solitude

Colorier pour Vivre

D’humeur assez maussade en ce moment, j’ai découvert de nouvelles activités pour passer le temps, permettant de se concentrer sur une tâche bien précise, et ainsi oublier ce qui peut réellement préoccuper. Je vais au cinéma, je regarde des émissions pourries sur des chaînes qui mériteraient de ne pas exister, je joue à LOL, mais surtout je colorie.

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Je colorie aussi bien grâce à des livres dédiés que sur de simples feuilles blanches. Effet du karma ou non, j’avais même déjà acheté un livre de coloriage alors même que j’étais épanouie, par curiosité. Il me sert aujourd’hui plus de support qu’il n’était auparavant qu’une simple distraction. Il existe en effet des livres « d’art-thérapie » (j’ai également entendu parler d’équithérapie ce weekend, c’est pour dire), vendus comme anti-stress et à destination des personnes adultes. Publiés par Hachette Loisirs, ils abordent différents thèmes comme « Petites bêtes et grosses bestioles« , « Forêts féeriques« , « Art-Thérapie Psychédélique » ou encore « Art-thérapie : Art médiéval » (celui que j’ai), qui ne sont que des exemples du catalogue, qui doit couvrir près d’une quarantaine d’ouvrages.

WP_20140814_001 Il peut paraître simple de colorier à la va-vite. Mais il est important de se concentrer pour ne pas déborder, ce qui permet de se sentir investi dans ce que l’on fait, et donc de ne penser qu’au dessin. Les prix de la collection Hachette Loisirs tournent autour de 13 €uros, ce qui peut paraître cher pour un « simple livre de coloriage » mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps, sachant que le papier est d’une qualité supérieure à ce qu’on peut trouver à 1€ pour les enfants.

 A part cela, il y a évidemment la solution de la feuille blanche. A partir d’une image, d’un paysage ou simplement de sa propre imagination, il est facile de coucher sur le papier ce que l’on a en tête. L’avantage sera une meilleure liberté dans le dessin, et au diable si on ne sait pas dessiner ! Je ne suis pas très douée en arts plastiques, mais cela n’empêche pas le plaisir de réaliser ses propres créations (oui, si vous voulez vous pouvez également faire des bracelets à partir d’élastiques d’appareils dentaires, chacun son truc).

Coloriez, peignez, dessinez, faites ce que bon vous semble, ce qui vous inspire, car les loisirs créatifs ne sont pas uniquement faits pour les enfants !

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Croire que ce n’est pas grave.

Ne plus se maquiller, savoir que personne ne le remarquera et se dire que ce n’est pas grave. Garder toutes ses idées pour soi, quitte à exploser un jour ou l’autre et se dire que ce n’est pas grave. Avoir envie de se blottir contre quelqu’un sans pouvoir le faire et se dire que ce n’est pas grave. Donner son corps à droite à gauche, en s’imaginant auprès de l’être aimé et se dire que ce n’est pas grave. Avoir l’impression de se sentir détestée alors qu’on souhaiterait l’inverse et se dire que ce n’est pas grave.

Sentir au fond de ses tripes qu’on a loupé sa vie, mais devoir se dire que rien de tout cela n’est grave.

Croire quand on vous dit qu’on vous aime, croire quand on vous dit qu’on ne vous quittera pas, donc croire aussi quand on vous dit qu’on ne vous trompera pas, croire quand on vous dit de faire confiance.

Croire quand on vous dit que la vie est belle.

Little Marcel

Ce soir, comme tous les soirs, Marcel ne parvient pas à trouver le sommeil. Il tend la main toutes les cinq minutes vers son téléphone portable dans la crainte d’avoir laissé passer sans le voir un message ou un appel de l’être cher à son cœur. Mais il n’en est rien. Marcel se sent délaissé, abandonné, il ne sait pas à qui se confier. Et quand il a une idée de la personne à qui parler, celle-ci ne souhaite pas lui répondre et renvoie ses appels pour ne plus le rappeler. Alors Marcel est perdu, il ne fait que fixer le plafond de son unique pièce qui lui sert de logement, pendant que les larmes noient son visage fin. Marcel a peur aussi, peur que jamais on ne le rappelle. Peur que son avenir ait disparu en même temps que son passé pourtant si proche. Il n’a plus de but, plus d’objectif. Au travail il fait grise mine, bien qu’il se force à n’en laisser rien paraître. Ses résultats s’en ressentent, l’entraînant dans une spirale sans fond. Il a même l’impression que la personne qui lui est le plus chère lui en veut. Qu’elle lui en veut de l’apprécier. C’est ce qui lui fait le plus mal. Alors Marcel se laisse mourir, il ne se nourrit plus, il ne parvient plus à dormir, il n’a plus le goût de vivre, qui lui laisse maintenant une sensation acre dans la bouche. Alors il s’invente une vie, il s’invente des sorties, il s’invente des amis, pour se donner le sentiment d’être encore un peu vivant. Mais il ne trompe personne, et surtout pas lui.

Marcel tient grâce à l’espoir. L’espoir que son passé déchu lui revienne et qu’il soit heureux à nouveau. Parce que c’est quelqu’un de bien Marcel, il mérite ce bonheur lui aussi, bien que la vie semble donner tort à toutes ses tentatives de joie. Alors il attend, car on lui a dit que c’était la seule chose à faire pour que son salut réapparaisse et que ses yeux brillent à nouveau. Et non à cause des pleurs cette fois-ci.