinctes d’Avengers: Infinity War (nous sommes déjà en 2018), Black Panther, Captain Marvel et enfin Inhumans en 2019. Pour ce qui est des séries, AKA Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et The Defenders seront également diffusées dans le même temps.

La phase 4 a déjà été confirmée, ainsi que les années concernées : de 2020 à 2028. Rien que ça. En revanche, pour ce qui est des films, le suspense est encore là.

Difficile pour moi d’être complètement exhaustive mais vous avez déjà de quoi faire si vous souhaitez vous mettre à jour sur cet univers avant que les choses ne deviennent hors de contrôle.

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Megamind : un Mégafilm

Megamind_7Ce n’est pas en traînant la patte, mais ce n’est pas non plus bouillonnante de joie, que je suis allée voir Megamind. Je voulais juste passer le temps et rigoler un bon coup : quoi de mieux qu’un film d’animation pour répondre à mes envies ? Un DreamWorks de surcroît.

Sans d’autre attente que cela, j’ai été agréablement surprise et carrément emballée par ce héros au look de Fantomas et à l’esprit de Malcolm. De l’humour, voilà de quoi ce film est fait. Car les films d’animation – voire les films tout court – sont grosso modo un éternel recommencement : à part certaines perles rares, tous les films se résument généralement aux mêmes histoires, mêmes personnages et mêmes fins. Ce film n’échappe pas à la règle : une histoire de super-héros et tous les clichés qui gravitent autour de ce genre de long métrage. Oui mais. Oui mais il y a de l’humour, et en particulier un second degré qui fera rougir de honte tous les classiques du genre s’accrochant désespérément à leurs bases. Megamind est avant tout un film qui se joue des films de super-héros, de ses héroïnes-journalistes qui se font kidnapper (n’est-ce pas, Loïs Lane ?), des geeks (avec la présence d’un superbe t-shirt « Erreur 404 ») et surtout de la lutte manichéenne bien/mal, qui fait la gloire des films hollywoodiens.

La seconde bonne surprise qui réjouit tout au long de ce film réside dans la bande-son. Avec d’un côté des musiques originales créées par Hans Zimmer, et de l’autre l’artillerie lourde avec, entre autres, Elvis Presley, Guns N’ Roses et AC/DC. Rien que ça.

Même si la fin reste d’une banalité terne, Megamind parvient sans soucis à nous faire passer une bonne heure et demie, mélangeant humour sans queue ni tête avec une animation sans faille. Du très bon DreamWorks.