sexe

Une Nuit pour en finir

C’est Liam Neeson qui le dit.

C’est marrant les jours qui passent. J’ai l’impression qu’ils se ressemblent tous mais d’une semaine à l’autre tout peut être différent. Il y a tout juste une semaine je renaissais, me sentant comme une cougar pleine de vie. Une femme fière de son corps et qui plaît encore. C’est fou comme ce sentiment emplit d’estime personnel et fait rayonner.

bad_v_by_soulstrange-d31c7al

Une semaine après, aujourd’hui, c’est la mort à tous les étages. Pour des raisons qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec la semaine précédente. Mais celle de ne même plus être capable de se poser la question de quand viendra une vie après l’échec, mais si une vie après l’échec viendra vraiment un jour. Si réussir sa vie est avoir une Rolex ou bien un mari et deux enfants, je suis décidément sur le banc de touche.

Publicités

Welcome to New York [Abel Ferrara]

Ce que l’on appelle « l’affaire DSK » est un événement qui m’a beaucoup marquée. Ayant entendu pléthore d’avis sur le film dédié, où le personnage se rapprochant de DSK est joué par Gérard Depardieu, je ne m’étais pas encore décidée à le visionner. Je ressentais un mélange de curiosité et d’appréhension à l’idée de voir des scènes avec lesquelles je ne suis pas forcément à l’aise. Également, la plupart des critiques à l’égard du film n’étaient pas franchement dithyrambiques, c’est le moins que l’on puisse dire. Les mois ont passé et je me suis dit qu’il était tant que je me fasse ma propre opinion sur le film.

welcome-to-new-york-photo-5368e20a7ce7c

Je vais lui reprocher ce que j’ai reproché à La Vie d’Adèle, c’est à dire des scènes de sexe inutiles. Utiles dans un sens, pour comprendre la perversité du personnage principal, mais inutile dans le sens où elles sont parfois trop longues et trop récurrentes : il a une dépendance sexuelle, on l’a bien compris. Pour le reste, j’ai globalement apprécié le film. Je comprends pourquoi il est décrié, mais j’ai été aspirée par les acteurs, leurs relations, leur charisme. Je remercie Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, sans qui ce film aurait été bien différent. J’ai aimé la réalisation d’Abel Ferrara, qui ne surcharge pas les scènes avec des musiques intempestives et qui donne un ton réaliste, réel, outrageusement voulu, qui sied comme il le faut à l’histoire.

Ce film est à voir si l’on est intéressé, à plus ou moins grande échelle, par l’affaire en elle-même. Gerard Depardieu explique d’ailleurs au début du film, en guise d’introduction, pour quelles raisons il a choisi de jouer ce rôle. Vous ne trouverez ici aucune réponse à aucune question, mais plutôt une vision critique envers un homme qui aimait trop les femmes pour pouvoir les aimer véritablement.

Le Lot de Consolation

courbe_by_fccreations-d4bu3hg Ce matin, Emma se réveille avec le sourire aux lèvres. Cela fait bien longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une telle plénitude. Elle commence son dernier jour de travail aujourd’hui et se réveille dans un lit qui n’est pas le sien, dans un appartement qu’elle ne connait pas. Emma ne laisse jamais les personnes avec qui elle couche sporadiquement rester chez elle, au même titre qu’elle ne dort jamais chez ces mêmes personnes. Par principe et par souci de maintenir une certaine distance également. Mais cette fois-ci c’est différent, car cela faisait longtemps qu’elle souhaitait être dans ce lit. Elle a peu dormi cette nuit là mais elle se réveilla comme si elle s’était reposée des heures durant. Elle se lève doucement, prend une douche rapide et s’éclipse pour cette dernière journée en lui disant « A tout à l’heure, au travail ».

En sortant de la résidence, elle voit les rues de Paris comme si elle n’avait pas ouvert les yeux depuis longtemps. Tout lui parait plus beau, plus frais. Elle sourit aux gens qu’elle croise, elle passe à la boulangerie du coin et se dirige vers la station de métro la plus proche, habillée comme la veille.

Emma s’est senti revivre l’espace d’une journée mais se rendra compte les jours suivants qu’elle n’était pas celle qui aurait du finir dans ce lit. Des nouvelles, point elle n’en aura. Elle devra s’éclipser aussi discrètement de sa vie comme elle l’a fait de sa chambre, car c’était une autre que voulait vraiment cet homme, Emma, elle, n’était qu’un simple lot de consolation.