Sacriledge

Our time is running out

Beaucoup moins d’articles dernièrement, et ce pour de multiples raisons à chacune plus ou moins fort coefficient.

Kitty

Premièrement, si des articles viennent à manquer, sont verrouillés sous mots de passe ou encore si mon blog n’est plus référencé par les moteurs de recherches, c’est normal. Deuxièmement, les articles à tendance perso (c’est-à-dire plus humains que ceux bien vagues sur les dernières sorties de films), c’est fini jusqu’à nouvel ordre. Ou en tout cas ici, je ne sais pas vraiment encore. Ou alors je ne sais plus trop. Il est arrivé le temps où les écritures détachées, car écrites à la troisième personne ou façonnées dans des histoires mises hors contexte de la réalité, ne trompent plus l’imaginaire et ne peuvent plus qu’être accolées à une vie véritable. Je pourrais toujours continuer d’écrire comme je l’ai toujours fait, mais je n’ai pas envie qu’un parallèle trop étroit puisse être fait entre mes écrits emplis de tristes sentiments heureux, et mes actions, dires et pensées en société.

Me détacher d’articles neurasthéniques mais aussi optimismes parfois, n’équivaut pas à m’arrêter d’écrire. Toutes ces réflexions sur l’optimisme et les années qui passent ne resteront pas stériles. L’optimisme tue d’ailleurs. Comment est-il possible d’aimer quelqu’un ainsi, à s’en détester ? Comment peut-on éprouver une telle douleur, issue pourtant d’un tel bonheur initial ? Pire douleur que je me rappelle éructer, allongée sur la table de mon perceur, peau à découvert et complètement embrochée, à quel point ça fait mal. L’optimisme, tout le monde n’a que ce mot là à la bouche, seulement voilà, l’optimisme tue. Si l’on ne sait pas mettre de bornes à l’optimisme, il devient un exutoire sans fond qui ne saura qu’enchaîner des répercussions négatives, car rien de ce que l’on pourrait espérer ne se déroulerait comme prévu. L’optimisme c’est s’imaginer une vie meilleure et être au trente-sixième dessous quand la vraie vie nous rattrape. Et même si j’espérais secrètement pouvoir changer ce qui m’handicapait, je savais ce que je concédais, ce que je perdais et prenais en acceptant cette relation. J’acceptais de ne rien laisser paraître, de n’aucunement montrer mon affection pour lui en public. J’acceptais que ce soit évidemment réciproque. J’ai accepté de ne vivre pleinement que lorsque je le voyais en tête à tête. J’ai accepté tout cela car c’était le maximum que je pouvais avoir, c’était ce bonheur empoisonné, ou rien. J’ai aussi accepté de prendre soin de lui comme il prenait soin de moi, j’ai accepté de passer de merveilleux moments emplis d’une complicité infinie. J’ai accepté de recevoir bien plus que ses baisers, accepté d’être plus proche de lui qu’aucune femme ne puisse l’être. J’ai accepté de pouvoir lui confier mes sentiments, mes doutes, mes faiblesses, ma douleur, ma folie, et de me faire rassurer. Je continue de l’accepter autant qu’il accepte de recevoir mon affection, juste milieu entre nos envies respectives.

C’est le genre de dires que je ne me permettrai plus de coucher ici. Maintenant je me concentre sur l’écriture professionnelle. Celle qui ne s’arrête pas aux blogs qui pullulent sur le net, et celle qui est regardée avec des yeux plus critiques mais moins incisifs. Des yeux qui voient au-delà des maux et qui les apprécient, ou non, sans juger la personne qui les confie.

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La loi des séries

Je devrais commencer à me méfier, tous les six mois ce blog me cause des problèmes. Il y a un an et demi, il y a un an, il y a six mois et maintenant aujourd’hui. Mélou je suis d’accord avec toi quand tu me dis qu’on peut y écrire ce que l’on veut, mais il y toujours des moments où trop d’ambigüité devient porteuse de préjudices. J’ai beau le dire, le répéter cent fois, même y consacrer une page, il y a et aura toujours des lecteurs et lectrices ne connaissant pas assez ce blog et moi-même, qui prendront tout au pied de la lettre. Ecrire est un plaisir, que ce soit pour Alice ou moi-même, mais j’ai l’impression que je devrais me cantonner aux articles d’actualité de la société, pas la mienne, ni celle dont je m’inspire. Moins de plaisir dans l’écriture en résulterait, mais moins d’embarras inutile également. Je devrais donc m’autocensurer pour ne faire que des articles qui plairaient à tout le monde, sauf peut-être à moi.

Ou alors créer un autre blog, beaucoup plus anonyme s’il veut continuer à être tout aussi malsain. Je ne sais pas, je suis énervée autant que je suis blasée. D’autant plus que j’avais prévenu, ce mois-ci allait être un mois expérimental concernant les articles. Ecrire a toujours fait partie de moi, peu importe le nombre d’articles psycho-dépressifs ou hors de la raison qui sont passés sur ce blog. Et plus le temps passe, plus je prends plaisir à écrire. Sur tout, n’importe quoi, lire et écrire sont deux leitmotivs à ma vie. C’est à prendre ou à laisser, je raconterai toujours autant d’absurdités ici. Lire ce que j’écris ou s’en abstenir, le choix est libre.

Des news !

Fiou, pas d’articles en ce moment, car d’une je n’ai pas une seconde à moi ces derniers temps (ma connexion Internet se limite à checker mes mails, et mon temps libre restant à bouquiner), et de deux, je me prépare psychologiquement à vous spamer en force tout le mois de Juin. Je me suis lancée un défi personnel à but scientifique (si, si, la famille toussa), qui va consister à écrire un article par jour tous les deux jours pendant un mois entier. Ouais. J’essaye de rassembler mes idées d’articles, dont certains que je dois écrire depuis des mois déjà (la série Nerdz, le dernier album d’Amanda Palmer et la suite de ma série sur Roland Garros n’en sont que des exemples ; je remarque d’ailleurs avec un certain plaisir que mon deuxième article de l’année dernière sur RG figure parmi mes articles les plus lus ces dernières semaines, normal quand on connait la date du tournoi) et d’autres que j’écrirai selon l’actualité, mon humeur (qui est en hausse et qui je l’espère va continuer dans cette voie, ça ne dépend pas (que) de moi) ou encore sur la série de bouquins que je suis en train de lire honteusement (ça parle de vampires et de loups-garou, assemblé à une histoire d’Amour, je vous laisse deviner mais je préférerais que vous n’y pensiez pas).

Bref, beaucoup de choses sur les bras mais c’est plus un bien qu’un mal. On se retrouve début Juin pour une série de 30 15 articles, qui dépendront aussi de mon connexion Internet plus que de ma volonté.

Edit du 28 Mai : Tous les jours reste un peu tendu donc je pars pour tous les deux jours. Ecrire des articles c’est bien, mais laisser le temps pour les lire, c’est mieux.

Best month evaaa

Best month ever car (oui, j’aime les stats) ce mois a référencé le plus de visites sur mon blog à ce jour, même si je me serais bien passée de quelques unes de ces visites d’un jour.

Après avoir hésité pendant bien des jours concernant la fermeture de ce blog, j’opte simplement pour une « fermeture partielle » pendant laquelle je n’écrirai plus pendant un bout de temps. Le temps de mettre sur pause, de tout mettre sur pause. Je voulais supprimer ce blog qui ne m’apporte ni plus ni moins que des ennuis. Censé être là pour me défouler il me procure encore plus de problèmes qu’avant écriture. Mais je ne voulais pas le supprimer définitivement, de peur de le regretter, d’effacer plusieurs années sur un coup de tête, sur un coup de blues. Alors j’ai pensé que j’allais le laisser tel quel mais sans plus jamais m’en occuper. Tout en sachant pertinemment que j’allais craquer un jour et recommencer comme si de rien n’était. C’est pour ce cas que je vais opter, tout en vous prévenant. Oui toi qui viens par le biais des mises à jour Facebook, il n’y en aura plus pendant un certain temps non déterminé. Oui toi qui viens grâce aux flux RSS de mon blog, ils ne te serviront désormais plus à rien. Ou enfin toi qui viens en tapant « Sacriledge » sur Google, et je t’en remercie car je sais que tu me cherches moi et moi seule et ne tombes pas sur mon blog par le biais de mots-clés aléatoires, tu tomberas pendant plusieurs semaines sur ce dernier article des plus déprimants. Pour ce qui est de mes articles sur le dernier live de Depeche Mode, le nouvel album de Mylène Farmer et le concert (à venir) de Lady Gaga, ils arriveront, mais pas tout de suite.

Arrêter ce blog m’est venu comme une illumination. Même si me stopper d’écrire ne cessera pas tous mes soucis, il m’en ôtera au moins un. Une illumination aussi évidente que de se savoir la fille la plus intelligente quand je rentre dans un magasin Jennifer. Aussi rassurante qu’une fille enceinte qui ne sait même pas qui est le père. Et aussi moqueuse que de voir un homme dans la rue portant des sacs Zara pleins de nouvelles fringues. Je compare maintenant ce blog à un tronc d’arbre pourri de l’intérieur. Qui s’érode et s’émiette au fil du temps. N’a-t-il eu plus de force une fois pourri ou s’est-il pourri une fois que ses forces l’eurent abandonné ?

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Fille joyeuse, neurasthénique, anxieuse, salope, rieuse, égoïste, mature mais aussi immature, aimable, détestable, dépressive, sympathique. Chacun choisira parmi cette liste les adjectifs me correspondant le plus. Et je serai la seule à savoir qu’il n’y en a aucun à rayer. Il n’y a rien de plus dur au monde que de se forcer à trouver le bonheur, à chercher d’être heureux dans la vie. A part peut-être l’avoir trouvé et le perdre dans la foulée. Et plutôt que de réussir dans la vie, réussir sa vie. Se forger un caractère, une éthique, une volonté et une motivation au-dessus de toute épreuve. Tout sauf se voir comme une trainée qui fornique dans les églises ou taille des bouffardes dans les salles de cinéma. Avoir un bel avenir, surtout quand le passé vous ferait ravaler votre fierté. Se dire qu’on peut avoir droit au bonheur de temps en temps, encore mieux si c’est un temps durable, même si tout vous pousse à croire le contraire. Même si tout vous indique qu’ils ne sont pas faits pour vous, ces nuages roses où flotte naturellement la moitié du monde. Pendant que l’autre moitié se gorge de dérivés médicamenteux ou autres substances plus ou moins illégales pour avoir un bout de ce nuage et planer avec le reste de la planète. De manière plus illusoire certes, mais planer tout de même. Parce que j’en ai marre de prendre mes médicaments tous les jours tout en essayant de me convaincre que je ne suis pas malade, que je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais plus. De me convaincre, assez facilement, que la dépression et la mélancolie journalière ne sont pas des maladies que l’on soigne avec des séances de psy d’une demi-heure à 50 euros, pas plus avec des pilules qui ne parviennent même pas à entrainer un quelconque effet placebo. Que l’anéantissement de soi provient d’années d’échecs, de mise en abîme de sa personne au profit des autres, dans le but de se découvrir heureux et capable de le supporter. Beaucoup m’ont dit qu’être égoïste permettait d’éviter la souffrance. Non. Etre égoïste c’est vouloir une multitude de choses, et les vouloir pour soi. Ce qui n’empêche pas le moins du monde d’en baver quand les recherches se veulent infructueuses.

La vie n’est pas une partie de plaisir mais il faut se savoir à même de jouer le jeu. Parce que c’est ça aussi, la vie. Parce que rire le jour durant est aussi éreintant que de se réveiller en larmes en pensant à la journée qui s’annonce. Où il faudra assumer ses responsabilités, se dresser une bonne mine, rire et sourire, regarder dans les yeux – ou du moins côtoyer a minima – quelqu’un que vous désirez par-dessus tout (et qui le sait pertinemment) en n’en laissant rien paraître, être à l’écoute, donner des conseils, rester aimable sous toutes circonstances alors que les conseils qu’on tente de se prodiguer à soi-même sont tout sauf applicables, tout sauf désirables, tout sauf réalisables.

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Parce qu’un jour la vie nous fera dépasser nos rêves les plus fous, nos envies les plus tenaces et nous donnera, en récompense des périodes de vaches maigres, une saine et belle raison de se lever le matin, je continuerai de me lever le matin.

Flash Info

Pas d’abandon de poste non mais très peu de temps libre à consacrer à mon blog en ce moment. Des contrariétés et des responsabilités, en veux-tu en voilà, grâce auxquelles je n’ai absolument pas le temps de m’ennuyer (et à cause desquelles je n’ai pas non plus le temps de me reposer). De moins en moins de temps donc, mais je vais de mieux en mieux tout en stressant de plus en plus au fil des jours ; je mets donc Sacri’Ledge de côté quelques jours encore dans le but de m’enlever une responsabilité et ne pas me dire chaque jour en me mettant la pression : « Vite vite, je dois écrire quelque chose, en plus j’ai déjà en tête différents thèmes dont je souhaite parler … ». Il n’en résulte hélas rien de bien concret, s’ajoutant à l’absence de temps celle de la motivation.

Le programme des prochains articles est déjà là, centré autour de la musique avec un petit plaidoyer en faveur des Rois de la Suède puis l’analyse d’un site vendant des fichiers sonores procurant (soi-disant) les mêmes effets que n’importe quelle drogue ou alcool, et du cinéma, avec un bon résumé (et des explications selon les cas) des différentes fins qu’on peut imaginer après avoir vu Inception (article spoil).

D’ici-là, portez-vous bien !

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Aujourd’hui, changement de thème pour Sacri’Ledge.

Pas de grandes modifications dans la globalité (à part l’en-tête, issu de l’anime Ristorante Paradiso, que j’ai choisi de par mon attrait pour la gastronomie – et aussi car il était difficile de mettre n’importe quelle bannière avec des dimensions si étroites) mais une amélioration notable qui permet de faciliter la navigation entre les différentes catégories. En effet, il n’y a ici plus de pages avec les articles listés selon le thème mais des liens sous l’en-tête, permettant de flirter allégrement entre les catégories et sous-catégories (IRL, Bimbo-Land, etc.). J’en profiterai donc pour rajouter d’autres pages, dont une qui me titille depuis quelques temps, qui rassemblerait des photos dites « artistiques » que j’ai pu faire au gré du vent.

Prochain article sur le flashmob d’ici mercredi au mieux, jeudi vendredi au pire (j’attends la vidéo pour donner mes impressions, et pour, si celle-ci est réussie, la glisser avec le billet) !