Sans Identité

Côté Cinéma [Review Mars 2011]

Mois faste pour le cinéma, avec quelques ratés dans le lot. Voyons voir ça …

Largo Winch 2

Un film qui se veut à l’américaine, avec le personnage principal incarné par un français, de quoi nous rendre fiers. Largo Winch 2 n’est pas forcément le film le plus délicat qui soit, mais il se déclare être un film d’action et l’incarne du mieux possible. Tomer Sisley est toujours aussi agréable à regarder et est, au même titre que Sharon Stone, l’atout charme de ce long-métrage. Les ficelles du scénario sont bien reliées avec le premier opus, ce qui permet un bon enchaînement chronologique. Je donnerais pour ce film un petit 6.5/10, car sans être le film de l’année, il se laisse plaisamment regarder, sans incongruités mais sans grande innovation non plus.

 

Avant l’Aube

Un petit film français qui ne paye pas de mine à premier abord mais qui touche et nous fait rentrer dans l’histoire, sans que l’on s’y attende. J’ai vu très peu de films avec Jean-Pierre Bacri, ou en tout cas ils ne m’ont pas vraiment marquée, contrairement à celui-ci. Un mort à été retrouvé non loin de l’hôtel dont s’occupe Bacri, où travaille un jeune stagiaire ayant fait de la prison par le passé. Nous savons bien vite qui est le coupable, contrairement à la police qui vient enquêter dans l’hôtel, par le biais de Sylvie Testud. Malgré quelques lenteurs, le film est bien mené du début à la fin, surtout à la fin, qui limite tout frustration de manière légère. Avant l’Aube ne passe par à travers les clichés mais les aborde assez bien, ce qui rend le tout appréciable.

 

Le Discours d’un Roi

Tant d’éloges pour un très bon film certes, mais qui aurait tout aussi bien pu passer inaperçu. Je n’ai par exemple pas compris les multiples nominations pour Helena Bonham Carter, dont le rôle n’est pas tant mis en valeur que cela. Les rôles sont très bien joués, c’est indéniable, mais je me demande tout de même pourquoi tant de battage autour de ce film, alors que je l’ai plus qu’apprécié. Pour sûr, il sort des sentiers battus, contient des dialogues et des images des plus purs, et permet de revisiter l’histoire sous un angle différent, pour la rendre intéressante au plus grand nombre.

 

Sans Identité

Encore un film d’action. A voir Liam Neeson sur l’affiche, on s’attend à regarder un Taken bis (que j’ai bien aimé soit dit en passant), mais sans grande valeur ajoutée ; un sentiment de déjà-vu donc. Mais ça, c’est avant de voir le film. Sans Identité est un thriller haletant comme on n’en voit que trop rarement ces derniers temps. J’oserais le comparer aux deux derniers tomes de Millénium pour ce qui est du fond de l’histoire, le côté gothique et l’accent suédois en moins. Et puis je voyais pour la première fois dans un film, ma protégée, January Jones, superbe Betty Draper dans Madmen. Rien qu’à la voir, j’étais déjà conquise.

 

Le Rite

Quel plaisir de revoir Anthony Hopkins, même si ce film ne restera pas dans les annales, de par, entre autres, son absence totale d’originalité. Même s’il le réfute en utilisant quelques caméos en référence à l’Exorciste, Le Rite n’apporte rien de nouveau à l’horreur, ni au cinéma plus général. Je reste bien déçue par ce film, qui n’a pas été sauvé par les quelques moments drôles d’une part, et les quelques moments de tension, d’autre part.

 

Black Swan

Last but not least …

Je vais au cinéma pour ressentir des émotions, quelles qu’elles soient. Je recherche le plus souvent des sentiments de peur, par le biais des films d’épouvante, mais je ne m’attendais pas à ressentir d’autres émotions aussi flagrantes devant Black Swan. Le film ne laisse pas indifférent dans le sens où s’en dégage un certain malaise. Je ne parle pas des scènes érotiques, qui sont tantôt sensuelles, tantôt comiques, mais de la terreur psychologique présente tout au long du film. En allant voir un long-métrage pour lequel on sait pertinemment qu’il traitera de schizophrénie, rien d’étonnant vous me direz, et pourtant. Une tripotée de films a plus ou moins surfé sur la vague de la schizophrénie, mais peu l’ont abordé de façon si dérangeante. Ici, la maladie n’est pas cachée, ce n’est pas un cliffhanger qui nous surprendra : on avance avec elle, en voyant son évolution, mais sans avoir le pouvoir de changer les choses.

Deuxième coup d’éclat de ce film, je tire ma révérence à Natalie Portman, qui m’a littéralement subjuguée. Le fait d’avoir passé plusieurs mois d’entrainement pour pourvoir effectuer elle-même les danses m’inspire plus que du respect. A une époque où la méthode de l’actor studio semblait pourtant révolue, Portman bouleverse les mauvaises habitudes en s’impliquant dans un rôle comme les acteurs le font trop peu souvent de nos jours.

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